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 La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...

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akasha
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MessageSujet: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Mar 18 Nov - 16:27

Bonjour mes frères et mes sœurs  I love you
Je vois que il n'y a pas encore de sujet et d'information sur la fameuse allocation universelle (revenu de base pour tous) si cher à Etienne Chouard notamment  Very Happy C'est quelque chose qui devrait être défendu et surtout connu de tous..D'où le fait que je vais de ce pas vous constituer un petit dossier pour que vous ayez les renseignements nécessaire à cette fameuse allocation. C'est un grand classique des forum de notre catégorie  Razz  

Qu'est-ce concrètement l'allocation universelle ?

Eh bien en gros l’allocation universelle part du principe que l’individu sera bien à même de mieux s’épanouir dans la liberté, que  de être bridé par des administrations pléthoriques, étouffantes et coûteuses... Elle regroupe toutes les aides sociales nécessaire pour donner un revenu identique à tous les citoyens sans distinction. De plus du revenu d’activité qu’ils pourraient bénéficier de leur activités et leur métiers ! Ce qui permet plus d’initiative, un bien plus large pouvoir de achat.. Mais aussi plus de protection et dynamisme économique ainsi que de pouvoir assumer une sécurité sociale... cheers

Il paraîtrait que L’allocation universelle existe déjà dans plusieurs pays: Canada, Inde, Koweit, Namibie, Singapour, etc...


Révolution monétaire – Débat avec Stéphane Laborde et Jean-Baptiste Bersac : les perspectives d’émancipation politique offertes par le chartalisme et par la théorie relative de la monnaie (TRM)

Pour nous aider tous à progresser sur le sujet central de la monnaie, il y a longtemps que je pense à réunir devant quelques caméras deux jeunes spécialistes des problèmes monétaires, Stéphane Laborde (TRM) et Jean-Baptiste Bersac (néo-chartalisme), dont je trouve le travail stimulant, prometteur et utile au bien commun. Il me semblait utile de faire ensemble, publiquement, le point sur leurs propositions dans des termes compréhensibles par tout le monde.

Ce moment est arrivé dans les premiers mois de 2014 et, grâce aux jeunes gens qui ont bien voulu filmer cette rencontre et se charger ensuite du travail de montage, vous pouvez découvrir à votre tour ces deux alternatives monétaires, aussi étonnamment méconnues qu’enthousiasmantes :





Pour bosser la question :

• Le blog de Stéphane Laborde (Création Monétaire.info) : http://www.creationmonetaire.info/

• Le site de la TRM (théorie relative de la monnaie) : http://wiki.creationmonetaire.info/index.php?title=Main_Page

• Le site de Jean-Baptiste Bersac (« Frapper monnaie ») : http://frappermonnaie.wordpress.com/

• La page du livre (passionnant !) dédié au chartalisme : http://frappermonnaie.wordpress.com/le-livre-neochartaliste/

• Ma propre page (très fouillis, et même lacunaire, bien sûr, comme un marque de fabrique de chercheur débordé, pardon pardon pardon) dédiée aux problèmes monétaires : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/monnaie.php




Revenu de base et renouveau démocratique (Périgueux, 22 août 2014) : introduction aux ateliers constituants dédiés au RDB

La jeune et tonique équipe de la première Université d'été du revenu de base m’a gentiment invité à venir leur dire un mot pour expliquer le lien puissant qui existe entre, d’une part, l’espoir-d’émancipation-politique-générale-par-la-distribution-d’un-revenu-ou-dividende-ou-salaire-inconditionnel-et-à-vie et, d’autre part, l’institution-et-la-défense-par-le-peuple-lui-même-d’une-démocratie-digne-de-ce-nom.




Pressés par les contraintes, les organisateurs m’ont demandé de résumer mon analyse en… 20 minutes (+ 20 minutes d’échanges avec le public). Je parle donc un peu trop vite, pardon, mais c’est comme ça quand je sais que le temps me manque, je déparle un peu Neutral

Et on a trouvé encore un peu de temps (2h30) sur cette question le lendemain matin (samedi 23 août), où nous nous sommes retrouvés (nombreux) pour des ateliers constituants dédiés au RDB (ou au salaire à vie, ou au dividende universel, selon les groupes) : j’ai hâte de voir les images et les sons de ces ateliers, c’était épatant.

Voici donc la présentation du vendredi soir (le son commence à 3’30 et moi à 8’30) :




Etienne CHOUARD - CONTRE LA CRISE: LA CREATION MONETAIRE ET LE REVENU DE BASE - Ile de La Réunion

Conférence et débat

La crise économique et financière actuelle résulte de la combinaison entre l'abandon de la création monétaire publique (loi de 1973, puis article 104 de Maastricht, puis article 123 du TL) et la dette colossale de l'État creusée depuis des décennies par les ministres et les parlementaires, qui aujourd'hui tentent d'imposer une "nécessaire austérité".

La reprise du contrôle de la création monétaire implique des changements majeurs de politique et permet de concevoir une économie plus juste et durable instaurant le revenu de base. Ce modèle économique garantissant des conditions de vie dignes à chacun établirait l'égalité et la fraternité au sein de la société en libérant les êtres humains de leur asservissement au travail.

Plus d'informations :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe...




