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 Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"

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akasha
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MessageSujet: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 14 Sep - 9:26

Rappel du premier message :

TEXTE AKASHA/ BONJOUR LES GENS  cat
Voilà j'ouvre se sujet afin de poursuivre les débats pour qui le désire sur la crise irakienne qui plus est semble de jours en jours, rejoindre le conflit syrien. En tout les cas, c'est la volonté affiché par Obama, inclure les deux conflits en un et de régler les deux en même temps ! Ce qui permet de bien comprendre sa stratégie...Et quelle était l'utilité d'instrumentalisé et armé l'EI...C'est-à-dire prendre le contrôle de toute la péninsule du moyens-orient à leur compte. La suite du programme concerne également les intérêts sioniste (comme je le démontrai dans un de mes post sur PR) et que je vais par ailleurs rééditer ici  Surprised Il est pas toujours aisé de trouver des articles parfaitement impartial et non intéresser sur se sujet épineux..Inutile de vous dire qu'il est proscrit d'en trouver un parmi nos médias atlantistes, à quelques exceptions prêts de bien entendu...Et selon  les cas et faits abordés... Razz  Car en effet, nous pouvons disposer de très bon articles venant des médias du moyens orient, notamment via l'Algérie, mais pouvons-nous être certains que l'impartialité soit au rendez-vous ? ou de journalistes free-lance européens, français pour se qui s'agit de notre cas. Je pense notamment à l'excellent monsieur Meyssan.  Mais encore ici ces sources peuvent être attaquable par ses détracteurs... No  Donc ce n'est toujours pas évident de bien mettre le doigt au bon endroit (sans vouloir faire de vilains jeux de mots...)
Eh bien cependant, pour mon intitulé, je penses avoir mis la main sur un article "modèle" qui nous offres une synthèse intéressante qui pourra faire office de point centrale pour nos débats et suites d'informations futures...Un article rédigé par notre excellent confrère Michel Collon  Very Happy  Bonne lecture !  study



Le flirt des Occidentaux avec les djihadistes tourne mal

Les USA envoient de l'aide humanitaire aux victimes sans défense dans le nord de l'Irak et ils bombardent les terroristes qui veulent mener une épuration religieuse dans le pays. Ce qu'ils omettent de dire, c'est que ces terroristes sont le produit de leur propre politique étrangère dans la région.





« It’s the oil, stupid ! »


Deux ans et demi après que l’armée des Etats-Unis s’est retirée d’Irak, Washington s’en va-t-en guerre à nouveau. Le Pentagone a 400 conseillers sur place et a commencé dès le 8 août à bombarder des positions d’ISIS, rebaptisé EI (Etat islamique). Officiellement [http://www.whitehouse.gov/blog/2014...], il s’agit d’une mission « humanitaire », plus précisément pour « prévenir un possible génocide ».
Tout conflit armé a ses drames humanitaires, et celui-ci ne fait pas exception. Mais Proudhon déjà mettait en garde : « Chaque fois que j’entends le mot “humanité” je sais qu’ils veulent tromper ». Et c’est certainement le cas si quelqu’un entre en guerre.
Le Financial Times a fait remarquer sèchement que les bombardements coïncident avec les premiers signaux indiquant que les combats dans le nord de l’Irak mettent en péril le fonctionnement normal des compagnies pétrolières. Dès le début du mois d’août, des acteurs aussi importants que Efron, Genel Energy, Chevron et ExxonMobil commençaient déjà à évacuer du personnel.

Le journal signalait aussi que ces dernières années ce territoire a exercé une forte attraction sur l’industrie de l’énergie. Le sous-sol recèle une très grande réserve de pétrole qui de plus est très facile à exploiter. Jusqu’à présent la région avait été épargnée par la guerre civile et les carnages tant des autorités que des djihadistes.
Les quartiers généraux de ces géants de l’énergie se trouvent à Arbil, capitale du Kurdistan irakien semi-autonome. Des milliers de citoyens étatsuniens y vivent [http://readersupportednews.org/opin...] et il y a un consulat US. C’est cette ville, la première qui a intéressé l’Etat Islamique, qui menaçait de tomber aux mains des djihadistes. Ce n’est pas pour rien que John Boehner [http://www.speaker.gov/press-releas...], président de la Chambre des représentants des États-Unis, déclarait que « des intérêts nationaux vitaux sont en jeu ».


Bombarder : ni légitime, ni utile



Le calendrier n’est pas très heureux. Juste au moment où yézidis, Kurdes et chrétiens reçoivent une aide humanitaire, Obama envoie des armes aux Israéliens pour qu’ils puissent encore mieux « gérer » les Palestiniens à Gaza. Pas plus que lors des bombardements et des conflits précédents (1), cette fois non plus il n’y a aucun mandat de l’ONU [http://readersupportednews.org/opin...]. Quels arguments allons-nous utiliser quand Poutine va se mettre à bombarder l’armée ukrainienne dans le cadre d’une « mission de paix humanitaire » ?
Si (tout) le but est de stopper l’avancée de l’EI, alors les bombardements actuels ne sont ni suffisants ni même utiles. « Quelques bombes de 250 kg larguées d’un F18 et quelques attaques avec des drones n’arrêteront pas l’EI » selon Ryan Crocker, ancien ambassadeur US en Irak.
Jusqu’à ce jour, les bombardements – plutôt limités – n’ont guère eu d’impact. Depuis le début des bombardements, l’ISIS a perdu quelques villes, mais il a regagné du terrain ailleurs. Le général Mayville [http://www.defense.gov/Transcripts/...], qui coordonne l’opération, a dit à ce sujet : « En aucune manière je ne veux suggérer que nous contrôlons effectivement la menace de l’IS ou que nous avons brisé leur avancée ».

Ces pertes limitées et le fait que l’avancée n’est pas stoppée permettent au groupe terroriste de vendre l’opération militaire US à ses partisans comme une victoire.
En outre l’ingérence ouverte et directe des Etats Unis jette de l’huile sur le feu. L’EI s’en servira comme élément de propagande. Des musulmans dans le monde entier qui hésitent à combattre d’autres musulmans, pourront à présent être convaincus qu’il s’agit d’une lutte contre la suprématie occidentale.
Finalement, conséquence des attaques aériennes, l’EI agira encore plus dans la clandestinité et sera donc encore plus difficile à combattre.


Danse macabre


L’invasion US de l’Irak et l’occupation qui a suivi a brisé la colonne vertébrale des forces aériennes irakiennes. Depuis, Washington n’ autorisé aucune reconstitution. Etant donnée la distance, l’armée syrienne n’est pas en mesure d’arrêter la progression d’ISIS. Seule l’armée de l’air US en a les moyens. Mais elle ne frappe pas réellement. Comparée à de précédentes opérations aériennes, l’opération actuelle se fait en mode mineur.

Comme il est apparu dès juin, l’armée de terre irakienne – dominée par des chiites – n’est pas non plus en mesure de reconquérir les territoires conquis dans le nord du pays. Ceux qui pourraient arrêter l’avancée actuelle de l’EI dans la région – par voie terrestre – et qui pourraient éventuellement le battre, ce sont les combattants kurdes armés, les peschmergas. Ils sont quelque 200.000. Ils sont disciplinés et bien entraînés mais ils ne disposent que d’un arsenal léger et obsolète.
Les Kurdes sollicitent depuis un bon moment des armes lourdes et meilleures, mais Washington et la Turquie ne voient pas leur demande d’un bon œil. Une armée kurde bien équipée serait un pas important vers un état indépendant, mais c’est ce que la Turquie exclut, soutenue en cela par les Etats-Unis.
Le feu vert a maintenant été donné pour une livraison directe d’armement aux Kurdes (2), mais il s’agit d’armes légères.

Récapitulons. D’une part l’EI ne peut pas vraiment percer et certainement pas mettre en danger les intérêts pétroliers. D’autre part, il ne faut pas que les Kurdes deviennent trop forts. L’armée de l’air irakienne (chiite) a donc été délibérément maintenue en état de faiblesse et sur le plan militaire les chiites se sont repliés sur Bagdad et dans le territoire au sud de Bagdad. Les trois groupes de population se maintiennent dans un équilibre des forces macabre. Si un des trois menace de rompre l’équilibre, le Pentagone et la CIA viennent donner un coup de main. Un scénario similaire se joue en Syrie. Assad doit être affaibli, mais il n’est pas question que les djihadistes y prennent la main. C’est une impasse qui convient parfaitement au jeu des Etats-Unis et d’Israël. Les états forts de la région qui ne marchent pas au pas sont démembrés ou, comme dans le cas de l’Iran, assujetti par un embargo draconien.


