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 Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens

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orné
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MessageSujet: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Jeu 11 Sep - 19:19

Rappel du premier message :

Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens





La secrétaire d’Etat ajointe américaine Victoria Nuland a jugé «totalement inadmissible  » l’intervention policière contre l’opposition en Ukraine, et appelé le pays à « sauver son avenir européen », à l’issue d’un entretien avec le président Viktor Ianoukovitch à Kiev.

« Je lui ai dit clairement que ce qui s’était passé la nuit dernière était absolument inadmissible dans un Etat démocratique », a déclaré Mme Nuland à la presse.


Le Figaro.



Vu sur Fdesouche.


Dernière édition par orné le Ven 12 Sep - 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Dim 6 Mar - 18:42

Ruslan Kostsaba, journaliste ukrainien anti-guerre emprisonné sans raison depuis plus d’un an



J'avais évoqué le cas de l'emprisonnement idéologique de ce reportere en février 2015 et j'étais loin de penser qu'il était toujours emprisonné un an après. Visiblement, à part [url= http://www.coe.int/fr/web/media-freedom/all-alerts?p_p_id=sojdashboard_WAR_coesojportlet&p_p_lifecycle=0&p_p_state=normal&p_p_mode=view&p_p_col_id=column-3&p_p_col_count=2&_sojdashboard_WAR_coesojportlet_mvcPath=%2Fhtml%2Fdashboard%2Fsearch_results.jsp&_sojdashboard_WAR_coesojportlet_yearOfIncident=0&_sojdashboard_WAR_coesojportlet_selectedCategories=11709594&_sojdashboard_WAR_coesojportlet_fulltext=1]quelques membres du parlement européen[/url] qui en appellent à la libération de ce journaliste, son sort n'a pas l'air d'intéresser sa profession, en particulier en France ou pas un seul média n'a évoqué son cas si ce n'est 3 lignes dans un article paru sur Slate un mois après l'arrestation. Mais ou est passé Charlie? Pas en Ukraine en tout cas. Fawkes

Journaliste ukrainien, Ruslan Kotsaba est emprisonné depuis plus d’un an. Son crime? Avoir publiquement dénoncé la guerre dans le Donbass. L’histoire de Ruslan Kotsaba est pourtant passé inaperçue dans les media occidentaux… Tatjana Zdanoka, député européen letton, a décidé de faire connaître son histoire, pour obtenir sa libération !


Source : TV Libertés
Vu sur Fawkes News

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mar 15 Mar - 17:46

[Podcast] Journaliste en Ukraine pour raconter la guerre autrement

Suite à la publication sur 8e étage du reportage « Dans les profondeurs des mines d’Ukraine de l’Est », nous avons décidé de nous entretenir cette semaine avec Per Christian Selmer-Anderssen, son coauteur. Après un premier séjour fin 2014, le journaliste norvégien a décidé de se rendre une seconde fois dans le Donbass en mars 2015, alors que les accords de Minsk 2 venaient tout juste d’être signés. Il prévoit alors de rester trois mois. Un an plus tard, il est toujours sur place. Per Christian Selmer-Anderssen a raconté à notre journaliste Agathe Rigo comment les journalistes travaillaient dans cette partie du monde et la manière dont lui avait choisi de raconter la guerre autrement.

Ce podcast est disponible en version vidéo (pensez bien à activer les sous-titres) et, très bientôt, en version audio :


Source : 8e étage
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akasha
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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 16 Mar - 1:11

Ukraine-Russie: quand l’Empire tombe le masque

(de la bataille contre le Système, épisode VIII)

15/04/2015 Il y a des moments comme cela où la vérité surgit soudain et vient brièvement parasiter l’écran de fumée de la vertueuse narrative propagée par les médias-Système. L’effet est toujours saisissant, jubilatoire même. Le 3 février dernier, le directeur de la fameuse agence privée de renseignement Strafor, George Friedman, nous a donc offert l’un de ces moments devant le Council on Foreign Relations de Chicago. Evoquant sans complexe la stratégie de domination globale de l’Empire US, il a parlé de l’opération menée actuellement par les Etats-Unis pour fracturer l’Eurasie et empêcher ainsi la constitution d’un bloc concurrent euro-asiatique, détaillant à cet égard le rôle-clé des USA dans la déstabilisation de l’Ukraine. Il a aussi stigmatisé cette Europe «qui n’existe pas» où seule l’Allemagne compte, bref, toutes ces sortes de choses qui n’ont rien à voir avec la bouillie pour les chats que vous sert la presse-Système subventionnée au quotidien. Moment rare donc, riche d’enseignements, où tout est dit de l’ivresse de puissance d’un Empire froid comme l’acier, sans âme et donc sans état d’âme.


La « CIA de l’ombre »
L’officine que dirige George Friedman est surnommée outre-Atlantique la «CIA de l'ombre», et conseille d’ailleurs comme il se doit l’administration américaine. George Friedman est donc pratiquement un «officiel» de Washington, moins les élans partisans ou les prudences électorales. Pour Friedman, les USA sont donc bel et bien un Empire dont le seul défaut est de ne pas encore oser s’assumer totalement comme tel.
Il avait déjà fait sensation en décembre 2014 (pas dans Libé ou Le Monde ne cherchez pas) lorsqu’il avait déclaré au quotidien russe Kommersant (1) que la pseudo révolution de Maïdan à Kiev avait bien été «le coup [d’État] le plus flagrant de l’histoire», confirmant d’ailleurs ce que nous disons depuis le début de l’affaire (2).
Si tout ce que Monsieur Friedman dit n’est pas nécessairement juste, son analyse représente toutefois ce qui se rapproche le plus aujourd’hui de la «vérité de la situation» au cœur de l’Empire.
Voici la transcription du discours (3).

De l’Europe qui n’existe pas, à l’Ukraine


«Aucun pays ne peut rester éternellement on paix, surtout les USA. Je veux dire que les USA sont constamment concernés par les guerres. À mon avis, l’Europe ne sera plus impliquée dans de grandes guerres comme avant, mais l'Europe subira le même sort que les autres pays: ils auront leur guerre, puis leur période de paix, et ils y laisseront des vies. Il n'y aura pas des centaines de millions de morts, mais l'idée d'une exclusivité européenne à mon avis... l'amènera à des guerres. Il y aura des conflits en Europe. Il y a déjà eu des conflits, en Yougoslavie et maintenant en Ukraine.
»Quant aux relations entre l'Europe et les États-Unis, nous n'avons pas de relation avec l'Europe. Nous avons des relations avec la Roumanie, nous avons des relations avec la France etc., il n'y a pas d'Europe, avec qui les USA aurait des relations.
(…)
»[L’extrémisme islamique] est un problème pour les États-Unis, mais ce n'est pas une menace pour notre survie. Il doit être traité, mais il doit être traité de manière proportionnelle. Nous avons d'autres intérêts de politique étrangère.

La menace Russo-allemande


»Donc l'intérêt primordial des États-Unis, pour lequel nous avons fait des guerres pendant des siècles, lors de la première, la deuxième et la Guerre Froide, a été la relation entre l'Allemagne et la Russie par ce qu'unis, ils représentent la seule force qui pourrait nous menacer, et nous devons nous assurer que cela n'arrive pas.

Que faites-vous si vous êtes un Ukrainien? Il est essentiel d'établir le dialogue avec le seul pays qui vous aidera, et ce pays ce sont les États-Unis.

L’armée ukrainienne, «notre armée»


»La semaine dernière, il y a une dizaine de jours, le général Hodges, commandant de l'armée américaine en Europe, s'est rendu en Ukraine pour y annoncer que les formateurs américains viendraient désormais officiellement, et non plus officieusement. Il a remis des médailles aux combattants ukrainiens, ce qui est contraire au règlement de l'armée qui ne permet pas de décorer des étrangers, mais il a fait. Ce faisant, il a montré que c'était son armée. Ensuite, il est parti pour aller annoncer aux Pays Baltes que les États-Unis allaient disposer des blindés, de l'artillerie et autres matériels en Pologne, Roumanie et en Bulgarie. C'est un point très intéressant. Donc les États-Unis ont annoncé hier qu'ils allaient envoyer des armes. Ce soir, bien sûr, les USA l’ont nié mais les armes partiront bien.

»Faisant tout cela, les États-Unis ont agi en dehors du cadre de l'OTAN. Parce que dans le cadre de l'OTAN, il doit y avoir un accord à l'humanité et n'importe quel pays peut opposer son veto sur n'importe quoi. Et les Turcs opposeront leur veto «juste pour rire». Le fait est que les États-Unis sont prêts à créer un cordon sanitaire autour de la Russie. La Russie le sait. Elle croit que l'intention des États-Unis et de faire éclater la Fédération de Russie. Je pense que, comme l'avait dit Pierre Lory, «nous ne voulons pas vous tuer, nous voulons juste vous faire un peu mal». De toute façon, nous sommes revenus au jeu d'antan.

»Et si vous interroger un Polonais ou un Roumain, ils évoluent dans un univers totalement différent d'un Allemand qui est aussi différent de l'univers d'un Espagnol. Bref, il n'y a pas de dénominateurs communs en Europe.


C’est cynique, amoral, mais ça marchebudgets militaires dans le monde


»Mais si j’étais ukrainiens, je ferais exactement ce qu'ils font : essayer de s'appuyer sur les Américains. Les États-Unis ont un avantage fondamental : ils contrôlent tous les océans du monde. Aucune autre puissance ne l'a jamais fait. Par conséquent, nous arrivons à envahir les peuples et ils ne peuvent pas nous envahir, ceci est une très bonne chose. Maintenir le contrôle de la mer et le contrôle de l'espace et la base de notre pouvoir.

»La meilleure façon de vaincre une flotte ennemie est de l'empêcher de se construire. La façon dont les Britanniques ont réussi à s'assurer qu'aucune puissance européenne ne puisse construire une flotte a été de faire en sorte que les Européens s'entre-déchirent. La politique que je recommande et celle adoptée par Ronald Reagan en Irak et en Iran. Il a financé les deux côtés, de sorte qu'ils se battent entre eux afin de ne pas nous combattre. C'était cynique, ce n'était certainement pas moral, mais ça a marché.

»Et c'est le point central: les États-Unis ne peuvent pas occuper l’Irak. Au moment où les premières bottes touchent le sol, la différence démographique est telle que nous sommes totalement en infériorité numérique. Nous pouvons vaincre une armée, nous ne pouvons pas occuper l'Irak… l'idée que 130’000 hommes puissent occuper un pays de 25 millions d'habitants... eh bien le ratio policiers-civils à New York est supérieur à celui déployé en Irak.

»Donc, nous n'avons pas la capacité d'aller partout, mais nous avons la capacité de, premièrement: soutenir diverses puissances rivales afin qu'elles se concentrent sur elles-mêmes en leur procurant le soutien politique, quelques soutiens économiques, militaires, des conseillers et, en dernière options, faire comme avec le Japon, je veux dire au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan, par des mesures de désorganisation. L’objectif des mesures de désorganisation n'est pas de vaincre l'ennemi mais de le déstabiliser. C'est ce que nous avons fait dans chacune de ces guerres, par exemple, nous avons fait perdre son équilibre à Al Qaïda.

Rome et l’Empire britannique pour modèles


»Notre problème, car nous sommes jeunes et stupide, est que après avoir déstabilisé les ennemis et de nous dire: «c'est bon, le travail est fait, rentrons chez nous…», ce fut si facile alors pourquoi ne pas y construire une démocratie. Et c'est à ce moment que la démence nous frappe.

»La solution est que les États-Unis ne peuvent pas constamment intervenir dans toute l'Eurasie, ils doivent intervenir de manière sélective et très rarement. Ce doit être fait en dernier recours. L'intervention militaire ne peut pas être la première mesure à appliquer. Et en envoyant les troupes américaines nous devons bien comprendre en quoi consiste notre tâche, se limiter à elle et ne pas développer toutes sortes de fantasmes psychotiques. Donc, j'espère que nous avons retenu la leçon. Parfois les enfants ont besoin de temps pour apprendre les leçons.

»Mais je pense que vous avez absolument raison, en tant qu’Empire, nous ne pouvons pas nous comporter de la sorte. La Grande-Bretagne n'a pas occupé l’Inde, elle a monté les différents états indiens les uns contre les autres, puis elle a fourni quelques officiers britanniques à l'armée indienne. Les Romains n'avais pas envoyé de grandes armées dans leurs territoires conquis : ils avaient placé des gouverneurs pro-romains et ces gouverneurs, comme par exemple Ponce Pilate, étaient responsables du maintien de la paix.

»Donc, les empires qui contrôlent directement les territoires se soldent par un échec, comme c'était le cas avec l'empire nazi. Personne n'est suffisamment puissant pour le faire. Vous devez vous montrer plus intelligent. Cependant, notre problème n'est pas encore ça, notre problème en fait est d'admettre que nous avons un Empire. Donc, nous n'avons pas encore atteint ce point car nous ne pensons pas que nous pouvons rentrer à la maison parce que le travail est bel et bien terminé. Donc, nous ne sommes qu'au début du chemin nous ne sommes même pas prêt à lire le chapitre trois du livre.


La bataille de l’intermariumintermarium doctrine


»La question à l'ordre du jour pour les Russes est: ont-ils créé une zone tampon qui sera au minimum une zone neutre, ou bien l'Occident va-t-il s’introduire beaucoup plus loin en Ukraine… et s’installer à 100 kilomètres de Stalingrad et à 500 km de Moscou.
»Pour la Russie, le statut de l'Ukraine représente une menace pour sa survie, et les Russes ne peuvent pas laisser faire. Et la question pour les États-Unis, dans le cas où la Russie s'accroche à l'Ukraine: où cela s'arrêtera-t-il. Ce n'est donc pas un hasard si le général Hodges, (qui a été nommé pour porter le chapeau), parle du pré-positionnement de troupes en Roumanie, Bulgarie, Pologne et jusqu'à la Baltique. Par ses actions les USA préparent leur intermarium (4) de la mer Noire à la Baltique, dont rêvait Pilsudski (5). C'est la solution pour les États-Unis.


L’inconnue allemande


»La question pour laquelle nous n'avons pas de réponse est que va faire l'Allemagne? La vraie inconnue dans l'équation européenne ce sont les Allemands. Pendant que les États-Unis mettent en place le cordon sanitaire entre l'Europe et la Russie, pas en Ukraine mais à l'ouest, et que les Russes essaient de trouver comment tirer parti des Ukrainiens, nous ignorons la position allemande.

»L'Allemagne est dans une position très particulière, l'ancien chancelier Gerhard Schröder et membre du conseil d'administration de Gazprom et ils ont une relation très complexe avec les Russes. Les Allemands eux-mêmes ne savent pas quoi faire. Ils doivent exporter et les Russes peuvent acheter. Et d’un autre côté s’ils perdent la zone de libre-échange ils doivent construire quelque chose de différent. Pour les États-Unis, la peur primordiale est la technologie allemande et le capital allemand avec les ressources naturelles russes et la main-d'œuvre russe comme la seule combinaison qui a fait très peur aux USA pendant des siècles.

»Alors, comment cela va-t-il se jouer. Eh bien les États-Unis ont déjà joué cartes sur table. C'est la ligne de la Baltique à la mer Noire. Quant aux Russes, leurs cartes ont toujours été sur la table. Ils doivent avoir au moins une Ukraine neutre, pas une Ukraine pro-occidentale.
La Biélorussie est une autre question.

»Maintenant, celui qui peut me dire ce que les Allemands vont faire, me dira ce que seront les 20 prochaines années de l'Histoire. Mais malheureusement, les Allemands n'ont pas pris leur décision. Et c'est toujours le problème récurrent de l'Allemagne avec son économie très puissante et sa géopolitique très fragile, et qui ne sait jamais trop comment concilier les deux.
»Depuis 1871, la question de l'Europe a été la question allemande. Comme la question allemande ressurgit, c'est bien la question que nous devons régler, et nous ne savons pas comment l'aborder, nous ne savons pas ce qu'ils vont faire.

Conclusions


Le discours de Friedman est donc totalement décomplexé. Pour un presque «officiel» de Washington, il y a là la marque de cette espèce d’ivresse de puissance qui permet aujourd’hui aux élites de l’Empire de dire tout haut ce qu’il convenait de dissimuler hier.
Cette «liberté de ton» nouvelle nous rappelle par exemple celle d’un Karl Rove qui, lorsqu’il officiait comme conseiller de W. Bush, avait déclaré en 2002: «Nous sommes un empire maintenant, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité, judicieusement, comme vous le souhaitez, nous agissons à nouveau et nous créons des réalités nouvelles, que vous pouvez étudier également, et c’est ainsi que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l’histoire. (...) Et vous, vous tous, il ne vous reste qu’à étudier ce que nous faisons.»
L’exposé de Friedman est taillé dans la même glace. Celle d’un Empire US en train de s’émanciper du poids de la nécessité de plaire à ses sujets, de jouer encore et toujours les grands frères protecteurs et désintéressés là où il n’y a toujours eu que voracité et volonté de domination sans partage. Et en effet, cet émancipation s’est accompagnée d’une violence redoublée en matière de projection de sa force avec, en un petit quart de siècle, près de 4 millions de morts à la clé (6) (toujours pour la bonne cause bien sûr).
Aujourd’hui, la carte des positionnements militaires US à l’extérieur des frontières du pays; son budget de défense pharaonique et son inculpabilité à attiser ou provoquer des guerres, pour protéger ses intérêts ou étendre sa rapine, ne laissent donc plus planer aucun doute sur le fait que nous sommes bel et bien face à un Empire dans toute l’acception du terme.
Un Empire ivre de puissance, froid comme l’acier de ses armes, sans âme et donc sans état d’âme.
Et comme le dit si justement Friedman: «C’est cynique, ce n'est certainement pas moral, mais ça marche.»
Publié par entrefilets.com #sthash.gbrRTjQt.dpuf le 15 avril 2015


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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Lun 21 Mar - 2:39

Ivan Budenchyk, activiste du Maïdan : “C’est vrai, je leur ai tiré derrière la tête”

Source : Bird in Flight, le 19/02/2016


IVAN SIIAK, le 19 février 2016

Le 20 février 2014, le jour où les manifestants se sont fait tirer dessus dans la rue Instytutska, les premières personnes qui sont mortes n’étaient pas des activistes du Maïdan, mais des officiers de police des forces spéciales du Berkout. Ivan Bubenchyk, de Lviv, déclare qu’ils ont été abattus par son fusil. Ivan Siyak l’a rencontré pour écouter son histoire.

Il n’y a pas de date plus importante dans l’histoire moderne de l’Ukraine que le 20 février 2014. Ce jour-là dans les rues de Kiev, 48 activistes du Maïdan et 4 officiers de police se sont fait tuer. Peu de temps après, le président de l’époque, Viktor Ianoukovytch fuit le pays, l’annexion de la Crimée commença, et après cela, la guerre au Donbass. Si nous généralisons, c’est le jour qui prédestina l’Ukraine à perdre 7% de son territoire et plusieurs milliers de vies.

Personne ne pouvait rien savoir de cela au petit matin du 20 février. Après deux jours de combat acharné avec la police, qui donna lieu à la mort de 31 activistes et 8 membres des forces de l’ordre, les manifestants étaient laissés avec beaucoup moins de terrain. La police maintenait des positions au sein même de la place Maïdan. Il n’y avait aucun doute sur le fait que la prochaine attaque mettrait un terme au soulèvement, et qu’alors dans les futurs livres d’école ils appelleraient cela rien de plus que des “révoltes de masse”.

“Ses actions tactiques ciblées ont fait fuir les forces de l’ordre et ont empêché le péril de la Révolution de la Dignité” – le Wikipedia ukrainien est vague à propos du rôle d’Ivan Bubenchyk dans l’histoire. Il donna le premier récit détaillé de ses agissements en ce jour dans le film Captifs de Volodymyr Tykhyy. L’avant-première de ce documentaire s’est déjà déroulée et il sera à l’affiche des cinémas ukrainiens le 25 février. Juste avant l’avant-première, Ivan Siyak rencontra Ivan Bubenchyk à Maïdan pour écouter son récit des événements.


Ivan Bubenchyk.

Ivan Bubenchyk parle ukrainien, la traduction a été réalisée par Bird In Flight.


Je veux ouvrir une école de pêche pour les enfants. C’est ce que je faisais avant Maïdan. Quand à Lviv les étudiants manifestaient contre Ianoukovytch, je suis venu pour les soutenir. Tout le monde disait que nous devions aller à Kiev, donc j’y suis allé. C’est difficile de se souvenir des dates, mais c’était le premier jour. J’ai été à la Place Maïdan dès le premier jour.