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Dernière édition par akasha le Mar 24 Mar - 11:08, édité 1 fois
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akasha
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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Lun 24 Nov - 3:35

Quatre vidéos pour comprendre le Revenu de Base

Les 4 mini-films de cette playlist sont le résultat d’un travail réalisé par Jean-Eric Hyafil, Jonathan de Mulder, Amaru Mbape, Léon Régent, Marc de Basquiat et Sébastien Calvez. La production de cette série de vidéos a été financée par 81 généreux donateurs. http://www.kisskissbankbank.com/fr/pr… et soutenu par le Mouvement Français pour un Revenu de Base : http://revenudebase.info/

Le revenu de base face aux défauts du RSA



Financer le revenu de base par l’impôt



Pourquoi individualiser l’impôt et les prestations sociales ?



Forfaitiser les aides aux familles : c’est plus juste!



Vu sur FDesouche

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akasha
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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Mar 13 Jan - 3:23

Bonsoir les amis noctambules
J'aimerai revenir avec_vous sur ce dossier qui me tient à cœur Le revenu de base ! (n'hésitez pas à relire mon intitulé de sujet) Après ça, dodo !


Le Revenu de Base | Film version Française

« Un revenu, c'est comme l'air sous les ailes de l'oiseau ! ». C'est ainsi que commence le film. Est-ce que ce revenu devrait être inconditionnel pour chacun ? Est-ce possible, un droit civique économique ?

Le film est captivant, il fait réfléchir, il touche et met le doigt sur ce qui est raisonnable. Il permet de voir la situation de la société et le devoir de l'argent sous un jour nouveau. Un thème d'une actualité brûlante:




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Radio Zinzine 2/2 le revenue de base

Présentation du revenu de base et de ses vertus, par Aodrenn de l'université populaire de la transition.
http://revenudebase.info/initiative-c...




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Un revenu de base pour tous ! (Christina Lambrecht)

Une conférence de Christina Lambrecht le 8 novembre 2012 sur le Revenu de Base. Christina, citoyenne, nous explique les raisons qui l'ont poussée à s'interroger sur les besoins de la société de mettre en place le revenu de base. Tout cela par le biais d'une excellente et objective réflexion sur la situation problématique que nous traversons. Un revenu de base pour tous, et vite !

Source: http://www.dailymotion.com/video/xvjo...



Revenu de base : Christina Lambrecht par Le_chat_huant

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akasha
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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Lun 26 Jan - 16:15

Bonjour les amis I love you
Il est selon moi intéressant de bien se rendre compte à quel point on peu très bien vivre avec peu...Le truc est que l'on se fait totalement rincé par les appareils fiscaux attelé à l'état. Qui je rappel cet argent n'est même plus réinjecter pour le bon fonctionnement du pays, mais bien pour rembourser la dette, dette au banques privés !! Ce qui est une ineptie, si l'on laisserai une marge plus grande de pouvoir d'achat au peuple, l'argent se réinjecterai aussi bien dans ce sens, et de plus pour le plus grand bien de tous. Alors pour quelle raison ne change-t-on pas le système ? Est-il aussi important à leur yeux que des séparations aussi disparate subsistent entre les couches sociales ? Il faut croire que oui... Suspect Pour les plus débrouillard et intelligent on s'en sortira toujours, mais bien des personnes plus démunie, bloquée pour x raisons, ou plus simple d'esprit, risquent de plus en plus de se retrouver au ban de la société vivant dans des conditions de plus en plus inhumaine.. pale Tout ça pour que d'autres puissent en profité et vivre en outrance sur le dos des autres..Tout simplement abjecte...Alors oui je suis pour à 100% pour le revenu de base ou d'autres solutions existent en parallèle (voir ici) C'est d'ailleurs vers ça qui dans un avenir proche j'aimerai me diriger...Choisir une de ces alternatives afin de m'émanciper de celle_si, mais sans pour autant vivre comme un paria ou un marginale, ou crever de fin, je tiens à garder mon choix de vie, contrôler ma vie est ne pas en devenir le jouet..Car question de vivre dans la pauvreté, c'est là ou le bas blesse, c'est qu'on perd le contrôle, on deviens le jouet du destin, et le fait de vivre sans moyens, rend autant esclave que vivre dans l’opulence. Ici je parle par expérience, sans raconter ma vie, le fait de ne pas avoir de moyens, m'avait complètement bloqué, et je n'y voyait pas le bout du tunnel, et je ne veux plus vivre ça...Et je tiens à garder mon indépendance d'ailleurs, je ne vivrai plus au crochet de personne. Cette petite digression à pour but de rajouter un bon point au revenu de base...Des femmes qui se retrouverai dans la même situation que moi, n'aura qu'à prendre la bonne solution, elle ne sera plus limité par le fait de ne pas avoir d'argent, cela ne tiendra plus qu'à elle !

Vous voyez beaucoup de personnes critiquent le fait de vouloir de l'argent tout en étant contre le système, mais ceux_si je pense ne voient pas assez loin. L'argent rend quand même dans une certaine mesure plus indépendant et libre de ces mouvements, le tout est une question de mentalité, et non de moyens.

Texte et propos Akasha
.


« Avec une grande réforme fiscale, un revenu de base de 450 euros minimum est possible »

Cofondateur du Mouvement Français pour le Revenu de base, créateur d’un site et d’un journal dédié à la question, Stanislas Jourdan affirme que le principe d’un revenu pour tous et sans condition finira nécessairement par s’imposer dans les pays développés. Interview.



We Demain : Comment êtes vous devenu militant du revenu de base ?


Stanislas Jourdan : J’étais journaliste pour Owni et La Tribune. Cela a commencé, comme beaucoup, en parlant entre amis dans un café. J’ai très vite adopté l’idée. Elle correspond à mes valeurs.