EI : une création de l’Occident ?



Le groupe terroriste « Etat Islamique » s’emboîte parfaitement dans ce puzzle. Selon Edward Snowden , ex-collaborateur de la National Security Agency (NSA) étatsunienne, il est apparu que les agences du renseignement des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Israël ont collaboré pour créer ISIS. Elles ont créé une organisation terroristes qui est en mesure d’attirer tous les extrémistes (psychopathes) du monde avec l’aide d’une stratégie qu’elles nomment « le nid de guêpes ». Nabil Na’eem, ancien commandant d’al Qaeda, confirme ce récit. Selon lui, presque toutes les sections actuelles d’al-Qaeda travaillent pour la CIA.
Il faut toujours rester prudent avec de telles informations. Comme c’est généralement le cas avec ce genre d’opérations clandestines et de groupes glauques, nous ne connaîtrons la vérité que plus tard et peut-être jamais intégralement. Mais il y a un certain nombre de choses dont nous sommes certains et qui penchent fortement dans ce sens-là :

1. A partir de 2012 les USA, la Turquie et la Jordanie ont créé un camp d’entraînement pour les rebelles syriens à Sawafi, dans le nord de la Jordanie. Des instructeurs français et britanniques [http://www.theguardian.com/world/20...] étaient impliqués. Certains de ces rebelles ont ensuite rallié [http://www.wnd.com/2014/06/official...] ISIS.
2. Selon le sénateur républicain Paul Rand [http://www.nbcnews.com/meet-the-pre...], les Etats-Unis ont naguère « soutenu » ISIS et c’est pour cela que le mouvement terroriste est si fort aujourd’hui. (“They’re emboldened because we’ve been supporting them.”). Il désigne également quelques alliés proches des Etats-Unis : l’Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweit. Ces pays ont fourni armes et finances à ISIS.
3. En effet, l’Arabie Saoudite [http://www.independent.co.uk/voices...] joue un rôle-clé, comme jadis avec al-Qaeda. En tant que sous-traitants des USA, ils se chargent des basses besognes. Cet état du Golfe soutient toutes sortes de groupes extrémistes sunnites pour réduire l’influence et la puissance de l’Iran et des chiites dans la région. Une partie de ce soutien militaire et financier est allée ces dernières années à des combattants d’ISIS en Syrie (3). L’ex-candidat à la présidence John McCain [http://cnnpressroom.blogs.cnn.com/2...] ne dissimule pas son enthousiasme pour cette monarchie extrémiste : « Thank God for the Saudis and Prince Bandar ». (4)
4. Mais on ne se contente pas d’éloges. En mai 2013 MacCain s’est fait fièrement photographier avec quelques djihadistes [http://wonkette.com/552931/heres-a-...]. Le problème est que l’un d’eux est un combattant d’ISIS. Et pas le premier venu, il est connu comme le djihadiste cannibale [http://topconservativenews.com/2014...], parce qu’on le voit dans une vidéo en train de manger un cœur humain.


Un flirt tenace



L’idylle entre le Pentagone et des groupements islamistes extrémistes n’est pas une nouveauté. Dès 1979 des moudjahidin étaient recrutés, armés et entraînés pour chasser le gouvernement communiste d’Afghanistan. « Rambo 3 » de Silvester Stallone est une version hollywoodienne de cette collaboration. C’est de ces cercles de moudjahidin que sont issus al-Qaeda et Osama Ben Laden.
Dans les années ’90 les talibans, combattants encore plus violents et extrémistes, devenaient les partenaires préférés de Washington en Afghanistan. Cette collaboration se termina quand il devint évident que les talibans ne pouvaient plus servir les intérêts étatsuniens.

Pendant la guerre civile en Yougoslavie (1992-1995) le Pentagone permit à des dizaines de combattants d’al-Qaeda de s’envoler pour la Bosnie, afin de soutenir les musulmans sur place.
En 1996 l'armée de libération du Kosovo (AK) a été entraînée par des officiers d’al-Qaeda, juste au-delà de la frontière albanaise. Tout en ayant l’aide de militaires britanniques et américains.

Pour faire tomber Kaddhafi en 2011 l’OTAN a collaboré notamment avec lle Groupe islamique combattant en Libye (GIGL), une organisation qui figurait sur la liste des organisations terroristes interdites. Son chef, Abdelhakim Belhadj, est un ancien ponte d’al-Qaeda. Sa milice suivait encore un entraînement US juste avant le début de la rébellion en Libye.

Le GIGL a conclu une alliance avec les rebelles islamistes du Mali. Ces derniers ont réussi, avec l’aide des Touaregs à s'emparer du nord du Mali pendant quelques mois. Grâce aux bombardements de l’OTAN les rebelles islamistes ont pu piller les dépôts d’armes de l’armée libyenne. Ce sont ces mêmes armes que les djihadistes utilisent aujourd’hui au Nigéria, au Tchad, en Irak et au Mali.
Nous avons déjà évoqué l’étroite collaboration entre des organisations extrémistes en Syrie. C’est dans ce « nid de guêpes » qu’est né et se développe fortement l’EI.


La stratégie du chaos



La guerre contre le terrorisme ( war on terror) s’est inversée en son contraire, la propagation du terrorisme (spread of terror). Les opérations ratées en Irak, Afghanistan, Libye et Syrie montrent à l’évidence que les Etats-Unis et l’Occident ne sont désormais plus capables de modeler la région du Moyen-Orient comme elle le souhaiterait elle-même.

Washington et ses alliés risquent de perdre de plus en plus la maîtrise et ils font de plus en plus appel à des sous-traitants de mauvais aloi. Ils raisonnent ainsi : « Si nous ne pouvons pas contrôler nous-mêmes, alors personne d’autre ne le peut ». C’est ce qu’on peut qualifier de stratégie du chaos, ou plus exactement, de chaos de la stratégie. C’est le comble de l’immoralité.

Notes :

(1) Par exemple la guerre contre l’Irak en 1991 et les bombardements à Panama 1989, en Somalie 1993, Bosnie 1995, Soudan 1998, Pakistan 2005-2013 et au Yemen 2009-2013.
(2) Auparavant c’était toujours via l’autorité centrale irakienne.
(3) Ce soutien militaire se fait non par l’intermédiaire de l’autorité centrale mais via toutes sortes d’individus et de réseaux généreux en capitaux [http://www.theatlantic.com/internat...].
(4) Le Prince Bandar est un homme influent en Arabie Saoudite. Il a été ambassadeur aux Etats-Unis et entretenait d’excellentes relations avec la famille Bush.


Traduction du néerlandais : Anne Meert pour InvestigAction.


Source : MichelCollonInfo


* * * * * * *


Dernière édition par Om9n le Mar 26 Juil - 23:58, édité 2 fois (Raison : Changement du titre pour un plus approprié ....)
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 17 Aoû - 6:59

lut la compagnie , je vien de tomber sur 2 post des us er eu , il dise entre 10 er 15 ans l etat islamique va rester , que dire c est fou , er les kurde qui ce fon dechirer par les turc er daech , er dire que le peuple sur terre laisse faire trop occuper a metro boulot dodo , bonne semaines a vous tous , j avais des infos mais l envie n est plus la , d erriere mon pc ca me parait de plus en plus lache de poster sur ce sujet  bye
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 17 Aoû - 20:06

As tu plus de précision sur cette prédiction que l'état islamique va durer plus de dix ans?
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 17 Aoû - 22:18

Si quelqu'un a des sources qui fournissent des infos en temps réel ou simplement régulières sur la guerre Daech contre coalition,  je suis preneur. Qu'il se manifeste.

Maintenant, pour répondre à akasha, il y a des gens pour qui Daech est un véritable mouvement de résistance contre l'impérialisme occidental. Et, ils ont peut-être raison.
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 18 Aoû - 0:24

Np:C'est la dernière info que j'ai ,en ce moment y'a une soupe d'info, je sais plus ce qui est vrai ou faux, avec des SI ! et  des peut être , ils font de l'information ces derniers temps, ça doit être une tac tic Twisted Evil

Le texte est traduit avec un traducteur drunken

Tsahal se prépare à attaquer la Syrie
L'armée israélienne se prépare à la possibilité d'une opération terrestre limitée en Syrie au cas où il est gigantesque incendie. Parmi les menaces d'Israël est confronté est une attaque du Hezbollah sur le territoire israélien

Israël a évalué que la réalité va changer le long de la frontière nord. Dans la dernière semaine, l'armée israélienne a procédé à un vaste exercice dans les hauteurs du Golan qui comprenait entre autres le scénario éventuel d'une opération terrestre limitée au sein de la Syrie en réponse à des tirs de roquettes ou des attaques terroristes le long de la frontière. Ceci est dû à l'augmentation rapide des forces extrémistes islamistes en Syrie et il a été évalué que le calme le long de la façade nord est une situation instable qui est susceptible de changer à tout moment.

