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 Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"

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akasha
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MessageSujet: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 14 Sep - 9:26

Rappel du premier message :

TEXTE AKASHA/ BONJOUR LES GENS  cat
Voilà j'ouvre se sujet afin de poursuivre les débats pour qui le désire sur la crise irakienne qui plus est semble de jours en jours, rejoindre le conflit syrien. En tout les cas, c'est la volonté affiché par Obama, inclure les deux conflits en un et de régler les deux en même temps ! Ce qui permet de bien comprendre sa stratégie...Et quelle était l'utilité d'instrumentalisé et armé l'EI...C'est-à-dire prendre le contrôle de toute la péninsule du moyens-orient à leur compte. La suite du programme concerne également les intérêts sioniste (comme je le démontrai dans un de mes post sur PR) et que je vais par ailleurs rééditer ici  Surprised Il est pas toujours aisé de trouver des articles parfaitement impartial et non intéresser sur se sujet épineux..Inutile de vous dire qu'il est proscrit d'en trouver un parmi nos médias atlantistes, à quelques exceptions prêts de bien entendu...Et selon  les cas et faits abordés... Razz  Car en effet, nous pouvons disposer de très bon articles venant des médias du moyens orient, notamment via l'Algérie, mais pouvons-nous être certains que l'impartialité soit au rendez-vous ? ou de journalistes free-lance européens, français pour se qui s'agit de notre cas. Je pense notamment à l'excellent monsieur Meyssan.  Mais encore ici ces sources peuvent être attaquable par ses détracteurs... No  Donc ce n'est toujours pas évident de bien mettre le doigt au bon endroit (sans vouloir faire de vilains jeux de mots...)
Eh bien cependant, pour mon intitulé, je penses avoir mis la main sur un article "modèle" qui nous offres une synthèse intéressante qui pourra faire office de point centrale pour nos débats et suites d'informations futures...Un article rédigé par notre excellent confrère Michel Collon  Very Happy  Bonne lecture !  study



Le flirt des Occidentaux avec les djihadistes tourne mal

Les USA envoient de l'aide humanitaire aux victimes sans défense dans le nord de l'Irak et ils bombardent les terroristes qui veulent mener une épuration religieuse dans le pays. Ce qu'ils omettent de dire, c'est que ces terroristes sont le produit de leur propre politique étrangère dans la région.





« It’s the oil, stupid ! »


Deux ans et demi après que l’armée des Etats-Unis s’est retirée d’Irak, Washington s’en va-t-en guerre à nouveau. Le Pentagone a 400 conseillers sur place et a commencé dès le 8 août à bombarder des positions d’ISIS, rebaptisé EI (Etat islamique). Officiellement [http://www.whitehouse.gov/blog/2014...], il s’agit d’une mission « humanitaire », plus précisément pour « prévenir un possible génocide ».
Tout conflit armé a ses drames humanitaires, et celui-ci ne fait pas exception. Mais Proudhon déjà mettait en garde : « Chaque fois que j’entends le mot “humanité” je sais qu’ils veulent tromper ». Et c’est certainement le cas si quelqu’un entre en guerre.
Le Financial Times a fait remarquer sèchement que les bombardements coïncident avec les premiers signaux indiquant que les combats dans le nord de l’Irak mettent en péril le fonctionnement normal des compagnies pétrolières. Dès le début du mois d’août, des acteurs aussi importants que Efron, Genel Energy, Chevron et ExxonMobil commençaient déjà à évacuer du personnel.

Le journal signalait aussi que ces dernières années ce territoire a exercé une forte attraction sur l’industrie de l’énergie. Le sous-sol recèle une très grande réserve de pétrole qui de plus est très facile à exploiter. Jusqu’à présent la région avait été épargnée par la guerre civile et les carnages tant des autorités que des djihadistes.
Les quartiers généraux de ces géants de l’énergie se trouvent à Arbil, capitale du Kurdistan irakien semi-autonome. Des milliers de citoyens étatsuniens y vivent [http://readersupportednews.org/opin...] et il y a un consulat US. C’est cette ville, la première qui a intéressé l’Etat Islamique, qui menaçait de tomber aux mains des djihadistes. Ce n’est pas pour rien que John Boehner [http://www.speaker.gov/press-releas...], président de la Chambre des représentants des États-Unis, déclarait que « des intérêts nationaux vitaux sont en jeu ».


Bombarder : ni légitime, ni utile



Le calendrier n’est pas très heureux. Juste au moment où yézidis, Kurdes et chrétiens reçoivent une aide humanitaire, Obama envoie des armes aux Israéliens pour qu’ils puissent encore mieux « gérer » les Palestiniens à Gaza. Pas plus que lors des bombardements et des conflits précédents (1), cette fois non plus il n’y a aucun mandat de l’ONU [http://readersupportednews.org/opin...]. Quels arguments allons-nous utiliser quand Poutine va se mettre à bombarder l’armée ukrainienne dans le cadre d’une « mission de paix humanitaire » ?
Si (tout) le but est de stopper l’avancée de l’EI, alors les bombardements actuels ne sont ni suffisants ni même utiles. « Quelques bombes de 250 kg larguées d’un F18 et quelques attaques avec des drones n’arrêteront pas l’EI » selon Ryan Crocker, ancien ambassadeur US en Irak.
Jusqu’à ce jour, les bombardements – plutôt limités – n’ont guère eu d’impact. Depuis le début des bombardements, l’ISIS a perdu quelques villes, mais il a regagné du terrain ailleurs. Le général Mayville [http://www.defense.gov/Transcripts/...], qui coordonne l’opération, a dit à ce sujet : « En aucune manière je ne veux suggérer que nous contrôlons effectivement la menace de l’IS ou que nous avons brisé leur avancée ».

Ces pertes limitées et le fait que l’avancée n’est pas stoppée permettent au groupe terroriste de vendre l’opération militaire US à ses partisans comme une victoire.
En outre l’ingérence ouverte et directe des Etats Unis jette de l’huile sur le feu. L’EI s’en servira comme élément de propagande. Des musulmans dans le monde entier qui hésitent à combattre d’autres musulmans, pourront à présent être convaincus qu’il s’agit d’une lutte contre la suprématie occidentale.
Finalement, conséquence des attaques aériennes, l’EI agira encore plus dans la clandestinité et sera donc encore plus difficile à combattre.


Danse macabre


L’invasion US de l’Irak et l’occupation qui a suivi a brisé la colonne vertébrale des forces aériennes irakiennes. Depuis, Washington n’ autorisé aucune reconstitution. Etant donnée la distance, l’armée syrienne n’est pas en mesure d’arrêter la progression d’ISIS. Seule l’armée de l’air US en a les moyens. Mais elle ne frappe pas réellement. Comparée à de précédentes opérations aériennes, l’opération actuelle se fait en mode mineur.

Comme il est apparu dès juin, l’armée de terre irakienne – dominée par des chiites – n’est pas non plus en mesure de reconquérir les territoires conquis dans le nord du pays. Ceux qui pourraient arrêter l’avancée actuelle de l’EI dans la région – par voie terrestre – et qui pourraient éventuellement le battre, ce sont les combattants kurdes armés, les peschmergas. Ils sont quelque 200.000. Ils sont disciplinés et bien entraînés mais ils ne disposent que d’un arsenal léger et obsolète.
Les Kurdes sollicitent depuis un bon moment des armes lourdes et meilleures, mais Washington et la Turquie ne voient pas leur demande d’un bon œil. Une armée kurde bien équipée serait un pas important vers un état indépendant, mais c’est ce que la Turquie exclut, soutenue en cela par les Etats-Unis.
Le feu vert a maintenant été donné pour une livraison directe d’armement aux Kurdes (2), mais il s’agit d’armes légères.

Récapitulons. D’une part l’EI ne peut pas vraiment percer et certainement pas mettre en danger les intérêts pétroliers. D’autre part, il ne faut pas que les Kurdes deviennent trop forts. L’armée de l’air irakienne (chiite) a donc été délibérément maintenue en état de faiblesse et sur le plan militaire les chiites se sont repliés sur Bagdad et dans le territoire au sud de Bagdad. Les trois groupes de population se maintiennent dans un équilibre des forces macabre. Si un des trois menace de rompre l’équilibre, le Pentagone et la CIA viennent donner un coup de main. Un scénario similaire se joue en Syrie. Assad doit être affaibli, mais il n’est pas question que les djihadistes y prennent la main. C’est une impasse qui convient parfaitement au jeu des Etats-Unis et d’Israël. Les états forts de la région qui ne marchent pas au pas sont démembrés ou, comme dans le cas de l’Iran, assujetti par un embargo draconien.


EI : une création de l’Occident ?