Elle permet de dépasser les clivages et de trouver un compromis entre un système de solidarité qui ne laisse personne sur le carreau et un système plus libéral qui encourage l’initiative individuelle et la prise de risques. J’ai alors initié le site revenudebase.info, qui avait pour but de préparer le terrain pour une initiative citoyenne européenne en 2013.



Ce but n’a pas été atteint…

Vingt-cinq pays ont participé à la campagne et on a récolté 300 000 signatures. Ce n’était pas suffisant pour aller devant la Commission européenne mais assez pour fédérer les partisans de cette idée. J’ai alors cofondé le Mouvement Français pour un Revenu de Base qui compte actuellement 500 adhérents.

L’idée gagne-t-elle du terrain ?

Le paysage a totalement changé en quelques années. Au départ on était 15 clampins, aujourd’hui, tous les grands médias en ont parlé au moins une fois. En Grèce, au Portugal, des collectifs se sont formés. La Suisse va lancer un référendum d’initiative populaire sur la question en 2016. En Espagne, le parti Podemos a inclus dans son programme cette idée, portée par le mouvement des indignés.

Et en France ?

L’hypothèse d’un revenu de base séduit à tous les niveaux de l’échiquier politique : gauche (décroissants, Front de Gauche, nouvelle donne), écologistes (Europe Écologie Les Verts), centristes (certains membres de l’UDI), libéraux (Alain Madelin, Gaspard Koenig), conservateurs (Christine Boutin), parti pirate… Seuls l’UMP et le PS restent silencieux sur la question.

Mais tous ces partis ont des visions très différentes du revenu de base.

Je pense que cette différence est une force. Elle démontre qu’un consensus est possible autour d’une idée radicale au sein de la société. Même si les modalités d’application d’une telle idée varient, il y a unanimité pour dire que le revenu de base a pour but de compléter, simplifier et améliorer la protection sociale actuelle.

On entend souvent « c’est impossible à financer ».

Sur la question, je renvoie aux travaux de l’économiste Marc de Basquiat. Il montre qu’avec une grande réforme fiscale, notamment un impôt sur le revenu progressif et une taxe sur le patrimoine, avec la suppression des niches fiscales et diverses exonérations, la fin des allocations et des emplois aidés qui deviendraient mécaniquement obsolètes, un revenu de base supérieur à 450 euros est largement possible.


Certains craignent aussi que cela ne « pousse à la paresse »…

Ce qui est drôle, c’est qu’un sondage suisse montre que, dans cette hypothèse, 80 % des gens pensent que les autres ne travailleraient pas mais 70 % affirment qu’eux même travailleraient. Et seul un sondé sur dix affirme qu’il en profiterait pour ne rien faire ! En fait, le revenu de base ne peut pas créer de l’oisiveté. Au contraire. À l’heure actuelle, le RSA diminue souvent lorsqu’on accepte un emploi. Le revenu de base va régler le problème et il sera beaucoup plus facile de vivre avec un travail à temps partiel.

Pour tous les créatifs et ces entrepreneurs, le revenu de base serait une solution à la fois plus juste et plus efficace. Je travaille au sein de l’espace de co-working Mutineries. Je croise des tas d’auto-entrepreneurs et de « slashers » (NDLR : qui cumulent plusieurs activités professionnelles, personnelles, associatives). Ces personnes sont passionnées, et contentes de la liberté que leur amène leur statut d’indépendant. Mais elles sont soumises à une forte précarité, avec des revenus en dents de scie et beaucoup de paperasse et de bureaucratie à affronter pour faire valoir leurs droits sociaux.

C’est donc, plus qu’une option politique, une évolution nécessaire ?

C’est irrémédiable. On se dirige vers une économie automatisée, ou les algorithmes et les robots vont supprimer de plus en plus d’emplois.

Plus grand chose ne justifie de trimer 40 heures par semaine, si ce n’est des arguments moraux qui font de moins en moins sens. Les richesses sont là, on a juste besoin d’un nouveau paradigme pour les répartir. Cela peut aller très vite. De plus en plus de personnes, souvent non politisées, comprennent que le système ne peut plus fonctionner à cause de la fin de l’emploi.


Vous avez récemment créé « L’inconditionnel », le journal du revenu de base. Avec quels objectifs ?

Il y a énormément de ressources sur le revenu de base qu’on voulait compiler. Il s’agissait aussi de faire un « coup » en partenariat avec la Suisse et la Belgique, et de créer un outil que les gens puissent diffuser autour d’eux. Une campagne de crowdfunding a permis de rassembler 14 000 euros cet été pour lancer un premier numéro gratuit tiré à 60 000 exemplaires. On peut le consulter en ligne ou s’en procurer la version papiers dans certains lieux partenaires. Vu le succès rencontré par l’initiative, on va surement préparer un numéro 2 mais on ne sait pas encore quand ni sous quelle forme.

WE DEMAIN
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akasha
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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Dim 20 Sep - 4:28

Un Revenu de Base offert à tous – ça commence a rentrer dans les esprits et c’est tant mieux.



Être libre, c’est être libre DE NE PAS TRAVAILLER !
Tant qu’on est obligé de travailler pour vivre c’est qu’on est tout simplement un esclave.

Ça commence a rentrer dans les esprit et même passer dans les médias main stream, enfin…

Le monde est ultra-riche, seulement cette richesse est dans 1% des mains. Il est tant de redistribuer ces revenus.

Quand un ouvrier est remplacé par une machine, le gain de productivité est versé a vie a l’ouvrier qui perd son travail. Et c’est normal.