Au début, nous nous tenions près du Monument de l’Indépendance et on gardait les étudiants. Plus tard, des “centaines” se sont formées, et j’ai joint la Neuvième centaine. J’habitais dans la rue Honchara, dans le bâtiment du Mouvement Populaire d’Ukraine (Roukh) (parti politique nationaliste de centre droit, fondé en 1989 comme mouvement politique citoyen – Ed.), et chaque nuit à 23h30 nous venions pour garder le métro sous Maïdan. Nous contrôlions toutes les sorties car les officiers des services spéciaux pouvaient en sortir à tout moment pour tenter un quelconque sabotage ou simplement pour nous disperser.

Je me souviens qu’il y avait des troupes nationales dans la rue Hrushevskoho, ils ne nous laissaient pas remonter [vers le quartier des bâtiments gouvernementaux]. Nous sommes venus avec une lettre qui disait que nous étions citoyens de l’Ukraine et que nous pouvions nous déplacer librement à l’intérieur du territoire de notre pays. Nous avons dit que si nous ne pouvions pas exercer ce droit d’ici au lendemain, nous attaquerions. Et c’est ce qui s’est passé. Le jour suivant il y eut des pierres et des cocktails Molotov.


Le 20 février les services spéciaux de Ianoukovytch ont tout fait pour éliminer le Maïdan. Ils ont brûlé le bâtiment des Syndicats, qui était très important pour nous. Nous vivions et dormions là, utilisions les toilettes, mangions, et recevions des soins médicaux. Après qu’ils l’eurent fait, le matin suivant Dieu nous donna l’opportunité d’entrer dans le Conservatoire de Musique. Nous avons aidé un enfant Rom à entrer par la fenêtre. Il ouvrit les portes de l’intérieur. Nous pouvions dormir un peu là. Certains dormirent une heure, d’autres une demi-heure – nous ne pouvions pas dormir plus avec tout le bruit terrible qu’ils nous infligeaient. Tout le monde était désespéré sauf moi. J’ai une forte croyance dans le pouvoir et la justice de Dieu.

Dans le Conservatoire de Musique, il y avait des gars avec des fusils de chasse. Ils tiraient à la grenaille sur les forces spéciales qui étaient à environ 70 mètres de nous. Mais je les ai chassés des fenêtres, alors que la police a commencé à nous lancer des cocktails Molotov afin de brûler notre unique refuge. Les tirs de grenaille les irritaient.

A ce moment-là, je priais pour 40 fusils automatiques pour Maïdan. Après quelque temps j’ai réalisé que j’en demandais trop. Alors j’en ai demandé vingt. Le matin du 20 février, ce gars est venu et a apporté une kalachnikov dans un sac de tennis et 75 cartouches. Beaucoup aimeraient entendre que l’on a pris le fusil aux titushkas (mercenaires qui soutenaient les forces de police – Ed.) pendant les affrontements du 18 février. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé.


1. Batiment des Syndicats. 2. Les barricades telles qu’elles étaient le 20 février. 3. Position de Bubenchyk. 4. Là où les forces de police étaient situées. 5. Là où les activistes se sont fait tirer dessus dans la rue Instytutska.

Je tirais depuis la fenêtre qui donnait sur Maïdan, derrière les colonnes au deuxième étage. Je pouvais voir clairement les officiers de police avec leurs boucliers au Monument de l’Indépendance. Il y en avait à peu près deux cents là-bas derrière les sacs de sable, il n’y avait pas de place pour plus. Des groupes d’assaut avec des fusils à pompe était en train d’avancer de là-bas. Ils tiraient à bout portant sur les barricades, sans aucune honte.

Je visais ceux qui dirigeaient. Je ne pouvais pas les entendre, mais je voyais leurs gestes. La distance était courte, alors pour deux commandants j’avais seulement besoin de deux tirs. J’ai appris à tirer quand j’étais dans l’Armée soviétique. J’ai étudié à leur école du renseignement militaire. Nous étions entraînés pour des opérations en Afghanistan et dans d’autres zones de conflits.

Ils disent que je leur ai tiré derrière la tête, et c’est vrai. Il se trouve qu’ils se tenaient debout en me tournant le dos. Je n’avais pas le temps d’attendre qu’ils se retournent. Après Dieu les a tournés dans ce sens, et c’est de cette manière que cela a été fait.

Il n’y avait pas besoin de tuer les autres, seulement leur tirer dans les jambes. Je suis sorti du conservatoire de musique et j’ai commencé à me déplacer le long des barricades. Alors que je leur tirais dessus, je voulais que la police croie qu’on avait vingt ou quarante fusils. J’ai demandé aux gars de créer des petites brèches dans leurs boucliers pour moi. Cela peut être désagréable à entendre pour certaines personnes… mais ils en pleuraient de joie. Ils savaient qu’on ne pouvait pas tenir sans armes.

La distance était courte, alors pour deux commandants j’avais seulement besoin de deux tirs.


J’ai rejoint le bâtiment des Syndicats et je n’avais plus de cartouches. Cependant, ça avait déjà marché, et la police commençait à courir. Ils ont tout laissé derrière. Ils se grimpaient dessus comme des rats.

Les unités de police ne pouvaient pas toutes échapper aux militants. Les gars ont escaladé les barricades et les ont poursuivis. Ils ont fait des groupes de dix ou vingt prisonniers et les ont conduits derrière Maïdan, à l’Hôtel de Ville de Kiev. En revanche, les plus courageux de nos héros ont continué à poursuivre la police dans la rue Instytutska, et très rapidement la police a reçu l’ordre de tirer sur les militants.

Ce fut un moment difficile, quand j’ai réalisé que je pouvais arrêter la fusillade. Différentes personnes à Maïdan – je ne vous dirais pas qui ils étaient, mais ils avaient du poids – m’ont promis des cartouches. Je les ai crues, j’ai couru d’un endroit à un autre… C’était les minutes les plus difficiles de ma vie, j’étais complètement sans défense. Ils disent qu’il y avait beaucoup d’armes à Maïdan. Ce n’est pas vrai. S’il y en avait beaucoup, personne n’aurait laissé la police tirer sur nos gars. Ihor Serdiuk et Bohdan Vaida, de ma centurie, sont morts dans la rue Instytutska.


van Bubenchyk.

Je protège ma Patrie et mon peuple. Quand je n’avais plus de cartouches, c’était comme si on avait enlevé son scalpel à un chirurgien. Le patient a besoin d’aide en urgence, mais le chirurgien n’a pas de scalpel… Et la personne meurt pendant que le docteur regarde.

J’ai rencontré des officiers du Berkout qui se battent pour l’Ukraine dans la zone OAT (Zone d’Opération Anti-Terroriste, terme souvent utilisé par le gouvernement et les médias d’Ukraine pour identifier le territoire dans lequel a lieu la guerre du Donbass – Ed.). Mais j’ai essayé de communiquer avec les gens qui sont comme moi, ou mieux que moi. Il y a eu certains désaccords entre nous… S’ils sont en guerre de manière consciente, pas pour le statut d’ancien combattant ou pour l’argent, alors cela pourrait les purifier. Mais je ne souhaite pas communiquer avec eux.

A Maïdan, nous avons fait un pas dans la bonne direction, et reçu une leçon qui nous permettra d’avancer. Néanmoins, mon pays n’est toujours pas un État de droit, et je pense toujours que toutes les polices dans notre pays sont illégales. Donc je ne souhaite pas communiquer avec eux. Veulent-ils s’adresser à moi ? Je pense qu’ils le voudront après l’avant-première du documentaire.

Mes victimes sont des criminels, des ennemis. Je dois parler franchement, pour que les autres gens sachent comment ils doivent s’occuper de leurs ennemis.

Toutes photos par Alexander Chekmenev.

Source : Bird in Flight, le 19/02/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Jeu 7 Avr - 2:19

Référendum sur l’Ukraine : les Pays-Bas disent « Non » à 61%

Pour mémoire, c’est le 1er référendum d’initiative populaire des Pays-Bas, ce droit ayant été concédé en juillet 2015.

Ces référendums sont simplement consultatifs, et doivent obtenir 30 % des voix pour êtres valides (pourquoi me direz-vous, vu que c’est consultatif – hmmm, no sé…), ce qui a été le cas.

Aucune inquiétude, ça va sûrement être contourné (pour le moment, le Premier Ministre a dit qu’il allait suspendre le processus de ratification, mais on voit le genre : négociations, re-vote etc…), mais bon, tout démocrate devrait être ravi ce soir (quel qu’en ait été le résultat d’ailleurs…).

Vivement qu’ils en fassent un sur le TAFTA, ce sera drôle…


Source : Le Soir, 06/04/2016

Il s’agit d’un nouveau camouflet infligé à la construction européenne.


Le référendum néerlandais sur l’accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne est valide, a affirmé mercredi soir l’agence de presse néerlandaise ANP.

Se fondant sur les résultats de 191 municipalités, l’ANP prévoit une victoire du non avec 61% des voix, contre presque 38% pour les partisans de cet accord, avec une participation de 32 %, dépassant les 30% nécessaire pour la validation du scrutin. [NB. Résultat définitif]

« Crise européenne »


Le référendum — dont les organisateurs admettent qu’il ne concerne pas l’Ukraine mais répond à une animosité plus large envers l’UE — était suivi de près par les Européens, Kiev et Moscou. Les résultats seront également examinés à la loupe en Grande-Bretagne, quelques mois avant le vote de juin sur une sortie de l’Union européenne, surnommée «Brexit».

Le Premier ministre libéral Mark Rutte, qui a voté dans une école primaire de La Haye, avait appelé dans la journée ses concitoyens à approuver l’accord, qui vise à renforcer le dialogue politique ainsi que les échanges économiques et commerciaux entre l’UE et l’Ukraine.

«Nous devons aider l’Ukraine à bâtir un Etat de droit, à construire sa démocratie, à soutenir ses minorités, notamment les juifs, et la communauté homosexuelle», a-t-il lancé. «L’Europe a besoin de stabilité à ses frontières extérieures».

OB : Bon, moi il me semblait que le souci MAJEUR était actuellement surtout avec la minorité russe, mais bon, je suis un peu bête…


Les Pays-Bas sont le dernier pays de l’UE à ne pas avoir ratifié l’accord, qui a cependant reçu le feu vert du Parlement. Le vote de mercredi n’est pas contraignant mais un non «pourrait ouvrir la voie à une crise européenne», avait prévenu le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Source : Le Soir, 06/04/2016

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Source :
Jean Quatremer, Libération, 07/04/2016

Les Pays-Bas vers le «Nederxit» ?


Plus de 12 millions de Néerlandais votaient mercredi sur l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine. Le «non» massif a des allures de coup de tonnerre…

Après le «Grexit», évité de justesse en juillet 2015, et le possible «Brexit» à venir (le 23 juin), le «Nederxit» ?

OB : Mais on va se demander QuiRestexit en fait…

En effet, selon les sondages de sortie des urnes, les citoyens néerlandais ont voté, ce mercredi, par 64 % contre 36 % contre la ratification de l’accord d’association entre l’Europe et l’Ukraine. Même si la consultation ne portait pas directement sur l’appartenance à l’Union des Pays-Bas, l’un des six membres fondateurs de la construction communautaire, c’était bien la question qui était posée en filigrane. Cette réponse négative pourrait ouvrir une nouvelle crise européenne, une de plus, «à l’échelle continentale», selon l’expression de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, si le taux de participation dépasse les 30 % requis pour que le référendum soit validé (l’estimation à 21 heures se situait entre 29 et 32 %).


Résultat définitif : Participation 32 %, Non : 61 %

Cette consultation d’initiative populaire, une première, ce droit ayant été seulement reconnu en juillet 2015, a été lancée par le collectif GeenPeil («pas de sondage») qui rassemble deux think tanks eurosceptiques et le site GeenStijl.nl, afin d’obtenir l’annulation de la loi néerlandaise autorisant la ratification de l’accord d’association. Il fallait, pour l’organiser, réunir 300 000 signatures, objectif largement atteint avec 428 000 paraphes obtenus en six semaines seulement. L’extrême droite (PVV de Geert Wilders qui est en tête des intentions de vote dans les sondages), la gauche radicale (SP) et le «Parti pour les animaux» (PvdD), en bref tout ce que ce pays compte comme partis europhobes, se sont joints à cette campagne. Car, même si ce référendum est en théorie consultatif, le Parlement néerlandais sera politiquement obligé d’en tenir compte si, au final, la participation dépasse bien les 30 %.

La campagne du «non», comme celle qui a eu lieu en 2005 aux Pays-Bas sur le traité constitutionnel européen (non à 61,5%), a fait feu de tout bois et a été particulièrement virulente dans un pays travaillé par l’euroscepticisme et par la défiance à l’égard des partis politiques de gouvernement, à l’image de ce qui se passe ailleurs en Europe : crainte d’un possible élargissement de l’Union à l’Ukraine, peur d’être envahi par les travailleurs ukrainiens, dénonciation de la corruption endémique de ce pays (le président Petro Porochenko est impliqué dans le scandale des Panama papers), rappel de la catastrophe du Boeing MH-17 de la Malasya Airlines abattu en juillet 2014 au-dessus de l’Ukraine et qui transportait de nombreux Néerlandais, rejet l’euro, des migrants, des réfugiés, peur qu’un super-Etat européen raye de la carte le pays et bien sûr critique du bilan du gouvernement libéral-social-démocrate de Mark Rutte…

OB : In-com-pré-hen-sible qu’ils aient voté non…

Une Union européenne ingouvernable ?


Cette addition des peurs et des mécontentements a finalement, comme on pouvait le craindre, débouché sur un non massif. D’autant que les partisans du «oui», essentiellement les partis de gouvernement, ont eu du mal à faire entendre leurs arguments sur un texte extrêmement technique qui vise à créer une zone de libre-échange entre Kiev et l’Union afin d’aider économiquement ce pays ravagé par la guerre.

C’est bien entendu un mensonge : bien entendu, la zone de libre est prévue dans les négociations depuis des années, et elle n’a aucunement pour but d’aider ce pays ravagé par la guerre – vu qu’elle a justement été déclenchée au final par ce funeste traité…

Mais c’est comme avec la Turquie : si on commençait par un référendum de principe pour ouvrir les négociations, ça éviterait les problèmes des années après vu qu’on n’en veut pas…

Enfin, si le texte est une horreur de centaines de page, n’importe qui comprend bien ce que veut dire “libre échange” avec un pays dont le salaire minimal tourne autour de 50 € par mois…


Surtout, après avoir eux-mêmes pratiqué la critique tous azimuts de l’Europe à des fins électorales, ils ont été pris à leur propre piège… Comment mobiliser un électorat que l’on a consciencieusement éloigné de l’Europe ? Ce n’est donc pas un hasard si les Néerlandais se sont massivement désintéressés de ce scrutin et si ce sont les partisans du «non» qui se sont mobilisés afin de le transformer en un vote de défiance à l’égard de l’Union, un argument autrement plus vendeur que l’accord d’association proprement dit. Un pari gagné.

Quelles seront les conséquences de ce refus populaire, si le seuil des 30 % est finalement atteint ? En bonne logique, le Parlement néerlandais devrait le dénoncer, ce qui rendrait ce texte caduc, puisque l’unanimité des États est requise dans ce domaine. Un «opt out» néerlandais, envisagé par certains responsables néerlandais, serait difficile à appliquer puisque le pays restant dans l’Union, les marchandises, les services, les capitaux et les hommes continueront à circuler librement. Techniquement, rétablir des contrôles aux frontières néerlandaises afin de bloquer tout ce qui provient d’Ukraine est impossible, car cela constituerait une violation des règles du marché intérieur et de Schengen. La seule option semble donc être la dénonciation de l’accord d’association, ce qui risque de déstabiliser davantage l’Ukraine…

En réalité, l’irruption de la démocratie directe dans le champ de la politique commerciale et des relations extérieures de l’Union va réduire à néant toutes ses marges de manœuvre, les traités internationaux pouvant désormais être remis en cause, à tout moment, par un seul pays.

Le risque de contagion est énorme : les partis populistes d’autres pays auront beau jeu de réclamer les mêmes droits que les Néerlandais au nom de la démocratie.

Moi j’aurais dit “n’importe quel parti démocratique”, mais bon…

D’ailleurs, ce n’est pas censé être ça “l’harmonisation européenne”, “plus de Démocratie”, “plus de droits”, toutçatoutça ?

Mais bon, c’est vrai que, finalement, un parti qui demande que le peuple vote, est populiste, étymologi7quement. Les autres sont élitistes.


En clair, l’Union deviendrait imprévisible et partant ingouvernable. En outre, le vote négatif néerlandais va renforcer les partisans d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, ceux-ci trouvant là à la fois un argument supplémentaire sur le refus des peuples de poursuivre l’aventure européenne et sur sa paralysie annoncée…

Enfin, à plus long terme, c’est la place des Pays-Bas au cœur de la construction communautaire qui est désormais posée : les europhobes néerlandais ne désespèrent pas de pouvoir organiser à terme un référendum sur une sortie de leur pays de l’Union, comme le souhaite le PVV qui caracole actuellement en tête des sondages, tout comme le FN en France, son parti frère.

OK, la pub pour le FN a bien été faite (normal quand on parle d’un référendum néerlandais), tout va bien

Or, un «Nederxit» serait autrement plus mortel pour l’Union qu’un «Brexit», le Royaume-Uni bénéficiant déjà de nombreuses dérogations à la différence des Pays-Bas.

Tiens, ça, ça sent le sapin à cause du Brexit non ?

Dire qu’à Bruxelles on est inquiet est un euphémisme.

#UEDelendaEst

Source : Jean Quatremer, Libération, 07/04/2016

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Conclusion :



Peuple sage : peuple votant comme M. Quatremer #DémocratieToutCourt

Vous allez voir qu’ils vont dire que ce sont les Pays-Bas qui déstabilisent l’Ukraine maintenant – alors qu’il y a 5 ans, seuls des défoncés au cracks auraient imaginé que cette ex-République de l’URSS quasi-recordman mondial de la corruption se joindrait à l’UE. L’UE : “Ils sont venus, Ils ont merdé, C’est de votre faute…”

Bonus qui n'a rien avoir, mais on prend quand même :


P.S. : Bonus 2 : on voit que les médias se sont mobilisés sur le sujet – ce soir à 0h40 :




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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Ven 15 Avr - 0:51

Un ex-néo-nazi nouveau Président du parlement Ukrainien… [Super les médias !]

En Ukraine, le président du Parlement, Volodymyr Groïsman, a été nommé premier ministre en remplacement de Iatseniouk.

Bien entendu, nos médias ne reprennent pas les dépêches internationales (contrairement aux ukrainiens ou aux arméniensa par exemple) précisant l’identifié du nouveau Premier Ministre : le bien connu André Parouby :




article du grand quotidien ukrainien traduit donc par Le Monde avec une fidélité toute strausskahnienne :



Bilan de la presse française :



Ce qui est dommage, quand on connait le pédigrée du type – il n’y a qu’à consulter Wikipédia, certes en anglais (mais on a déjà l’essentiel en français):



Pour mémoire, il a créé le parti néo-nazi ukrainien “Parti social-national ukrainien” en 1991, devenu Svoboda en 2004 – au moment où il l’a quitté. Il en a longtemps dirigé la milice paramilitaire (les SA locaux quoi)…

Il faut le voir pour le croire… Par chance, nous avions réalisé un long dossier là-dessus en 2014… :

Dès 1993, le SNPU crée des unités paramilitaires de garde populaire. Fin 1999, il les transforme en une aile pour la jeunesse, à vocation paramilitaire : les Patriotes d’Ukraine, dont le premier responsable a été Andriy Parubiy. Sa création a été saluée par un immense défilé aux flambeaux dans Lviv.



Manifestation SNPU



Manifestation SNPU





Andrii Parubii, alors l’un des leaders du SNPU









Il a d’ailleurs rencontré en 1999 Jean-Marie Le Pen (et Samuel Maréchal, son gendre)…



… qui lui a fait une gentille dédicace à lui et à ses patriotes ukrainiens :



Je rappelle au passage que le FN de Jean-Marie Le Pen a fini par rompre avec les Ukrainiens, bien trop extrémistes peur eux (véridique).

Et il s’est donc trouvé ce jour 284 députés ukrainiens pour trouver que ce type méritait d’être leur Président…

Silence sur un ex néo-nazi à la tête du Parlement du plus grand pays d’Europe en conflit larvé avec la Russie grande victime du nazisme : Chapeau les artistes !