Le groupe terroriste « Etat Islamique » s’emboîte parfaitement dans ce puzzle. Selon Edward Snowden , ex-collaborateur de la National Security Agency (NSA) étatsunienne, il est apparu que les agences du renseignement des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Israël ont collaboré pour créer ISIS. Elles ont créé une organisation terroristes qui est en mesure d’attirer tous les extrémistes (psychopathes) du monde avec l’aide d’une stratégie qu’elles nomment « le nid de guêpes ». Nabil Na’eem, ancien commandant d’al Qaeda, confirme ce récit. Selon lui, presque toutes les sections actuelles d’al-Qaeda travaillent pour la CIA.
Il faut toujours rester prudent avec de telles informations. Comme c’est généralement le cas avec ce genre d’opérations clandestines et de groupes glauques, nous ne connaîtrons la vérité que plus tard et peut-être jamais intégralement. Mais il y a un certain nombre de choses dont nous sommes certains et qui penchent fortement dans ce sens-là :

1. A partir de 2012 les USA, la Turquie et la Jordanie ont créé un camp d’entraînement pour les rebelles syriens à Sawafi, dans le nord de la Jordanie. Des instructeurs français et britanniques [http://www.theguardian.com/world/20...] étaient impliqués. Certains de ces rebelles ont ensuite rallié [http://www.wnd.com/2014/06/official...] ISIS.
2. Selon le sénateur républicain Paul Rand [http://www.nbcnews.com/meet-the-pre...], les Etats-Unis ont naguère « soutenu » ISIS et c’est pour cela que le mouvement terroriste est si fort aujourd’hui. (“They’re emboldened because we’ve been supporting them.”). Il désigne également quelques alliés proches des Etats-Unis : l’Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweit. Ces pays ont fourni armes et finances à ISIS.
3. En effet, l’Arabie Saoudite [http://www.independent.co.uk/voices...] joue un rôle-clé, comme jadis avec al-Qaeda. En tant que sous-traitants des USA, ils se chargent des basses besognes. Cet état du Golfe soutient toutes sortes de groupes extrémistes sunnites pour réduire l’influence et la puissance de l’Iran et des chiites dans la région. Une partie de ce soutien militaire et financier est allée ces dernières années à des combattants d’ISIS en Syrie (3). L’ex-candidat à la présidence John McCain [http://cnnpressroom.blogs.cnn.com/2...] ne dissimule pas son enthousiasme pour cette monarchie extrémiste : « Thank God for the Saudis and Prince Bandar ». (4)
4. Mais on ne se contente pas d’éloges. En mai 2013 MacCain s’est fait fièrement photographier avec quelques djihadistes [http://wonkette.com/552931/heres-a-...]. Le problème est que l’un d’eux est un combattant d’ISIS. Et pas le premier venu, il est connu comme le djihadiste cannibale [http://topconservativenews.com/2014...], parce qu’on le voit dans une vidéo en train de manger un cœur humain.


Un flirt tenace



L’idylle entre le Pentagone et des groupements islamistes extrémistes n’est pas une nouveauté. Dès 1979 des moudjahidin étaient recrutés, armés et entraînés pour chasser le gouvernement communiste d’Afghanistan. « Rambo 3 » de Silvester Stallone est une version hollywoodienne de cette collaboration. C’est de ces cercles de moudjahidin que sont issus al-Qaeda et Osama Ben Laden.
Dans les années ’90 les talibans, combattants encore plus violents et extrémistes, devenaient les partenaires préférés de Washington en Afghanistan. Cette collaboration se termina quand il devint évident que les talibans ne pouvaient plus servir les intérêts étatsuniens.

Pendant la guerre civile en Yougoslavie (1992-1995) le Pentagone permit à des dizaines de combattants d’al-Qaeda de s’envoler pour la Bosnie, afin de soutenir les musulmans sur place.
En 1996 l'armée de libération du Kosovo (AK) a été entraînée par des officiers d’al-Qaeda, juste au-delà de la frontière albanaise. Tout en ayant l’aide de militaires britanniques et américains.

Pour faire tomber Kaddhafi en 2011 l’OTAN a collaboré notamment avec lle Groupe islamique combattant en Libye (GIGL), une organisation qui figurait sur la liste des organisations terroristes interdites. Son chef, Abdelhakim Belhadj, est un ancien ponte d’al-Qaeda. Sa milice suivait encore un entraînement US juste avant le début de la rébellion en Libye.

Le GIGL a conclu une alliance avec les rebelles islamistes du Mali. Ces derniers ont réussi, avec l’aide des Touaregs à s'emparer du nord du Mali pendant quelques mois. Grâce aux bombardements de l’OTAN les rebelles islamistes ont pu piller les dépôts d’armes de l’armée libyenne. Ce sont ces mêmes armes que les djihadistes utilisent aujourd’hui au Nigéria, au Tchad, en Irak et au Mali.
Nous avons déjà évoqué l’étroite collaboration entre des organisations extrémistes en Syrie. C’est dans ce « nid de guêpes » qu’est né et se développe fortement l’EI.


La stratégie du chaos



La guerre contre le terrorisme ( war on terror) s’est inversée en son contraire, la propagation du terrorisme (spread of terror). Les opérations ratées en Irak, Afghanistan, Libye et Syrie montrent à l’évidence que les Etats-Unis et l’Occident ne sont désormais plus capables de modeler la région du Moyen-Orient comme elle le souhaiterait elle-même.

Washington et ses alliés risquent de perdre de plus en plus la maîtrise et ils font de plus en plus appel à des sous-traitants de mauvais aloi. Ils raisonnent ainsi : « Si nous ne pouvons pas contrôler nous-mêmes, alors personne d’autre ne le peut ». C’est ce qu’on peut qualifier de stratégie du chaos, ou plus exactement, de chaos de la stratégie. C’est le comble de l’immoralité.

Notes :

(1) Par exemple la guerre contre l’Irak en 1991 et les bombardements à Panama 1989, en Somalie 1993, Bosnie 1995, Soudan 1998, Pakistan 2005-2013 et au Yemen 2009-2013.
(2) Auparavant c’était toujours via l’autorité centrale irakienne.
(3) Ce soutien militaire se fait non par l’intermédiaire de l’autorité centrale mais via toutes sortes d’individus et de réseaux généreux en capitaux [http://www.theatlantic.com/internat...].
(4) Le Prince Bandar est un homme influent en Arabie Saoudite. Il a été ambassadeur aux Etats-Unis et entretenait d’excellentes relations avec la famille Bush.


Traduction du néerlandais : Anne Meert pour InvestigAction.


Source : MichelCollonInfo


* * * * * * *


Dernière édition par Om9n le Mar 26 Juil - 23:58, édité 2 fois (Raison : Changement du titre pour un plus approprié ....)
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mer 16 Nov - 9:47

Bataille de Mossoul: la coalition met en danger la vie des milliers de civils



Un mois après le début de l’offensive sur Mossoul menée par les forces de sécurité irakiennes, les miliciens chiites et les Pechmergas soutenus par la coalition internationale avec les USA à la tête, le bilan est plutôt négatif.

[color=#ffffff]Annoncé de bonne heure, le lancement de l’opération a fait le lit de Daech. Or, la coalition a tout simplement manqué l’occasion d’agir brusquement tandis que les islamistes ont pris pied dans la ville irakienne de Mossoul et ses faubourgs pour forcer leurs adversaires à jouer leur jeu. Les engins explosifs installés par l’EI tuent non seulement des combattants mais aussi des civils dont le sort est complètement ignoré par les forces de la coalition. Contrairement aux terroristes, les habitants de Mossoul n’ont pas pu profiter de l’annonce bien précoce car les dirigeants de la coalition avaient échoué à organiser une efficace évacuation des civils. Selon un communiqué du ministère irakien des Déplacements et des Migrations, seules 40000 personnes ont été déplacées de la ville, peuplée d’environ 1,5 million d’habitants. Mais la coalition n’a trouvé rien d’autre que d’en accuser les forces irakiennes forcées d’attaquer les terroristes qui utilisent les civils comme des boucliers humains.
En outre, le nombre de victimes civiles augmente à cause des bombardements lancés dans la région de Mossoul. Des frappes aériennes américaines ont fait sept morts dans le village de Fadilia fin octobre. Etant donné que les forces étasuniennes effectuent quotidiennement des dizaines de raids, le nombre réel de victimes dépasse bien le chiffre officiel annoncé par la coalition.
Alors que les Etats-Unis et leurs alliés refusent de reconnaître les pertes civiles, l’EI distribuent des images et des vidéos sur les réseaux sociaux montrant les dommages causés par des frappes américaines  pour accuser les forces de la coalition d’avoir tué des civils.