On dépense de l’argent pour les guerres, les chemtrails, l’industrie pharmaceutique (pour maintenir les gens malades), des vaccins qui nous empoisonnent, des fonctionnaires qui ne servent a rien si ce n’est qu’a faire chier le peuple… Il suffit de prendre cet argent et de le redistribuer équitablement pour que personne sur Terre n’ai a travailler, du moins pas pour survivre.
Ça plus la libération des énergies libres et on a tout ce qui nous faut pour être libre.








_________________
"Pace fores obdo, ne qua discedere possit". Ovide, Fastes, I, 281 Tel le dieu romain, tel en son double-visage, telle est la dualité. Janus. La guerre et la paix.
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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Mar 13 Oct - 18:44

Bonsoir,
Aujourd'hui, j'aimerai marquer la différence qu'il y a entre le salaire à vie et le revenu de base. Car quand l'un nous rend encore plus dépendant du système, car toujours basé sur le capital. L'autre nous en libère, car ici on s’affranchit de la cotisation salariale et de la taxe patronale et sur le revenu. ici avec le salaire à vie on s'émancipe du système quand avec l'autre on s'y raccroche de plus belle. C'est la Finlande qui est le 1er pays à se lancer dans le projet du salaire à vie avec des villes pilotes. La Finlande sera le premier pays européen à introduire un revenu de base inconditionnel


Voici des explications de bases simple et concise pour bien comprendre l'idée du salaire à vie.

Comprendre facilement le travail de Bernard Friot en 10minutes.



Je considère que Bernard Friot porte l’idée la plus révolutionnaire et la plus prometteuse de notre temps.



Cet homme passionnant nous dit :

• Comprenons (en profondeur) et défendons nous-mêmes (personnellement) l’institution émancipatrice de la COTISATION SOCIALE et du SALAIRE À VIE (avec qualification des personnes plutôt que des postes) :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2013/06/07/331-passionnant-bernard-friot-explique-l-enjeu-des-retraites-par-repartition-resister-a-la-reforme-capitaliste-et-assumer-cette-autre-definition-de-la-valeur-economique

• Et distinguons la propriété D’USAGE (à généraliser et à garantir à tous) de la propriété LUCRATIVE (à interdire) :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/04/12/204-passionnant-bernard-friot-distinguer-la-propriete-d-usage-de-la-propriete-lucrative-pour-etendre-la-premiere-et-interdire-la-seconde

• Ce que PROUVE l’expérience réussie des RETRAITES, c’est que nous sommes CAPABLES de FINANCER NOUS-MÊMES nos activités (nous : salariés, 93% de la population active) : nous n’avons pas besoin de l’argent des riches, nous n’avons pas à leur payer un intérêt non nécessaire et ruineux, on peut s’affranchir des maîtres-chanteurs de l’emploi et de la dette :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2010/11/07/110-l-enjeu-des-retraites

Ne ratez pas le travail de Bernard Friot : il va vous transformer, et sans doute changer votre vie (en bien).
BERNARD FRIOT NOUS AIDE À NOUS ÉMANCIPER


http://chouard.org/blog/2014/06/14/travail-ou-emploi-par-bernard-friot/

Salaire à vie - Bernard Friot - Un salaire, pas un revenu

www.actuchomage.org a ouvert le débat autour de l'idée de revenu, salaire à vie. Pour en savoir plus, www.actuchomage.org a rencontré l'économiste et sociologue Bernard Friot.
Il nous expose son idée du salaire à vie et nous éclaire sur les différences fondamentales entre la notion de revenu qui renvoie à l'idée de propriété lucrative et à la société de consommation et celle de salaire à vie qui est attachée à la qualification personnelle, à un être de production et non de besoin, un être politique en économie (Partie 1).

Bernard Friot propose donc d'en finir avec le «marché de l'emploi» (Partie 2).
Il défend l'idée d'un salaire universel à vie dont le minimum serait de 2000 euros mensuel, plafonné à 8 000 euros, et, qui dans l'idéal pourrait être un salaire universel unique de 4 000 euros. Son financement passerait par une mutualisation des salaires et de la production économique, sous forme de cotisation salaire et d'une cotisation économique.




Revenu de base / Salaire à vie : quelle différence ? - Bernard Friot


Revenu inconditionnel ou salaire à vie ?

Réseau Salariat vise l’institution d’un statut politique du producteur, donnant droit à un salaire à vie attaché à la qualification personnelle. Or cette proposition fait souvent l’objet de comparaison avec celle du revenu de base. Parmi les différentes versions existantes, nous choisissons de nous intéresser ici au revenu inconditionnel (RI) tel qu’il est promu ces dernières années dans plusieurs livres et articles par Baptiste Mylondo. La proximité, en première approche, des objectifs de sa proposition avec ceux du salaire à vie nous semble propice à mettre en relief ce qui fonde finalement leur opposition.

Rappelons brièvement quel est l’objet du salaire à vie et à la qualification : il entend doter tout citoyen, dès l’âge de la majorité, d’un salaire, fondé sur la reconnaissance d’une qualification personnelle, irrévocable et ne pouvant que progresser. Il s’agit de restituer à chacun la maîtrise de son travail, en le libérant des institutions capitalistes, qui le réduisent à une force de travail louant ses services sur un marché du travail dominé par des employeurs. Ce salaire à vie implique un financement par la cotisation sociale, contre la redistribution fiscale, ainsi que la généralisation de la copropriété d’usage des outils et lieux de travail, contre leur propriété lucrative.