Source : http://www.les-crises.fr/un-ex-neo-nazi-nouveau-president-du-parlement-ukrainien/

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 3 Aoû - 2:32

La visite des parlementaires français en Crimée et le niveau zéro de la politique nationale

La visite annuelle des parlementaires français en Crimée cause toujours autant de remous. L'on aurait pu penser que la classe politique française finisse par ouvrir les yeux après le vote contre les sanctions anti-russes et comprennent qu'il est plus qu'urgent de revenir à une politique qui prenne en compte les intérêts de la France, ils sont quand même élus pour cela. Mais non, l'urgence reste manifestement ailleurs. Et les socialistes rejoignent le niveau des journalistes ukrainiens, envoyés faire leur propagande à Moscou. Retour sur les accusations frisant le fanattisme portées contre Thierry Mariani et les parlementaires français devenus "dissidents".

Après leur visite en Crimée, le groupe de 11 parlementaires français, 6 déjà venus et 5 nouveaux, ont donné une conférence de presse. Oui, la Crimée est russe, historiquement, cultuellement et juridiquement et non la population n'est pas occupée, elle est heureuse. Il est fastidieux de systématiquement devoir répéter des évidences à des gens qui ne veulent pas les voir, l'on peut saluer que cela ait été fait.




La discussion battait son plein jusqu'à ce qu'un journaliste ukrainien bien connu sur les plateaux russes fasse, comme il en a l'habitude, sa provocation:



Ce journaliste de l'agence UNIAN a posé deux questions : la première demandant si le Gouvernement français accorderait des visas aux russes s'ils avaient annexés la Corse et ensuite combien les parlementaires français étaient payés par Moscou pour faire cette propagande.



Thierry Mariani a réagi très justement et très fortement: en refusant de répondre à la deuxième question, qu'il a qualifié de "question de merde". Il a ainsi eu la sagesse de montrer qu'il existe une barrière, au minimum éthique, qui doit exister dans le métier de journaliste. Ce qui fait par ailleurs toute la différence entre journaliste et propagandiste. Or, ce "journaliste" ukrainien, qui s'exprime sur les plateaux de télé russes dans les émissions politiques dépasse systématiquement cette frontière et a pris l'habitude que personne ne le remette à sa place. Il est ukrainien, donc "victime", donc "démocrate", le seul "véritable européen" sur ces plateaux. La parole qui lui est donnée n'est pas celle du journalisme, mais la parole laissée à la propagande ukrainienne en Russie. Rappelons que en Ukraine, les journalistes russes n'ont pas de prise de parole, sauf lorsqu'ils crachent sur la Russie et défendent les nationalistes ukrainiens.

Il est amusant que cette conception - ukrainienne - de la liberté d'expression se retrouve dans la patrie des droits de l'homme, la France. Le ministre des affaires étrangères J-M Ayrault désapprouve totalement cette initiative, les médias et la plupart des politiciens critiquent cette démarche qu'ils considèrent comme étant une allégeance "à la Russie de Poutine qui a annexé la Crimée". Cette incurie est même allée jusqu'à l'insulte par un député socialiste, Alexis Bachelay, qui les accuse d'aller chercher leur chèque à Moscou. Thierry Mariani va le poursuivre en justice.

L'ambassade ukrainienne s'offense de cette visite et dépasse depuis longtemps les lignes de la culture diplomatique en écrivant sur son twitter:


Impudeur absolue de ces parlementaires français exhibant leur fascination pour l'armée russe qui a annexé la #Crimée

Il est vrai que la politique se fait sur twitter maintenant. L'imitation de la politique. Car l'hypocrisie est au pouvoir:

"Si on arrête avec l'hypocrisie ambiante, chacun sait que la Crimée est russe"

Mais non on n'arrête pas, on court en avant.

Finalement, l'Ukraine est prête pour entrer dans l'UE, elle en partage totalement les valeurs et les combats. Lutte contre le pluralisme politique, mise à mort de la souveraineté nationale, resritction de la liberté d'expression. Elle est à la pointe de l'européanité.

Source : Sott.net

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Dim 14 Aoû - 2:04

Montée des tensions entre la Russie et l’Ukraine après une provocation terroriste

Par Bill Van Auken
Mondialisation.ca, 13 août 2016
Article original en anglais par WSWS.org




Le régime ukrainien soutenu par l’Occident a annoncé jeudi qu’il mettait ses forces militaires en alerte maximum de combat alors qu’on fait monter les tensions avec la Russie suite à des informations sur une provocation terroriste en Crimée, gouvernée par la Russie.

Pour sa part, Moscou a annoncé des manœuvres dans la mer Noire, où la marine russe s’entraîne à des tactiques pour repousser une attaque de la Crimée.

Le gouvernement ukrainien, qui a envoyé jeudi son ambassadeur aux Nations-Unies afin de prendre la parole sur la question devant le Conseil de sécurité, a accusé la Russie d’avoir massé plus de 40.000 soldats en Crimée et sur la frontière ukrainienne. Comme la Crimée a été dans l’histoire la base de la flotte russe en mer Noire, elle a toujours comporté de nombreuses troupes.

L’ambassadeur de Russie à l’ONU, Vitaly Tchourkine, a rejeté l’accusation, déclarant: «Au lieu de compter nos militaires, ils devraient mettre un terme au conflit » dans l’est de l’Ukraine où les forces du gouvernement de Kiev continuent d’attaquer une minorité russophone séparatiste, causant quelque 10.000 morts depuis avril 2014.

Moscou a accusé le gouvernement ukrainien d’avoir organisé une attaque terroriste visant à frapper l’infrastructure vitale de la Crimée, un territoire que la Russie a annexé après un plébiscite où la population de la péninsule a voté pour une réunion à la Russie. L’action a suivi le coup d’État de février 2014, orchestré par Washington et l’Allemagne et dirigé par des forces ultra-nationalistes et fascistes dans le but d’intensifier la campagne des États-Unis d’encerclement et de subjugation militaire de la Russie.

Un responsable de l’OTAN a déclaré à l’agence de presse AFP que l’alliance militaire conduite par les Etats-Unis suivait avec attention la montée des tensions entre la Russie et l’Ukraine. « L’activité militaire récente de la Russie en Crimée ne contribue pas à apaiser les tensions » a-t-il dit.

La porte-parole du Département d’Etat Elizabeth Trudeau a qualifié la situation de « très dangereuse » et a réitéré la position de Washington, qui est que « la Crimée fait partie de l’Ukraine ».

Tous deux ont rejeté la version russe des faits, que des actes terroristes avaient été menés contre le territoire de la Crimée par un commando d’opérations spéciales organisé par l’Ukraine.

L’agence de sécurité russe FSB a rendu public une déclaration détaillée mercredi disant que les attaques avaient été menées dans la nuit du 6 au 7 août, conduites par la Direction principale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense. D’autres tentatives d’infiltration avaient eu lieu le 8 août.

Selon la déclaration, un agent du FSB avait été tué en essayant de détenir les agents ukrainiens, dont l’objet a été décrit comme le ciblage des « infrastructures et des installations critiques de soutien de vie » en Crimée. Un soldat russe aurait également été tué par les tirs des unités militaires ukrainiennes qui comptaient des véhicules blindés appuyant l’opération.

Le FSB a affirmé avoir récupéré « 20 engins explosifs improvisés d’une puissance explosive totale de 40 kg [de] TNT », ainsi que des mines terrestres, des grenades et des armes spéciales d’assaut.

L’agence a également présenté des preuves fournies selon elle par un Ukrainien présenté comme un agent de renseignement militaire ukrainien et un chef des unités d’opérations spéciales, identifié comme Yevgeniy Aleksandrovich Panov.

Le premier ministre de la Crimée Sergei Aksyonov, a porté l’accusation que la source réelle des opérations terroristes était Washington. « Les responsables ukrainiens n’auraient pas osé de telles actions … Ce ne sont pas leurs propres actions et messages, » a-t-il dit, ajoutant: « derrière eux, il y a le Département d’Etat américain ».

Il y a toutes raisons de soupçonner qu’il en est ainsi. La provocation en Crimée survient au milieu d’une escalade continue dans le langage et les mesures américaines contre la Russie. Les États-Unis ont intensifié leur armement et leur financement des milices liées à Al-Qaïda en Syrie pour tenter d’inverser les victoires des forces gouvernementales étroitement soutenues par l’aviation russe. Le 1er août, les djihadistes soutenus par les USA ont abattu un hélicoptère russe en mission de secours, tuant les cinq personnes à son bord. Dans les médias, d’anciens hauts responsables et chroniqueurs ayant des relations étroites avec le gouvernement ont appelé à des frappes aériennes américaines contre les forces soutenues par la Russie et l’imposition d’une « zone d’exclusion aérienne » ce qui ne manquerait pas de signifier un affrontement avec l’aviation russe.

En Ukraine même, Washington a œuvré pour renforcer l’armée du régime droitier en crise de Kiev dirigé par l’oligarque Petro Porochenko. Une unité américaine de 500 hommes est actuellement sur place dans l’ouest de l’Ukraine formant des forces ukrainiennes, dont les membres des milices dirigées par les fascistes, tandis que des centaines, voire des milliers d’autres membres du personnel militaire et d’entrepreneurs militaires américains se relaient dans le pays. Le mois dernier, la marine américaine a rejoint des navires de guerre ukrainiens dans les exercices « Sea Breeze » visant à défier la Russie dans la mer Noire. En juillet, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a visité l’Ukraine pour des entretiens avec Porochenko, où il a réitéré le soutien de Washington aux revendications du régime de Kiev concernant la Crimée.

Les tensions militaires dangereuses entre l’Ukraine et la Russie ont été déclenchées alors que dans la campagne électorale américaine, la favorite présidentielle, la candidate démocrate et ex-secrétaire d’Etat Hillary Clinton tente d’attaquer depuis la droite le candidat républicain fascisant Donald Trump, en particulier sur la question de la Russie.

Les démocrates ont organisé contre Trump une campagne de type maccarthyste, l’accusant d’être une marionnette de Vladimir Poutine, tout en accusant sans preuves le président russe d’être derrière la diffusion par WikiLeaks de courriels du Comité national du Parti démocrate exposant ses tentatives de truquer les primaires contre le sénateur Bernie Sanders, le rival de Clinton.

On a entre autre accusé la campagne de Trump – sans substance, encore une fois – d’« édulcorer » le langage de la plate-forme républicaine sur l’Ukraine. La plate-forme, en fait, attaque le gouvernement Obama pour aider à une « résurgence de la Russie », soutient des sanctions contre Moscou et appelle à « une aide appropriée aux forces armées de l’Ukraine ». La plainte était que la plate-forme omettait de mentionner qu’on leur fournirait des « armes létales », ce que l’administration Obama elle-même affirme ne pas faire.

Le fait que Clinton attaque ces politiques depuis la droite, avec un soutien croissant de personnages clés de l’appareil militaire et du renseignement ainsi que d’un nombre croissant de décideurs politiques républicains, constitue un net avertissement. Des préparatifs sont en cours pour une confrontation militaire directe avec la Russie en Europe de l’Est, des provocations comme celles montées en Crimée servant de déclencheur probable. Qu’une telle escalade dangereuse du conflit, impliquant deux des grandes puissances nucléaires, soit reportée jusqu’après novembre n’est en rien évident.

Bill Van Auken

Article paru en anglais, WSWS, le 12 août 2016
La source originale de cet article est wsws.org
Copyright © Bill Van Auken, wsws.org, 2016

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Jeu 1 Sep - 0:54

Tire d'artillerie à yasinovataya  , ça sent le roussie en Ukraine


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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 7 Sep - 2:35

Les défenseurs des droits humains complices des violations des droits de l’homme en Ukraine de l’Est



Par Roger Amis
Mondialisation.ca, 06 septembre 2016
Strategic Culture Foundation, 26 août 2016


Amnesty International et Human Rights Watch ont publié un rapport le 21 juillet 2016 sur la situation des droits humains dans la région du Donbass, en Ukraine de l’Est. Ce rapport ne peut être décrit que comme couvrant les crimes de guerre perpétrés par le régime de Kiev, depuis qu’il a lancé son opération anti-terroriste (une guerre civile) en avril 2014. La guerre a été déclenchée pour écraser la résistance dans le Donbass, résistance au coup d’État illégal et à la prise du pouvoir à Kiev, en février 2014, par le mouvement qui s’est lui-même nommé Maïdan.

De manière fortuite, des attaques à l’artillerie et autres par le Maïdan d’Ukraine contre les républiques populaires rebelles de Donetsk et Lugansk, dans le Donbass, se sont intensifiées au cours des deux derniers mois, au moment même où les défenseurs des droits humains préparaient la publication de leur rapport.

Le rapport de 65 pages des deux organismes est intitulé You Don’t Exist: Arbitrary Detentions, Enforced Disappearances, and Torture in Eastern Ukraine [Vous n’existez pas : détentions arbitraires, disparitions forcées et torture en Ukraine de l’Est]. Il minimise les détails sinistres, ainsi que la dimension internationale de la guerre civile anti-terroriste menée par l’Ukraine depuis plus de deux ans. Il soutient que les victimes de la guerre portent une responsabilité dans les violations des droits, égale à celle des auteurs. L’introduction dit :

Tant les autorités gouvernementales que les séparatistes soutenus par la Russie [sic] dans l’Est de l’Ukraine ont maintenu des civils en détention arbitraire prolongée, sans aucun contact avec le monde extérieur, y compris avec leurs avocats ou leurs familles. Dans certains cas, les détentions constituaient des disparitions forcées, ce qui signifie que les autorités en question refusaient de reconnaître la détention de la personne ou refusaient de fournir une information sur le lieu où elles se trouvaient ou sur leur sort. La plupart des détenus ont subi la torture ou d’autres formes de mauvais traitements…

La recommandation principale dans le résumé de l’introduction du rapport est la suivante :

Amnesty International et Human Rights Watch appellent le gouvernement ukrainien et les autorités de fait dans les DNR et LNR [République populaire de Donetsk et République populaire de Lugansk] à mettre fin immédiatement aux disparitions forcées et aux détentions arbitraires et au secret, et de mettre en place des politiques de tolérance zéro, en matière de torture et de mauvais traitements sur les détenus. Toutes les parties prenant part au conflit doivent s’assurer que les forces sous leur contrôle sont conscientes des conséquences des mauvais traitements infligés aux détenus en vertu du droit international et que les allégations de torture et de mauvais traitements en détention font l’objet d’enquêtes soigneuses et que leurs responsables sont tenus d’en rendre compte.

La méthode du rapport est bien connue, c’est la même que celle employée dans les rapports sur l’Ukraine produits par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme (OHCHR) il y a deux ans. Le dernier rapport de l’OHCHR sur l’Ukraine a été publié la semaine précédant le rapport d’AI/HRW et a été examiné icipar l’auteur de cet article.

Comme le Haut-Commissariat de l’ONU, Amnesty International et Human Rights Watch considèrent que les forces rebelles en Ukraine de l’Est ont les mêmes obligations de respecter les accords internationaux sur les droits humains que le gouvernement qui les attaque. Ce qui manque à cette équation est le fait que le gouvernement ukrainien est un signataire reconnu de la plupart des conventions internationales sur les droits humains et que pourtant il mène une guerre civile intérieure contre ses citoyens. Les rebelles, en revanche, sont ignorés et non reconnus par le monde, y compris par Amnesty International et Human Rights Watch, et donc incapables de devenir eux-mêmes signataires, comme ils seraient sûrement d’accord de le faire, si les conditions le permettaient. En tant que gouvernement membre des Nations unies et signataire des conventions internationales, le gouvernement ukrainien a-t-il une responsabilité et des obligations spéciales dans ce conflit ? Ou ses responsabilités sont-elles diminuées lorsqu’il peut affirmer, que ce soit vrai ou pas : «Hé, de l’autre côté, ils violent aussi les droits humains» ?

AI et HRW esquivent ces questions dérangeantes. Ils usent de la même terminologie insultante et péjorative que Kiev, pour décrire les forces rebelles attaquées. Les termes «autorités de fait» et «séparatistes soutenus par la Russie en Ukraine de l’Est»sont utilisés de manière interchangeable pour décrire les responsables élus à Donetsk et à Lugansk. Permettez-moi de rappeler que ces responsables ont héroïquement conduit leur populations à se défendre contre une attaque militaire brutale par les forces armées ukrainiennes et leurs alliés, des milices paramilitaires d’extrême-droite. Selon les chiffres sous-estimés des Nations unies, l’offensive ukrainienne a causé la mort de plus de 10 000 personnes. Elle a provoqué des dizaines de milliers de blessés et plusieurs millions de personnes chassées de leurs foyers ou de leur patrie du Donbass.

Comment les dirigeants de Donetsk et Lugansk sont-ils supposés suivre les subtilités de la guerre humanitaire recommandée par AI/HEW, lorsqu’ils sont méprisés et vilipendés au niveau mondial, même par les soi-disant défenseurs des droits humains ? N’y a-t-il personne, dans les lointains bureaux de Londres et de New York, pour se soucier des populations de Donetsk et de Lugansk, qui sont soumises quotidiennement aux tirs d’artillerie et à d’autres attaques avec l’encouragement actif et l’aide financière des gouvernements occidentaux (sans parler de l’aveuglement volontaire des organisations de défense des droits humains) ? AI et HRW n’ont pas de réponse à ces questions.

You Don’t Exist consiste en 18 études sur le traitement des prisonniers, neuf par côté du conflit, en même temps qu’en recommandations sommaires. Il n’y a aucun doute sur la gravité des accusations contre les autorités ukrainiennes. Une litanie de rapports internationaux ont documenté les violations des droits humains en cours en Ukraine – détentions de personnes critiques et même meurtres de masse, comme à Odessa en mai 2014 ; harcèlement, détention et même meurtres de journalistes et de politiciens de l’opposition ; torture dans des prisons secrètes ; interdiction des médias en russe ; destruction de monuments témoignant du passé soviétique de l’Ukraine et élévation de deux collaborateurs de l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, au rang de héros nationaux ; et ainsi de suite. Comme le rapport de AI/HRW le reconnaît un tant soit peu prudemment et superficiellement, la situation en termes de détention illégale et de torture en Ukraine est si mauvaise, que le rapporteur de l’ONU chargé de l’enquête sur le sujet a pris la décision sans précédent, en mai 2016, d’annuler son enquête sur le pays.

Et du côté des rebelles ? Supposons que les biais avérés d’AI et HRW ne les aient pas empêchés de mener des enquêtes impartiales et que les allégations de mauvais traitements sur neuf prisonniers à Donetsk et Lugansk soient vraies. Supposons aussi, hypothèse honnête, que les forces rebelles adhéreraient aux conventions internationales et aux enquêtes qui en découlent sur le traitement des prisonniers si elles avaient confiance que de telles procédés ne seraient pas tout simplement utilisés comme instruments de propagande contre elles, comme c’est le cas aujourd’hui. Comment alors arriver à des conditions de détention qui satisferaient les conventions internationales et aux organismes de défense des droits humains ? En diffamant ceux qu’on cherche à influencer et en détournant les yeux d’une guerre cruelle qui est en premier lieu la source des violations des droits humains ? De nouveau, AI et HRW n’ont pas de réponse.

Mais en même temps, nos organisations de défense des droits humains disent effectivement que le gouvernement ukrainien n’a pas plus ni moins d’obligations légales que les forces rebelles, non reconnues. Cela banalise les violations de l’Ukraine en ne rendant pas plus responsable le gouvernement que ceux qui sont qualifiés d’«autorités de fait» et de «séparatistes soutenus par la Russie en Ukraine de l’Est».

Les graves parti-pris du rapport AI/HRW les disqualifient comme observateurs objectifs

Le profond parti-pris et les préjugés du rapport d’AI et de HRW en faveur de l’Ukraine et de ses soutiens occidentaux sont mis en évidence dans les trois pages du chapitre «Contexte», aux pages 8 à 10 du rapport. Nous y lisons la norme, la présentation du coup d’État du Maïdan par les gouvernements et les médias occidentaux («destitution» d’un président élu, selon le langage du rapport). Il y a «l’annexion» de la Crimée par la Russie, ignorant complètement la longue et complexe histoire du statut de la Crimée dans l’Ukraine post-soviétique et dans l’Ukraine soviétique avant cela, et ignorant le vote du référendum pour se séparer de l’Ukraine du 15 mars 2014. Il y a le blanchiment et la banalisation de la violence du nouveau régime du Maïdan à Kiev contre ses opposants. Le rapport met le terme «unités d’auto-défense»entre guillemets lorsqu’il décrit comment les gens du Donbass ont répondu à l’arrivée de paramilitaires vengeurs, extrémistes et néo-nazis sur leur territoire, à la suite du coup d’État du Maïdan.