La libération de Mossoul aurait du finir avant les élections présidentielles américaines. Mais, après la défaite de Hillary Clinton et la victoire inattendue de Donald Trump, l’affaire devient de plus en plus compliquée. L’administration d’Obama ne s’en occupe plus et la libération de Mossoul risque d’être suspendue. Dans ce cas-là, les habitants de Mossoul demeurent seuls face à la catastrophe humanitaire et la menace terroriste.

Les résidents de Mossoul sont déjà piégés: alors que la coalition lance des frappes aériennes, les terroristes s’en servent de boucliers humains. Ni les uns, ni les autres ne sont préoccupés par les pertes civiles.

source:https://gabriella789.wordpress.com/2016/11/15/bataille-de-mossoul-la-coalition-met-en-danger-la-vie-des-milliers-de-civils/
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akasha
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Ven 18 Nov - 1:54

Syrie, mensonges et vidéo…



journalistes, hormis quelques rares exceptions, n’ont rien appris des « bidonnages » et manipulations passées…

Sursaut de dignité dans la télévision de service public ! Le 18 février dernier, France 2 a inauguré la nouvelle formule de son magazine Un œil sur la planète sur le thème « Syrie, le grand aveuglement ». Présentée par la journaliste Samah Soula, l’émission est remontée aux origines de la guerre civilo-internationale, donnant la parole – une fois n’est pas coutume – à des experts qui ne hurlent pas avec les chiens de garde, dont Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, et le politologue Frédéric Pichon, auteur de l’un des meilleurs livres sur le sujet : Syrie, pourquoi l’Occident s’est trompé (1). Bravo, donc, aux différents auteurs de cette émission de vérité qui nous change des Filiu, Encel, Basbous, Levallois et autres désinformateurs cathodiques.

Où sont les « mea culpa » médiatiques ?

Mais pour le reste de la presse parisienne, on dirait bien qu’on n’a toujours rien appris ! Rien appris de la série des mensonges d’État proférés par George W. Bush et Tony Blair en 2002 et 2003, pour convaincre les opinions publiques du bien-fondé de leur guerre antiterroriste contre l’Irak de Saddam Hussein. Complaisamment relayés par la grande presse internationale, les liens supposés entre Saddam et Ben Laden ainsi que l’existence d’armes de destruction massive introuvables n’ont pas provoqué beaucoup de mea culpa médiatiques.

Le 2 septembre 2013, le premier ministre français d’alors, Jean-Marc Ayrault – aujourd’hui nouveau patron du Quai d’Orsay – brandissait une note des services à l’Assemblée nationale « prouvant », clamait-il, que l’attaque chimique du 21 août avait bien été perpétrée par les troupes de l’armée gouvernementale syrienne. En fait de note des « services », il s’agissait plutôt d’une compilation d’extraits tronqués de plusieurs analyses de nos anges gardiens de la sécurité intérieure (DGSI) et extérieure (DGSE). Et celle-ci a été bricolée par les petites mains du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qui dépend de… Matignon.

Hormis de vieilles archives sur l’arsenal chimique syrien – un décompte et descriptif de blessés par différents composants chimiques –, une seule page concernait directement l’attaque « chimique » de la Ghouta, la banlieue orientale de Damas. Une page très curieuse, dont la plupart des paragraphes commençaient par : « Nous estimons que… » ou « On peut considérer que… ». En langage barbouze, ces expressions signifient clairement que les rédacteurs ne disposent pas d’éléments factuels imparables et qu’ils en sont réduits à émettre hypothèses et conjectures !

Quelques jours plus tard, nous avons droit à une grande enquête de deux envoyés spéciaux du Monde qui ramenaient du terrain des échantillons imparables ! Depuis, l’affaire a fait pschitt et plusieurs contre-enquêtes – plus sérieuses, celle-ci –, dont l’une des Nations unies, ont apporté un cinglant démenti, tant à la note de Jean-Marc Ayrault qu’au scoop du Monde. À tel point que l’envoyé spécial du quotidien, qui a signé une page entière titrée « Les damnés de la Ghouta », le 4 février dernier, ne souffle pas un traître mot sur le ratage passé de sa propre rédaction. Brillant !

Mais le meilleur était à venir concernant les dernières couvertures de la bataille d’Alep, engagée entre l’armée gouvernementale syrienne et les groupes djihadistes qui contrôlent près d’un tiers de la capitale économique du pays. Le 6 février dernier, Le Monde nous livrait une pleine double page intitulée « Alep sous le rouleau compresseur russe », signée depuis… Beyrouth ! Pas d’envoyés spéciaux, ni du côté djihadiste, ni du côté de l’armée syrienne, mais une série d’interviews de blogueurs militants, d’« experts » en stratégie et de porte-parole d’ONG dont on ne sait pas grand-chose. Le tout, agrémenté de « faits » établis par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), officine des plus opaques peu ou prou liée aux Frères musulmans. Du grand journalisme, dans la tradition de Fabrice del Dongo égaré au milieu de la bataille de Waterloo, ne voyant que de la fumée et des chevaux en fuite…

« Comprendre : c’est un très méchant ! »

Expliquant la fuite de plusieurs milliers d’habitants par le seul « déluge de feu auquel l’aviation russe soumet la région d’Alep et par l’avancée éclair des troupes gouvernementales », le papier donne d’abord la parole à un employé d’un « Conseil révolutionnaire de la ville » qui alarme le lecteur : « Alep est menacé d’encerclement ! » Ensuite, on met dans la bouche de l’un des meilleurs experts de la région, pour le coup ! – le politologue Walid Charara – que cette triste réalité correspond bien à l’objectif des Russes, en précisant qu’il est « membre du Centre de recherches du Hezbollah, le mouvement chiite libanais qui combat aux côtés du régime Assad ». Traduire : c’est un très méchant dont les propos doivent être reçus avec les réserves d’usage…

Mais on se reprend très vite : « Pour ce faire, l’armée russe a porté à un nouveau paroxysme la tactique de la terre brûlée qu’elle applique à la lettre depuis quatre mois. » Et pour faire bonne mesure, on cite encore l’OSDH, « qui tient depuis cinq ans la chronique de la guerre civile syrienne, comptabilisant 130 frappes russes, qui ont fait 21 morts à Alep, tous civils ». Évidemment, cette guerre civile se déploie à sens unique, puisque c’est seulement le dictateur Assad qui massacre son peuple avec l’aide d’un autre tyran, Vladimir Poutine : « Comme c’est le cas depuis octobre, les raids russes ont visé aussi bien les positions militaires rebelles que des zones résidentielles ou des infrastructures civiles, comme des hôpitaux (huit touchés en janvier selon le Syrien Institute for Justice and Accountability), ou des écoles (six touchées). »

Et puis, vous souvenez-vous des horreurs balkaniques ? « La puissance de feu de l’aviation russe a donné un coup d’accélérateur à la stratégie d’épuration du régime Assad », commente sur Twitter l’analyste Charles Lister – a visitor fellow at the Brookings Doha Center (c’est nous qui ajoutons) – dont on connaît bien l’impartialité. Enfin, en guise de chute, la cerise sur le gâteau : « […] les djihadistes de l’EI [État islamique] pourraient eux aussi bénéficier de la confusion dans les rangs rebelles pour avancer en direction de Marea, au nord d’Alep. » Deux encadrés accompagnent ce papier d’anthologie : l’un qui concerne « Le rôle croissant des “instructeurs” russes aux côtés de l’armée de terre syrienne », et l’autre une interview de Mohamed Allouche, négociateur en chef de l’opposition syrienne qui nous rassure : « C’est Bachar al-Assad qui fera dérailler le processus de paix ! »
Imbroglio ferroviaire

Et, comme si on n’avait pas suffisamment compris, Le Monde y revient quelques jours plus tard sur une demi-page (2) : « Al-Qaïda profite de l’offensive syro-russe à Alep – Les djihadistes du Front al-Nosra sont de retour, à la faveur de l’effondrement des rebelles modérés. » Là aussi, on est en plein imbroglio ferroviaire, parce que les « rebelles modérés », c’est comme les trains, ça peut en cacher d’autres… D’autres titres du Monde : « La chute de la maison Russie » (25 janvier) ; « En Syrie, les sièges de civils se multiplient » (3 février), ou « Syrie : les rebelles se méfient de Genève III » (4 février).

Dans la plupart de ces morceaux de bravoure, pas une déclaration du moindre officiel syrien ! Aucun rappel des méfaits – pourtant connus et régulièrement dénoncés par le Patriarcat maronite libanais Raï – de la rébellion « modérée » qui, dans les villages chrétiens notamment, viole des heures durant enfants et femmes, leur coupant les seins, les mains et les pieds… Aucune lecture un tant soit peu équilibrée, aucun déchiffrage pertinent de cette guerre civilo-internationale autant meurtrière que complexe, mais une foultitude d’idées simples, sinon simplistes, et des bons sentiments accablant seulement « le régime de Bachar al-Assad ». La ritournelle est non seulement lassante, mais elle finit par insulter ce qui reste d’intelligence en France et ailleurs.