Un autre scénario est que Israël évalue la possibilité d'une campagne supplémentaire contre le Hezbollah. Au cours des dernières années, l'organisation terroriste libanaise a basé son programme sur attaquer Israël. En raison de l'exercice de Tsahal, la population a été évacuée qui vit aux côtés des frontières syriennes et libanaises.

Malgré les efforts d'Israël pour empêcher la contrebande d'armes au Hezbollah, les livraisons d'armements continuent de passer de la Syrie à l'organisation terroriste libanaise et également la commande de l'Iran de ce front est de plus en plus dramatique. Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods Al des Gardiens de la Révolution iraniens en dehors des frontières de l'Iran, se tient derrière activités terroristes dans le plateau du Golan, à la fois directement et indirectement. 

Source
http://www.jerusalemonline.com/news/politics-and-military/military/idf-preparing-to-attack-syria-15299

Une image un peu marrante" Attaques d'oiseaux sur le président turque Erdogan"


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akasha
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 18 Aoû - 1:41

yous_f a écrit:
Si quelqu'un a des sources qui fournissent des infos en temps réel ou simplement régulières sur la guerre Daech contre coalition,  je suis preneur. Qu'il se manifeste.

Maintenant, pour répondre à akasha, il y a des gens pour qui Daech est un véritable mouvement de résistance contre l'impérialisme occidental. Et, ils ont peut-être raison.

Bonsoir les amis Smile

Yousef, oui ça dépend de quel côté on se trouve...De toute façon ça fait longtemps que je connais ton point de vue sur Daech...Tu sais que l'on soit d'un camp ou d'un autre c'est le fait de prendre part à la guerre qui est atroce, on met en avant les atrocités de Daech, parfois on apprend aussi celle des autres..il est compliquer de prendre partis plus pour un qu'un autre je l'admet. Surtout quand on sait ce que les américains himself peuvent faire...sans compter l'aide apporter à leur propre ennemis pour parvenir à leur fin..Tout se que je vois moi, c'est de un une guerre entre l’impérialisme et la suprématie occidentale avec ces intérêts économique contre l'intégrisme religieux d'un autre âge, avec aux milieux d'autre qui se battent avant tout pour leur terre. ...

Joseph, oui il n'est pas toujours évident de s'y retrouver dans cette abondance d'information et souvent contradictoire...Sans compter la propagande des un et des autres..Et justement ton lien c'est un site d'info pro sioniste et donc proprement anti syrien, et anti Hezbollah qui sont ici proprement traité de terroristes..Et du reste ils prennent leur désire pour la réalité..Leur grand rêve est d'instauré le grand Sion

Set, non il n'y a rien de lâche à vouloir ré-informer les gens, et d'essayer de leur montrer la réalité Tu sais, on a beau ne pas être sur place, on a un cœur et de l'empathie, on s'en prend pleins la tronche aussi, faut pas croire. Même si bien entendu ça ne vaut pas d'être sur place et le vivre vraiment, j'en conviens.

Tiens je viens de penser Joseph et Yousef, je trouve ça trop cool^^

_________________
"Pace fores obdo, ne qua discedere possit". Ovide, Fastes, I, 281 Tel le dieu romain, tel en son double-visage, telle est la dualité. Janus. La guerre et la paix.
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 18 Aoû - 2:15

Akasha flower 

Tous les patrons des grands médias sont des pros sionistes , ou je me trompe,sinon ils sont F-M c'est pareil king

Sinon c'est pas facile de ramener de l'eau au moulin , l'info vaut ce quelle vaut,faut faire avec  albino 

Bises  sunny
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 18 Aoû - 3:20

bonsoir , eu oui yousef ,mais Google est ton meilleur amie, {tape prediction etat islamiqque 10ans un truc du genre} des infos plus precise er en temp reel tu les aura plus vite que moi avec ma conection limiter sur Google , la der info cest ca ji pige que du charabia politique  ,  http://www.lapresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/syrie/201508/17/01-4893307-lonu-soutient-un-plan-historique-pour-la-paix-en-syrie.php ,  ps    j ai croiser une bonne sœur  hier tout en blanc au supermarcher je lui ai poser la question sur daech , elle a pas oser repondre elle ma dit paix  er redit comme toi suis pour la paix trop de souci avec l argent roi ecttttt
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 18 Aoû - 3:42

je vien de chercher je trouve pas l article d hier , http://www.lepoint.fr/monde/l-ei-devrait-exister-pour-au-moins-une-decennie-encore-20-06-2015-1938403_24.php   , je recherche ca er je le post yousef des que je le retrouve , certain dise 30 ans aussi cetait lanner dernierre ca

ce lien ver un site libanais est  plein d info   http://www.almanar.com.lb/french/seccatpage.php?frid=18&seccatid=37     mon pc me lache ecran bleu sr ecran bleu   byeeeeeeeee
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 18 Aoû - 12:14

Akasha,

Mon point de vue sur Daech?

Mon avis sur Daech: c'est une organisation terrifiante et son origine est très obscure. Je cherche à en savoir un peu plus.
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Jeu 20 Aoû - 3:30

lut , er si on parlait des kurdes ,
De Diyarbakir en Turquie à Hassaké en Syrie, en passant par le mont Kandil en Irak, rencontre dans les régions du Kurdistan avec un peuple qui résiste pour obtenir ses droits et n’hésite à envoyer ses combattants affronter et défaire les barbares de l’« État islamique ».
Diyarbakir (Turquie), 
mont Kandil (Irak), Hassaké (Syrie),
envoyé spécial.  Depuis le 25 juillet, date d’un attentat commis dans la ville turque de Suruç contre de jeunes militants de gauche qui s’apprêtaient à rejoindre Kobané pour aider à sa reconstruction, le président turc, Recep Erdogan, fait l’amalgame entre l’« État islamique » (« EI ») et le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, et prétend combattre les deux entités. En réalité, les djihadistes ont toujours bénéficié de la bienveillance et même de l’aide de la Turquie pour passer la frontière, acheminer des armes et du ravitaillement. L’aviation turque n’a effectué que trois raids contre les positions de l’« EI ». En Turquie même, la police d’Erdogan pourchasse les militants kurdes du PKK mais aussi de HDP (Parti démocratique des peuples), formation de Selahattin Demirtas. Les bombardements sont quotidiens contre les bases du PKK, y compris sur le mont Kandil, au Kurdistan d’Irak. Au Rojava (Kurdistan de Syrie), les combattants de l’organisation créée par Abdullah Öcalan sont pourtant venus renforcer les rangs des unités de défense du peuple (YPG/YPJ) pour repousser l’« EI », comme à Kobané et plus récemment à Hassaké. Reportage dans ces trois zones, et rencontres avec ces combattants que l’Union européenne et les États-Unis continuent de désigner comme « terroristes » .
La nuit tombe sur Diyarbakir, la grande ville kurde du sud-est de la Turquie, l’atmosphère se tend tout d’un coup. Le ciel n’est que bruits. Celui des hélicoptères de la police qui surveillent sans relâche une population coupable de ne pas se soumettre à la violente normalisation déclenchée par Ankara le 25 juillet. Celui des bombardiers qui décollent pour aller répandre la mort sur le mont Kandil, au Kurdistan d’Irak. Ferat, un jeune Kurde membre du comité populaire du quartier de Lalebey, nous guide dans le dédale des rues de la vieille ville. La veille, le quartier, comme d’autres à Diyarbakir, a décrété son indépendance, dressant des barricades dans les venelles pour empêcher toute intrusion de la police. Les pavés sont descellés et mis en tas alors que des guetteurs sont en place pour signaler toute arrivée des forces dites de l’ordre. Lorsque celles-ci déboulent, arme au poing, les affrontements commencent. Déséquilibrés. Dans le quartier de Baglar, un Kurde de 40 ans tombe, le ventre transpercé par une balle. Il mourra à l’hôpital où il a été transporté en même temps que d’autres blessés.
« Nous résistons depuis des décennies contre l’hégémonie de l’État, souligne Ferat. S’il y a eu un dialogue et un cessez-le-feu, c’est grâce à la bonne volonté kurde de réaliser la paix. » Mais depuis bientôt un mois, le cessez-le-feu a volé en éclats. Prenant prétexte d’un attentat dans la ville turque de Suruç, attribué à l’« État islamique », faisant 33 morts parmi des jeunes s’apprêtant à se rendre à Kobané, Recep Erdogan a lancé ce qu’il appelle une « guerre synchronisée contre le terrorisme », l’« État islamique » (Daech) et le mouvement kurde. En réalité, cette offensive militaire est quasi entièrement dirigée contre le PKK et toute forme de résistance kurde. Son aviation cible les camps de l’organisation au nord de l’Irak et les troupes rentrent dans les villages, semant la mort et la désolation. En réponse, le PKK a rompu le cessez-le-feu, qu’il avait décrété unilatéralement en 2013. « La bataille contre les Kurdes est menée dans tous les domaines, militaire mais aussi politique, social et culturel, fait remarquer Ferat. Mais le peuple kurde est habitué à cette oppression. Il sait résister. Nous avons un droit fondamental, celui d’être vivant, c’est pourquoi nous pratiquons l’autodéfense. Ce que nous voulons, c’est simplement vivre en tant que nation dans un État démocratique. »