Le revenu inconditionnel quant à lui distribue à chaque citoyen une allocation forfaitaire, de montant égal, de la naissance à la mort. Cette prestation est financée principalement par la fiscalité. Elle vise deux objectifs « de principe ». Premièrement, « garantir l’accès aux biens et aux services essentiels ». Pour cette raison, le RI est dit « suffisant », au sens où il assure l’autonomie de chaque individu dans le choix de son activité, sans qu’il ait besoin de s’inscrire par surcroît dans le cadre d’une activité rémunérée. Deuxièmement, le RI « recherche l’égalité », en attribuant à tous un revenu équivalent. À travers ce double objectif, le RI entend satisfaire à un impératif de « justice » et servir de levier vers une « sortie du capitalisme », orientée vers la « décroissance ». Le RI peut toutefois être cumulé à tout revenu supplémentaire, qu’il soit issu du travail salarié ou de revenus variables, comme les revenus du patrimoine (quoique Mylondo ait pour visée de supprimer ce type de revenu, nous y reviendrons). (...) Lire la suite http://www.reseau-salariat.info/d60e8d6f2500d2a81466e1d205be9c59?lang=fr

Manifeste : Pour un statut politique du producteur


Il est possible de rompre avec la logique du capital, qui décide seul de tout ce qui a trait à l’emploi et à la production, mais aussi avec la logique qui enferme le salarié dans son exploitation (qui se double souvent de son aliénation) et qui ne peut, au mieux, que revendiquer la reconnaissance de sa souffrance. Rompre avec cette logique nécessite de lui opposer l’expression positive de notre qualité de producteur, c’est-à-dire affirmer le fait que nous sommes les créateurs exclusifs de la valeur économique.

L’expression de ce potentiel impose de donner à ce qui le fonde, la qualification à la personne, toute la force du politique. C’est pourquoi nous proposons la création d’un droit universel à qualification, comme droit politique constitutionnel, appelé à devenir partie intégrante de la citoyenneté au même titre que le droit de suffrage. Ce droit instituera un statut politique du producteur, et se déclinera dans l’attribution d’une qualification personnelle à chaque citoyen dès l’âge de dix‑huit ans. Cette qualification sera irrévocable, pourra progresser à l’ancienneté ainsi qu’au travers d’épreuves de qualification, et fondera pour son titulaire l’obtention d’un salaire à vie correspondant à son niveau de qualification. (...) Lire la suite : http://www.reseau-salariat.info/c816e944574e2433044fa465bae47423?lang=fr

Et un PDF du livre de Bernard Friot.

Pour un salaire universel

Bernard Friot, professeur de sociologie du travail à l’Université Paris X, chercheur à l’IDHE (UMR CNRS 8533)
bernard.friot@u-paris10.fr
http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/Friot-Pour-un-salaire-universel.pdf
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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Mer 4 Nov - 18:19

Bonsoir,
Voici Tous les témoignages que vous allez découvrir sont édités à l'identique, bruts, tel que nous les avons reçus. Nous n'avons pas publié les noms par respect des auteurs. Si vous aussi vous voulez faire paraitre votre témoignage personnel sur cette rubrique, envoyez les nous à l'adresse suivante avec pour titre:

ACCROCHEZ VOUS ! Vous croyez avoir tout vu avec le rsi ?

Lire : http://www.sauvonsnosentreprises.fr/51+concernant-le-rsi.html

Le revenu de base : un nouveau droit humain


Par ici pour signer la pétition: http://basicincome2013.eu
Suivez-nous sur facebook pour suivre la campagne: https://www.facebook.com/RevenudeBase

Le Revenu de Base est universel, individuel, inconditionnel et suffisant pour assurer à chacun une vie digne et sa participation dans la société.

Ce nouveau droit fondamental pour l'humanité éradiquerait non seulement l'extrême pauvreté mais encouragerait également les activités non-marchandes: artistes, parents ou bénévoles. Mais c'est aussi une mesure économique ! Un revenu de base pour tous signifie des besoins solvables pour nos entreprises locales.

Il nous permettrait donc d'exercer pleinement notre citoyenneté.

---------------------------------------
Italian Version: http://youtu.be/v5BvxZ2XTms
English Version: http://youtu.be/lqXXO0GGNRI
Spanish Version: http://youtu.be/rHFi7EB5jKg

Vous voulez traduire cette vidéo ? Contactez nous: video@revenudebase.info

Le revenu de base face aux défauts du RSA


Voir la suite : https://www.youtube.com/playlist?list...

Pour en savoir plus sur les calculs : http://revenudebase.info/2014/12/18/r...

Les 4 mini-films de cette playlist sont le résultat d'un travail réalisé par Jean-Eric Hyafil, Jonathan de Mulder, Amaru Mbape, Léon Régent, Marc de Basquiat et Sébastien Calvez.

La production de cette série de vidéos a été financée par 81 généreux donateurs. http://www.kisskissbankbank.com/fr/pr... et soutenu par le Mouvement Français pour un Revenu de Base : http://revenudebase.info/

Nous souhaitons également remercier chaleureusement Ivanne Galant et Thomas Perez pour leurs précieux commentaires.

---

Les calculs ont été réalisés à partir des chiffres officiels que l'on retrouve sur les sites suivants :

Revenu de solidarité Active : RSA calculé pour l’année 2014, une fois déduit le forfait logement (lorsque l’on touche les APL). Seule une minorité d’allocataires du RSA bénéficie du forfait logement. Voir http://vosdroits.service-public.fr/pa...

Prime pour l’emploi : La prime pour l’emploi est un crédit d’impôt versé une fois par an aux personnes qui ont un emploi avec un salaire modéré. Dans la vidéo, la prime pour l’emploi est mensualisée. Voir http://vosdroits.service-public.fr/pa...