La pièce de Jean Giroudoux – La Guerre de Troie n’aura pas lieu – fut jouée pour la première fois le 22 novembre 1935 au théâtre de l’Athénée sous la direction de Louis Jouvet. Cette œuvre cherchait à déchiffrer les motivations fratricides de la future Seconde Guerre mondiale, comme un avertissement solennel, mettant en exergue le cynisme des politiciens et leurs manipulations du droit et de l’information. Peu avant la tombée de rideau, l’un des récitants proclame : « Ceux qui ne voient que l’amour dans le monde sont aussi bêtes que ceux qui ne le voient pas… »

À part les derniers événements de Syrie, nos chers confrères du Monde se souviennent-ils seulement des atrocités des quinze ans de la guerre civilo-régionale du Liban voisin (1975-1990) ? Ont-ils couvert d’autres guerres dans d’autres parties du monde ? Ont-ils compris qu’une guerre civile tue principalement des civils, dont beaucoup de femmes et d’enfants ? Qui peut s’en réjouir ? Qui peut s’en accommoder ? Mais à force de vouloir faire l’ange en refusant de poser les bonnes questions, ces chers confrères continuent quotidiennement à faire la bête ! Pour quelle raison et quels intérêts ?

Notes :

(1) Syrie, pourquoi l’Occident s’est trompé, Frédéric Pichon, Éd. du Rocher, 2014.

(2) Le Monde du 12 février 2016.


Source : Article paru dans le dossier « Les Faussaires de l’info », extrait de la revue Afrique Asie, mars 2016

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"Pace fores obdo, ne qua discedere possit". Ovide, Fastes, I, 281 Tel le dieu romain, tel en son double-visage, telle est la dualité. Janus. La guerre et la paix.
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akasha
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 21 Nov - 0:24

Bonsoir mes frères & sœurs Very Happy
Voici un nouveau témoignage du génial Pierre Le Corf, qui au péril de sa vie aide les jeunes de Alep à se scolarisé malgré la guerre ou tout simplement se nourrir. Mais il est aussi un excellent témoin oculaire et impartiale de la réalité des combat dans le Alep Est ou il déplore le parti pris des médias alignés car c'est surtout les terroristes qui font le plus de dégât et victimes parmi la population. Il contredit aussi le fait que Alep serait une ville morte, car il y a encore des centaines de milliers de personnes qui essayent d'y vivre au quotidien !
Akasha.


Pierre Le Corf: Le témoignage franc d’un Français résidant à Alep



Pierre Le Corf, bloggeur français réputé, n’a pas mâché ses mots pour décrire la menace terroriste croissante à Alep, qui favorise la détérioration de la situation humanitaire. Témoin oculaire des faits, il se montre également peu confiant à l’égard des informations relayées par plusieurs médias ces derniers temps.Français résident à Alep et travaillant dans l'humanitaire, Pierre Le Corf, sans se soucier des prises de positions des médias et des hommes politiques, a livré un nouveau témoignage sur sa page Facebook sur le fléau de la guerre qui règne au quotidien dans cette ville syrienne « depuis cinq ans déjà ».


« Des tirs de mortiers et de roquettes, qui tombent ici à l'ouest de la ville, se mélangent aux combats à l'est et dans le ciel. Les terroristes nous tirent dessus en ce moment (juste là, l'une des roquettes a tué sept enfants sur une école), essayant en même temps de détruire les avions, qui bombardent leurs positons armées et protègent ou, du moins, limitent les attaques sur les 1,2 million de civils ici. Quand les avions s'en vont, même pour peu de temps, les roquettes et mortiers pleuvent ici. Ne me prenez pas à défaut. Je ne suis pas là pour faire de la politique ou lancer des débats. Je parle de ce que je vois depuis tant de mois, de ce que j'entends de ceux, qui se sont échappés même récemment des zones contrôlées par les fronts islamiques (et non rebelles comme on les appelle en Occident), des familles entières ayant la chance d'être en vie entre les snipers et les mines anti-personnel », a raconté Pierre Le Corf, ajoutant que le prix à payer pour sortir est de 300 dollars et que personne ne peut se l'offrir ou partir dans des conditions très limitées.

Selon lui, les drapeaux noirs des terroristes font légion à Alep, et la guerre se montre toujours meurtrière, car ces derniers continuent de tuer.

Cependant, le Alep d'aujourd'hui n'a pourtant rien à voir avec l'image de « ville morte » promue par divers médias. « Des centaines de milliers de gens vivent ici », surtout quand il s'agit de la partie ouest, d'après M. Le Corf. En outre, « ces gens vivent comme des fantômes ». Plusieurs civils ont été tués par des balles perdues, notamment des balles explosives des snipers terroristes. Les autres ont été abattus lorsqu'ils essayaient de fuir via les couloirs humanitaires. De plus, certains civils sont utilisés comme boucliers humains lors des bombardements. « Parce que si les civils restent dans la ville, ils limitent les frappes aériennes ». Les quartiers est d'Alep sont une tout autre chose et se trouvent sous contrôle des « terroristes point barre », qui veulent envahir la moitié ouest où il n'y a pas de militaires, sauf des « checkpoints » et que des civils. Pierre Le Corf souligne que l'armée syrienne et ses alliés, dont la Russie, n'effectuent des frappes que contre la partie est d'Alep en proie aux terroristes, sans oublier « des tirs retour » de ces derniers. « Ma mission c'est l'humain, je prie pour chaque homme, femme et enfant qui ne porte pas une arme mais je tiens à souligner qu'elle n'est pas meurtrière à cause d'une guerre, puisque cette guerre est une mascarade, mais à cause d'idéologies ici et d'intérêts extérieurs qui insufflent la mort et des moyens de l'insuffler au quotidien en Syrie, détruisant son histoire, sa vie et l'espoir de tous ceux qui y vivent. Pardon de parler tant, ce n'est pas forcément clair… mais vous devez comprendre ce qui se passe au-delà de ce que racontent les médias qui sont parfois malveillants, parfois paresseux, vous devez comprendre que vous en êtes les relais », a poursuivi Pierre Le Corf, empli de tristesse pour les gens qui trouvent la mort « gratuitement » dans cette guerre « insensée ». Pour ce Français, certains hommes politiques ont déjà « condamné la Syrie. Et ces gens-là sont des victimes de cet enfermement de la Syrie sur elle-même ». Pierre Le Corf a notamment fondé à ses propres frais l'ONG We are superheroes (Nous sommes des superhéros) afin d'aider la population civile locale à survivre dans des conditions de conflit armé.

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 21 Nov - 1:07

Merci Akasha flower 

Il est courageux ce jeune homme, que Dieu le protège et surtout que Dieu l'entende .La paix va revenir bientôt j'en suis sur .

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mer 23 Nov - 18:18

Du prix Nobel à l'Oscar ? Les Casques blancs syriens dans la tourmente après une fausse vidéo virale



Déjà sujette à de nombreuses controverses, l'organisation des Casques blancs est de nouveau sous le feu des critiques après avoir mis en scène une fausse vidéo de sauvetage en Syrie pour créer le buzz sur internet : le «mannequin challenge».

Une vidéo mettant en scène des membres de l'organisation syrienne des Casques Blancs prenant part à un «mannequin challenge» avec un prétendu blessé, a soulevé de nombreuses questions sur internet concernant son authenticité.
Si les vidéos populaires du «mannequin challenge» ne mettent généralement en scène que des personnes restant figées tout au long de la vidéo, dans une posture généralement improbable, la séquence publiée par les Casques Blancs se termine différemment, avec la mise en scène d'un sauvetage.

Lire aussi : Syrie : malgré leurs affinités, les Casques blancs reçus avec les honneurs à Paris (VIDEO)

Les efforts déployés par l'organisation, financée par l'Occident, pour rendre leur vidéo de simulacre de sauvetage la plus crédible possible (poussière sur le visage de la prétendue victime prise au piège dans les décombres, bruits d'explosions, sirène d'ambulance...) ont perturbé plus d'un utilisateur du réseau social Twitter, qui se sont indignés de l'exercice, jugé déplacé.


«Je ne comprends pas le but de participer à une mise en scène pour démontrer son authenticité», a estimé un internaute.


«Ils s'entraînent pour leurs autres vidéos ?», s'est demandé un autre utilisateur de Twitter, sous-entendant que les documents précédents présentés comme authentiques, ne le seraient finalement pas.


Alors que l'organisation était nominée pour le prix Nobel de la paix, certains ont soulignés ironiquement que désormais, elle pourrait peut être prétendre à l'obtention d'un Oscar pour sa mise en scène.