Comment, dans ces conditions, penser l’avenir ?

Ce soir-là, sur une placette de Lalebey, des hommes et des femmes s’activent. Les uns montent une sono sur des tréteaux. D’autres déploient une large banderole d’où apparaît le portrait d’Abdullah Öcalan, le fondateur du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan). Ce samedi 15 août marque l’anniversaire de la création de la branche militaire de l’organisation et la police est sur les dents. Qu’importe pour les habitants ! Les feux d’artifice défient les hélicoptères. « L’État turc a toujours nié notre existence, dénonce Fatma, 52 ans. Le 15 août représente la lutte du peuple kurde. » Elle se souvient, alors qu’elle n’avait que 17 ans, de l’intrusion de l’armée dans son village, près de Mardin, des maisons incendiées, de sa fuite à travers champs avec son premier enfant dans les bras « sans regarder derrière moi ». Elle se rappelle et pleure en évoquant les 13 personnes massacrées et « cette petite fille de 7 ans, violée par les soldats puis pendue à un arbre ». Comment imaginer que Fatma puisse oublier ces exactions ? « Aujourd’hui, ça continue. Beaucoup de nos enfants sont partis combattre au Rojava (Kurdistan de Syrie) contre l’“État islamique” et sont tombés. Cela fait trois semaines que les corps de nos martyrs sont à la frontière et on ne peut pas récupérer leurs dépouilles. Leurs corps pourrissent. »
Comment, dans ces conditions, penser l’avenir ? Masloun Mutlu n’a que 16 ans. La lutte, il sait ce que c’est. Son père et ses deux frères sont en prison. Un troisième est parti rejoindre les camps du PKK. C’est lui qui subvient aux besoins de la famille en vendant des « simits », ces petits pains au sésame. « Tout le monde a peur, dit-il. On a peur de vivre dans nos propres maisons. Avant, on avait de l’espoir et les yeux illuminés en pensant à l’avenir. Maintenant, on se demande comment on va mourir. Si je ne devais pas aider ma famille, je m’engagerais avec le PKK, je partirais à la montagne. » Terrible !
La montagne. C’est là que nous nous rendons, au Kurdistan d’Irak. Le mont Kandil est d’une beauté à couper le souffle. Les sommets ciselés semblent des silex prêts à découper le ciel. L’eau dévale à profusion des flancs montagneux… Mais la poésie a du mal à s’imposer dans une zone redevenue la cible de l’aviation turque. Le mont Kandil est considéré comme le centre névralgique du PKK. Plusieurs camps de combattants y sont déployés pour accueillir les milliers de jeunes Kurdes, hommes et femmes, qui ont décidé de répliquer à la violence turque. « L’AKP (le parti de Recep Erdogan – NDLR) a fait une erreur et va en payer le prix fort, a déclaré à une chaîne kurde Murat Karayilan, leader de la rébellion kurde en l’absence d’Abdullah Öcalan, son chef historique emprisonné. Nous avons de l’expérience et savons quoi faire. Nous n’avons pas encore de plan de guerre et nous ne menons pour l’instant que des actions de représailles contre la Turquie. » La menace des raids aériens est constante. Le village de Zergele a été totalement détruit, 8 civils (lire ci-contre) ont été tués et des pans entiers de la zone incendiés par des bombes. Pour éviter le massacre, les combattants du PKK se sont redéployés dans la montagne, aménageant des abris dans les grottes. C’est dans le frais d’une de ces excavations à laquelle nous accédons par une piste escarpée que nous emmènent Warge Sindar et Ali Zagros. Des noms de guerre pour ces hommes dont le premier a 26 ans et le second 21 ans. Nous voilà donc face à des « terroristes » puisque le PKK est considéré ainsi par la Turquie mais aussi par les États-Unis et l’Union européenne. Des « terroristes » qui gardent leurs AK-47 (kalachnikov) à portée de main et leurs grenades à la ceinture pour parler de leur histoire, de leurs motivations. Warge raconte ses souvenirs de son village incendié par l’armée turque, de son déracinement, de l’interdiction de parler kurde à l’école, des menaces des enseignants alors qu’il n’allait pas à l’école le jour de Newroz, le Nouvel An kurde. Des premières participations aux manifestations, des jets de cocktails Molotov, de son arrestation en 2009 et des trois ans passés en prison. « Dans ma cellule, je me suis demandé si j’allais rester dans ce système ou rejoindre le PKK. J’ai choisi la seconde option. Contrairement à ce que tout le monde imagine, la première chose qu’on nous donne en arrivant, ce n’est pas une arme, mais des livres. Tous les jours on se lève à 4 h 30, on fait notre cuisine dans des endroits où l’on ne peut pas déceler notre présence, puis on rejoint nos postes. Lorsque quelqu’un a une question politique, nous nous réunissons par groupe de 10 et nous lançons la discussion. »
Ali est arrivé récemment. Il raconte : « À Newroz (21 mars – NDLR), cette année, j’ai discuté avec ma copine. Nous avons décidé de rejoindre la guérilla. Elle est arrivée un mois avant moi. Nous savions que nous ne nous verrions plus. Avant de venir, nous nous sommes dit que nous pouvions transformer notre amour en un sentiment fraternel. Dans la guérilla, nous sommes égaux. Nous savions cela avant. Nous sommes heureux d’être ici. Nous luttons pour notre peuple. »
Cette lutte, des centaines d’entre eux, certains depuis Kandil, d’autres partis directement de Turquie, sont allés la poursuivre au Rojava, au Kurdistan de Syrie. Nous franchissons alors l’Euphrate, frontière naturelle entre l’Irak et la Syrie, pour les rencontrer. Direction Hassaké, au nord-est du pays, d’où les combattants kurdes regroupés dans les forces de défense du peuple (YPG pour les hommes, YPJ pour les femmes) ont chassé les djihadistes de l’« État islamique » fin juillet. Au sud de la ville, nous nous rendons sur la ligne de front. Les troupes de l’« État islamique » se sont regroupées à moins d’un kilomètre. Immobiles le jour, leurs mouvements sont décelables la nuit grâce aux jumelles à visée thermique, saisies à Daech. Dans la ville, les destructions témoignent de la violence des combats et de l’impact des bombardements de la coalition. À Hassaké, les États-Unis soutiennent les combattants kurdes, les seuls qui, jusqu’à présent, ont vaincu les djihadistes.