Impôt sur le revenu : Dans la proposition présentée ici, l’impôt sur le revenu est individualisé et prélevé à la source, et la plupart des niches fiscales sont supprimées. Les effets de l’individualisation seront expliqués dans la vidéo 3.
Pour financer le revenu de base, l’impôt sur le revenu est prélevé dès le premier euro gagné au taux de 30%, sans modifier le taux pour les tranches supérieures.

Concernant les personnes touchant des allocations chômage ou une pension de retraite : la situation dans notre schéma serait la même que pour des personnes touchant des revenus d’activité (salaire) ou des revenus du patrimoine. l’allocation chômage et la pension de retraite, tout comme les revenus financiers ou fonciers, seraient imposés de la même manière que les revenus d’activité dans ce schéma. Ainsi pour comprendre le mécanisme, il suffit de remplacer la colonne salaire par une colonne chômage ou retraite.

Ce que remplace le revenu de base : le revenu de base adulte présenté ici ne remplace que le RSA et la prime pour l’emploi. Les aides pour le logement sont laissées telles quelles. De même, le système public d’assurance chômage, de retraite par répartition et d’assurance maladie ne sont pas affectés par la mise en place du revenu de base.

Vous pouvez réaliser votre propre réforme socio-fiscale et simuler les effets redistributifs sur le site http://www.lemodele.fr

Les chiffres du non-recours au RSA sont issus du rapport d'évaluation du dispositif réalisé en 2011 : http://www.social-sante.gouv.fr/IMG/p...

*******************************************

Jackpot. Bercy est face à la bombe des impôts locaux des retraités.

Les élections de décembre approchent est je crains qu’il ne soit trop tard car le mal est fait. Actuellement le ministère réfléchi à la mise en place de remises ou modérations gracieuses, ou encore à des échelonnements de paiement des contribuables mais avant qu’il soient remboursés les contribuables auront déjà votés contre ce gouvernement.

C’est un incendie que le gouvernement veut éteindre au plus vite ( ça flippe!). Des milliers de retraités modestes ont découvert, dans leur avis d’imposition, qu’ils étaient soudainement assujettis à certains impôts locaux, taxe foncière et taxe d’habitation en tête. Un choc pour ces contribuables parfois dans l’incapacité de faire face aux échéances du fisc. Le gouvernement est embarrassé face à cette bombe fiscale qui vient entacher son discours sur les baisses d’impôts.

http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/021441289857-bercy-face-a-la-bombe-des-impots-locaux-des-retraites-1170450.php
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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Dim 19 Juin - 3:44

Un salaire à vie ? A mort l'emploi, vive le travail ! Friot et Lepage

Si nous arrêtions de penser avec les mots de la droite pour sortir du chantage à l’emploi ? Telle est la question à laquelle Réseau Salariat s’efforce d’apporter des éléments de réponse. Réseau Salariat, c’est une association d’éducation populaire qui défend un projet économique pour une société non capitaliste.

L’une de nos propositions phares est le salaire à vie. Il s’agit de se réapproprier la cotisation et ses caisses en retournant à notre avantage ce qui fonde l’organisation économique actuelle. Pour cela, il est possible de prendre appui sur des choses existantes, ce que nous appelons le « déjà-là » (la cotisation, la qualification à la personne, par exemple), et de les étendre, au lieu de les laisser se faire réduire, voire supprimer. Désireux de faire connaître ce projet au plus grand nombre, nous avons élaboré, à partir des thèses qui le développent, une conférence gesticulée.



http://www.informaction.info/video-economie-un-salaire-vie-mort-lemploi-vive-le-travail-friot-et-lepage

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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Mer 20 Juil - 3:22

Bonsoir mes frères & sœurs cat
les politiques commencent à trouver l'idée d'un salaire à vie intéressante et pense à pouvoir en tirer profit ainsi divers pays précurseurs en la matière teste le salaire à vie. Sauf que sur plusieurs aspects ce n'est pas tout à fait le même projet que celui de Bernard Friot on est encore éloigner du projet pilote. Déjà ici pour être tout à fait exact, ils ne parles pas de salaire mais bien de revenu ce qui change déjà la donne car le revenu restera dans le circuit économique connu ce qui n'est pas le cas du salaire qui lui s'en affranchi. En effet l'idée du salaire à vie est de fonctionner sur la mutualisation du salarier mais sous une source personnel et non à l'état dixit les banques bien évidemment. Voyons de plus prêt ce que propose donc nos politiques avec leur notion de revenu de base.

Akasha.


Travail : le revenu de base peut-il vraiment libérer le salarié ?

Instaurer un revenu de base en France ? Le sujet pourrait bien être au cœur de la présidentielle 2017. Le Premier ministre Manuel Valls promet d’ailleurs un grand débat autour de cette notion. Car l’idée d’un revenu versé à tous de façon inconditionnelle, expérimentée dans plusieurs pays, commence à faire son chemin en France, à gauche comme à droite. Mais un revenu de base peut-il vraiment changer le travail et libérer le salarié ? Réponses croisées de Denis Clerc, économiste, fondateur de la revue Alternatives économiques, et Jean-Éric Hyafil, doctorant en économie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre du Mouvement français pour un revenu de base (MFRB).



Jean-Éric Hyafil : "[Le revenu de base inconditionnel] vise à donner plus d’autonomie et plus de liberté de choix au travailleur afin qu’il exerce un travail qui a du sens pour lui."
iStock



Novethic. Le revenu de base peut-il inverser ou modifier le rapport de force entre employé et employeur, notamment pour les postes pénibles et ingrats ?