Après avoir finalement réalisé que l'opération de communication était en train de tourner au fiasco, les Casques blancs ont supprimé la vidéo. Néanmoins trop tard...



Plusieurs utilisateurs de Twitter ont profité de la polémique pour rappeler certains aspects controversés de cette organisation, comme l'engagement de ses sauveteurs dans l'action armée.


Malgré les sollicitations de RT pour obtenir une réaction du média anti-Assad RFS qui a publié la vidéo, aucune réponse ne nous a été accordée pour le moment.


Les Casques blancs, qui se présentent comme une organisation humanitaire œuvrant au sauvetage de civils dans les zones occupées par l'opposition à Bachar el-Assad en Syrie, bénéficient d'une très large couverture médiatique complaisante de la part des médias occidentaux, ainsi qu'un important appui diplomatique. Des représentants de cette organisation ont même été reçus par le président de la République François Hollande au Palais de l'Elysée.
Néanmoins, ces activistes font aussi l'objet de nombreuses critiques, de la part d'observateurs indépendants. D'après Vanessa Beeley, journaliste et chercheuse, les Casques blancs «sont entièrement compris dans les régions contrôlées par les terroristes. Ils fournissent des soins médicaux aux terroristes, ils acheminent les équipements par la Turquie dans les régions terroristes […]. Ils ont été filmés participant à l’exécution d’un civil à Alep. Ils diffusent des vidéos, sur leurs pages dans les réseaux sociaux, des exécutions de soldats et de civils arabes».

Lire aussi : «Les preuves du soutien aux terroristes en Syrie par "les Casques blancs" financés par l’étranger»

Source : RT
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 29 Nov - 2:00

Les États-Unis fournissent des missiles sol-air aux islamistes syriens



Une milice islamiste soutenue par les États-Unis dans le sud de la Syrie a été fournie en missiles sol-air portatifs, les fameux « manpads ». Ces armes sont capables d’abattre les avions du gouvernement syrien ainsi que les avions de guerre russes, qui ont joué un rôle de premier plan en fournissant un soutien aérien à l’armée syrienne contre les « rebelles » liés à Al-Qaïda.

Le groupe, le Front Ansar al-Islam, a exposé les armes, des missiles SA-7 Strela-2, dans une vidéo qu’il a postée dimanche, affirmant qu’il en avait « un bon nombre » en sa possession. La vidéo, produite par un réseau de propagande de l’opposition syrienne basée à Dubaï, montre les islamistes en train de sortir les manpads de leur caisson, les assembler et les tester.

« Nous, dans le Front Ansar al-Islam, avons équipé plusieurs points de défense aérienne pour contrer toute tentative des avions de guerre syriens ou des hélicoptères, qui bombardent des cibles dans la province de Quneitra. Nous avons un bon nombre de ces missiles », a déclaré l’un des islamistes dans la vidéo, selon une traduction publiée par le site Web Middle East Eye.

Un deuxième individu qui s’identifie comme Abu Bilal explique au journaliste que : « Nous, le Front Ansar al-Islam et les factions de la ASL, envoyons du matériel et des soldats vers Tal al-Hara, Mashara, Sandaniya et Jabata. Et dans les prochains jours, vous entendrez de bonnes nouvelles de Quneitra et ses environs ».

L’envoie de ces missiles antiaériens portables vers la Syrie marque une escalade majeure de la guerre soutenue par les États-Unis pour le changement de régime qui a dévasté le pays depuis cinq ans, entraînant la mort de quelque 300 000 Syriens.

En septembre, des responsables américains ont déclaré à l’agence de presse Reuters que, après l’échec d’une brève cessation des hostilités négociée par les américains et les russes, et suite à la reprise des combats autour de la ville d’Alep, au nord de la Syrie, Washington pourrait recourir à un « plan B » donnant le feu vert à l’Arabie saoudite et au Qatar d’envoyer les missiles antiaériens portables aux islamistes syriens. À l’époque, cependant, le Département d’État et les porte-parole officiels de l’administration ont nié l’information.

Il est impossible de dire si la livraison des manpads a été ordonnée par la Maison Blanche d’Obama, la CIA, le Pentagone ou une autre faction au sein du vaste appareil militaire et de renseignement américain. Ce qui est clair, cependant, c’est que ces armes sont destinées à établir de nouveaux « faits sur le terrain » en Syrie avant qu’un gouvernement Trump ne prenne ses fonctions en janvier.

La pression pour une escalade des États-Unis en Syrie est montée depuis que Trump a donné une interview au Wall Street Journal le 11 novembre dans laquelle le président nouvellement élu a remis en question les opérations de la CIA et du Pentagone pour armer les soi-disant « rebelles modérés » en Syrie, en disant « Nous ne savons pas qui sont ces gens ».

Dans une déclaration décousue et incohérente au Journal, Trump a dit qu’il avait « une vue en opposition à beaucoup de gens en ce qui concerne la Syrie », ajoutant : « Mon attitude était que vous combattez la Syrie, la Syrie se bat contre l’État islamique, et il faut se débarrasser de l’État islamique. La Russie s’aligne totalement sur la Syrie, et maintenant il y a l’Iran, qui devient puissant, à cause de nous, et qui s’aligne sur la Syrie ».

La déclaration a déclenché des alarmes au sein de l’establishment politique américain, dont les couches prédominantes sont engagées dans une stratégie d’escalade de la confrontation avec la Russie dans le but d’affirmer militairement l’hégémonie américaine sur le Moyen-Orient et, plus largement, la masse continentale eurasienne.

Le New York Times a répondu avec un éditorial « Le danger de prendre des gants avec la Russie », dans lequel il a accusé Trump d’agir comme « l’apologiste de Poutine » et a insisté, « Puisque M. Trump a refusé de critiquer le Kremlin, il est important que M. Obama trouve la solution, avant qu’il ne quitte ses fonctions, de savoir comment punir la Russie […] ».

Il semblerait que le fait d’envoyer des missiles sol-air en Syrie, ce qui soulève la perspective que des forces appuyées par les américains abattent des avions russes et déclenchent un conflit beaucoup plus large et plus dangereux, fasse partie de cette « punition ».

Pour l’instant, Trump n’a pas énoncé de politique claire en ce qui concerne le conflit en Syrie, en dehors des vœux pendant la campagne électorale de vouloir « étriper l’État islamique ». En même temps, cependant, beaucoup de ceux dans son entourage, y compris son vice-président Mike Pence et son candidat pour devenir le directeur de la CIA, Mike Pompeo, ont fortement préconisé une intervention militaire directe des États-Unis contre le gouvernement syrien de Bashar al-Assad.

Le groupe qui a reçu ces armes antiaériennes, Ansar al-Islam, alors que Washington l’a apparemment compté comme faisant partie de l’opposition « modérée » en Syrie, était auparavant désigné comme une organisation terroriste par les États-Unis, les Nations Unies, et nombre d’autres pays, en raison de ses liens avec le réseau d’Al-Qaïda.

Il avait d’abord émergé comme un groupe armé à la suite de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, se battant contre les troupes d’occupation américaines et plus tard les forces du régime imposé par les États-Unis à Bagdad. Avec la fomentation de la guerre pour le changement de régime en Syrie, il a envoyé ses membres dans ce pays pour lutter contre le gouvernement d’Assad, gagnant ainsi le soutien américain.

Il y a deux ans, la majorité des dirigeants du groupe annonçait son adhésion à l’État islamique, qui est censé être l’objectif principal de l’intervention militaire de Washington en cours en Irak et en Syrie. Certains éléments, comprenant apparemment ceux qui sont maintenant armés de manpads, ont rejeté la fusion, malgré leur idéologie et leurs objectifs partagés.

Auparavant, les autorités américaines avaient mis en garde contre la fourniture de telles armes aux « rebelles » syriens de peur qu’elles ne terminent entre les mains des combattants affiliés à Al-Qaïda et pourraient être utilisées non seulement contre les avions de guerre syriens et russes, mais aussi contre les avions de lignes occidentaux. Dans le passé, les armes acheminées aux soi-disant « rebelles modérés » par la CIA sont tombées rapidement entre les mains du Front Al Nosra, l’affilié syrien d’Al Qaïda. Il semble maintenant que de telles préoccupations soient écartées et que les missiles ont été fournis directement aux forces liées à Al-Qaïda.

L’introduction de ces armes dans le conflit en Syrie en violation flagrante du droit international est révélatrice du désespoir grandissant au sein des cercles dirigeants américains face à la débâcle de leur opération de changement de régime. Les forces gouvernementales syriennes ont fait des avancées progressives ces derniers jours à l’est d’Alep, le dernier bastion des islamistes soutenus par les États-Unis, reprenant au moins un tiers de la zone précédemment occupée par ces forces.