« Nous ne sommes pas des terroristes. Les terroristes sont en face »

En faction, prêtes à toute nouvelle attaque de Daech, Rouken et Ginda, 19 ans chacune, sont arrivées du sud-est de la Turquie « pour défendre le droit et la liberté des femmes, pour la liberté des Kurdes et contre ces barbares islamistes ». Comme tous ici, ils ne font pas de différence entre leur engagement avec le PKK ou leur intégration au sein des YPG-YPJ. « On sait pourquoi on se bat. Nous ne sommes pas des terroristes. Les terroristes sont en face », affirment-elles, kalach en bandoulière, en désignant un hameau qui se découpe dans le désert rocailleux. Ruban Serhed, 21 ans, est originaire de Kars, au nord du Kurdistan turc. Son père a été emprisonné à plusieurs reprises. Casquette vissée sur la tête, il explique avoir décidé de partir aider le Rojava en 2011, « comme l’avait demandé Öcalan ». Lui qui a été blessé à deux reprises parle des combats, du moment où, encerclé avec ses camarades, il gardait une grenade dans la main « pour ne pas tomber dans les mains de Daech. Je me suis dit que c’était fini, que j’allais mourir. Des camarades des YPJ m’ont sauvé. Plusieurs camarades sont morts. Le malheur du peuple kurde nous pousse maintenant à continuer jusqu’au bout ». Lui aussi sourit du mot « terroriste » accolé au PKK. « Pourtant, on se bat contre la barbarie, contre des gens inhumains. On ne défend pas seulement le Rojava mais l’humanité tout entière, lance-t-il. Si une organisation qui a le respect de millions de personnes et qui se bat contre l’“État islamique” est terroriste, alors je suis un terroriste. »   source http://www.humanite.fr/au-front-contre-letat-islamique-et-bombardes-par-larmee-turque-581514   vous en penser quoi
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Jeu 20 Aoû - 18:21

L’Iraq Body Count, ou comment le Pentagone occulte les victimes de ses guerres
Publié par Gilles Munier sur 19 Août 2015, 06:03am

Résumé d’une enquête du Docteur Nafeez Ahmed (Insurge Intelligence – Traduction et Synthèse par Xavière Jardez)*
En 2006, le journal britannique The Lancet publiait une étude approfondie d’experts en santé publique de l’Université de John Hopkins, qui concluait que le nombre de victimes de l’invasion américaine de l’Irak était compris entre 655 000 et 1,5 million jusqu’à aujourd’hui.
Ses résultats furent rejetés par les gouvernements US et britannique sous des accusations de tromperie et de méthodologie ascientifique, selon les chercheurs affiliés au Iraq Body Count (IBC), mouvement anti-guerre et très apprécié des militants progressistes.
Cependant, en mars 2015, les Physicians for Social Responsability (PSR), groupe de médecins, tous Prix Nobel de la Paix, ont publié un rapport qui chiffre à un million d’Irakiens morts directement ou indirectement depuis la « guerre contre la terreur »,
Mais, cette sous-estimation des prétendus militants pacifistes du IBC ne s’arrête pas à la guerre au Moyen-Orient ; elle concerne aussi les opérations anti-drogues et para-militaires en Amérique latine et en Asie.
Qui compose l’Iraq Body Count?
L’Iraq Body Count (IBC) a été fondé par John Sloboda, professeur émérite de psychologie à l’Université de Keele et Hamit Dardagan en partenariat avec Oxford Research Group (ORG) où Sloboda était directeur de 2005 à 2009. Tous deux devinrent co-directeur du Every Casualty Program (Programme sur Chaque Victime) d’ORG. Ils furent rejoints dans ce programme par Michaël Spagat, Professeur d’Economie à laRoyal Holloway de l’Université de Londres. Leur but était de répertorier chaque personne victime de violence armée.
Cependant, ce programme n’était pas, et de loin, un programme indépendant, car de 2012 à 2014, il a été financé par une agence américaine (USIP, US Institut of Peace, ou Agence américaine pour la paix) qui joua un rôle prédominant dans la guerre en Irak en 2003.
L’USIP a été créée par le Congrès en 1984 en tant que contrepoids indépendant au Pentagone comme organisation à but non lucratif fonctionnant comme une institution privée, à financement public, pour promouvoir la paix. En réalité, dès sa création, elle eut pour fonction d’être le bras de l’exécutif et de la communauté du renseignement dans le domaine de la recherche et de ce fait, tous ses financements lui furent alloués par le Trésor US. Elle tissa des liens très étroits avec l’exécutif, les services de renseignements de l’armée et les groupes conservateurs US. Fondée dans une annexe au Defense Authorization Act de 1985 (Loi d’autorisation de la défense), son conseil d’administration devait être constitué de 15 membres avec droit de vote, dont le Secrétaire d’Etat, le Secrétaire à la Défense, le président de l’Université de la Défense nationale du Pentagone, et douze autres personnes désignées par le Président. Selon l’Act, l’USIP pouvait « obtenir des subventions et contrats, dont des contrats pour des recherches confidentielles pour le Département d’Etat, celui de la Défense, l’Agence pour le contrôle des armes et le désarmement et la communauté du renseignement et recevoir des dons et des contributions du gouvernement à tous les niveaux ».
Selon un expert en politique des mouvements de droite US, l’ «USIP est un bras de l’appareil de renseignement. » Elle est donc rien de moins qu’ « un terrain que martèlent les faiseurs de guerre ». Il est intéressant de noter que l’actuel président, Stephen Hadley, a été, en autres, conseiller en sécurité nationale de Bush, après Condoleezza Rice. Il a, d’ailleurs, pris une part active au lancement de la guerre en Irak en introduisant des renseignements faux sur les capacités nucléaires de l’Irak (l’agent jaune) dans le discours de l’Union de Bush en 2003. Il faut dire qu’il a sa place dans le conseil d’administration du fabricant d’armes, Raytheon.
Dès 2004, l’USIP s’est engagée dans l’occupation de ce pays et les efforts pour la légitimer et l’étendre, à travers son agence sur place, par des entraînements de « facilitateurs et médiateurs » pro-US. Elle a travaillé très étroitement avec les équipes militaires de reconstruction, l’ambassade US, des officiers US de la coalition et des membres du gouvernement irakien dont ceux de Nouri al- Maliki.
En 2006, l’USIP a organisé le Iraq Study Group, sous couvert du Congrès, qui qualifiait de « nécessaire l’usage de la force par le gouvernement irakien, soutenu par les Etats-Unis, pour stopper les milices agissant comme escadrons de la mort ou faisant usage de la violence contre les institutions d’Etat ». Ce groupe publia une étude, en décembre 2006, pour dégager la responsabilité des Américains et en faire porter le chapeau à « la rébellion sunnite, aux milices chiites et aux escadrons de la mort, al-Qaïda et la criminalité rampante ».
Mais, l’étude note la sous-évaluation de la violence en Irak « car certains types semblent être passés au filtre des données US, comme « une attaque sectaire » résultant dans « la mort d’un Irakien » ou une bombe sur la route qui ne « touche pas le personnel américain » l’idée étant que la sous-estimation était celle des groupes sectaires ou insurgés et non celle des Américains et de leur régime-client.
L’étude suggérait que la CIA développe un centre de contre-terrorisme avec le gouvernement irakien afin de « faciliter les actions militaires et de police, conduites par les services de renseignement » en d’autres termes plus de violence américano-irakienne contre les groupes opposant l’occupation US. L’USIP a aussi exercé « un puissant lobby auprès du Parlement irakien pour que soit passée la loi privatisant les champs pétrolifères pour la Grosse Energie ».
Les liens entre l’USIP et l’IBC
Peu après la publication de cette étude, Sloboda de l’IBC confirma, à l’encontre des résultats du Lancet, qu’« à notre avis, le total des morts pourrait être deux fois plus élevé que ceux enregistrés par l’IBC et les sources officielles en Irak. Nous ne pensons pas qu’il puisse être dix fois plus élevés ».
Selon la nature du conflit, l’écart pourrait être multiplié par 4 et plus. Au cours des pires périodes de la guerre civile au Guatemala, seuls 10% des cas furent enregistrés Cela pourrait être plus important si on comptabilisait les morts indirects de la violence. En Irak, peu de médias s’aventurèrent hors de la Zone verte et furent positionnés à Bagdad même et les zones à l’extérieur de la ville qui furent soumises à une violence sans précédent qui ne donna lieu à aucune statistique ni même celle à Bagdad.
Dahr Jamail, un des rares journalistes non embarqués par les militaires américains, exerçant à l’extérieur de la zone verte raconte dans son livre Beyond the Green Zone, devenu film, un incident vu par des témoins, dont des policiers, de soldats américains tirant sur une voiture de civils sans aucune raison. Quand la police essaya d’extraire les corps, des hélicoptères Humvees US lui tira dessus en dépit de leur uniforme et des voitures de police. « Des incidents de ce genre étaient courants dans l’Irak occupé. »