C’est incroyable, mais ce rapport ne parle qu’une seule fois de l’accord de cessez-le-feu intitulé Minsk-2, du 12 février 2015. Il n’y a aucune mention de l’accord dans la section «Recommandations», nonobstant le fait que l’accord est approuvé par les gouvernements de la Russie, de l’Allemagne et de la France ainsi que par le Conseil de sécurité des Nations unies. (Kiev n’a pas signé Minsk-2, il a désigné un ancien président ayant une compétence fictive pour le signer.) Le rapport traite brièvement d’une unique clause de Minsk-2, celle relative aux échanges de prisonniers par les deux camps. (Comme toutes les autres clauses de Minsk-2, celle-ci n’a pas été respectée par Kiev.) Le texte complet de Minsk-2 est ici.

Minsk-2 offre une base complète pour la résolution du conflit armé en Ukraine de l’Est (Donbass). Mais les soutiens du gouvernement ukrainien, y compris les gouvernements français et allemand, n’ont jamais aimé cet accord et n’ont rien fait pour garantir son application. C’est parce que les recommandations centrales de l’accord traitent du cœur du conflit – qu’une décentralisation du pouvoir politique est nécessaire en Ukraine et que l’autonomie politique devrait être garantie aux régions qui ont une revendication politique et historique en ce sens. Kiev est catégoriquement opposé à la décentralisation et à l’autonomie. Les gouvernements occidentaux sont d’accord, comme, apparemment, les organismes occidentaux de défense des droits humains.

Un autre aspect particulièrement accablant du rapport d’AI et de HRW est l’usage du même langage incendiaire contre les républiques rebelles de Donetsk et Lugansk, que celui du gouvernement ukrainien. Les républiques populaires de Donetsk et Lugansk sont qualifiées d’ «auto-déclarées» – transmettant l’idée que les autorités gouvernementales là-bas n’ont aucune autorité morale ou légale. Les forces rebelles sont qualifiées de «séparatistes». C’est faux – la lutte au Donbass a toujours été une lutte contre la violence institutionnelle de l’État Maïdan d’Ukraine et en faveur de l’autonomie politique. Mais plus scandaleusement, le terme de «séparatisme» montre que les grands prêtres des droits humains sont inconscients que dans l’Ukraine actuelle, une étiquette de «séparatiste» contre un individu est une autorisation à le battre, à l’emprisonner ou à le ou la tuer, tandis que qualifier tout un mouvement en faveur de l’autonomie de «séparatiste» est la recette pour mener à la guerre civile. Imaginez deux organisations de défense des droits humains avec des décennies d’expérience politique derrière elles, parfaitement inconscientes du pouvoir incendiaire et destructeur du langage en période de conflit civil ! Cela défie toute compréhension.

Andrew Kramer, du New York Times, s’est inspiré des grands prêtres et a commencé son article en résumant le rapport AI/HRW par : «Un rapport, publié jeudi, par deux importants groupes de défense des droits humains, accuse les services de sécurité ukrainiens soutenus par l’Occident de pratiquer des abus et la torture de la même manière que les groupes rebelles qu’ils combattent.»

C’est clair, les gens du Donbass qui souffrent de bombardements et d’attaques quotidiens par l’armée ukrainienne ne peuvent pas compter sur les héros des droits humains que sont Amnesty International et Human Rights Watch pour les soutenir. Le peuple ukrainien dans son ensemble non plus, pour qui les conséquences de cette guerre sont un désastre économique intérieur, des violations massives des droits humains et la vue de leur pays utilisé comme pion, dans les menées irresponsables de l’Otan pour provoquer la guerre avec la Russie, avec tous les risques de frappes nucléaires.

Le secours au Donbass et à l’Ukraine viendra d’une solidarité accrue pour contrer cette guerre, dans le pays et au niveau international, et du soutien de gouvernements solidaires. Si on considère que l’OTAN lance les dés nucléaires en Europe de l’Est, la responsabilité des forces progressistes et anti-guerre dans le monde pour lutter contre cela devrait être évidentes.



Article original paru sur CounterPunch

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker francophone


Roger Annis est un retraité de l’aérospatiale à Vancouver BC. Il écrit régulièrement pour CounterPunch et rassemble ses écrits sur A Socialist in Canada. Il est rédacteur en chef du site The New Cold War: Ukraine and beyond. On l’atteint à l’adresse rogerannis@hotmail.com.

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Sam 10 Sep - 4:40

Le cas de la partition de l’Ukraine



De même que la presse-système ne rapporte pas que les États-Unis et la Russie sont sur une trajectoire de collision qui peut déboucher sur une guerre nucléaire, elle ne parle pas non plus de l’Ukraine en train de s’effondrer. Cela ne signifie pas, pour autant, que l’Ukraine ne s’effondre pas ; elle s’effondre. En fait, cela fait déjà un long moment, mais puisque cet effondrement passe inaperçu par manque d’action militaire et grâce au soutien politique de l’Empire, il ne paraît pas catastrophique – au sens où il causerait un changement spectaculaire subit.


Mais les signes sont partout présents, allant de l’attaque tout à fait bizarre de saboteurs ukronazis contre la Crimée (qui, en plus du groupe qui a été arrêté, impliquait également au moins deux autres groupes opérant une reconnaissance de diversion en tirant sur le nord-est de la péninsule) jusqu’aux rapports quasi quotidiens sur une attaque ukronazie imminente, mais qui apparemment n’arrive jamais, contre le Donbass. Sur le front politique, la Jeanne d’Arc ukrainienne, Nadejda Savchenko, est maintenant accusée d’être un agent de Poutine, parce qu’elle prône des négociations avec les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk, alors que le régime de Kiev tente de préserver sa pertinence auprès des faucons de l’OTAN, en offrant de leur enseigner «comment combattre les Russes». La réalité, bien sûr, est que le soutien financier de l’Empire à l’Ukraine s’est maintenant presque complètement asséché parce que, entre autres choses, il réalise que les Ukies peuvent voler presque tout l’argent qu’ils reçoivent et que plus personne ne gobe le bobard «les Russkofs arrivent !». Franchement, le projet ukronazi a fait son temps et plus personne ne se préoccupe de ce qui arrivera au peuple ukrainien.

Et c’est une immense erreur.


La Somalie dans l’Union Européenne

Il est impossible d’estimer combien de gens vivent encore en Ukraine aujourd’hui, mais la plupart des experts pensent que leur chiffre se situe quelque part entre 35 et 40 millions. La grande majorité d’entre eux se battent pour gagner leur vie et leur avenir paraît très, très sombre. Vous vous rappelez Les cinq stades de l’effondrement de Dmitri Orlov ? Ce sont :

Stade 1 : Effondrement financier. La foi dans le business as usual est perdue.
Stade 2 : Effondrement commercial. La foi dans «le marché y pourvoira» est perdue.
Stade 3 : Effondrement politique. La foi dans «le gouvernement prendra soin de vous» est perdue.
Stade 4 : Effondrement social. La fois dans «vos concitoyens prendront soin de vous» est perdue.
Stade 5 : Effondrement culturel. La foi dans «la bonté de l’humanité» est perdue.


ukrainian-nazis-300x199Même un coup d’œil rapide sur ce qui se passe en Ukraine montre clairement que le stade 5 a déjà été atteint il y a un bon moment, vraiment. Ce qui vient ensuite, c’est essentiellement la Somalie. Mais une grande, vraiment grande Somalie, avec des millions de fusils d’assaut circulant dans la population, avec d’importants sites industriels capables de provoquer un autre désastre style Tchernobyl, avec divers escadrons de la mort (privés ou semi-officiels) arpentant le pays et imposant leur loi grâce a des véhicules blindés et des mitrailleuses lourdes. Donc si l’Occident, toujours eurocentrique, pouvait se permettre d’ignorer une Somalie en Somalie, il ne peut en aucune manière ignorer une Somalie à la frontière de l’Union européenne et de l’OTAN. Pour le dire simplement : il n’y a absolument aucun rempart entre la Somalie en Ukraine et l’UE. Une fois que cet effondrement final inévitable et cette fois, catastrophique, se produira, l’explosion qui en résultera prendra simplement le chemin de la plus grande facilité.



À l’est, nous avons la Russie, avec ses agences de sécurité superbement capables, la Garde nationale nouvellement créée, de grandes formations militaires déployées le long de ses frontières, et le plus important, une excellente compréhension de se qui se déroule en Ukraine. À l’ouest, nous avons essentiellement l’Europe de Conchita Wurst, incapable de concevoir la moindre politique (puisque tous les ordres viennent d’Oncle Sam), avec des forces militaires pour la parade, principalement hallucinées par la menace russe, avec des services de sécurité qui ne peuvent même pas faire face à l’actuel flux d’immigrants et, c’est le plus important, avec une classe dirigeante et une population qui n’ont pas la moindre idée ou compréhension de ce qui se passe en Ukraine.

La Russie a un autre immense avantage : elle contrôle déjà la Crimée et la Novorussie et a déjà développé les compétences nécessaires pour traiter des millions de réfugiés. Eh oui, alors que les dirigeants occidentaux étaient occupés à accuser la Russie de tout et à faire des promesses totalement folles aux Ukrainiens, la Russie a déjà dû absorber 1,5 million de réfugiés qui ne devaient pas seulement être filtrés contre les saboteurs et terroristes nazis, mais ensuite transférés intelligemment. Le service d’immigration a très bien travaillé aussi en transférant, par exemple, des médecins dans des régions où ils étaient nécessaires (y compris la Tchétchénie).

Tout cela pour dire que lorsque l’inévitable explosion se produira, les Européens seront les plus durement touchés et devront se démener pour faire face à la situation. À voir à quel point les élites compradores de l’UE sont incompétentes et sans idées, nous pouvons parfaitement nous attendre à ce qu’elles fassent de la situation un bordel total, comme elles font toujours, et finissent par se soucier avant tout des retombées politiques résultant du désastre.

Les Américains, protégés par l’océan Atlantique, feront comme d’habitude : fournir du leadership et du soutien, mais ne sortiront pas un seul dollar pour répondre aux mesures effectivement nécessaires pour affronter la situation. Politiquement, ils feront en Ukraine ce qu’ils ont toujours fait dans de telles situations : clamer victoire et s’en aller.

À ce stade, la situation deviendra si indéniablement mauvaise, que même les politiciens occidentaux devront sortir de leur délire confortable : ils s’envoleront pour Moscou pour obtenir des Russes qu’ils réparent ce gâchis.

Les Russes n’arrivent pas (encore une fois)

Je ne cesserai jamais de répéter que la Russie est beaucoup plus faible que la plupart des gens ne le pensent. Son territoire est immense et son armée sans doute la meilleure de la planète, mais sa population est relativement petite et son économie a du mal. Oui, l’avenir paraît brillant pour la Russie, mais actuellement elle n’a tout simplement pas les moyens de sauver (de ressusciter, réellement) l’Ukraine de ses propres mains. Même pas de le tenter.

La réalité est que même la Crimée a confronté la Russie à des défis importants. Après vingt-cinq ans de négligence totale, la Crimée a fondamentalement besoin de reconstruire la plus grande partie de son infrastructure. Le Kremlin a déversé des milliards de roubles dans de nombreux grands programmes de modernisation, comprenant un pont sur le détroit de Kertch, atrocement cher mais d’une nécessité vitale, et elle continuera à reconstruire la Crimée, en dépit des coûts énormes que cela implique. Pour finir, bien sûr, la Crimée finira par être très riche, grâce à un immense potentiel touristique, la présence d’une Flotte de la mer Noire très développée et en raison de sa situation stratégique. Mais pour l’avenir prévisible, la Crimée restera un fardeau important avec lequel la Russie devra se débattre.

La situation dans le Donbass est encore plus sombre. Si les Criméens ont été négligés, le Donbass a été presque totalement détruit. En ce moment, les Russes paient les pensions de retraite de la population locale, parce que les Ukronazis les ont volées, en violation directe des Accords de Minsk. La Russie est aussi seule à soutenir les républiques novorusses avec des programmes humanitaires, médicaux, techniques, administratifs et militaires. Tandis que les Novorusses ont fait un boulot extraordinaire en reconstruisant la plus grande partie de Donetsk et quelques autres villes, la plupart de ce qui se trouve à portée de l’artillerie des forces ukronazies est toujours en ruine et l’économie est plus ou moins paralysée. Cela ne changera pas jusqu’à ce que la paix revienne vraiment dans la région.



Ce qui est déjà tout à fait évident, indépendamment du locataire du Kremlin, de l’ampleur de la bonne volonté et du sens du sacrifice des Russes, c’est que la Russie n’a tout simplement pas les moyens de sauver l’Ukraine. Cela n’arrivera pas. En outre, les sondages montrent que la plupart des Russes sont catégoriquement opposés à une pleine réintégration de toute l’Ukraine dans la Russie. Qui pourrait les en blâmer ? Ils ne sont pas seulement profondément conscients que l’Ukraine s’est transformée en un désordre infernal et sanglant, mais que toute une génération d’Ukrainiens ont été maintenant incurablement endoctrinés avec la haine russophobe. Et franchement, la Russie n’a que faire des nazis de toute nature, même si ce sont des frères slaves ou même s’ils font partie de la même nation qu’eux.

Donc, même si demain Petro Porochenko et sa bande décidaient d’inviter les Russes à venir pour réparer ce désordre sanglant, les Russes refuseraient (voilà pour les mises en garde contre une invasion russe !). Bien sûr, il y a beaucoup d’Ukrainiens qui se font des illusions et pensent que «les Russes viendront et remettront de l’ordre», mais c’est une chimère : les Russes ne viendront pas. Au mieux, la Russie laissera la DNR et la LNR récupérer les territoires qui appartenaient à leurs régions et Marioupol serait libérée. Mais c’est à peu près tout. Et même si par miracle les chers novorusses parviennent jusqu’à Kiev, je ne les vois pas y rester très longtemps, parce que le Kremlin comprend tout à fait que s’ils prennent le reste du pays, ils devront le redresser. Finalement, la Russie sera tout simplement forcée, bien sûr, d’absorber le Donbass et d’en faire une partie de la Russie, principalement parce qu’il n’y a aucun moyen pour que le Donbass retourne jamais à l’Ukraine, mais même ce processus prendra du temps. A ce moment-là, avec la Crimée et le Donbass sous sa responsabilité, la Russie sera tout simplement débordée, incapable économiquement d’absorber tous les autres territoires (désolé, les Baltes, pas d’invasion russe pour vous non plus !).

Le problème principal

Donc les Russes ne peuvent pas se le permettre, les Européens ne peuvent rien faire et les Américains sont partis. Qu’est-ce qui se passe ensuite ?

Ce qui se passe ensuite, est que plus la situation empire, plus le besoin évident d’un effort international se manifestera. Une fois que les Russes diront aux Européens en termes sans équivoque «oubliez notre invasion, nous ne la ferons pas» (alors les Européens supplieront les Russes d’envahir !), les Européens devront retourner vers leurs maîtres américains et leur dire que l’UE connaîtra un changement de régime, à moins que quelque chose ne soit entrepris de toute urgence. À ce stade, Oncle Sam devra ouvrir sa bourse et offrir un peu d’argent réel (en supposant que le dollar soit toujours une devise viable lorsque ça arrivera). Mais même si cela arrive, je ne vois pas les principaux donateurs se mettre d’accord sur un projet ukrainien.

En termes strictement politiques, la situation la plus probable serait d’avoir une (Con)Fédération ukrainienne neutre, en quelque sorte. Vous savez – personne ne gagne, personne ne perd et nous restons tous amis. Ça sonne bien, évidemment, mais cela ne résout pas le problème principal de l’Ukraine : c’est un pays complètement artificiel et il est tout simplement trop vaste. Ajoutez à cela un niveau de corruption et une expertise dans le détournement de fonds que les Somaliens ne peuvent même pas commencer à imaginer, et vous avez un pays qui peut absorber même l’effort d’aide d’un important donateur et rester en ruine. Enfin, il y a la réalité que les gens vivant en Ukraine occidentale sont complètement différents de ceux du sud ou de l’est et que même si nous retirons les bandéristes nazis de l’équation, il n’y a pas quelque chose comme une «nation ukrainienne» avec un projet commun.

Small is beautiful

Mais imaginez que l’Ukraine unitaire soit autorisée à se diviser, sous contrôle international et, si nécessaire, sous protection militaire internationale, en plusieurs petits États. D’une part, cela impliquerait immédiatement la question de la neutralité : même si l’Ukraine occidentale rejoignait l’OTAN, la Russie ne s’en soucierait pas beaucoup. Cela résoudrait aussi le problème de la langue : non seulement chaque région pourrait choisir une, ou plusieurs, langues officielles, mais puisque ces États nouvellement indépendants seraient beaucoup plus homogènes, ils auraient beaucoup moins de problèmes à accepter une seconde langue officielle parlée par une relativement petite minorité (les grandes minorités sont habituellement vues comme des menaces, pas les petites). Un éclatement de l’Ukraine en plusieurs États indépendants pourrait aussi rendre plus facile à chaque État nouvellement créé de signer des accords bilatéraux avec ses voisins, sans avoir à obtenir l’accord de gens vivant à des centaines de kilomètres et intéressés à une série totalement différente d’accords avec leurs propres voisins. Enfin, de petits États sont beaucoup plus faciles à intégrer dans des unions plus larges (Union Européenne ou Union Economique Eurasiatique) que des très grands.

Diviser l’Ukraine présente aussi un grand nombre d’avantages pour tous les efforts de mise en place et de maintien de la paix. Par exemple, alors que je ne crois pas que les Russes voudraient envahir ou annexer la plus grande partie de l’Ukraine, même à l’est du Dniepr, je crois que les Russes seraient d’accord pour envoyer une force de mise en place et de maintien de la paix pour assurer la sécurité pendant une phase de stabilisation et de transition, à condition que cette opération soit sanctionnée par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU et qu’elle ait le soutien de tous les acteurs importants. De même, l’OTAN pourrait finalement se trouver un rôle utile en faisant la même chose à l’ouest du Dniepr (et puisque les pays de l’OTAN sont ceux qui ont armé les nazis, il ne serait que juste de leur demander de les désarmer maintenant).

Problèmes, mises en garde et risques

Bien sûr, comme pour toute autre division d’un pays, ce plan a des défauts importants et crée autant de risques qu’il offre de chances. Tout d’abord, diviser un pays, peu importe à quel point il est artificiel, ne fait que créer plus de frontières artificielles, du moins temporairement. Cela, à son tour, augmente fortement les risques de violence. Mais soyons honnêtes : l’Ukraine a déjà été divisée au moins en trois parties (le Banderastan occupé, la Novorussie et la Crimée) et une guerre civile a déjà éclaté. Ce qui reste de l’Ukraine aujourd’hui est déjà extrêmement violent et il est tout à fait clair que les choses ne vont pas s’arranger de sitôt. Nous devons donc comparer ce qui est comparable et non comparer une situation, certes mauvaise, à une autre idéalement inventée. Ceux qui s’opposent maintenant à l’éclatement de l’Ukraine auraient dû agir avant 2014 et ne pas soutenir un coup d’État destiné à se transformer en une guerre civile : Humpty Dumpty est cassé maintenant, et tout ce qui peut encore être sauvé, ce sont ses différents morceaux.



En outre, nous devons garder à l’esprit que l’Ukraine est un pays totalement artificiel, dont les frontières actuelles sont une création de Vladimir Lénine et Joseph Staline (quelque chose dont les Ukronazis évitent soigneusement de se souvenir). Donc ce n’est pas comme si nous discutions de la partition de, disons, le Japon ou la France. Enfin, je ne vois pas pourquoi certains pays sont considérés comme des candidats de choix pour une partition (la Yougoslavie par exemple), tandis que d’autres frontières de la Seconde Guerre Mondiale seraient sacrosaintes.

Certains, sans doute, m’accuseront d’être un «agent de Poutine», parce que je suggère que l’Ukraine pourrait être divisée. D’autres m’accuseront d’être un agent CIA/Mossad, parce que je suggère que l’OTAN pourrait effectivement avoir une mission légitime à l’ouest du Dniepr. Ce genre d’arguments ad hominem font partie du métier et j’ai appris depuis longtemps à les ignorer. Tout ce que je répondrai à ces accusations, est que tandis que je mets 100% du blâme pour le désastre en Ukraine sur l’Empire anglosioniste, je vois aussi que c’est devenu aujourd’hui un problème commun, qui se transformera bientôt en une menace commune qui exigera une solution commune. Je ne vois personne capable de ramener la loi et l’ordre à l’est du Dniepr, à part la Russie. De même, puisque la Russie n’acceptera pas de porter la totalité du fardeau ukrainien tout seule, je ne vois tout simplement pas d’autre force militaire à part l’OTAN, qui soit capable de ramener la loi et l’ordre à l’ouest du Dniepr (en passant – j’utilise le Dniepr comme une frontière abstraite pratique, mais en réalité cette séparation devra être acceptée par toutes les parties).

Donc l’idée d’une partition contrôlée de l’Ukraine est-elle mauvaise ?