L’hystérie croissante a trouvé une expression consommée dans un discours prononcé lundi aux Nations Unies par l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Samantha Power, le plus grand porte-drapeau de l’impérialisme des « droits de l’homme ». Power a lu les noms d’une douzaine de commandants militaires syriens accusés d’avoir attaqué des civils ou d’avoir supervisé la torture dans les prisons syriennes, avertissant : « Ceux qui sont derrière de telles attaques doivent savoir que nous, dans la communauté internationale, surveillons leurs actions et documentons leurs abus et qu’un jour on les tiendra pour responsables ».

Power n’a fait aucune mention des crimes de guerre commis par les « rebelles » soutenus par les États-Unis, qui font également l’objet d’une enquête de la Cour pénale internationale, ni du récent reportage sur une enquête de cette même Cour sur les tortures pratiquées par l’armée américaine et la CIA en Afghanistan et dans les « sites noirs » partout dans le monde sur une dizaine d’années. On pourrait facilement dresser la liste d’une douzaine de commandants américains qui ont mené des attaques conduisant au massacre de civils, depuis les sièges brutaux de la ville irakienne de Falloujah en 2004 jusqu’à l’assaut contre l’hôpital de Médecins sans frontières à Kunduz, en Afghanistan, il y a tout juste un an.

Alors même que Power s’exprimait, un reportage en provenance de Syrie indiquait que des avions de guerre américains ont bombardé une usine de coton dans le village de Salhiyeh dans le nord-est du pays, tuant 10 civils, dont des enfants. Parmi les morts, trois travailleurs de l’usine, une famille de six personnes qui s’étaient réfugiés là-bas après avoir fui une offensive soutenue par les États-Unis dans la région, et un passant. Selon des estimations indépendantes, le nombre de civils tués par les frappes aériennes américaines dans le pays dépasse largement les 1000.

(article paru en anglais le 23 novembre 2016)

Source: WSWS, Investig'Action

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Jeu 1 Déc - 2:26

Bonjour mes frères & sœurs Very Happy

Halala quelle engeance ses médias occidentaux et leurs mensonges éhontés propagandistes... Pires quand de plus c'est relayé gratuitement par nos propres citoyens comme ici plus haut Rolling Eyes C'est les rebelles qui tirent au mortier sur les parties ouest à forte concentrations habitable, l'est de la ville est presque vide et n'est occupé que par ses faux rebelles mercenaire de l'OTAN. Ses vidéos sont de la propagande. Mais rassure toi Yousef et tes amis médias, vous allez être bien vite à court de mensonges... Il faut écouter Pierre le Corf, un jeune homme courageux qui n'a aucune raison de mentir et raconte les choses telles qu'elles sont. Ses foutu journalistes adoubé par le pouvoir occidentaux instrumentalisent la souffrance des habitants de Alep, c'est dégoûtant.
Akasha.



Pierre Le Corf sur Alep-Est: beaucoup de médias vont se retrouver «en panne d'arguments»



Enfin, une partie d'Alep-Est a été complètement libérée des djihadistes! Selon Pierre Le Corf, fondateur de l'ONG WeAreSuperheroes, contacté par Sputnik, les médias mainstream se retrouveront bientôt «en panne d'arguments» face à cette nouvelle. Découvrez le témoignage de M. Le Corf dans la vidéo ci-dessous.

Après de longs mois sous le contrôle des djihadistes, une zone peuplée de plus de 90 000 habitants s'est vue complètement libérée à Alep-Est. Pierre Le Corf, fondateur de l'ONG humanitaire WeAreSuperheroes créée pour aider les civils en proie à la guerre, est le seul Français vivant à Alep-Ouest depuis des mois, le seul à observer la guerre dans toute son horreur. D'après lui, la libération de ces quartiers atteste du fait que la guerre est en train de s'accélérer, mais la paix également :

« Une très grande partie d'Alep-Est a été libérée, ce qui signifie que la guerre est en train de s'accélérer et la paix également, beaucoup de gens ont pu s'enfuir, et ont où se réfugier ici et n'ont pas à être déplacés. Ces gens ont bravé les combats, les balles, les zones minées, pour venir jusque-là », raconte-t-il.


Ce qui compte pour lui particulièrement, ce sont les humains et les gens qui sont vraiment heureux de pouvoir s'échapper de la partie est.

« Ils ont commencé à témoigner déjà de ce qui se passait là-bas. Ils ont commencé à témoigner de la situation à l'est : le rationnement, les tortures, l'emprisonnement. Je suis vraiment heureux de voir que la situation aujourd'hui se démêle du fait que l'armée aujourd'hui permette vraiment cette avancée des choses d'un point de vue humanitaire. Évidemment, il y a des pertes humaines, c'est une réalité, c'est une guerre. Mais beaucoup de gens ont été sauvés ces derniers jours », ajoute-t-il.


Des filles à Alep

M. Le Corf a rencontré entre 50 et 60 familles qui ont vécu à l'est ces derniers mois. Ces gens sont parvenus à s'en échapper et ont pu lui raconter leurs histoires, partager à quel point la vie à l'est était difficile sous le contrôle des terroristes. Et les personnes qu'il a rencontrées dernièrement ont partagé avec lui leur immense bonheur.

« Les gens que j'ai découverts ces derniers jours — j'ai pas pu voir autant de familles que j'aurais voulu voir, jusqu'à maintenant — mais j'ai vu des gens extrêmement heureux, apaisés, des familles entières qui étaient émues aux larmes ».


Aujourd'hui, il n'y a pas de partie combattante à venir apporter une quelconque démocratie et les gens fuient l'est, les gens de l'ouest subissent la mort par les combattants de l'est, poursuit M. Le Corf. Alors, il y a un moment où les médias, les gouvernements et toutes les personnes qui ont été partisans de ce conflit ne vont plus pouvoir soutenir ce conflit trop longtemps.

« Parce que ce sont des milliers et des milliers de réfugiés qui sont arrivés de ce côté-là et, croyez-moi, ils ont beaucoup à raconter », explique-t-il. « Petit à petit énormément de gens se rendent compte que finalement tout ce qu'ils ont lu pendant des années n'était pas tant la réalité, mais une communication bien construite. »


Des enfants en joie


Un garçon syrien à Alep

Entre-temps, les médias se trouveront prochainement à court d'arguments puisque les habitants se dresseront contre eux.

« Beaucoup de médias vont continuer à s'accrocher à leur business model, c'est-à-dire que le business model aujourd'hui c'est les avions qui viennent bombarder les civils sans aucune raison. Mais il y aura un moment où ils vont se retrouver en panne d'arguments parce que les gens qui vivent ici — la situation va se retourner contre eux », résume l'interlocuteur de Sputnik.


Des enfants dans un quartier en ruines d'Alep

Source: : Sputnik News

Lien connexe :

La vie à Raqqa: Deux femmes ont filmé en caméra cachée la ville occupée par l'État islamique

Nous sommes dans le fief de la secte terroriste État islamique:
à Raqqa, dans le nord de la Syrie.
Ici, les femmes ont seulement le droit d'obéir et de procréer.
Pour le journal Expressen, deux courageuses Syriennes ont filmé en caméra cachée la ville occupée.

Elles savent qu'elles seront lapidées à mort si elles sont prises sur le fait.
Mais elles veulent que le monde sache à quoi ressemble leur quotidien.




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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Ven 9 Déc - 1:17

Bonsoir mes frères & sœurs Very Happy
Les événements en Syrie comment enfin à prendre forme et on semble enfin y voir le bout du tunnel, du moins on peut émettre quelques hypothèses de fin de conflit. Dont la plus probable et la plus souhaitable (dans un premier temps), est la reprise totale de la Syrie par le régime Assad pour mettre fin à l'emprise atlantiste sur le pays qui l'aura mis à feu et à sang avec l'envoie de horde de terroriste sur la Syrie depuis 2011. Des horde non contrôlée qui aura dans un deuxièmes temps favorisé l’avènement de Daech. La reprise de Alep, qui n'est plus qu'une question de temps mettra les rebelles (mercenaire de l'OTAN) hors jeu et par la même occasion les Etats Unis et leurs alliés, d'où un regain de propagande par les médias complices. Qui omettent d'expliquer certains points comme le fait que la Russie vient avec la Syrie d'organiser un arrêt des combats pour organiser un couloir humanitaire pour évacuer les derniers civiles bloqués à Alep Est, par les rebelles (mercenaires). Ils manipulent sans cesse c'est comme pour le témoignages du héro Pierre Le Corf, manipulé honteusement par Antenne 2, qui nous donneront une vision partiale de son témoignage, alors que cet héro lutte pour les civiles en y risquant sa vie ! Mais c'est la fin du charlatanisme et du mensonge, les yankees on tout perdu en voulant jouer et récolte à l'exacte inverse de ce qu'ils voulaient obtenir. VIVE LA SYRIE LIBRE, VIVE LES PEUPLES DU MONDE ENTIER QUI SE RÉVOLTE CONTRE LE POUVOIR, FIGHT THE POWER ! LIBERTATE !
Akasha.