En d’autres termes, le degré avec lequel l’IBC sous-estima les morts violentes en Irak ne peut être quantifié facilement. Cependant, quiconque est familier avec ce type de conflit le sait. Ce qu’avait admis une analyse de RAND en 2008, patronnée par le Secrétaire à la Défense « les données de l’IBC sont problématiques car sa confiance dans les rapports des médias peut favoriser tel ou tel type d’attaques, celles avec beaucoup de victimes et les régions où les médias sont concentrés, comme Bagdad. Aussi la sous-estimation est possible. »
Mais l’insistance de Sloboda, qu’il est impossible que le total des morts soit 10 fois plus élevé que le comptage d’IBC, n’a pas de précédent ni de justification statistique .Des comparaisons avec d’autres conflits récents sont trompeurs dans la mesure où la guerre en Irak a été une invasion et une occupation sans précédent par la plus grande puissance du monde. En réalité, au lieu de comptabiliser les victimes pour en faire un mécanisme visant à mettre fin à la guerre, les directeurs de l’IBC vendent ce procédé pour légitimer des opérations militaires et augmenter l’efficacité des actions de contre-rébellion à toute tentative de résistance armée.
Michel Spagat, autre personnalité bénéficiant de fonds de l’IBC, conçut, en décembre 2008, un outil de traçabilité des victimes des forces d’occupation US, basé sur un index de guerre sale (Dirty War Index – DWI) qui identifiait systématiquement les activités militaires prohibées ou interdites contre les populations civiles et qui fut adapté par l’OTAN sous le nom de « Civilian Battle Damage Assessement Ratio (CBDAR) » ou Quotient d’évaluation des Dégâts des Combats civils. Cependant, pour certains, ce DWI n’a pas offert une image exacte des atrocités commises contre les civils en raison de l’impossibilité d’obtenir de telles données dans des régions où les conflits armés sont intenses. « Le DWI d’IBC… est construit autour d’une inexactitude qui, systématiquement, occulte la violence proportionnellement à son intensification. Dans les mains du Pentagone, le DWI lui fournit un outil pseudo- scientifique pour masquer la violence contre les civils ». « Dans ces conditions, les statistiques du DWI vont gonfler les conséquences « propres », supprimant ce qu’il devait mesurer ». « En réalité, un DWI stable ou décroissant, reflète davantage le succès de précédentes campagnes sales plutôt qu’une réduction des stratégies illégales » dans la mesure où très souvent, les populations de ces régions sont parties ou ont cessé toute activité politique.
Témoignages et documents
Il est une institution qui a été à la source de nombreux témoignages sur la permanence des massacres US en Irak, non comptabilisés par IBC. Les Vétérans contre la Guerre en Irak (Iraq Veterans Against War)ont compilé des milliers de pages de soldats américains documentant comment les forces de la coalition avaient établi : des « zones de tir libres » dans les zones civiles où il n’y avait aucun ennemi seulement des civils ; la liberté de tirer sur quiconque creusait près d’une route ; imposer des couvre-feux dans les villes puis tirer sur tout ce qui bougeait dans l’obscurité ; faire des enfants des boucliers humains, tirer sur tout sans discrimination (maisons, véhicules) ainsi de suite. « Si vous tuiez un civil, il devenait un rebelle parce que, rétroactivement, vous en aviez fait une menace. ». Ces témoignages prouvent que des meurtres fréquents et des massacres tel celui de Ninive que commente The Lancet dans son étude étaient couverts par les « règles de l’engagement » données par les commandants à leurs unités et passés sous silence par les autorités irakiennes ou US et la presse.
Cette dernière, en majorité, était embarquée et donc contrôlée par les Américains. Quant aux journalistes indépendants, ils étaient sous la menace du Pentagone : « La presse irakienne n’est pas bonne parce que nous sommes occupés et l’occupation contrôle les médias. Ils veulent que l’Irak soit vidé des journalistes occidentaux pour détruire l’Irak. A Fallujah et dans d’autres villes, ils commirent des crimes en toute impunité parce qu’il n’y avait pas de journalistes là-bas ». Selon un journaliste irakien, Bassam Sebti, les affrontements entre sunnites et chiites dans le quartier d’Adhamiya étaient si violents que personne n’osait s’y rendre. La présence des journalistes étrangers déclinait à mesure de l’intensité des combats.
Si, sous Saddam Hussein, l’Irak occupait la 130ème place pour la liberté de la presse, selon Reporters Sans Frontière, il se rangeait à la 154ème sous l’occupation US. Il est donc certain que la presse a manqué le gros de la violence US en Irak.
Dirk Adriaensens du Tribunal Bertand Russell note que le tribunal ne dispose que d’une liste incomplète des 448 scientifiques irakiens abattus, tandis que l’IBC n’en comptabilise que 108…
On pourrait penser que la collecte des certificats de décès apporterait un élément de véracité dans ce décompte. Mais, en Irak, les choses ne peuvent être simples. Si les familles des victimes cherchent à obtenir ces documents de leurs médecins locaux dans le cas de mort violente à des fins de compensation, elles sont confrontées aux circonstances même de cette mort. Souvent, les corps des victimes étaient rendus aux familles, directement et rapidement, dans l’ignorance intentionnelle des procédures d’enregistrement. Les politiciens locaux et les tensions religieuses avaient facilement raison du corps médical pour le dissuader de les émettre en agitant la peur de représailles, particulièrement du Ministère de la Santé désireux de maintenir a minima le nombre de ces morts violentes et ces risques étaient encore plus grands dans les hôpitaux.
A cette époque-là, le ministère de la santé était entre les mains des forces loyales à Moqtada al-Sadr, à la tête des escadrons de la mort chiites. Les hôpitaux fonctionnaient comme des avant-postes des milices chiites et, très souvent, ils refusaient d’y admettre les Sunnites qui, parfois, étaient tués dans leur lit. Les hôpitaux et les ambulances servaient à des assassinats et des enlèvements. Selon le lieu et les affiliations religieuses des personnes à la recherche d’un certificat de décès, pour des morts dues à la violence sectaire ou aux forces de la coalition il n’était pas facile d’obtenir ce papier. Il en allait de même dans les morgues, réputées pour une comptabilité inconsistante ou nulle. Les victimes des forces US ou d’attentats terroristes étaient rarement amenées dans ces établissements. Selon un employé des statistiques centrales à Bagdad, sur une radio US (24/02/2009), « par ordre du ministère, nous ne pouvons dévoiler le nombre de morts… Le ministère parle de 10 morts dans tout l’Irak, alors que nous en avons dénombré 50 pour Bagdad seulement… ».
Autres exemples
Le mythe selon lequel le nombre d’Afghans tués par les forces US aurait diminué en Afghanistan entre 2009 et 2010, tel que les médias le diffusaient largement, en se basant sur les données d’une agence de l’ONU (UN Assistance Mission in Afghanistan) a été largement battu en brèche dans une étude, de l’Université du New Hampshire, du Professeur Herold utilisant la même méthodologie que celle d’IBC. Il estime que les civils tués par la coalition ont été sous-estimés de 30% en 2008 et de 60% en 2009 car l’OTAN avait remplacé ses bombardements aériens indiscriminés par des opérations spéciales secrètes et nocturnes, plus mortelles et difficilement décelables. Alors que les chiffres cités par l’ONU documentaient un bond de 40% d’incidents violents au cours de 8 premiers mois de 2011, l’OTAN citait des ratios montrant que les attaques des insurgés avaient chuté de 10%. « Les principaux médias occidentaux à quelques exceptions près, servaient à merveille les besoins de propagande de l’administration Obama en rapportant au minima les morts civils dans ce pays » conclut le professeur.
De 2004 à 2007, le même Spagat reçut d’une entreprise de défense US à peine connue, Radiance Technologies, la somme de 334. 135 dollars pour mettre au point une banque de données sur la violence armée en Colombie et au Mexique. Le site de Radiance la décrit comme « une société de développement d’armes pour la Défense et la communauté du renseignement auxquelles elle fournit un soutien opérationnel » et elle concevait le projet, à l’époque, « Mexico Indigena » pour l’armée US. Mexico Indigena avait pour objectif de signaler les « menaces asymétriques émergentes, les développements militaires régionaux et autres aspects qui caractérisaient l’environnement opérationnel en évolution dans le monde » et de favoriser ainsi la planification de la contre-insurrection US à l’échelle mondiale, commençant par la répression des mouvements sociaux indigènes contre la privatisation des terres communautaires au Mexique.
Conclusion
Il ressort de ce qui précède que si la comptabilisation par l’IBC d’autant de victimes que possible, au travers de sources disponibles, est un effort important et qui garde toute sa valeur, il n’en reste pas moins que son impact a été souillé par les tentatives pour le subordonner aux intérêts des faiseurs de guerre, en recourant à des techniques statistiques frauduleuses, en exerçant une chasse aux sorcières contre des techniques de recherche épidémiologiques courantes.
Il est vrai que cette utilisation de la science pour légitimer la guerre et blanchir la mort est courante. Il y a un demi-siècle les Nazis firent de même. Mais, la campagne en sous-main, par ces mêmes pouvoirs, complices de ces morts, pour discréditer l’étude du Lancet, au nom de la paix et de la science, n’en est que le prolongement.
*Source: How the Pentagon is hiding the dead
*Nafeez Ahmed est un journaliste d’investigation, spécialiste international en sécurité. En 2015, il a reçu le prix du Project Censored Award for Outstanding Journalism pour ses écrits dans The Guardian. Il a collaboré, notamment, aux quotidiens et magazines suivants : The IndependentSydney Morning Herald,The ScotsmanNew Stateman, Le Monde diplomatiqueCounterpunch.
Source:  http://www.france-irak-actualite.com/2015/08/l-iraq-body-count-ou-comment-le-pentagone-occulte-les-victimes-de-ses-guerres.html
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Jeu 20 Aoû - 20:30