Jean-Éric Hyafil
. Cela dépend évidemment du montant du revenu de base : plus il est élevé, plus le pouvoir de négociation des travailleurs est accru. Mais même avec un montant relativement faible pour commencer, comme celui du RSA, il accroîtrait légèrement le pouvoir de négociation des travailleurs à bas salaire, leur pouvoir de dire non et, in fine, il pourrait améliorer leur situation.

Surtout, le fait que les travailleurs soient plus exigeants obligerait les entreprises à mieux répartir le "sale boulot" et logiquement à mieux rémunérer le travail pénible. Beaucoup d’emplois ingrats sont automatisables. D’autres, inutiles, pourraient être supprimés sans que la société ne s’en porte plus mal.

Denis Clerc. Certains métiers, comme femme de ménage, serveuse, caissière ou femme de chambre dans l’hôtellerie, ne portent pas en eux une forme de valorisation suffisante. Et la plupart de celles-ci – car ce sont majoritairement des femmes qui occupent ce type d’emplois – le font uniquement parce qu’elles ont besoin d’argent. Le revenu de base, en ouvrant la possibilité d’un choix, peut donc contraindre les employeurs à mieux rémunérer ces tâches.


Redonner du sens au travail



Le revenu de base peut-il dès lors faire du travail une activité choisie et non plus subie ?

JEH
. Le revenu de base porte un discours d’émancipation et de progrès social. Il vise à donner plus d’autonomie et plus de liberté de choix au travailleur afin qu’il exerce un travail qui a du sens pour lui. J’entends par travail toute activité rémunérée ou non, car toutes les activités n’ont pas vocation à être rémunérées, notamment pour celles qui ont une dimension sociale ou citoyenne. L’objectif est donc de réduire l’espace du travail subi et d’accroître celui du travail choisi au sens large.

Parmi ceux qui défendent le revenu de base, il y a beaucoup de jeunes qualifiés qui se rendent compte, en arrivant sur le marché du travail, que ce qu’on leur propose est inintéressant et pas forcément utile à la société. Ils sont très déçus car ils espéraient pouvoir apporter beaucoup plus que cela. Le revenu de base leur donne la possibilité de se lancer dans leurs projets sans que le critère de rentabilité ne rentre en compte. Il s’agit de faire en sorte que les gens puissent travailler sur des projets qui leur tiennent à cœur.

DC. Il faut aussi regarder l’envers du décor. Alors que pour certains, le revenu de base est synonyme de liberté, à l’inverse, pour les personnes qui sont en grande difficulté sur le marché du travail, il peut conduire à davantage d’isolement. Car si le revenu de base permet de lutter contre la pauvreté et la misère, il ne permet pas de lutter contre l’exclusion sociale. Or, pour ces personnes, la recherche d’un emploi ce n’est pas seulement la recherche d’un revenu mais aussi d’un lieu de socialisation, de valorisation, d’estime de soi.

Il ne faut pas oublier cette dimension qualitative de l’emploi qui continue aujourd’hui à jouer un rôle de ciment dans la société. Nous sommes dans des sociétés individualistes qui ont besoin pour tenir que les gens se rencontrent, ce qui passe la plupart du temps par le travail. Le travail est ainsi synonyme d’une vie plus diversifiée que lorsque l’on est chez soi. Si ce lien social n’est plus assuré par l’emploi, il faudra alors trouver des formes d’aides sociales, de services ou d’aides en nature plutôt que des aides financières.



On imagine un abandon massif de postes avec la mise en place d’un revenu de base élevé. Est-ce qu’il pourrait alors permettre un meilleur partage du temps de travail et une réduction du chômage ?

DC
. Le chômage vient moins du fait qu’il n’y a pas suffisamment d’emplois qui se créent que du fait que ces emplois sont en réalité inaccessibles pour une partie de la population insuffisamment qualifiée. Le partage du travail issu de la mise en place d’un revenu de base ne bénéficierait en fait qu’aux quelque 700 000 chômeurs victimes de la crise. En revanche, pour les deux millions de chômeurs structurels, la probabilité de retrouver un emploi est de plus en plus faible. On aura beau partager le travail, aucun employeur ne se dévouera pour les embaucher. Le revenu de base n’aura donc aucun effet sur eux. Au contraire, il risque d’isoler encore un peu plus des personnes déjà très fragilisées et désocialisées.

JEH. Effectivement, le revenu de base peut accompagner une meilleure répartition des emplois existants. Il peut encourager certains travailleurs à passer au temps partiel, ce qui favorisera le partage du temps de travail et le nombre d’emplois disponibles pour ceux qui en cherchent un. Est-ce que cela sera suffisant pour lutter contre le chômage ? Ce n’est pas évident car il existe plusieurs facteurs au chômage (éloignement géographique des zones d'emploi, manque de formation, manque d'expérience, manque de confiance en soi…).

Le revenu de base ne va pas être la baguette magique qui va tout solutionner. Ce qui est certain, c’est que le revenu de base permet une multiplication d’activités, rémunérées ou non. Il peut en cela offrir un tremplin pour toutes les personnes éloignées du marché du travail avec la mise en place d’espaces de travail dans lesquels chacun pourra exprimer ses talents, s’investir, lancer des projets, se remettre en selle et ainsi accroître son employabilité. Il faudra alors veiller à ce que ces espaces soient ouverts à tous pour rétablir un lien social et lutter contre l’exclusion.


Qui va payer la note ?



Le revenu de base rompt avec le dogme que seul le travail peut procurer un revenu. Va-t-il accompagner, voire précipiter, la fin du salariat ? Avec quelles conséquences ?