Syrie, est-ce que ce sera le dernier massacre de l'Empire ?



Entrefilets
mar., 29 nov. 2016 21:47 UTC


En octobre dernier, Moscou et Damas ont accepté une énième trêve « humanitaire » voulue par l'Oncle Sam pour sauver ses barbus coincés dans la poche d'Alep-Est. Durant plus de 3 semaines, la Russie n'a opéré aucune frappe aérienne, se contentant d'effectuer un méticuleux travail de renseignement tout en organisant des couloirs humanitaires pour permettre l'évacuation des civils.



De leur côté, les coupeurs de têtes modérés du Bloc atlantiste empêchaient la population de les emprunter, se réarmaient et se regroupaient pour préparer une grande offensive destinée à briser le siège d'Alep-Est. Lancée à la fin octobre, l'opération a finalement tourné au baroud d'honneur et, début novembre, la riposte des troupes syriennes et du Hezbollah a totalement renversé la situation. Trois semaines plus tard, l'enclave est aujourd'hui brisée et sur le point de tomber. Avec la prise d'Alep, c'est la fin des derniers espoirs occidentaux de renverser la vapeur. Durant près de 6 ans, l'Empire US et ses succursales d'Europe et du Golfe ont ainsi déversé des hordes de djihadistes sur le pays, permettant au passage l'avènement de Daesh dans une énième opération de regime-change aussi ratée et sanglante que les précédentes.


Fiasco et boîte de Pandore

- N'en déplaise aux propagandistes de l'im-Monde ou Libération, il n'y a jamais eu de guerre civile en Syrie. Dès les premiers mois de ce qui fut faussement présenté comme un « printemps arabe », la machine de guerre américaine était en effet à l'œuvre à travers ses canaux habituels de Riyad notamment et, à l'époque en tous cas, d'Ankara. Deux mois après les stupides et sanglantes répressions organisées par le régime syrien pour mater des contestations populaires bien légitimes, les premières cargaisons d'armes et de mercenaires arrivaient ainsi dans le pays sous le contrôle de la CIA.

- Pourquoi ? Pour les ressources comme toujours. Déjà en délicatesse avec la Russie de Vladimir Poutine, l'Empire et ses suppôts du Golfe voulaient en effet faire transiter leurs précieux gisements par une Syrie débarrassée de Bachar al-Assad et donc docilisée, le passage par l'Irak chiite étant par ailleurs impossible. Un projet comme d'habitude merveilleux sur le papier à en-tête de Langley, mais qui a rapidement tourné au fiasco et ouvert une boîte de Pandore d'où sont sortis tous les appétits régionaux les plus divergents.

La Russie et l'arc chiite raflent la mise

Aujourd'hui, la chute imminente d'Alep pourrait signifier en quelque sorte le début du début de la fin de la guerre en Syrie. Bien sûr, il faudra des mois pour réduire entièrement Daesh et, dans le Nord du Pays, le bras de fer entre Ankara et les Kurdes ira à son terme, avec de bonnes chances toutefois de voir émerger le Rojava tant espéré des Kurdes.
Enfin, Moscou et Damas devront encore s'entendre sur le périmètre syrien à reconquérir réellement, soit l'entier du pays, soit la Syrie utile.
Mais d'ores et déjà, il est certain que l'Empire US est le grand perdant de cette monstrueuse passe d'armes.

- Sa nouvelle équipée meurtrière au Moyen-Orient a en effet abouti à l'exact opposé de tout ce qui a constitué l'axe de sa politique belliciste ces 15 dernières années : à savoir contrôler les routes énergétiques et empêcher la constitution de cet arc chiite qui commence en Afghanistan, se poursuit à travers l'Iran, traverse l'Irak (devenue désormais chiite par la grâce d'une autre intervention éclairée de l'Empire), se prolonge dans les centres de pouvoir syrien pour aboutir au Hezbollah libanais (avec éventuellement extension amicale au Hamas palestinien d'ailleurs).
- Et comme si cela ne suffisait pas, ce puissant arc est désormais totalement tourné vers.... la Russie de Vladimir Poutine en qui il a trouvé un allié responsable et fiable.
- En résumé, toutes les dernières interventions de l'Empire US dans la région ont conduit à son éviction pure et simple du Moyen-Orient, en provoquant au passage une crise migratoire favorisant l'éclatement de l'Europe pro-US et la dissémination du terrorisme international.
- Le fiasco est total, fascinant même, et devrait sans conteste devenir un objet d'étude dans la rubrique « contre-exemple » dans toutes les écoles militaires du monde.

L'Empire US s'effondre ainsi par overdose de lui-même.

Reste à espérer que Trump arrive sain et sauf à la Maison-Blanche pour acter de cette redistribution des cartes.
Le temps des grands massacres US pourrait alors avoir une toute petite chance de prendre fin.

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 12 Déc - 0:11

...Et d'ailleurs sujet à la très officielle aide des américains aux terroristes en Syrie.. N'oublions jamais que c'est encore eux qui ont envoyé des hordes de terroristes sur la Syrie pour déstabiliser le pays ! "On" a longtemps taxé de conspis ceux qui ont soutenu ses thèses, mais désormais cela commence à sortir de façon bien plus officielle et tous ses faux "spécialistes" commencent à se cacher et faire place à de vrais spécialistes sur la question comme je l'ai montré lors de mes précédents postes, la vérité fini toujours par éclaté !
Akasha.



Livraison d’armes US aux terroristes en Syrie: C’est officiel!



Depuis des années les Etats-Unis livraient clandestinement des armes à certains groupes terroristes opérant en Syrie. Ces armes étaient régulièrement découvertes lors de la fuite de ces groupes face aux assauts de l’armée Syrienne.

Depuis hier, les Etats-Unis vont livrer des armes de manière très officielle à ces mêmes groupes: Le Président Obama a en effet autorisé ces livraisons. A la différence du passé, il est prévu de livrer en particulier des missiles sol-air. Il est donc parfaitement clair que ces groupes, combattant contre l’armee régulière syrienne alliée à la Russie, utiliseront ces missiles contre les jets syriens et Russes opérant en Syrie. Il est donc probable que des jets syriens et/ou Russes seront abattus par des armes fournies en toute connaissance de cause par les Etats-Unis.

Le porte parole du Kremlin a ce matin souligné les très graves conséquences de cette situation, ajoutant que la mesure prise par Obama représente une menace pour les forces aérospatiales russes.

Sans préjuger des ordres que donnera le Président Trump en janvier prochain – sur ce sujet, on notera que le Sénat américain a il y a quelques jours « recommandé » au Président élu Donald Trump « la plus grande fermeté » envers la Russie – , il est clair qu’Obama se lance dans une course folle dont on peut se demander le but réel: Rendre la situation de Trump la plus difficile possible, ou déclencher une escalade avec la Russie avant la prise de fonction de Donald Trump? Tout reste possible dans les semaines qui restent.

Source : Rusreinfo

Source bis : Le Congrès US approuve la livraison de missiles surface-air à l’«opposition syrienne»

Obama lève les restrictions de livraisons d’armes aux alliés des USA en Syrie

Donc c'est devenu très clair, les terroristes sont bien les alliés des Etats Unis, donc de l'OTAN, l'ONU et l'UE !

Seul les russes ne font pas de différences entres tous ses groupes coupeurs de têtes et les combats tous !

Akasha.

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 12 Déc - 16:29

Bonjour mes frères & sœurs Very Happy
Un nouveau témoignage précieux de Pierre Le Corf en direct de Alep Ouest. Que certains journalistes malhonnêtes on taxé de pro Assad...Mais ces ordures finies savent que leur propagande de merde touche à sa fin donc ils persiflent bêtement... No Ils n'ont plus d'arguments sinon répéter comme des perroquets ce qu'ils ont dis mille fois ou s'attaquer aux personnelles. Donnons donc la parole aux gens qui ont quelque chose d'intelligent à dire.
Akasha.


De Pierre le Corf … un Français présent dans Alep témoigne



Deux amis ont pris des éclats assez conséquents dans le ventre mais ils vont vivre.