Opinion : Après le péril jaune, le péril islamique?
Publié par Gilles Munier   20 Août 2015, 05:41am


Par Pierre Kunz (revue de presse : Tribune de Genève – 18/8/15)*
Au Café du Commerce, dans quelques milieux politiques et au sein de l’Association Suisse vigilance islam (ASVI) fondée il y a peu par Mireille Vallette (voir «Tribune de Genève» du 5 août), d’aucuns aiment bien affirmer bruyamment que l’impérialisme théocratique et la violence seraient consubstantiels à l’islam.
Dès lors, confrontés à l’accroissement du nombre des adeptes de la religion musulmane dans notre pays, ils voient la patrie en danger par «islamisation de la Suisse». Sonnant le tocsin, ils montent en épingle les provocations de quelques extrémistes islamistes sévissant en Suisse et en Europe et y répondent de manière outrancière. En vérité ils se révèlent bien plus dangereux pour la paix sociale que ceux qu’ils visent. Car leurs propos véhéments génèrent et amplifient dans une partie de la population peurs et phénomènes de rejet.
En fait ces pseudo-observateurs n’ont pas compris ce qui se passe au sein du monde musulman. Prenant à la lettre les textes du coran, ils interprètent et généralisent avec une grande légèreté la portée des luttes que les guerriers islamistes mènent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Déterminés à éliminer les régimes en place et à les remplacer, les chefs de ces combattants sont certes cruels, prêts à tout pour s’imposer mais en aucun cas des utopistes. De concert avec les Saoudiens qui les financent et les Frères musulmans qui les aident, ils n’ambitionnent que d’asseoir par l’intégrisme religieux leur prédominance sur les communautés musulmanes de la région. Pas étonnant donc que les principales victimes de ces luttes soient les musulmans des pays concernés, pas les Occidentaux.
Les attentats que quelques «fous de Dieu» téléguidés ont commis et qu’ils pourraient commettre encore sur le Vieux-Continent et aux USA ne témoignent pas d’un complot antioccidental. Ils s’inscrivent dans la stratégie sunnite destinée à isoler le monde musulman de l’Occident, à alarmer celui-ci et à le convaincre de renoncer à intervenir en terre d’islam. Pourquoi diable (si l’on ose dire!) les Saoudiens et leurs alliés voudraient-ils islamiser la Suisse et les USA? Quel intérêt pour eux?
Chez ceux qui discourent et écrivent sur le «péril islamiste», au-delà de l’aveuglement, il y a de la paranoïa, ce mal qui conduit à s’angoisser devant des coutumes un peu dérangeantes rompant avec celles dont on a l’habitude. Un mal qui entraîne des peurs déraisonnables, par exemple d’imaginer qu’une infime minorité de nos concitoyens, d’origine culturelle et de racines religieuses différentes des nôtres, serait capable de renverser les institutions helvétiques et nos us.
Un mal qui fait croire que les recettes du respect rigoureux des lois mais aussi de la reconnaissance des différences, de la tolérance, du compromis, du pragmatisme auraient disparu des fondements de notre vivre ensemble.
*Pierre Kunz est président de l'Institut national genevois
*Source : http://www.tdg.ch/signatures/reflexions/Apres-le-peril-jaune-le-peril-islamique/story/21179914

Vu sur:  http://www.france-irak-actualite.com/2015/08/opinion-apres-le-peril-jaune-le-peril-islamique.html
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 23 Aoû - 13:11

Silence, ici on tue...
Publié par Gilles Munier 23 Août 2015, 08:31am
Catégories : [url=http://www.france-irak-actualite.com/tag/etat islamique/]#Etat islamique[/url]

Par Gilles Munier/
En juillet, l’aviation de la coalition américaine aurait tiré 2 828 bombes et missiles sur l’Etat islamique (Syrie, Irak).
En 377 jours et 6 239 opérations – 19 760 bombes et missiles - l’US Central Command estime avoir tué 15 000 djihadistes et entre 489 et 1 247 civiles.
Selon le Pentagone, en un an, l’opération américaine contre l’Etat islamique a coûté 3,5 milliards de $.
Tous les chiffres officiels (tanks, humvees, immeubles, infrastructures pétrolières endommagés ou détruits… etc…) sont sur le site de l’opération Inherent Resolve, et sur le site britannique airwars.org.
Pour Barack Obama et les généraux américains, la guerre contre l’Etat islamique pourrait durer entre 10 et 30 ans…
Sans commentaire.
Source: http://www.france-irak-actualite.com/2015/08/silence-ici-on-tue.html
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 23 Aoû - 17:18

akasha a écrit:
Bonjour Yousef  Very Happy 
Ils ne sont visiblement pas très doué alors tes Daech "super stars"  Razz  Ni très fut fut...Alors qu'ils pourraient facilement frapper un grand coup avec les moyens incommensurable dont ils disposent, et de fonds (en argent) qui se chiffre en milliards d'après les gros médias (via les puits de pétroles qu'ils ont réquisitionner et vendent le pétrole). Ils enverraient un drogué qui ne sait pas tenir un fusil mitrailleurs correctement ? mais lol !! Comme tu dis les choses sont simple, Daech travaillent pour les Etats Unis et Israël. Il est hors de question pour eux d'organiser se genre d'attentats...Ici il s'agit d'un acte isolé "provoquer" par les services secret.. silent  Pour pouvoir aller vers d'autres nouvelles mesures et lois permissives !  Rolling Eyes 


C'est facile de raconter n'importe quoi.

Voici une liste non exhaustive des cibles des bombardements de la coalition depuis le 7 août:




196 cibles parmi les installations pétrolières. 3262 bâtiments visés... Que reste-t-il?  Ils sont où les moyens incommensurables de Daech?
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akasha
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 23 Aoû - 18:41

Je ne raconte pas n'importe quoi...Il y a assez du factuels sur le sujet pour appuyer mes dires....

Par exemple Erdogan est bien plus impliquer à détruire les kurdes que Daech à qui il donne un bon coup de main Derrière l’« État islamique », les Kurdes, vraies cibles d’Erdogan

Et Obama est plus préoccupé par l'armée de Al Assad : Obama prend le risque de frapper l’armée d’Assad

Quand aux nombres de civiles qui en fond les frais : Au moins 450 civils tués lors des frappes anti-Daech? Et en tout, se sont des dizaines de milliers de victimes depuis le début des offensives contre Daech. http://airwars.org/wp-content/uploads/2015/08/airwars-cause-for-concern-civilians-killed-by-coalition.pdf




Et de toutes les façons leurs but est presque atteins, il est normal qui les combattent pour donner le change..Et comme déjà démontré, l'armée ne nie pas avoir eut des intérrêts stratégiques lié aux actions de Daech.

lire ici pour les anglophone : http://www.judicialwatch.org/document-archive/pgs-287-293-291-jw-v-dod-and-state-14-812-2/

- http://www.judicialwatch.org/wp-content/uploads/2015/05/Pg.-291-Pgs.-287-293-JW-v-DOD-and-State-14-812-DOD-Release-2015-04-10-final-version11.pdf

Extrais traduit (...)

Le rapport déclassifié du Pentagone note que la «montée de l’insurrection en Syrie » prend une « direction de plus en plus sectaire, » attirant le soutien de «pouvoirs religieux et tribaux sunnites » de toute la région.

https://medium.com/insurge-intelligence/secret-pentagon-report-reveals-west-saw-isis-as-strategic-asset-b99ad7a29092

« Les 7 pages du document de la DIA indiquent qu’ al-Qaïda en Irak (AQI) a été le précurseur de l »Etat islamique en Irak (ISI)», qui est devenu l’« État islamique en Irak et au Levant qui soutenait l’opposition syrienne dés le commencement, à la fois idéologiquement et à travers les médias « .