Oui, tout à fait. C’est une idée terrible.

Mais je n’en vois pas de meilleure.

Et vous ?

The Saker

Article original paru sur The Unz Review


Note du Saker Francophone


Vous pouvez retrouvez des informations sur la situation en Ukraine avec des mises à jour régulière sur le site d’Erwan Castel, un volontaire pour le Donbass et ancien militaire français, alawata-rebellion.blogspot.frhttp://alawata-rebellion.blogspot.fr

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par nadine pour le Saker francophone

source: http://lesakerfrancophone.fr/le-cas-de-la-partition-de-lukraine

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mar 20 Sep - 17:15

Entretien avec Petro Simonenko : le Donbass, la Russie, l’OTAN et les travailleurs (2ème partie)



« Je pense que nous devons, avec la communauté internationale toute entière, condamner une politique qui ne fait qu’accroître la tension, une politique qui menace l’intégrité territoriale des États, une politique de double standard, quand ceux qui parlent de certaines valeurs les foulent eux-mêmes aux pieds. Je suis convaincu que ce n’est qu’à cette condition que nous aurons dans le monde davantage de responsables politiques qui se battent vraiment pour la paix au lieu de ne parler de paix que pour s’enrichir en vendant des nouveaux systèmes d’armement et en militarisant telle ou telle région. » (P.Simonenko)

Pour lire la 1ère partie de l’entretien : http://www.investigaction.net/entretien-avec-petro-simonenko-le-processus-de-fascisation-et-de-de-communisation-de-lukraine-1ere-partie/ - See more at: http://www.investigaction.net/entretien-avec-petro-simonenko-le-donbass-la-russie-lotan-et-les-travailleurs-2eme-partie/#sthash.cH6yOzsA.dpuf

Raffaele Morgantini : Pourriez-vous nous parler un peu de la situation politique, économique et militaire dans l’est de l’Ukraine, dans les républiques populaires de Lougansk et Donetsk ?

Petro Simonenko
: Je voudrais d’abord souligner que le Donbass est une région industrielle économiquement très importante. La région de Donetsk assurait à elle seule 25 % du PIB de l’Ukraine. Elle produisait jusqu’à 100 millions de tonnes de charbon par an. C’est aussi un énorme complexe métallurgique. Sur les 13 usines métallurgiques qui existaient en Ukraine, la région de Donetsk en comptait sept. Sur le plan énergétique, la plus grande centrale thermique d’Europe se trouve dans la région de Donetsk. Le gros de la flotte de la mer d’Azov, la plus grande industrie mécanique, l’industrie chimique, tout cela en fait une énorme région industrielle. Elle constituait également un important facteur d’intégration aussi bien pour les entreprises de l’Ukraine, à l’intérieur, que pour la coopération extérieure avec d’autres entreprises et d’autres pays. Cela permettait d’avoir des productions concurrentielles. Les événements du Donbass portent donc un coup très sérieux au potentiel économique de l’Ukraine. Si cette région était autonome, ce potentiel suffirait à assurer le financement de tous les programmes sociaux pour les habitants du Donbass. Deuxièmement, il faut tenir compte du fait que les actions militaires menées par le pouvoir de Kiev ont commencé quand Donetsk a demandé, après Maidan, qu’un référendum soit organisé en Ukraine, que le russe soit déclaré seconde langue officielle du pays et que les problèmes de décentralisation du pouvoir soient résolus en Ukraine. Il s’agissait d’aboutir à ce que tout ce que le Donbass gagne serve en priorité au développement de sa propre région. En réponse à ces demandes, le nouveau gouvernement de Kiev arrivé au pouvoir après le coup d’Etat a envoyé dans le Donbass plus de mille tanks et plus de 50 000 soldats et officiers en service dans l’armée pour lutter contre tous ceux qui s’étaient prononcés en faveur de ces demandes. La guerre a avant tout détruit le potentiel économique. Voyez les communiqués: des obus tombent sur une usine de coke, détruisant une source d’approvisionnement de l’industrie métallurgique. Des bombes tombent sur une mine : des gens meurent et la mine cesse de fonctionner, ce qui entraîne l’arrêt des centrales thermiques et il n’y a plus de charbon pour produire du coke destiné à la métallurgie. Des obus tombent sur une usine chimique située en pleine ville, produisant une explosion colossale et dispersant les produits chimiques qui du coup menacent la vie de la population. Il y a aussi la question de la coupure de l’approvisionnement de cette région en gaz, qui a du être assuré à partir de la Russie par d’autres canaux. Le fait également que le pouvoir ukrainien ait cessé de financer les programmes sociaux et de payer les retraites. Tout cela frappe naturellement très durement l’économie locale. Sur le plan politique, il est clair que Kiev ne veut pas négocier avec les gens qui ont pris la tête des protestations dans le Donbass, mais si l’on veut arrêter la guerre il faut s’asseoir à la table des négociations avec les représentants du Donbass. Nous, communistes, c’est exactement ce que nous avons proposé. A ce propos, avant même que n’éclate cette guerre, en décembre 2013, j’avais mis en garde aussi bien Yanoukovitch, qui était alors Président de l’Ukraine, que les opposants d’alors, qui sont maintenant au pouvoir. Je leur avais dit qu’il fallait d’abord s’asseoir à la table des négociations et aborder tous les sujets qui préoccupent les citoyens de l’Ukraine et trouver des moyens pacifiques de les résoudre. Je leur avais proposé d’écarter du Maïdan tous les groupes criminels qui avaient été d’une manière ou d’une autre impliqués dans les mécanismes de résolutions des conflits mis en place par les oligarques qui s’affrontaient. Sur le plan géopolitique, on peut considérer qu’il y a désormais une nouvelle Transnistrie sur le territoire de l’Ukraine. Quant à savoir comment la situation va évoluer, tout dépendra de l’application des accords de Minsk, qui déboucheront ou pas sur une solution. A mon avis, compte tenu de la nature du régime en place et de la composition actuelle du parlement, les accords de Minsk ne seront pas respectés. Sur le plan social, il est évident que le peuple de l’Est du pays souffre. Il est passé à un autre système monétaire, dans la zone rouble, et il a adopté ses propres lois pour tenter de résoudre les problèmes de la vie quotidienne des citoyens. Sur le plan militaire, on s’est efforcé de faire croire à l’opinion publique internationale qu’il s’agissait d’une agression de la Russie contre l’Ukraine. Chacun a son point de vue à ce sujet, mais je voudrais simplement que l’on écoute aussi le mien et que l’on tente de répondre à la question suivante: S’il s’agit d’une agression russe, comme le prétend le pouvoir ukrainien, pourquoi celui-ci dès lors n’a-t-il pas déclaré que l’Ukraine se trouve en état de guerre avec la Russie ? Pourquoi n’a-t-il pas annoncé la mobilisation générale, la rupture des relations diplomatiques et, naturellement, déclaré la guerre contre l’agresseur ? Rien de tout cela ne s’est produit. Au moment même où l’Europe mène une politique contre la Russie sous prétexte qu’elle serait l’agresseur, l’Ukraine reçoit du gaz de Russie; elle a un système énergétique unique avec la Russie; non seulement elle ne rompt pas les relations diplomatiques mais elle envoie des gens travailler en Russie, dont elle reçoit par ailleurs du combustible nucléaire pour ses centrales; mais elle a perdu l’essentiel du marché qu’elle avait en Russie. Je voudrais donc une fois encore insister sur le fait que les problèmes dont vous parlez existent, entraînant des pertes sur les plans politique, économique et social, mais la solution de tous ces problèmes est possible si le pouvoir de Kiev applique sérieusement les accords de Minsk.

On constate un accroissement de la tension militaire le long de la frontière entre la Russie et des pays de l’OTAN comme la Pologne et les pays baltes et l’Ukraine également. Comment pensez-vous que l’on puisse réduire ces tensions ?[/b]

A ce sujet, je voudrais nous renvoyer tous à l’Histoire. Quand l’Union soviétique a été détruite à la suite de la trahison de Gorbatchev, il avait été convenu que le Pacte de Varsovie disparaîtrait et que l’OTAN en ferait autant à terme mais qu’en attendant elle ne s‘étendrait pas vers l’Est. Comme nous le voyons, après la disparition de l’Union soviétique et du système socialiste, les Etats de l’Europe de l’Est ont pratiquement tous rejoint l’OTAN. Tous les accords conclus ont donc été violés par ceux-là mêmes qui les avaient signés et qui ont tout fait depuis pour élargir l’OTAN vers l’Est. La disparition du Pacte de Varsovie n’a pas changé l’agressivité de la politique de l’OTAN. Je voudrais faire remarquer que l’on avait beaucoup critiqué l’intervention de l’Union soviétique en Afghanistan, mais depuis combien de temps les Etats-Unis et les forces de l’OTAN font-ils la guerre en Afghanistan ? Depuis plus de dix an déjà, plus que ne l’avait fait l’URSS. Tout cela pour dire que nous ne devons pas être naïfs et que lorsqu’un responsable politique dit qu’il va faire quelque chose, il doit le faire. En l’occurrence, je vois que les responsables politiques de l’OTAN, et singulièrement les Etasuniens, qui sont ceux qui définissent la doctrine de l’OTAN, refusent aujourd’hui de prendre leurs responsabilités. Et si le système de défense anti-missiles et ses bases sont déployées à l’est de l’Europe, en Pologne, en Roumanie ou ailleurs, il est évident que cette situation déséquilibrée ne pourra pas durer. Tous les États veulent pouvoir se défendre contre tout risque d’agression et ce n’est pas en faveur de la paix que les bases de l’OTAN s’étendent vers l’Est. Non seulement les Etats-Unis d’Amérique n’ont liquidé aucune de leurs bases qui encerclaient alors l’Union soviétique mais ils les ont renforcées. Ces bases qui étaient dirigées contre l’URSS ont subsisté dans le nouveau panorama économique et politique et sont maintenant dirigées contre la Russie. Il y a toujours eu en Europe un axe de la Baltique à la Mer Noire contre la Russie. Prenez par exemple ce nouvel axe avec participation du président ukrainien : il a une structure essentiellement antirusse. Il constitue un instrument redoutable pour diviser les peuples slaves et c’est malheureusement ce qui est en train de se produire. Tout cela bien entendu ne contribue en rien à faire baisser la tension, mais au contraire à l’accroître. Par ailleurs, les nouveaux armements qui ont été mis au point inquiètent beaucoup de monde, car il s’agit au fond d’armes de destruction massive. Certes, la menace du terrorisme et des organisations terroristes existe, mais nous devons nous demander qui est responsable de leur apparition et qui les a utilisés et comment. Qui a engendré Al Qaeda, qui a formé idéologiquement ceux qui constituent aujourd’hui la structure de l’Etat islamique ? Je pense que nous devons, avec la communauté internationale toute entière, condamner une politique qui ne fait qu’accroître la tension, une politique qui menace l’intégrité territoriale des États, une politique de double standard, quand ceux qui parlent de certaines valeurs les foulent eux-mêmes aux pieds. Je suis convaincu que ce n’est qu’à cette condition que nous aurons dans le monde davantage de responsables politiques qui se battent vraiment pour la paix au lieu de ne parler de paix que pour s’enrichir en vendant des nouveaux systèmes d’armement et en militarisant telle ou telle région.

Que se passe-t-il dans les tribunaux en Ukraine ? Luttent-ils contre les nazis ? Et qu’en est–il des vieilles revendications de travailleurs ?[/b]

Je dois d’abord rendre hommage aux syndicats français qui luttent contre la nouvelle loi sur le travail. De la même manière, le pouvoir de Kiev tentait depuis plusieurs années à introduire un nouveau code du travail. Quand le Parti communiste avait un groupe parlementaire nous avons tout fait pour éviter l’adoption de ce code. Aujourd’hui il a été adopté en Ukraine. C’est la raison pour laquelle je soutien la lutte des syndicats et des travailleurs français pour la défense de leurs droits. Je voudrais préciser à ce sujet que les réformes en Ukraine ont avant tout été introduites dans le but de mettre la main sur des biens. Dans pratiquement 90% des cas il s’agissait de propriétés privatisées. Il n’en est résulté aucune augmentation de l’efficacité économique. De nombreuses entreprises ont cessé d’exister. Les structures syndicales ont été détruites de manière délibérée pour que les ouvriers ne puissent pas défendre leurs droits et pour que les propriétaires engrangent des superprofits. Cette destruction des syndicats visait en effet à les faire disparaître de l’Ukraine en tant que structure de défense des droits économiques et sociaux des travailleurs. Et plus, il y a des chômeurs en Ukraine, plus c’est avantageux pour le capital et pour les patrons, car plus les salaires sont bas plus il leur est facile de spéculer sur la baisse des salaires et de réduire les prestations sociales. Aujourd’hui, en Ukraine, les syndicats sont anéantis. Les rares qui existent encore se trouvent sous le contrôle du grand capital et des patrons et, bien sûr, ils ne luttent pas pour les droits des travailleurs. Je considère donc comme de mon devoir de résister. C’est ce que je fais dans le cadre de la Fédération mondiale des syndicats et avec son Secrétaire général. Nous avons discuté de ces questions et ils m’ont invité à participer en octobre à leur plus important forum, qui se tiendra en Afrique. J’y participerai volontiers pour y donner mon point de vue sur les causes de la disparition des syndicats en Ukraine et sur les raisons pour lesquelles les droits des travailleurs n’y sont actuellement plus défendus. Nous menons une lutte politique en faveur de l’unification de la classe ouvrière pour la défense de ses droits, en particulier du droit au travail et du droit à un salaire digne.

Source : Investig’Action
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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Lun 7 Nov - 2:32

Ukraine : N. Vitrenko dénonce un putsch néonazi poussé par l’OTAN

Entretien avec Natalia Vitrenko, présidente du Parti socialiste progressiste d’Ukraine. Cette opposante à Ianoukovitch dénonce fermement le péril néonazi qui menace l’Ukraine depuis que l’UE et les Etats-Unis ont légitimé et rendu incontrôlable l’extrême droite ukrainienne.


Ukraine: un putsch néonazi poussé par l'OTAN par Solidarite_et_Progres

Source : Solidarité & Progrès

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mar 15 Nov - 10:45

L’Ukraine poursuit sa fuite en avant suicidaire dans le Donbass alors que la situation internationale se retourne contre elle



Avec 5118 bombardements effectués contre la République Populaire de Donetsk (RPD) la semaine passée, un blocage complet de la mise en œuvre des accords de Minsk et une tendance toujours à la hausse de ses bombardements, l’Ukraine semble donc bien avoir décidé de jeter la résolution pacifique du conflit à la poubelle.
Dans ce contexte, les entraînements d’avions de combats ukrainiens près de la ligne de front du côté de la République Populaire de Lougansk (RPL), en violation totale des accords de Minsk, et l’accumulation de nouvelles armes lourdes sur l’ensemble du front, font craindre le pire.
Les rares baisses du nombre de bombardements sont suivies immédiatement après d’une hausse vertigineuse (l’avant-dernière a été marquée par une hausse de 200 % des bombardements le jour d’après, faisant craindre de nouveaux chiffres en hausse pour demain) :





Et alors que ces bombardements avaient fait deux morts et sept blessés la semaine passée en République Populaire de Donetsk, et un mort et un blessé en République Populaire de Lougansk, deux soldats de la RPD sont morts ces dernières 24 heures, alourdissant le bilan humain. Il faut aussi y ajouter ce jeune Ukrainien de 16 ans, qui est mort, tué par l’armée ukrainienne alors qu’il essayait d’entrer en République Populaire de Donetsk hors des points de passage autorisés.
Des crimes qui se rajoutent à la liste interminable des crimes de l’armée ukrainienne, pour lesquels quatre nouveaux commandants d’unités des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) sont désormais poursuivis par le comité d’enquête russe sur les crimes de guerre de l’armée ukrainienne dans le Donbass, portant actuellement à 14 le nombre de commandants poursuivis, auxquels il faut rajouter plusieurs officiels ukrainiens comme le ministre de la Défense actuel et son prédécesseur.
En parallèle, en République Populaire de Donetsk, Alexander Zakharchenko, a donné les noms de trois des organisateurs de l’assassinat du commandant Motorola, parmi lesquels les chefs du SBU des régions de Donetsk et Lougansk. Une annonce faite quelques jours avant l’arrestation par les services de sécurité de la RPD de six membres du groupe Misanthropic Division à Donetsk. Ce groupe, ouvertement nazi, avait revendiqué l’assassinat de Motorola.
Des crimes contre la population de la RPD auxquels il faut ajouter ceux commis dans la partie du Donbass occupée par l’armée ukrainienne. Ainsi, les résidents de Shirokino se plaignent du maraudage et des vols commis par les soldats de la 36e brigade de marine des FAU dans leurs maisons. Dans la localité d’Orlovskoye, les soldats de la 56e brigade mécanisée ont tué un civil.
Et le commandant de la 92e brigade mécanisée n’a pas réussi à cacher au public le fait qu’un de ses soldats avait violé une mineure dans la localité de Novotroitsk, ce qui a obligé les autorités à lancer des poursuites pénales contre ce soldat (sans cela cette affaire aurait purement et simplement été étouffée comme les nombreuses autres qui ont eu lieu régulièrement dans le Donbass occupé depuis le début du conflit).
À cause de tous les crimes, tortures, viols, vols, arrestations arbitraires et intimidations diverses opérées par les soldats de l’armée ukrainienne venue prétendument libérer le Donbass, il n’y a rien d’étonnant à ce que la population soit de plus en plus remontée contre cette même armée. Un ressentiment qui va jusqu’à la haine, et donne à certains le courage de défier de plus en plus ouvertement les autorités de Kiev.
Ainsi, les résidents de la région de Kherson, près de la frontière avec la Crimée, ont exprimé leurs remerciements à la Russie et à Vladimir Poutine, malgré les menaces reçues par les nationalistes et le SBU, pour le gaz fourni à une localité privée de chauffage et à qui Kiev avait interdit de demander du gaz à la Russie. Refusant de laisser la population mourir de froid cet hiver, la Russie a promis de faire passer du gaz via la péninsule de Crimée jusqu’en mars. C’est déjà la deuxième fois que la Russie vient à la rescousse de cette localité ukrainienne, dont le problème d’approvisionnement en gaz n’a pas été réglé par les autorités ukrainiennes, qui sont prêtes à laisser leur population mourir de froid juste pour rester dans leur posture anti-Russe.
Une posture qui va devenir de plus en plus compliquée à tenir, alors qu’après l’élection de Trump, c’est la Moldavie et la Bulgarie qui viennent d’élire des présidents pro-Russes, qui se sont tous les deux positionnés pour la reconnaissance de la réintégration de la Crimée au sein de la fédération de Russie, et pour la levée des sanctions en ce qui concerne le président bulgare.

Une situation qui n’arrange pas du tout l’Ukraine empêtrée dans une situation interne de plus en plus difficile, et des manifestations à répétition. Ainsi, demain, une manifestation des déposants floués par des banques insolvables est prévue à Kiev. Les autorités ont décidé de fermer une des artères principales et la police et la garde nationale ont été mises en état d’alerte dès aujourd’hui pour assurer la sécurité dans le centre de la capitale. Et le 17 novembre ce sont les syndicats qui comptent défiler avec 50 000 personnes vers la Verkhovna Rada pour demander des hausses de salaire et la baisse des charges communales.
Alors que la hausse des tarifs de chauffage risque de provoquer encore plus de manifestations, les autorités de Kiev ont mis sur pied un comité spécial chargé de gérer ce risque de nouveau Maïdan. Ainsi en cas de manifestations importantes il est prévu d’empêcher les transports de manifestants d’entrer à Kiev, d’empêcher toute installation de tentes dans la ville, et de faire appel si nécessaire à des unités de volontaires (en clair des unités du même genre que les bataillons nazis présents dans le Donbass) pour maintenir l’ordre.
Une situation qui amène de plus en plus de personnes à se dire que l’Ukraine risque bien de sombrer totalement à l’instar de Saakashvili, l’ex-gouverneur d’Odessa, qui a déclaré que le pays était désormais le plus pauvre d’Europe et que s’il continuait sur sa lancée, le pays disparaîtrait bientôt.
Quant au Donbass, de plus en plus de voix se font entendre pour une intégration de ce dernier à la fédération de Russie, comme l’a fait la Crimée il y a deux ans. Ainsi, il y eu cette discussion que Sergeï Chargounov a eu avec le chef de la RPD, Alexander Zakharchenko, durant laquelle ce dernier a exprimé l’attachement du peuple du Donbass à la Russie et son souhait de rentrer à la maison :
« Nous, Russes, nous battons ici pour la troisième année. Ce sont des Russes qui vivent ici et nous voulons retourner à la mère patrie, nous voulons retourner en Russie. »
Suite à cette discussion, Sergueï Chargounov, qui est écrivain et député de la Douma russe, a décidé de proposer une loi permettant aux résident des deux républiques populaire du Donbass de pouvoir recevoir des passeports russes. Si cette loi était votée, cela changerait radicalement la situation des habitants de la RPD et de la RPL, et permettrait de mettre fin au blocus administratif imposé au Donbass par Kiev. Mais ce serait aussi signer la fin de l’Ukraine telle qu’elle existe actuellement, en menant de fait petit à petit à la scission inévitable du pays.
Une scission dont les autorités de Kiev porteront la responsabilité, pour avoir mis en place un blocus de la région, ainsi que pour avoir refusé de négocier et de mettre en œuvre une solution pacifique au conflit dans le Donbass. Décidée manifestement à résoudre ce conflit par la violence, l’Ukraine vient de signer sa mort en tant qu’état.
Christelle Néant
source
:https://dnipress.com/fr/posts/lukraine-poursuit-sa-fuite-en-avant-suicidaire-dans-le-donbass-alors-que-la-situation-internationale-se-retourne-contre-elle/ Visitez l'article source pour consulter les nombreux liens

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 23 Nov - 1:15

L’Ukraine saute à pieds joints dans le gouffre : terrorisme d’état contre la Russie et chaos à Kiev pour l’anniversaire du Maïdan



par Christelle Néant (son site)
mardi 22 novembre 2016


La nouvelle qui est tombée hier soir alors que les manifestations des groupuscules nazis ukrainiens dans le centre de Kiev étaient diffusées en direct, semble surréaliste : le SBU (Service de Sécurité Ukrainien) a enlevé deux soldats russes en Crimée avant de leur faire illégalement passer la frontière vers l'Ukraine.