DC
. Au départ, le salariat était une forme d’emploi déprécié, qui vous rangeait dans la partie prolétaire. Mais progressivement, grâce au droit social, il est devenu une forme de protection contre un certain nombre de risques. On voit bien que le revenu de base remettrait tout cela en cause, au bénéfice de certains, et notamment des employeurs, mais aussi au détriment d’autres.

Pour les plus libéraux des partisans du revenu de base, son instauration passe par exemple par la suppression totale ou quasi-totale de la protection sociale. Cela signifie que chacun s’assurera volontairement, et que cela fera peser un risque sur tout le monde, notamment chez les plus jeunes. Autre exemple de remise en cause de nos acquis : pourquoi maintenir un salaire minimum si les gens décident librement d’aller travailler ou non ? Au final, qui va payer la note ?

JEH. Avec l’ubérisation, l’automatisation, le développement des progiciels, l’économie de la connaissance, assiste-t-on à la fin de l'emploi ? C'est très difficile à dire. Mais que le volume d'emploi diminue ou pas, cela ne change rien à la nécessité d'un revenu de base. Car contrairement à un préjugé coriace, le revenu de base n'est pas une réponse au chômage. Il est d'abord un outil pour donner plus de marge de choix aux travailleurs. Ainsi, même si l'on était au plein emploi, il nous faudrait un revenu de base pour s’assurer que chacun exerce un emploi choisi et non subi.

Au-delà de la question du volume d'emploi, il y a le souhait que toute une part de la production de richesses échappe à la logique du travail rémunéré. C'est cela que le revenu de base peut accompagner, et même favoriser. On voit bien alors que le revenu de base permet de changer notre manière de penser la question du travail : ce n'est pas parce que le volume d'emploi diminuerait qu'il faudrait un revenu de base, c'est au contraire parce qu'il y aura un revenu de base que certaines activités échapperont à la logique du travail rémunéré et donc de l'emploi.



Finalement, comment le revenu de base pourrait-il transformer la société et la place que le travail y occupe ?

JEH
. Ce que je souhaite, c’est voir émerger une nouvelle économie basée sur des valeurs plus équitables et citoyennes, mais va-t-on aller vers cela ? Difficile à dire. En revanche, le débat sur le revenu de base peut changer le discours des politiques, qui ne cesse de mettre en avant la croissance et l’emploi, sans réelle vision de la société. Il s’agit selon moi de déplacer le curseur afin de parler moins d’emploi que de bonheur au travail. Si on arrive à déplacer ce curseur, on pourra alors réfléchir à une société dans laquelle tout le monde travaille, tout le monde est inclus dans une activité qui le rend heureux. Cela passe par une organisation dans laquelle on a sa voix, on est respecté, on se sent bien, mais aussi par un travail qui a du sens pour soi et dans lequel on s’accomplit. C’est l’un des plus grands enjeux du revenu de base.

Par ailleurs, dès lors que la croissance économique n’est plus une nécessité en soi, il devient plus facile de mettre en place des mesures écologiques. Le chantage à l’emploi n’a plus lieu d’être et les priorités politiques s’en trouveront par conséquent modifiées.

DC. Depuis les années 50, on a partagé le travail, on a réduit la semaine de travail, le temps partiel s’est développé. Pour autant, la place du travail n’a pas diminué dans la vie sociale, au contraire. Le travail, du fait de la révolution féminine post-68, a pris plus de place dans la vie de chacun. Et le combat des femmes continue d’ailleurs de s’appuyer sur l’accès à l’emploi car c’est la reconnaissance par l’emploi qui a permis de changer le statut de la femme.

Effectivement, le travail n’occupe plus une place unique, nos vies se sont diversifiées et sans doute que, demain, le travail jouera moins son rôle de colonne vertébrale. Néanmoins, les gens continuent de se réaliser dans le travail. Un regard sur le passé m’incite à penser qu’il continuera à jouer un rôle décisif à la fois pour le revenu, mais aussi pour l’estime de soi et pour l’organisation sociale, le droit social, les règles sociales afin d’empêcher que ne se développent des formes d’exploitation liées à l’inégalité. Je pense qu’il faut réduire le temps de travail moyen mais que, malgré cela, le travail continuera à être un élément important voire structurant de la vie sociale.

Propos recueillis par Concepcion Alvarez
© 2016
Novethic - Tous droits réservés

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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Mer 28 Sep - 3:58

Bernard Friot "La conférence gesticulée"



Friot formules ses reproches au revenu de base :

Vers la liquidation du salariat (via Réseau Salariat Aquitaine)



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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Mar 4 Oct - 1:33

Débat entre Bernard Friot et Michel Bauwens



Rencontre entre Bernard Friot (Réseau Salariat) et Michel Bauwens (Fondation Peer2Peer) le 26 Septembre 2016 au Lieu-Dit. Extraits.
Nous relaierons la discussion en intégralité.
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MessageSujet: Re: La solution anti_crise : le revenu de base universel, et pourtant...   Mar 17 Jan - 11:12

Acireph JE2016 Bernard Friot : les enjeux contemporains du salariat

Les journées d'étude de l'Acireph ont eu lieu les 20 et 21 octobre 2016 autour de la question : "que vaut le travail aujourd'hui ?"

Bernard Friot, sociologue à l'Université Paris X, est intervenu sur les enjeux contemporains du salariat.





- Durée : 1 h 15 min
- Date : 6 Novembre 2016
- Intervenant : Bernard Friot
- Source : ACIREPhA

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