Général V. Desportes : « les Etats-Unis ont crée Daech » !

Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs – dont certains s’affichent en amis de l’Occident – d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis. Ce mouvement, à la très forte capacité d’attraction et de diffusion de violence, est en expansion. Il est puissant, même s’il est marqué de profondes vulnérabilités. Il est puissant mais il sera détruit. C’est sûr. Il n’a pas d’autre vocation que de disparaître.

Au bilan, quelle que soit l’armée considérée, nous sommes engagés au-dessus des situations opérationnelles de référence, c’est-à-dire que chaque armée est en train d’user son capital sans avoir le temps de le régénérer. Nous avons des forces insuffisantes en volume. Pour compenser, tant au niveau tactique qu’au niveau stratégique, nous les faisons tourner sur un tempo très élevé qui les use. C’est-à-dire que si ce suremploi continue, l’armée française sera dans la situation de l’armée britannique sur-employée en Irak et en Afghanistan et obligée pendant quelques années d’arrêter les interventions et de régénérer son capital « at home ». L’effort considérable produit aujourd’hui au profit des interventions a des répercussions fortes et mesurables sur les forces en métropole, en terme de préparation opérationnelle en particulier. Le sens des responsabilités exige de tordre définitivement le cou au mythe de la guerre courte.

Rappel: Comment et pourquoi les États-Unis ont créé l’État islamique…

Des milliers de Frères Kouachi ravagent le Nord syrien avec l’aide de l’Occident


Que Daech ait été instrumentalisé c'est un secret de polichinelle que seul les gros merdias continuent d'éluder...

Et comme tu peux le constater, je sais de quoi je parle.... Razz

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 23 Aoû - 21:23

Les pays qui participent aux bombardements de l'Irak, susceptibles d'être attaqué par l'organisation Daech:

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 24 Aoû - 10:57

La Turquie n'a pas de leçon à recevoir!


Des millions de barils de brut kurde pour Israël
Publié par Gilles Munier   24 Août 2015, 06:50am


Par Gilles Munier/
Selon le Financial Times du 23 août 2015, 77% du pétrole importé par Israël proviendrait du Kurdistan irakien, soit 19 millions de barils au cours des trois derniers mois.
Évidemment, Massoud Barzani nie vendre du pétrole à Israël, comme il nie profiter – avec son clan – des taxes prélevées lors du passage de camions citernes de brut de l’Etat islamique se dirigeant vers la Turquie et l’Union européenne.
Les dirigeants kurdes affirment de pas savoir où va leur pétrole après qu’ils l’aient vendu à des intermédiaires! Leur priorité, disent-ils, est d’avoir de l’argent pour payer les peshmerga luttant contre l’Etat islamique et les fonctionnaires de la Région autonome du Kurdistan. Entre autres, bien sûr.
Il n'empêche que le montant des exportations du pétrole kurde vers Israël s’élèverait à 880 millions d’euros, rien que pour ces trois derniers mois. Fin janvier 2015, le tanker United Kalavrvta avait accosté au port Ashkelon, au sud d'Israël, avec 1 million de barils de brut kurde à bord…
Photo : Kurd Oil
Sur le même sujet, lire aussi :
Kurdistan irakien: Des dirigeants accusés de commercer avec l’Etat islamique
(novembre 2014)
Du pétrole de l’Etat Islamique acheté par des pays européens
(septembre 2014)


Source: le blog de Gilles Munier   http://www.france-irak-actualite.com/2015/08/des-millions-de-barils-de-brut-kurde-pour-israel.html
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akasha
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 24 Aoû - 11:28

Une fois de plus il y a conflit d'intérêt...Qui est Gilles Munier Quand vas-tu ouvrir les yeux ?

De plus les kurdes ont toujours été combattu par les turques ou irakien..Eux au moins combattent Daech, et ils ont bien le droit de se financer aussi. Les peshmerga ont fait un travail héroïque jusqu'à présent, ils ont fait beaucoup pour la paix dans la région ! E viva i peshmerga ! Libertà per i kurdes... Very Happy

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 24 Aoû - 12:34


Erdogan aux côtés du président égyptien élu démocratiquement Mohamed Morsi, avant sa destitution par un putch.


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Dernière édition par yous_f le Dim 29 Nov - 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 24 Aoû - 14:07

J'avais entendu ,je sais plus ou, que l'armée de Daesh c'était formée après l'invasion de l'Irak, ce sont des anciens militaires de l'armée Irakienne qui ont donné naissance à Daesh. Les armes ils les avaient déjà.

Je m'étonne pas qu'ils ont la haine envers les occidentaux, l'invasion de l'Irak ,n'était pas justifiée du tout, ils ont jamais rien trouvé de crédible pour justifier l'invasion de l'irak.

On récolte se qu'on sème,la terreur ,merci Bush le justicier du diable !

Et maintenant les populations fuient leur pays en guerre et ils vont en Europe et les ricains sont tranquilles.On a envahi leur pays et bien maintenant c'est l'inverse, et on pleure...on va faire quoi de tous ces migrants, faudrait demander aux ricains ..... et rétablir la paix, bon là je rêve, business Isis business. bounce
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 24 Aoû - 19:03

Joseph__ a écrit:
J'avais entendu ,je sais plus ou, que l'armée de Daesh c'était formée après l'invasion de l'Irak, ce sont des anciens militaires de l'armée Irakienne qui ont donné naissance à Daesh. Les armes ils les avaient déjà.

Des groupes résistants qui ont désigné un chef (calife), et qui sont aujourd'hui rejoints par des volontaires des quatre coins du monde.
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 24 Aoû - 21:15

yous_f tout a fait mais avec la bénédiction des ricains, la politique des ricains a toujours été de diviser pour mieux régner.Quand les ricains auront obtenu ce qu'ils veulent ( la tête de bachar el assad) Subitement ils vont abattre tous les chefs de deash , comme ils ont fait pour Kadhafi et Saddam hussein et les ricains vont sortir glorieux comme d'habitude et distribution de médailles pour les héros + 3 jours de diffusion sur BFM WC non stop  bounce


Je voudrais pas être politicien Evil or Very Mad








****************
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 24 Aoû - 23:06

Il y a quelques années, des internautes débattaient sur un remodelage du Proche et Moyen Orient : 
http://electra2zeiss.tonempire.net/t5115p120-comprendre-l-empire-alain-soral

A cette époque je répondais à mon interlocuteur: 《[...] "l'empire" veut empêcher à tout prix qu'une fédération arabe se crée entre les pays du Maghreb, du P.O. et du M.O. Une grande puissance à la charnière de l'Afrique et de l'Asie qui inquièterait le bloc occidental [...]》


Aujourd'hui,  il y a effectivement une coalition ( "l'empire" ) qui combat les arabes (Daech: le calife et ses compagnons d’arme) qui tentent de réaliser cette fédération.


L'issue de cet affrontement est-elle prévisible,  on ne peut pas nier la supériorité  militaire de la coalition?


Dernière édition par yous_f le Ven 23 Oct - 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 24 Aoû - 23:55

Remodelage décidé par les ricains oui ! mais surement pas par daesh.

Les ricains ont envahi l'irak , ils  (la coalition)ont massacré la Lybie et j'en passe, tu penses vraiment que daesh existe sans l'aval des ricains, tu as une poutre dans l’œil .

Ne me demande pas de prendre parti pour daesh pour une noble cause, ils massacrent trop de gens pour rien, à mes yeux se sont des barbares..et des inquisiteurs

Comment tu crois que hitler est venu au pouvoir, la population croyait en lui avec ses promesses bidons, tu connais la suite.... et surtout la fin...

J'ai dit ce que j'avais à dire de cette affaire qui sent le sulfure.
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 25 Aoû - 0:40

Oui. Les USA souhaitent un remodelage. Une carte est fournie dans le lien que j'ai donné.
Mais Daech veut détruire les frontières entre les états.
Je ne suis pas en train de prendre position, Ni en train de vous demander de prendre position.
Ceci dit, je recommande la lecture du magazine Patience signé Marc Édouard Nabe , qui est allé très loin dans la provocation. Ça peut faire basculer votre jugement et ça sent fortement le soufre.
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   

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