À l'incrédulité première, succède la colère et l'incompréhension devant une provocation aussi débile que suicidaire. Les multiples tentatives infructueuses d'attentats en Crimée par les forces de sécurité ukrainiennes ne semblent plus suffire à Kiev. La volonté russe de ne pas jeter de l'huile sur le feu, et de régler ces tentatives de manière légale en poursuivant simplement les exécutants, ont été prises pour de la faiblesse, et le SBU a donc décider d'aller plus loin dans la bêtise la plus crasse.

« Le 20 novembre aux environs de 13h00, heure de Moscou, des agents du SBU ont illégalement interpellé et emmené de Crimée en Ukraine, dans l'oblast de Nikolaïev, deux militaires russes : l'adjudant Maxime Odintsov et le sergent Alexandre Baranov », a déclaré le ministère russe de la Défense.

Les autorités ukrainiennes essayent semble-t-il de fabriquer de toutes pièces une procédure pénale contre ces deux soldats en leur collant sur le dos des crimes imaginaires contre l'Ukraine. Pour ce faire, le ministère russe de la Défense n'exclut pas que le SBU puisse avoir recours à la torture :

« Il n'est pas exclu, qu'afin d'obtenir les aveux nécessaires, une pression psychologique et physique soit exercée sur les militaires russes. Nous considérons les actions des services de sécurité ukrainiens envers les ressortissants russes comme une brutale provocation et exigeons leur retour immédiat sur le territoire russe », a déclaré le ministère de la défense.

La patience des autorités russes est grande, mais elle a ses limites. Et à jouer avec cette limite, les autorités ukrainiennes, qui cherchent ainsi à obtenir une intervention armée de la Russie sur son territoire, pourrait bien ne pas aimer du tout la réponse forcément asymétrique que le président russe Vladimir Poutine va leur concocter.

Interrogé sur cet enlèvement, le SBU s'est contenté de commenter l'incident en déclarant que les deux soldats en question étaient auparavant des soldats ukrainiens :

« Il s'agit de deux anciens soldats ukrainiens, qui ont changé d'allégeance », a déclaré le SBU, sans donné aucun autre détail.

Une excuse bien faible pour justifier un crime pareil, qui s'inscrit dans la droite ligne de la politique de terrorisme d'état pratiqué par les autorités de Kiev mises en place suite au coup d'état du Maïdan.

Un coup d'état qui avait commencé il y a trois ans. Un anniversaire marqué par plusieurs centaines de manifestations dans le centre de Kiev, dont celles des groupuscules nazis comme Azov et Secteur Droit (Pravyi Sektor). Une « Journée de la dignité et de la liberté » qui s'est transformée en affrontements violents entre les manifestants et la police, lors de plusieurs interpellations d'activistes radicaux qui voulaient faire brûler des pneus.

Des violences qui ne se sont pas limitées aux policiers, les manifestants ayant attaqué plusieurs bâtiments du centre ville dont une succursale de la banque russe Sberbank. Des dégradations pour lesquelles personne n'a été arrêté (tiens donc, pourquoi ?), et qui n'ont heureusement pas fait de victimes.


La Russie n'interviendra pas militairement en Ukraine, elle n'offrira pas à l'OTAN le prétexte qu'elle cherche pour déclarer une guerre de grande envergure. Mais la Russie va très certainement laisser l'Ukraine s'enfoncer dans le chaos sans rien faire pour l'arrêter, ou lui donner un coup de pouce pour accélérer le processus, afin de laisser l'Union Européenne goûter aux joies du terrorisme « made in Ukraine » quand celui-ci commencera à sortir de ses frontières pour se répandre sur le continent européen.

À tous les contribuables européens et américains qui payent par leurs impôts ce terrorisme d'état : réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard. Après il ne sera plus temps de crier au loup, lorsque l'Ukraine se comportera avec l'Europe comme elle le fait avec le Donbass ou la Russie.

Christelle Néant

Source : Agoravox



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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Lun 28 Nov - 0:55

Les experts ont parlé - Pas de nazis en Ukraine



Qu'on se s'étonne plus des "nettoyages" dans le Donbass
( http://www.youtube.com/watch?v=N2FKW1... ) car...

Pendant plusieurs semaines, de multiples "penseurs" et de multiples "expertes" sont venus nous convaincre que les partis dits "nationalistes" ukrainiens (ayant sous leur contrôle les organes clés du pouvoir, encore à ce jour) sont modérés, inoffensifs et même bénéfiques. Bref, les "nationalistes" ukrainiens pourraient presque nous donner des leçons de démocratie à nous, français dangereusement eurosceptiques ou simplement trop réacs"!



Note insérée le 31/03/15: Vous découvrirez, entre autres, dans cette vidéo, qui est Dmitry Yarosh, récemment proposé pour le poste de ministre de la défense! http://www.les-crises.fr/actu-ukraine... (vers milieu du billet, le reste étant tout aussi recommandé pour la lecture). Vous constaterez aussi par cette dénonciation ironique de A.Shariy qu'un an après, la ligne n'as pas dévié: http://www.youtube.com/watch?v=RD_Jq2... .

Depuis un an, quel est donc le programme dans nos médias?
Haine systématique des Russes, rejet de toute responsabilité sur la Russie quant à l'état catastrophique actuel de l'Ukraine, refus d'admettre que les néonazis ne sont pas apparus subitement face à "la menace russe" (l'arlésienne), nos cuistres ne reculent devant rien: Négationnisme, reconnaissance explicite envers les néonazis, implication personnelle et convaincue pour plaider la cause du parti Svoboda et de son aile armée Praviy Sektor, et comble du culot: Culpabilisation voilée des peuples eurosceptiques qui seraient "moins modérés" que Svoboda. Peu importe les compromissions, le tout est de proclamer avec aplomb!

C'est la première fois qu'on peut discerner avec autant de clarté combien la mouvance atlantiste-européiste (appelée aussi parfois mondialiste), qui gouverne l'UE et notre gouvernement fantoche, a une relation très particulière avec le fascisme: Ce mot fut utilisé durant des années en France pour nous épouvanter à tout bout de champ, nous ramener dans le programme européiste et nous maintenir dans le libre échange. Mais aujourd'hui, ce mot est devenu "un terme soviétique" (sic) car la dénonciation du fascisme ukrainien, bel et bien puissant et actif, serait contraire aux intérêts des maîtres de l'UE: Les USA. Et peu importe les victimes de ce fascisme, on dira... que c'est de la faute de la Russie.

Questions à méditer à propos du coup d'Etat:

* Comment réagirait tout gouvernement européen face à
l'installation permanente d'une manifestation de type
"bonnets rouges" face à l'Elysée, avec mise en place de
catapultes, constructions de barricades, et préparation
de cocktails molotov?

* Comment serait considérée l'intervention de politiciens
étrangers venus soutenir le groupe?

* Etes vous au courant des lois régissant le droit de
manifester en France? Quelles étaient les "lois
liberticides" de Ianoukovitch à ce sujet?
(Réponse: Les mêmes)

* Qui étaient les snipers qui ont tué aussi bien des
policiers que des manifestants? (Action logique pour
se maintenir au pouvoir?)
A ce sujet: https://www.youtube.com/watch?v=3_t_x...
Et: https://www.youtube.com/watch?v=aUjL3...

Documentation plus avancée (lectures):

* Les sinsitres "exploits héroïques" de l'UPA / l'OUN
(glorifiées de nombreuses fois par les "nationalistes"
dans la vidéo, Praviy Sektor et Svoboda)
http://www.les-crises.fr/le-sort-des-...
http://www.les-crises.fr/le-sort-des-...

* Svoboda et Odessa, c'est aussi çà:
http://www.les-crises.fr/svoboda-c-es...

* La contamination des partis supposés "modérés"
(et la supposée innocence de Timochenko):
http://www.les-crises.fr/le-parti-pat...
http://lesmoutonsenrages.fr/2014/06/2...

* La sinsitre complicité de l'UE:
http://www.les-crises.fr/responsabili...

* Le plan des USA (bien moins noble que ce qui est avoué...):
http://www.les-crises.fr/les-etats-un...
http://lesmoutonsenrages.fr/2014/06/2...

Ajout récent (24/06/15) - Tout continue comme avant, mais parfois çà se voit trop:
http://www.youtube.com/watch?v=cmpe8V...
http://www.youtube.com/watch?v=iP3DaG... .

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Jeu 1 Déc - 2:47

Bonsoir mes frères & sœurs Very Happy
Décidément les médias atlantistes n'en ratent pas une... Comment osent-ils passer la brosse à reluire pour un gouvernement de fantoche pareil ? Pro nationaliste, pro nazi et qui ose vouloir donner des leçons aux autres ?! C'est bien connu les cons ça osent tout et....Vous connaissez la suite ! C'est juste à vomir pale
Akasha.


L'Ukraine éduque l'Europe? (UE, visas, félicitations) ...



Cette semaine Euronews s'est fendue d'une véritable ode à l'Ukraine post-maïdan et à son président, abordant le thème du régime sans visas et des "standards européens"... Après avoir vu cette vidéo, le terme "standard européen" vous donnera des nausées. Et surtout lorsque vous entendrez Porochenko se permettre de mépriser les eurosceptiques et d'attirer notre attention sur des... nationalistes...

En effet, en parallèle avec ce qui est affirmé, un florilège du "meilleur" des hommes politiques ukrainiens (membres du gouvernement et journalistes encore en exercice) s'imposait. SOURCES 100% UKRAINIENNES post-maïdan!



Comment nos "experts" nous avaient embrouillés à l'époque:
http://www.youtube.com/watch?v=cE5zJ7... .
Pour revenir plus en détails sur les trois dernières années de la crise ukrainienne: http://www.youtube.com/playlist?list=... .

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mar 17 Jan - 2:49

Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 14 janvier 2017



Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Eveil Français TV, vous propose désormais une rétrospective en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.



Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire de l’année effectué le samedi 14 janvier 2017 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’20 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne de la semaine écoulée
04’12 » – Nouvelles armes lourdes déployées sur le front
05’38 » – Nouvelles attaques et crimes de guerre de l’armée ukrainienne
09’58 » – Nouvelles désertions et affrontements au sein de l’armée ukrainienne
10’48 » – Pertes parmi les soldats ukrainiens à cause de leur incompétence
12’22 » – Bombardement d’un village en pleine distribution d’aide humanitaire
13’24 » – L’armée ukrainienne bombarde un village situé dans la zone qui est sous son contrôle et l’OSCE cache l’origine des tirs

SITUATION POLITIQUE
15’18 » – Savtchenko s’immisce dans le processus de Minsk

DIVERS
19’54 » – Arrestation de deux journalistes néerlandais venus enquêter sur le crash du MH17 à leur retour du Donbass

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
22’41 » – L’ex-premier ministre ukrainien lance l’idée d’un gouvernement ukrainien en exil

PENDANT CE TEMPS LA À KIEV
23’20 » – La première vice-présidente du parlement ukrainien se ridiculise sur Facebook

25’30 » – Conclusion


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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Lun 23 Jan - 1:52

Cachez ces nazis que nous ne saurions voir… en Ukraine



L'incurie des médias français en la matière a été terrible, le seul journaliste français du système, Paul Moreira, qui s'était lâché en montrant l'ampleur de la présence de néonazis, dans la Révolution du Maïdan, dans l'armée ukrainienne (11 bataillons spéciaux, type SS), sans parler du gouvernement, de la Rada, des administrations ministérielles ou régionales, fut lynché littéralement par ses confrères dans une pitoyable lettre ouverte publiée dans les lignes de l'Obs au début de 2016. Tous ces « correspondants » français, à Kiev et Moscou, dont certains ont vu de tellement près les fameux néonazis, qu'ils en vantèrent les mérites, comme le triste Stéphane Siohan à propos des bataillons Donbass et Aïdar, sont coupables à différents degrés de désinformations auprès du public français et plus largement international.

Ils étaient 18 à humilier la profession qu'ils n'exercent de toute façon plus dans son éthique (si jamais ils l'ont un jour exercé), conscients ou non par ailleurs, qui ont passé sous silence ces nazis. Citons parmi les signataires ou non, grands désinformateurs devant l'éternel de l'opinion publique en France, Gulliver Cragg de France 24, les tristes Sébastien Gobert (ayant refusé de rencontrer les prisonniers politiques torturés en Ukraine, ou de rencontrer les civils dans les caves sous les bombardements), Paul Gogo faisant du journalisme corbeau de diffamation (Libération), ou encore Elena Volochine, de son vrai nom car elle se cache, Ackerman, fille de la trop fameuse Gallia, pour tenter de cacher la vraie nature de son travail, qui n'hésita pas dans le Donbass à se livrer à des montages de fakes pour discréditer les insurgés.

Au-delà de ces journalistes, en fait tout simplement des criminels de l'information, nous vous proposons dans une nouvelle rubrique de vous présenter dans le temps quelques-uns des gens importants de l'Ukraine qu'ils ont omis de vous présenter. Ces néonazis qu'ils ne veulent pas montrer pour éviter d'avoir à dire que la France a supporté le mauvais camp, et pire, le camp des criminels de guerre, des bourreaux et des assassins, nous allons vous les montrer. Aujourd'hui Andrey Denisenko.

Andrey Denisenko, né en 1973 à Dnipropetrovsk, diplômé de la Faculté d'Histoire de sa ville natale (1995), représentant pour l'OSCE dans sa région (2004), les connections européennes de cet homme sont donc très claires, membre de différents groupes nationalistes (Narod Ryci, Réformes et Ordre, Grad), il prit des positions précoces pour la suppression de tous les symboles de l'époque soviétique, communistes, ou historiques rappelant la période (2000). il lança un débat pour renommer sa ville jugeant son nom « trop russe », déjà dans l'idée de répressions ethniques contre une partie de la population de l'Ukraine. Il fut membre du Parti néonazi Svoboda (2011-2014), accusé d'avoir rejoint un groupe ayant jeté un cocktail molotov à la porte du domicile d'un opposant à son idéologie (8 octobre 2013).

Après le Maïdan, la justice a repoussé les accusations d'attaques terroristes qu'il aurait mené lui et ses compères dans toute la région de Dnipropetrovsk, Kharkov et Zaporojie durant la Révolution brune (11 mars 2014). Chef de la section régionale de Dnipropetrovsk du Parti néonazi Pravyi Sektor (février 2014), il participa activement à la levée et la formation des premiers bataillons spéciaux levés dans la région dont Dniepr-1, bataillon qui se livra à des crimes de guerre. Il fut élu député à la Rada (2014), pour son Parti et dans le sein d'une alliance avec le Bloc Petro Porochenko, preuve de l'accointance entre le pouvoir ukrainien et les milieux néonazis qui firent la révolution pour lui.

Il demanda la vérité (février 2015) sur l'assassinat de Georgy Gongadze (2000), l'un des Héros de l'Ukraine. Il désavoua la politique « trop molle » de Porochenko et quitta le bloc (8 avril 2015), pour entrer dans le Parti Oukrop, également auteur d'un projet de loi visant à frapper juridiquement de diverses interdictions tous les anciens politiques nationaux et régionaux communistes de l'Ukraine (mai 2015). Magnifique exemple de la « démocratie » à l'ukrainienne soutenue par la France et nos médias. Il participa activement à la destruction du monument de Grigori Petrovski (révolutionnaire ukrainien bolchevique 1878-1958) et fit rebaptiser la gare de Dnipropetrovsk (hiver 2016). Ceci dans le grand mouvement de lutte contre l'histoire, à la manière des nazis qui brûlaient des livres, les Ukrainiens brûlent leur histoire, détruisent des monuments historiques, des plaques commémoratives des combats ou des tombes des vétérans de la Seconde Guerre mondiale.

Il fut l'auteur d'une loi pour que les volontaires de l'opération OAT dans le Donbass reçoivent le statut de vétéran (mars 2016). Il demanda encore au procureur général, la levée de l'immunité parlementaire d'Alexandre Vilkoul, membre de l'opposition, du Parti des Régions, afin de pouvoir le traîner en justice et museler par la terreur ce qui reste de l'opposition russophone dans la Rada. Jugeant également trop mou le Parti Oukrop, il quitta ses rangs dernièrement (décembre 2016), toujours en claquant la porte après un scénario tragi-comique de prises de bec à la mode ukrainienne (comprendre assortie d'insultes, de projectiles, voire de coups).

Il est connu comme étant une « créature » du millionnaire Kolomoïsky, piste menant à tout un gang mafieux et oligarchique installé dans la région de Dnipropetrovsk, avec une armée privée dont plusieurs bataillons spéciaux sont le bras armé (Dniepr-1, Donbass etc.). Ce gang participa depuis lors à l'élimination physique ou sociale de concurrents commerciaux, ou l'éviction de tous les opposants politiques (par l'assassinat, la torture, le kidnapping, le rançonnement). Il s'était illustré grossièrement dans une empoignade pitoyable lors d'une audience de justice, éructant un langage vulgaire et projetant des bouteilles d'eau sur ses opposants du jour (26 décembre 2015).

Voici donc le portrait étonnant d'un des députés et nous en présenterons beaucoup d'autres, de la Rada d'Ukraine.

Pour l'agence DONi Press, Jean-Michel Humbert

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Sam 4 Fév - 3:10

L’armée ukrainienne continue de bombarder massivement la RPD – Le ministère des Situations d’urgence évacue des civils du Nord de Donetsk



Même si sur les dernières 24 h, le nombre de bombardements effectués par l’armée ukrainienne sur la République Populaire de Donetsk (RPD) a été presque divisé par deux (avec 1617 bonbardements dont 40 tirs de lance-roquettes multiples), ces derniers continuent de viser les habitations et zones civiles, et font de nouvelles victimes parmi la population.

Ces bombardements qui visent principalement le Nord de Donetsk, de Makeyevka, Gorlovka et Yasinovataya ont endommagé ou détruit 38 bâtiments dont 17 rien qu’à Makeyevka. Ils ont aussi blessé sept civils dont trois à Donetsk, un à Makeyevka et deux à Kominternovo, mais le bilan pourrait encore évoluer. Du côté de l’armée de la RPD, les tirs des dernières 24 h ont fait un mort et un blessé.

Les tirs de ce matin ont aussi touché la mine de Scheglovskaya à Makeyevka, blessant un mineur et obligeant à évacuer 131 autres qui se trouvaient sous terre .

Des tirs qui continuent malgré les pertes importantes subies par l’armée ukrainienne durant les derniers jours, avec plus de 200 morts et blessés.

Au vu des bombardements constants qui frappent désormais même en plein jour le district de Kievskyi, mais aussi Yasinovataya (trois obus ont touché la zone proche de la gare ferroviaire de Yasinovataya ce matin), le ministère des Situations d’urgence de la RPD a évacué depuis mardi soir près de 80 civils (dont 12 enfants) des zones les plus dangereuses.


Et au vu de l’accumulation d’hommes et de matériel près d’Avdeyevka, l’armée ukrainienne semble bien s’entêter dans ses tentatives d’offensives inutiles. Ainsi les services de renseignement de la RPD ont détecté l’installation d’un bataillon tactique de la 25e brigade d’assaut, à savoir des volontaires de Secteur Droit, d’Azov et de Dniepr-1. Au total ce groupe rassemble 10 compagnies d’infanterie, 15 chars d’assaut, 20 véhicules de combat d’infanterie et 16 mortiers.

L’armée ukrainienne a aussi redéployé de l’artillerie lourde et des lances-roquettes multiples près de la ligne de front, comme l’ont noté les observateurs internationaux. Des armes qui sont utilisées depuis des jardins pour enfants, des écoles, ou la cokerie d’Avdeyevka, permettant à l’armée ukrainienne d’utiliser les civils qui y vivent et travaillent comme boucliers humains.

Hier les résident d’Avdeyevka ont partagé des photos et vidéos prises l'après-midi, montrant des observateurs de l’OSCE ayant une discussion sympathique avec des soldats ukrainiens près de chars d’assaut des FAU qui se trouvaient en pleine zone résidentielle, au 20 de la rue Molodyozhnaya.


Alors que le chef adjoint de la mission de l’OSCE, Alexander Hug, essaye de faire respecter le cessez-le-feu (qui a permis aux travaux de réparation de la station d’épuration d’avoir lieu et à cette dernière de redémarrer), ses subordonnés présents sur le territoire contrôlé par l’armée ukrainienne protègent les nazis qui tirent à l’artillerie et aux chars d’assaut depuis les habitations d’Avdeyevka vers les villes de Donetsk, Makeyevka et Yasinovataya.

Tout cela donne l’impression que certains représentants de l’OSCE cherchent à aggraver la situation, en informant l’armée ukrainienne des meilleurs endroits et moments où tirer pour toucher des infrastructures vitales ou empêcher les réparations d’avoir lieu.

Au vu de ce nouveau scandale, les autorités de la RPD ont exigé que cette violation flagrante du mandat de l’OSCE donne lieu à une enquête et que des mesures soient prises pour les observateurs couvrent objectivement la situation sans dissimuler les crimes de l’armée ukrainienne contre les civils.

De son côté, le chef de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakharchenko s’est voulu rassurant en indiquant que ces attaques sont celles d’un régime à l’agonie, et que malgré les pertes civiles des derniers jours, la victoire est désormais à portée de main.

Christelle Néant

source:
https://dnipress.com/fr/posts/larmee-ukrainienne-continue-de-bombarder-massivement-la-rpd-le-ministere-des-situations-durgence-evacue-des-civils-du-nord-de/

LIRE AUSSI :

Ukraine – Le gouvernement mis en place par le coup d’Etat tente de saboter le rapprochement entre les États-Unis et la Russie



Les combats ont recommencé dans l’est de l’Ukraine. Il s’agit d’une tentative de « l’état profond » pour empêcher tout rapprochement entre les Etats-Unis et la Russie sous la nouvelle administration Trump.

Les forces de l’Ukraine de l’ouest dirigées par le gouvernement putschiste du président Poroshenko se sont lancées dans une grande attaque contre les forces d’auto-défense ukrainiennes soutenues par la Russie dans les gouvernorats de Donetsk et de Lugansk.

Un cessez-le-feu conclu après l’accord de Minsk II prévoyait des zones démilitarisées le long d’une ligne de séparation. Le gouvernement ukrainien n’a jamais respecté l’accord de Minsk II qui permettrait la réunification du pays. Une Mission spéciale de surveillance de l’OSCE en Ukraine (SMM), qui regroupe des officiers des pays de l’OTAN ainsi que de la Russie, supervise le cessez-le-feu et rédige des rapports quotidiens.

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/ukraine-le-gouvernement-mis-en-place-par-le-coup-detat-tente-de-saboter-le-rapprochement-entre-les-etats-unis-et-la-russie/#IS3sm8MzC7eZefAK.99

Ukraine: Trump-Russie, un mauvais début



Dans sa première intervention, le représentant américain à l’ONU Nikki Randhawa Haley, fraichement nommée par Donald Trump, a rendu la Russie responsable de la nouvelle escalade des violences militaires en Novorossya, et a indiqué que la suppression des « sanctions américaines » contre la Russie ne pourrait se faire qu’après que la Crimée « ne retourne à l’Ukraine ».

Selon Haley, la Crimée est « Une autre partie de l’Ukraine souffrant des actions agressives de la Russie ». Sans doute Haley ne comprend-elle pas le sens d’un referendum populaire demandant le retour de la Crimée, alors ukrainienne, à la Russie? Il est vrai que le respect de la volonté populaire aux Etats-Unis est un concept étrange, nous verrons sans doute prochainement quelle réponse le gouvernement américain donnera si les citoyens de la Californie demandent majoritairement leur indépendance.

Concernant la situation en Novorossya, les troupes ukrainiennes ont profité ces derniers mois du respect des accords de Minsk par les troupes de Novorossya pour prendre possession de nombreux villages dans la « zone tampon » et se rapprocher ainsi de Donetsk, en violation de ces accords. Les bombardements sur les quartiers résidentiels de Donetsk par les troupes de Kiev sont maintenant quotidiens, et il est parfaitement clair que Kiev tente de forcer la main à Trump en se positionnant en victime. Dans le même temps, le sénateur américain Mc Cain demande avec virulence l’autorisation de la vente (en fait un simple don puisque l’Ukraine est en faillite) d’armes à l’Ukraine « pour contenir l’agression Russe »!

Selon des informations confidentielles, Donald Trump aurait préparé il y a déjà plusieurs jours un décret annulant les « sanctions » contre la Russie mais se refuserait à le signer et à le publier par peur des réactions d’une partie de la classe politique américaine, à l’heure où, situation inédite aux Etats-Unis, les violentes manifestations d’hostilité contre le nouveau Président se multiplient, soutenues ouvertement par l’ancien président Obama. Des rumeurs insistantes de procédure de destitution de Donald Trump courent, et selon un opposant « si on ne l’obtient pas par les voies légales, il restera d’autres possibilités ».

Dans cette configuration il est clair que Kiev peut compter sur le soutien de certaines forces américaines pour continuer ses provocations en Novorossya. Ce ne sera pas la première fois que la CIA opèrera sans l’accord de la Maison Blanche. Reste à savoir si le Président Trump aura le courage d’imposer la politique pour laquelle il a été élu, ou y renoncera. En attendant, les populations civiles de Donetsk meurent sous les bombes de Kiev.

source: https://rusreinfo.ru/fr/2017/02/ukraine-trump-russie-un-mauvais-debut/


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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Sam 11 Fév - 15:58

Ukraine : Clarté sur le seuil de l’enfer



D’Ivo extrait du rassemblement de Mars 2014 – L’enfer est déchaîné
Les dix mille prédicateurs à qui nous avions écrit, il y a douze ans, pour les inviter à rejoindre notre marche, à se laisser avertir de ces choses horribles qui viennent sur le monde,
Ces dix mille prédicateurs qui ne sont pas venus, qui nous ont tous tourné le dos, qui se sont alliés contre moi – ou plutôt contre nous – avec toutes leurs brebis,
Ils nous ont évidemment manqué ces douze dernières années. Et je te dis que ce sont au moins 200 000 personnes engagées qui auraient eu douze ans de temps pour ensemble écarter cette crise. Ils n’étaient pas là ! Elles n’étaient pas là ! Nous étions seuls. Nous avons commencé petit à petit avec 30 - 40 personnes et maintenant nous sommes devenus des milliers sans eux.

Extrait de la journée des amis 2014



Attention-mise en garde : Ce film n’est absolument pas pour les enfants, il n’est pas non plus pour des personnes aux nerfs fragiles - cependant, si ce film n’atteint pas son but, la réalité qu’il montre pourrait tous nous atteindre

Vois-tu, et je le dis alors que je suis chrétien. En tant que chrétiens nous chions de peur dans notre culotte/froc ! Des lâches ! Des vauriens ! Des vauriens passifs !
Tout le temps: « Nous laissons le Seigneur prendre soin de cela. » Tu comprends ? « C’est le Seigneur qui le fera. » Et je te dis que ce qui se passe dans le monde en ce moment, c’est ce que le Seigneur fait maintenant parce que nous Lui avons tout délégué. Car déléguer tout au Seigneur-Dieu ne veut rien dire d’autre que : « Je ne ferais rien jusqu’à ce que tu aies eu autant de coups que le sol se dérobe sous tes pieds. » Tu comprends ? Maintenant la catastrophe vient parce que nous ne l’avons pas empêchée ! Parce que nous n’avons pas compris que nous sommes à la place de Dieu. Nous sommes Son corps. Et Il n’a que nos mains. Et nous, nous disons « Nous laissons cela à Dieu… » Non, celui-là est seulement fainéants, il ne veut pas payer de sa tête, il ne veut pas parler ! Tu comprends ? Et maintenant nous avons le merdier là-dehors.

Si l’OTAN et tous les pays européens ne coupent pas immédiatement et durablement tout soutien au nouveau gouvernement putschiste terroriste de l’Ukraine, et aussi aux bellicistes américains qui sont derrière, alors les images d’actualité suivantes pourront prochainement devenir notre propre destin :
C’est comme ça que nos mères, nos pères, nos grands-mères et nos grands-pères pourraient bientôt être allongés dans les rues. Comme ça que nos enfants bien- aimés et impuissants pourraient être allongés déchiquetés à terre. Comme ça qu’on pourrait tirer sur toi sans aucun motif et qu’on pourrait bien s’assurer que tu es vraiment mort. Comme ça qu’on pourrait violer, dévaliser aussi nos mères, nos femmes et nos filles. Comme ça que toi aussi tu pourrais être en fuite, que tu pourrais mourir de faim et de soif. Comme ça que nos maisons pourraient brûler, que nos femmes, nos fiancées, pourraient être mutilées. Ensuite, c’est à ça que nos villes pourraient ressembler. C’est comme ça que de même nos cadavres pourraient être étendus partout. Même de tels champignons pourraient s’élever tout à coup au dessus de nos propres têtes.
Pourquoi une troisième guerre mondiale se trouve devant la porte :

1. Parce que le gouvernement américain, qui est dirigé dans l’ombre et au moyen de l’argent, le veut ainsi.
2. Parce que les Etats-Unis ont fait faillite, que leur économie est anéantie et parce qu’ils sont le pays le plus endetté du monde.
3. Parce que le nouveau système bancaire de la BRICS consacre la ruine définitive du capitalisme de Wall Street et du Pentagone.
4. Parce que le gouvernement des Etats-Unis a toujours redressé les faillites de l’Etat par des guerres.
5. Parce que les sous-fifres de Wall Street à la Maison Blanche et au Pentagone désirent la puissance mondiale sans partage !
6. Parce qu’une grande partie de la communauté internationale est tombée dans les mensonges américains du prétendu printemps arabe. Parce que nous n’avons pas réalisé qu’il s’est agi ici non pas de guerres défensives, mais de guerres d’agression camouflées en guerres entre terrorisme et démocratie.
7. Parce que les médias du mainstream, en tant qu’alliés des agissements des Etats-Unis, disculpent leurs mensonges de guerre dans le monde entier et par voie de conséquence préparent avec méthode tous les peuples à être prêts pour la guerre.
8. Parce que les peuples sont de ce fait tellement abêtis par les médias qu’ils ne réalisent pas ce qui se passe de nouveau aussi en Ukraine à l’heure actuelle.

Des raisons importantes pour lesquelles on doit priver le nouveau gouvernement putschiste ukrainien de tout soutien :

1. Parce que ce gouvernement a été mis en place à la suite d’un putsch terroriste hautement criminel.
2. Parce qu’on a pu prouver que ces criminels étaient agités, engagés par des bellicistes américains, entraînés par eux et non seulement équipés de moyens militaires, mais aussi chargés de missions terroristes.
3. Parce que le gouvernement putschiste est composé non seulement de mercenaires américains, mais aussi des prétendus Nazis si souvent cités.

Quiconque a des yeux observateurs et s’en sert, quiconque a du bon sens et l’utilise aussi, celui-là doit réaliser que ces prétendus Nazis apparaissent toujours et partout dans le monde entier et qu’ils jouent toujours le même rôle. Ils exacerbent des troubles et des tumultes. Ils perturbent des actions et des manifestations sincères et pacifiques. Ils déstabilisent des pays entiers en attisant des guerres civiles. Cependant ces prétendus Nazis, la plupart du temps habillés de noir, ne représentent nulle part au monde de vrais intérêts nationaux. Ils ne représentent ni leur propre peuple ni le droit, encore moins la morale, ni une quelconque éthique ou de bonnes moeurs. En fait et en vérité, il ne s’agit partout dans le monde de rien d’autre que de terroristes salariés, engagés et envoyés pour brandir le spectre de la « massue nazie » afin d’atteindre toujours le seul et unique but : démonter les mouvements qui menaceraient le Nouvel Ordre mondial, jeter le trouble, préparer les peuples.

Préparer les peuples à quoi ? A se laisser diriger par les médias. A se laisser diriger vers où ? : Vers là où les maîtres des médias aimeraient toujours les diriger.

Que cherchent les employeurs des terroristes du Maidan en Ukraine, les prétendus nazis ukrainiens ?
Les employeurs américains du nouveau gouvernement putschiste de l’Ukraine sont en même temps les maîtres salariaux employeurs du prétendu mouvement Nazi ukrainien. Les deux appartiennent à la même organisation terroriste. Et le nouveau gouvernement terroriste de l’Ukraine et les terroristes employeurs des Nazis ont un devoir commun : déstabiliser complètement le peuple ukrainien et, en union avec l’OTAN, préparer l’Ukraine entière à entrer en guerre contre la Russie. Oui, il s’agit exactement de cela. D’une guerre contre la Russie. Cependant par quel moyen cette coalition sinistre prépare-t-elle actuellement une guerre contre la Russie ?

- En présentant comme un criminel et en terrorisant quiconque s’investit vraiment pour la cause nationaliste ukrainienne.
- En diffamant avant tout les causes honnêtes et sincères du peuple comme étant de dangereuses causes séparatistes.
- En exerçant contre la population ukrainienne de cruels attentats qu’ils mettent sur le dos des citoyens diabolisés comme étant des séparatistes, mais aussi des Nazis.

Pourquoi aussi mettre ça sur le dos des Nazis ? Ne sont-ils pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont justement assis ? Non, parce qu’on fait croire à l’opinion publique que ce sont justement ces prétendus Nazis qui sont des activistes représentant les vraies causes nationalistes. Et c’est exactement ainsi qu’est formé le point de vue de l’opinion publique ; qu’on croie que tout mouvement avec des causes nationalistes serait un mauvais mouvement, précisément un mouvement Nazis. Les peuples ne réussissent plus à faire la différence entre de vrais mouvements nationalistes bien intentionnés et des mouvements de prétendus Nazis délibérément infiltrés. Pour eux tout est devenu une seule et même chose. C’est ainsi que tout mouvement sincère à tendance nationaliste a été diabolisé avec succès dans le monde entier. Dans quel but ?
Dans le but de briser encore définitivement jusqu’au tout dernier désir d’une conscience nationale. En toute occasion on serine à la communauté internationale que tout peuple à tendance nationaliste se trouverait sur un dangereux chemin nazi et que nationalisme serait grosso modo la même chose que terrorisme.

Pourquoi le nouveau gouvernement ukrainien ferait-il quelque chose comme ça en association avec leurs vassaux Nazis ? Parce qu’aucun d’eux ne représente des intérêts ukrainiens mais seulement des intérêts favorables aux Etats-Unis. Nous devons comprendre d’urgence que l’Ukraine a déjà été accaparée et occupée par des forces américaines lors de ce putsch du gouvernement. A cause de cela toute l’Ukraine est assurément une région occupée.

A l’intérieur du pays, la chose qui barre encore le chemin aux bellicistes américains, c’est le peuple Ukrainien lui-même, à savoir non seulement le peuple à tendance nationaliste, appelé pro-ukrainien, mais aussi le peuple orienté vers la Russie appelé pro-russe. Pour cette raison le nouveau gouvernement terroriste, en association avec leurs vassaux Nazis, a le devoir de faire plier les forces pro-ukrainiennes et les forces pro-russes. C’est pourquoi ils les rendent toutes deux responsables de toutes sortes d’attaques produites par eux-mêmes. On accuse les forces pro-ukrainiennes d’être de dangereux séparatistes nationalistes, en bref justement des Nazis. On stigmatise exclusivement et de façon indifférenciée des forces pro-russes sincères et démocratiques comme étant de dangereux séparatistes pro-russes. Par ce jeu calomniateur fortifie non seulement à l’intérieur la volonté du peuple mais aussi à l’extérieur tous les états Européens pour une entrée en guerre.

Mais le grand plan derrière tout ceci est le suivant :
Les bellicistes américains qui sont eux-mêmes conduits dans l’ombre et par l’argent, s’efforcent d’atteindre l’hégémonie mondiale absolue. Ces seigneurs ont déjà acquis la prédominance sur l’Europe au moyen des deux premières guerres mondiales. Et justement ils viennent d’accaparer sous nos yeux par des guerres d’agression camouflées en causes humanitaires et démocratiques le continent africain et les ressources naturelles de son sous-sol. Or, dans un prochain pas ils veulent maintenant mettre à genoux leur rival le plus grand et le plus dangereux à présent : c’est la Russie, puis de même la Chine, sans oublier l’Iran. - Et c’est ici que cela deviendra très dangereux pour nous tous. -

Par la récupération de l’Ukraine les bellicistes américains sont entrés pour ainsi dire sur le seuil de la Russie. Par le référendum légitime et démocratique, selon lequel la Crimée a été rendue à la Russie, les plans des bellicistes américains ont été fortement contrecarrés. Car jamais les bellicistes américains ne pourraient gagner leur combat contre la Russie tout seuls.

C’est exactement pour cette raison que les médias de masse dévoués aux Etats-Unis dénigrent tout le référendum de la Crimée comme étant contraire au droit international. Et cela, bien que chaque enfant sache que c’était d’un référendum légal et correct à 100 pour 100.

Donc comme on l’a déjà dit, les USA ne peuvent en aucun cas gagner leur combat contre la Russie en solitaires. Et c’est exactement là que repose une chance pour nos peuples européens. Les Etats-Unis bellicistes ne peuvent gagner leur suprématie sur la Russie uniquement par la force des armées de l’OTAN et des armées européennes. C’est pour cette raison qu’il faut amener constamment de nouveaux motifs de guerre pour rendre les Etats Européens suffisamment consentants à faire la guerre. Pour arriver à ce but, il semble qu’aucun prix n’est trop élevé pour ces dominateurs mondiaux autoproclamés.

C’est pourquoi, aussi longtemps que nous accordons notre attention aux médias du mainstream dévoués aux Etats-Unis, la propagande de guerre va avancer de façon drastique de jour en jour. Aussi longtemps que nous prêtons l’oreille aux médias de masse, les terroristes bellicistes ont constamment une « situation gagnant-gagnant ».

Ils peuvent continuer à abattre sans gène des citoyens sans défense, à crucifier des enfants impuissants, et traîner leurs mères enchaînées à leur chars jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des squelettes. Ils peuvent continuer à terroriser, à tuer, à violer et à brûler les mères des honnêtes manifestants ukrainiens pour ensuite mettre la faute sur leurs collègues, leurs vassaux nazis. C’est ainsi que toute volonté populaire nationaliste et toute conscience nationale sont rendues abjectes.

Tant que nous prêtons l’oreille aux médias de masse dévoués aux terroristes, ils peuvent continuer, au nom des activistes et des séparatistes pro-russes, à faire sauter des hôpitaux, des écoles, des avions, des maisons particulières etc., et larguer sur le peuple des bombes à sous-munitions et d’autres bombes.

Tout cela, ils peuvent le faire librement parce que les mass médias qu’ils se sont accaparés couvrent leurs attaques terroristes, en rejetant catégoriquement toutes les contre-voix, même convaincantes.
En bref, les terroristes dirigés par les USA peuvent raconter n’importe quel mensonge sur la Russie, comme ils le veulent. Ils peuvent utiliser à leur guise les appareils de guerre mis à leur disposition par les faiseurs de guerre pour ensuite pouvoir accuser les Russes ou les prétendus séparatistes Russes.
Dans toutes ces choses, il n’y a qu’un seul et même but qui est poursuivi : la Russie doit s’interposer, c'est-à-dire être forcée à entrer en guerre, afin que l’on puisse envoyer ensuite tous les peuples d’Europe, aveuglés et trompés par les médias, dans une guerre contre la Russie. Dès que cela réussira, les dominateurs mondiaux malfrats auront atteint leur but : alors, une fois de plus, nous Européens, nous allons mener leur guerre avec nos propres corps et nos propres vies et pressurer et ruiner notre propre peuple jusqu’à la dernière goutte de sang.

Si nous ne coupons pas immédiatement et durablement tout soutien au nouveau gouvernement putschiste terroriste ukrainien, ainsi qu’aux bellicistes américains qui sont derrière, alors les images d’actualité suivantes pourront prochainement devenir notre propre destin : De tels champignons pourraient se former aussi au-dessus de nos têtes. C’est comme ça que nos mères, nos pères, nos grands-mères et nos grands-pères pourraient aussi être allongés dans la rue. C’est comme ça que nos enfants sans défense seront déchiquetés et allongés dans les rues. C’est comme ça qu’on tirera sur toi sans aucun motif et qu’on s’assurera que tu sois bien mort. C’est comme ça qu’on violera, qu’on dévalisera aussi nos mères et nos femmes et nos filles. C’est comme ça que toi aussi tu seras en fuite, que tu mourras de faim et de soif. C’est comme ça que nos maisons brûleront, que nos femmes, nos fiancées et nos amis seront mutilés. Ensuite c’est à ça que ressembleront nos villes. C’est comme ça que de même nos corps seront étendus partout.

Et ensuite, lorsque nous aurons tiré notre dernière cartouche pour le compte de ces bellicistes animés par le diable, lorsque toute l’Europe se tordra dans son sang et lorsque aussi la Russie baignera dans son sang, et aussi la Chine et tous les autres pays qui auront été entraînés dans cette guerre, lorsqu’ils auront perdu leurs derniers pères et mères, fils et filles, alors il ne restera plus qu’à espérer une chose : c’est que ces assoiffés de pouvoir, à l’origine de toutes ces douleurs, s’offrent finalement à nouveau comme des messies et se laissent aduler comme étant les grands sauveurs ; ceci pour pouvoir encore une fois envoûter les générations futures par leur version mensongère de l’histoire. Parce que c’est avec certitude qu’ils vont tout exposer de façon à apparaître finalement comme les sauveurs.
Non, faisons en sorte qu’ils soient cette fois-ci reconnus à temps pour ce qu’ils sont en réalité : des destructeurs impitoyables de peuples ! Illégitimes, autoproclamés. Faux messies ! Et tous leurs médias de masse sont leurs faux prophètes !

C’est pourquoi, peuples d’Europe, levez-vous ! Refusez toute coopération avec ces bellicistes faiseurs de guerre, tout accès dans vos zones frontalières et vos espaces aériens. Saisissez votre souveraineté aérienne et refusez tout survol à ces égoïstes. Coopérer de façon constructive avec la Russie serait bien mieux que de continuer à coopérer de quelque manière que ce soit avec ces criminels de guerre. N’oublions jamais que ces bellicistes qui aimeraient maintenant appâter l’Europe entière dans la guerre, sont précisément les mêmes qui, il n’y a pas si longtemps, devant nos yeux et devant les caméras, ont bombardé des peuples entiers tels que l’Irak etc. sur la base de mensonges de guerre inventés de toutes pièces. Tous ces pays bombardés valaient bien mieux qu’eux. C’est pourquoi mettez fin à ce terrorisme contraire au droit international qui est mené au nom de l’humanisme et de la démocratie ! L’Europe ne peut actuellement subsister paisiblement qu’en étant partenaire de la Russie. Celui qui ose utiliser un reste de raison reconnaîtra que ce n’est qu’en s’alliant avec tous les pays attaqués, occupés, massacrés, anéantis par les Etats-Unis, qu’un temps de paix mondial durable peut voir le jour.

Mais nous devons savoir une chose avec certitude : si nous nous laissons accaparer par la propagande de guerre actuelle des médias principaux, si nous nous laissons accaparer pour de bon, alors ils nous impliqueront dans une guerre contre la Russie, et ensuite contre la Chine etc. ! Alors leur troisième guerre mondiale finira une fois de plus sur le sol européen. A ce moment-là il n’y aura pas de vainqueur – mais seulement des perdants ! Si ces faiseurs de guerre atteignent leur but et percent dans leur domination mondiale convoitée et leur nouvel Ordre Mondial proclamé, alors c’est exactement ces dictateurs qui seront nos futurs seigneurs, eux qui auront fait sous nos yeux toutes ces choses horribles avec les peuples. Pensez-vous qu’ils vont mieux nous traiter ? Ne pensez jamais que ces serpents et ces scorpions deviendront soudainement des agneaux. Ils nous feront la même chose qu’ils font dès à présent avec leur peuple. Regardez donc comment le gouvernement fantoche américain laisse son propre peuple se vider de son sang. A cela vous reconnaissez qu’ils ne considèrent pas le peuple américain comme leur peuple ! Sinon ils couveraient et ils soigneraient ce peuple comme leur propre enfant. Mais ils ne le font pas ! Regardez comment ils laissent un tiers de la population mondiale livrée à la faim sans réagir, alors qu’au nom de l’humanité, de l’aide sociale etc., ils investissent depuis des décennies des milliers de milliards de dollars dans la machine de guerre. Ce sont de tels destructeurs de peuples sans scrupules qui seront nos nouveaux maîtres, si nous ne leur désobéissons pas en prenant la bonne voie. C’est pourquoi refusez toute entrée en guerre au profit des Américains et de tout but propagé par les médias.

Comment se fait-il que nos peuples aient pu à ce point se laisser duper et tromper par ces criminels de guerres ? Parce que nous sommes tous aveuglés par les médias. Parce que nous nous sommes laissé emballer par leurs productions hollywoodiennes et nous avons muté en des personnes mentalement sanguinaires, indifférentes, égoïstes et fantasques ! Parce que de ce fait, nous sommes tombés dans l’esclavage du plaisir.

Nous nous sommes laissé affaiblir par tout le mal qui agit sur nous venant d’Amérique. Nous sommes tombés dans l’esclavage du sexe, dans l’esclavage des drogues, dans l’esclavage de l’alcool, dans l’esclavage du jeu. Nous avons muté en femmelettes, avides d’argent et de divertissements, absolument indifférents, insensibles, et au fond des misanthropes égoïstes !
Complètement hypnotisés par l’assouvissement de nos désirs, nous avons laissé pénétrer les serpents et les scorpions dans notre pays, sans nous défendre contre les loups et les chacals envahisseurs. Chaque mensonge, aussi grand soit-il, nous l’avons pris à la légère– pourvu que nos petits cafés, nos festivités, nos banquets, nos chants et nos danses ne soient pas perturbés. Pendant que nous imaginions tout posséder, on nous a tout pris en cachette. Nous allons amèrement expérimenter dans très peu de temps que c’est vraiment ainsi.

Si donc nos peuples périssent, comprenez que ceci arrive parce que nous nous sommes fait avoir par une secte de médias universelle, par des sectes de criminels de guerre extrêmement sournois. Parce que nous nous sommes laissé dominer par des hommes perfides qui se sont infiltrés parmi nous et parmi nos peuples comme des loups. Nous sommes, je le dis avec clémence, des victimes de secte, des victimes de la plus grande secte de mort de tous les temps.




de I.Sasek

Source : https://www.kla.tv/7094

Liens Connexe :
- L’ONU soutient les tueurs d’enfants.
- le commandant du bataillon Somali, Mikhail Tolstykh (Givi), a été assassiné à Donetsk
- Moscou lance un avertissement clair à Kiev et un message fort à l’Occident.

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Ven 24 Fév - 23:57

Omission d’informations importantes sur les arrière-plans

Une méthode souvent utilisée par les médias de masse est l’omission du contexte. Cela veut dire que des informations importantes sur les arrière-plans, qui sont indispensables pour avoir une vue d’ensemble de la situation, sont cachées au public. Ainsi par exemple il était question, dans toutes les émissions de SRF qui ont été analysées, du fait que le gouvernement syrien avait mis fin au cessez-le-feu. On n’y évoquait pourtant pas la raison pour laquelle cela est arrivé : le gouvernement syrien avait compté auparavant plus de 300 infractions avérées au règlement par les rebelles, à tel point qu’il a été forcé d’intervenir !
Un autre exemple de l’omission d’informations concerne le fait que dans aucune des émissions on n’a donné la parole à la partie du conflit à laquelle appartiennent la Syrie et la Russie, pour leur permettre de répondre aux accusations qui leur sont faites.





Dans tous les cas identifiés d’omission d’informations sur les arrière-plans et le contexte, la rétention d’information était au détriment de la Syrie et de la Russie. De nombreux exemples similaires montrent que ce n’est pas un cas isolé mais une méthode courante dont se servent presque tous les médias importants, et non pas seulement SRF. Le journaliste français et critique des médias Jean Queval confirme cela par le témoignage suivant :
« Pour gagner la guerre de la propagande […] on n’hésite pas à utiliser occasionnellement des falsifications qui sont le plus souvent présentées en décalant la perspective et les liens de cause à effet, ce qui peut se faire de différentes manières ; la plus simple et la plus fréquemment utilisée est le mensonge par omission et en passant sous silence. »

https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mar 7 Mar - 23:58

Bonsoir mes frères & sœurs I love you
Alors que le FMI s'apprête d'aider le régime ukrainiens à hauteur de de un milliard de Dollars. La Russie elle, s'apprête à reconnaitre Le Donbass prêt à se séparer d'une Ukraine à l'agonie !. Pour plus de détail, je vous proposes le compte rendu hebdomadaire d'une journaliste sur place et sans filtre mass média.
Akasha.


Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) - 4 mars 2017



Chaque semaine, Christelle Néant de l'agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d'Eveil Français TV, vous propose désormais une rétrospective en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l'Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 4 mars 2017 par vidéo conférence :




SITUATION MILITAIRE
01'03" - Bilan des bombardements de l'armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04'19" - Armes lourdes déployées sur le front par l'armée ukrainienne
04'54" - Évolution de la situation autour de la station d'épuration de Donetsk
06'44" - Possible future intervention de la Russie dans le Donbass

ÉCONOMIE
13'30" - Mise sous tutelle d'état des entreprises ukrainiennes situées en RPD et RPL et parenthèse sur les relations entre Igor Kolomoïsky et les groupuscules nazis en Ukraine

SITUATION POLITIQUE / ACCORDS DE MINSK
23'03" - La Russie va-t-elle reconnaître la RPD et la RPL ?

DIVERS
24'26" - Réorganisation de l'aide humanitaire en RPD suite au blocus du Donbass

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
26'32" - Rapport d'Amnesty international concernant la liberté d'expression en Ukraine
27'47" - Zakharchenko donne à l'Ukraine au maximum 60 jours à vivre
31'01" - Les USA divisent leur aide militaire à l'Ukraine par deux
32'19" - La situation sur le Maïdan s'aggrave
33'11" - Rumeurs sur une éventuelle fuite de Porochenko en Espagne

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
35'40" - Bagarre au conseil municipal de Kiev, le maire obligé d'utiliser ses talents de boxeur professionnel

38'08" - Conclusion

Source : DoniPress

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Lun 1 Mai - 4:59

Christelle Néant Donbass SitRep n°38 ~ 29 avril 2017 partie 1 sur 1



Trente-Huitième émission de la série des rapports de situation dans la République de Donetsk et Lougansk au regard de la présence et des bombardements orchestrés par les Forces Armées Ukrainiennes (F.A.U) essentiellement contre les zones d'habitations civiles.
Rapport offert par Christelle Néant de l'agence de presse DONi press ( https://dnipress.com/fr/)

Nota : sommaire consultable tout en bas dans quelques heures




Christelle Néant Donbass SitRep n°37 ~ 22 avril 2017 partie 1 sur 2



Trente-septième émission de la série des rapports de situation dans la République de Donetsk et Lougansk au regard de la présence et des bombardements orchestrés par les Forces Armées Ukrainiennes (F.A.U) essentiellement contre les zones d'habitations civiles.
Rapport offert par Christelle Néant de l'agence de presse DONi press ( https://dnipress.com/fr/)

Partie 1 : https://youtu.be/MunbUM7YsA4

Partie 2 : https://youtu.be/x2IEXavIrQs




Liens complémentaires d'information :


- La Biélorussie a passé une loi pour modifier les conditions d'admission dans ses universités, afin de pouvoir accepter les étudiants venant de RPD et de RPL :
https://dninews.com/article/belarusia...

- De nouveaux accords entre la RPD et la république d'Alanie sont en cours d'élaboration et seront signés à l'avenir afin de rapprocher encore plus les deux républiques non reconnues par la communauté internationale :
https://dnipress.com/fr/posts/alexand...

- À Marioupol, en zone de la RPD occupée par l'armée ukrainienne, la ville es endettée en terme de charges communales pour le gaz (31,7 millions de dollars), et incapable de payer la note. , que les habitants de la ville vont être privés d'eau chaude jusqu'à la prochaine saison de chauffage :
https://dninews.com/article/mariupol-...

- Porochenko a quand même tenté de sauver la face du pays, en prétendant que l'armée ukrainienne est la seule armée, qui non seulement fait face à l'agression russe, mais est aussi capable de la contenir de manière efficace. :
http://en.censor.net.ua/n436889

*************************************

Sommaire :


Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 22 avril 2017 par vidéo conférence :

PARTIE 1

SITUATION MILITAIRE

01'06" - Bilan des bombardements de l'armée ukrainienne lors de la semaine écoulée et utilisation de munitions au phosphore blanc par l'armée ukrainienne
04'00" - Armes lourdes absentes des zones de stockage enregistrées par l'OSCE
06'29" - Nouvelle tentative de percer les lignes de la RPD par l'armée ukrainienne
08'24" - Crainte de provocation de grande ampleur dans la région de Lougansk
09'34" - Messages envoyés par les soldats ukrainiens sur des obus à l'occasion de Pâques
10'55" - Arrivée de 300 experts militaires étrangers sur le front
12'58" - Problèmes de remplissage des unités de l'armée ukrainienne
15'12" - Pertes de l'armée ukrainienne depuis le 1er janvier 2017

OSCE
16'25" - L'OSCE dément les allégations ukrainiennes concernant des bombardements imaginaires
17'24" - Remise en cause des compétences des observateurs de l'OSCE
19'17" - L'OSCE n'enregistre que ce qu'elle veut

DIVERS
20'56" - La Biélorussie acceptera les étudiants venant de RPD et RPL
22'00" - La RPD va renforcer ses relations avec l'Ossétie du Sud

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
26'46" - Marioupol privée d'eau chaude pour six mois
29'50" - L'Ukraine déboutée par la CIJ

PARTIE 2

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE


00'17" - Porochenko mendie pendant que le pays frôle la catastrophe nucléaire
02'28" - Tourtchinov déballe ses crimes d'ex-président par intérim de l'Ukraine à la BBC

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
11'23" - Porochenko déclare que l'armée ukrainienne contient l'invasion russe qui vise l'Europe

14'06" - Conclusion

Christelle Néant Donbass SitRep n°37 ~ 22 avril 2017 partie 2 sur 2

Trente-septième émission de la série des rapports de situation dans la République de Donetsk et Lougansk au regard de la présence et des bombardements orchestrés par les Forces Armées Ukrainiennes (F.A.U) essentiellement contre les zones d'habitations civiles.
Rapport offert par Christelle Néant de l'agence de presse DONi press ( https://dnipress.com/fr/)



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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   Mer 3 Mai - 1:16

Odessa, 3 ans déjà en toute impunité



Odessa, 2 mai 2014. 48 morts, plus de 250 blessés. Tous des habitants d'Odessa. Ce n'est pas "un terrible incident", ni même "une tragédie". C'est un massacre. Voulu et organisé. Le nouveau pouvoir, encore contesté après le coup d'Etat du Maïdan a besoin d'écraser dans le sang la contestation dans l'Est du pays pour arrêter la contagion. Le 2 mai 2014, ce pouvoir ukrainien pro-européen, soutenu à bout de bras par nos dirigeants, par l'UE, par les Etats Unis, par le fameux "Monde libre", par le clan du Bien contre le Mal, ce nouveau pouvoir reçoit le sacre par le sang de ses concitoyens. Silence dans les médias occidentaux: des "terroristes" pro-russes, voire russes, sont morts eux-mêmes, dans un incendie, étouffés. Terrible accident. Blocus de l'information dans le "Monde Libre".

Ne pas pardonner. Ne pas oublier. Vidéo +21ans pour comprendre l'ampleur de l'horreur:



Non, Odessa n'est pas un "incident". Voir nos textes sur le sujet:

- Odessa comme on ne vous l'a pas montré au JT - âmes sensibles s'abstenir
- Odessa: la ligne rouge pour Iatséniouk
- Odessa: ni oublier, ni pardonner au nom de la dignité

3 ans après ce massacre, aucune enquête sérieuse n'a été menée, la question de la responsabilité des pompiers qui seraient arrivés trop tard, de la police qui n'aurait pas suffisamment rapidement pris les choses en main est toujours discutée. Mais les indices ont été rapidement détruits. La police a "perdu" les documents de l'enquête. Cette enquête qui ne concerne pas particulièrement le massacre de la Maison des syndicats elle-même, mais surtout les incidents lors des manifestations précédant le déversement animal de fureur contre les antimaïdans qui se sont ensuite réfugiés dans la Maison des syndicats.

Vidéo amateur montrant comment les nationalistes et les membres d'Euromaîdan assassinaient les gens qui s'étaient réfugiés, sans armes, dans le bâtiment et tentaient de s'échapper (les russophones apprécieront les commentaires):



Petit Rappel. Immédiatement, le Premier ministre A. Iatséniuk affirme la responsabilité des "terroristes", qu'il faut trouver le lien avec la Russie qui est évidemment impliquée et que c'est la faute de la police locale. Mission est donnée d'enquêter en ce sens. Point final, question réglée. L'on oublie les nationalistes. Dans un premier temps, le pouvoir a tenté de tout mettre sur le dos du député local V. Markine, mort sur place. Mais la réaction en Europe n'a pas permis de clore l'affaire sans suite. Ensuite, le chef de la police d'Odessa, D. Golovine, a déclaré avoir perdu la quasi-totalité des documents de l'affaire.

En novembre 2014, le conseiller du ministère de l'intérieur, Z. Chkiriak, déclare que l'enquête est terminée: sur le banc des accusés, se retrouvent 22 personnes, appartenant au groupe des rescapés de la Maison des syndicats. Sur la centaine d'audiences qui aura eu lieu en 2 ans, moins de 20 ont été consacrées à l'analyse des preuves, les autres ont été sabotées par les nationalistes lorsque le juge a voulu relâcher des inculpés ou bien les parties ne se sont pas présentées.

En décembre 2016, les juges chargés de l'affaires sont remplacés. Et en février 2017, la Cour reprend l'affaire ... depuis le début.

Toujours est-il que ni la chronologie exacte des faits, ni les causes du décès des victimes de la Maison des syndicats n'ont été établi clairement par l'enquête. Des sources alternatives affirment qu'un groupe de 15 personnes serait arrivé la veille et entré dans le bâtiment. On les verrait sortir avec des masques à gaz le lendemain lors du massacre. Des ballons de gaz de l'armée et des grenades fumigènes militaires ont été retrouvés sur place, qui dégageaient des gaz toxiques. Par ailleurs, la "première victime sacrificielle" appartenant à Secteur droit est l'objet de sérieuses remises en question. Tout d'abord, le corps a été déplacé en plusieurs endroits, ensuite le premier véhicule du SAMU a été bloqué par les nationalistes qui n'ont laissé passer que plus tard le second véhicule.

Selon le journaliste Y. Tkachev, le massacre a été préparé en avance par le pouvoir avec les membres de l'Euromaïdan, des supporters de foot et les nationalistes. Mais la plupart des documents de l'enquête sont classés secret. Et les pressions de l'UE qui estime que l'enquête menée ne correspond pas aux standards européens n'y change rien. L'Ukraine a trop à y perdre, d'autant plus que les discours ukrainiens sur le sujet sont on ne peut plus clairs: c'est dommage, mais c'était nécessaire pour mettre un terme au mouvement de rébellion qui s'emparait du pays suite au coup d'Etat. Aucun regret. Si c'était à refaire on le referait, car l'effet voulu a été atteint.

Les familles des victimes ont déposé un recours devant la CEDH, qui vient d'être accepté. Je suis impatiente de voir la décision de la cour européenne sur la question. Mais comme elle interviendra d'ici plusieurs années, tout peut encore changer.

"Je ne veux plus pleurer car pleurer nous désarme

Et c'est bon pour un Dieu de plier le genou"
(Aragon, Absent de Paris, VI)

Nous ne sommes que des hommes et voulons des réponses. Sans pardon, pour la dignité.

Source : http://russiepolitics.blogspot.be/2017/05/odessa-3-ans-deja-en-toute-impunite.html

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MessageSujet: Re: Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens   

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Affrontements en Ukraine : Ce qui est caché par les médias et les partis politiques pro-européens
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