Moi j’ai eu peur, ça a éclaté vraiment en face de moi encore une fois, je suis chanceux … bien que j’en ai vu beaucoup mourir, pour moi en 9 mois, seulement un éclat dans le front et encore très superficiel, sans rentrer dans le crâne ; malgré l’évolution par rapport à ces derniers mois j’ai peur et je suis fatigué, fatigué de voir tant de souffrance et de peur, pas d’eau, pas d’électricité, pas d’ampère, il fait 0 dans ma chambre la nuit, les terroristes continuent d’attaquer, les civils continuent d’arriver par dizaines de milliers…


Et toujours tant de trous du cul qui plantés dans un siège à des milles d’ici continuent de propager des mensonges, de venir me raconter ce qui se passe ici depuis la France, le Canada, les USA, les cerveaux lavés et suffisamment suffisants pour juger la vie et la mort ici. Je ne pense pas que beaucoup d’entre eux savent ce que c’est que de voir des boyaux d’enfants ou un corps se faire éclater par une roquette, de voir la peur dans les yeux des ados et la dépression avancer, et pire, mais pourtant essayer de tenir droit tous les jours, merde.

Je suis heureux que les gens arrivent ici ; probablement que pour arriver au bout de tout ça, d’autres vont mourir ici alors qu’il ne reste presque plus rien de l’Est où ils gardent encore le peu de population qui reste en otages, continuant à les abattre pour ceux qui se font prendre à essayer de partir …

Ici les gens espèrent la paix, la paix ça veut dire que les gens vont pouvoir se retrouver, les gens de l’Est et de l’Ouest sont les mêmes, simplement séparés par des terroristes, vous comprenez ça?

Vous comprenez la différence quand les médias disent qu’il y a une minorité de terroristes au milieu d’une majorité d’opposition – et quand moi je vous dis qu’il y a une minorité d’opposition au milieu d’une majorité de terroristes? Merde, quand est-ce que les gens vont comprendre que pendant des années ici les gens ont été massacrés à l’Ouest par les attaques gratuites et uniquement sur la population? Quand est-ce que les gens vont comprendre ce que je dis quand je montre des drapeaux noirs tout autour d’Alep? Quand je montre des familles entières déchiquetées ici par des bonbonnes de gaz? Rien que hier alors qu’il ne reste que 10% de l’Est, ce sont 12 morts et 140 blessés? Vous êtes bons en math avec 100%?

Et en attendant les médias continuent de raconter les bombardements, bombardements qui sont réels, qui tuent tant de gens encore et encore, oui c’est vrai on ne peut que condamner pour ça c’est une réalité, trop d’innocents meurent ! Mais pourquoi?????? Ces gens ne peuvent pas partir, ils sont tués s’ils sont pris à s’échapper !!!!!! Et en attendant la mort continue de frapper ici encore encore et encore, quoi? On doit crever sans rien dire sans rien faire??? Laisser des tueurs prônant le Djihad continuer à détruire un pays, diviser, instrumentaliser la vie, la mort??? Qu’est-ce que je dois dire à mes gamins ici? Je dois leur dire de fermer les yeux et d’attendre??

En attendant je suis heureux les gens continuent d’arriver, ils vont vivre et retrouver leurs maisons, leurs vies même s’il y a du travail …

Voilà maintenant que les médias viennent nous parler du maire d’Alep qui fait le tour de la France et est reçu partout (comme les casques blancs) embarquant avec lui des députés qui veulent rejoindre l’Est, mais non de Dieu personne ne connaît ce maire ici, il a été élu et est sorti du chapeau du « conseil local d’Alep » où sont aussi représentés ceux qui ont fait un selfie en arrachant au couteau la tête du gamin à Alep il y a quelques mois ! https://www.almasdarnews.com/…/aleppo-rebels-behead-a-child/


Les mêmes qui ont fait la vidéo de Omran !!!

Les médias n’ont cessé de médiatiser l’Est sous toutes ses formes, comme le dernier hôpital détruit 9 fois en 10 mois, le dernier clown, le dernier sanctuaire pour chats… mais c’est quoi ces médias poubelles??? L’armée vient de découvrir 2 hôpitaux en parfait état mais réservés aux terroristes comme quartiers généraux où ils y stockaient leurs armes, les écoles étaient utilisées pour fabriquer entres autres des armes chimiques et pareil comme QG (je l’ai répété maintes fois) …

Quoi certains vont dire que c’est des mensonges?? Des vidéos j’en ai des paquets https://francais.rt.com/…/30327-syrie-ecole-arme-chimique-e… des images de gens sur place, des témoignages affolants. Merde ouvrez les yeux, si certains sont assez cons pour continuer à avaler ce que les médias vous racontent vous ne valez pas mieux qu’eux ni que les meurtriers qui condamnent ceux qui vivent ici, ce sont des centaines de preuves accablantes au fur et à mesure des avancées et au-delà même des témoignages des gens puisque de toute façon certains diront qu’ils sont manipulés, que les preuves ont été mises là, que les gens sont des propagandistes.


Et bien putain, vous avez un bon gros 1 000 000 de propagandistes qui ont été réduits au silence, effacés, qui continuent d’être réduits au silence pendant qu’ils meurent un par un, pour ceux qui se sont voués une sorte d’affection pour la guerre ici et défendent des rebelles modérés, « freedom fighters » venant emmener la liberté à un peuple opprimé sous une dictature sanguinaire. Enlevez vous la merde des yeux et développez un minimum d’esprit critique, rien n’est tout noir rien n’est tout blanc, mais la réalité vous éclaboussera de sang et de honte quand vous vous rendrez compte que vous avez été l’instrument de gens qui ont tout intérêt à continuer cette guerre comme de ceux qui ont une haine aveugle contre le gouvernement ici et n’en démordront pas. Le pire c’est que la majorité d’entre eux n’a jamais vécu la guerre ici, n’a jamais senti la mort sinon à travers une double page bien illustrée.

Je vais continuer à transmettre cette réalité, appelez-moi propagandiste si ça vous chante mais laissez moi vous appeler co-assassin alors. Je ne veux même pas me relire, je sais que quoi que j’écrive certains trouveront toujours à redire, à bons entendeurs.

Transmis via Gérard Luçon

Source : Reseau International

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 13 Déc - 2:06

Bonsoir mes frères & sœurs Smile
Les hôpitaux de Alep d'après les médias auraient été tous détruits...Et le dernier d'entre-eux a été détruit des dizaines de fois (sic). Oui vous lisez bien, la propagande des médias atlantistes ont bel et bien instrumentalisé un hôpital pour leur nauséabonde propagande : Les destruction sans fin du “dernier hôpital d’Alep”. Mais la nouvelle la plus importante serait que Alep serait entièrement libérée ! Mais il est plus prudent d'observer les nouvelles à venir pour s'en assurer. En Attendant voici ce qu'il serait les première image de la libération : Direct : des images d'Alep-est libérée. Mais rien n'est terminé encore en Syrie, car Palmyre est repris et les terroristes de Daech ont repoussé l'armée syrienne : L’armée syrienne s’accroche violemment avec ”Daech” à la périphérie de la ville de Palmyre.  Mais que cherche Daech à Palmyre ? C'est un point important à divers frontières, (Jordanie, Irak et le Liban), ce qui pourrait leur être bien utille pour de un coupé la route au approvisionnement de l'armée syrienne et assurer les leurs. Ainsi qu'un nouveau repaire au cas de la perde de Raqqa qui est une évidence. Lisez en plus ici : Palmyre pourra-t-elle remplacer Alep? . Mais d'où on pu sortir ainsi autant d'hommes en un temps aussi court ? Précisément de Raqqa... Il est difficile de ne pas y voir une volonté des américains et leurs alliés qui comme par Hasard ont interrompu leurs frappes ! Je rappelle à toute fin utile la perfidie de Obama qui a autorisé une livraison d'armes.
Texte et recherche Akasha.


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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 17 Jan - 1:58

Le genre d'info que vous ne lirez jamais dans la presse...

Rédigé par Observatus geopoliticus et publié depuis Overblog



Rappelez-vous, chers lecteurs, la chute d'Alep n'était qu'horreur et infamie : "crimes de guerre", "crimes contre l'univers"... L'ONU - en fait Samantha Power, qui se prenait sans doute à elle seule pour la communauté internationale toute entière - évoquait avec des trémolos dans la voix "l'humanité effondrée". Les civils apeurés se terraient devant la soldatesque assadienne qui massacrait enfants, vieillards et chatons. Derrière l'Attila de Damas, l'herbe ne repousserait pas...

Les chiffres officiels commencent toutefois à sortir. Donnons la parole au représentant du Secrétaire général des Nations Unies, peu suspect de russophilie primaire :


From Syria, the UN, directly or through partners, has provided life-saving assistance to the nearly 150,000 people from eastern Aleppo in Syria who have been displaced from or have returned to the area. More than 36,000 of them were evacuated to the western countryside of Aleppo and Idlib governorate and more than 111,000 people to different areas in Aleppo city, including more than 50,000 in formerly besieged neighbourhoods. The UN and our national and international humanitarian partners continue efforts to scale up our response in Aleppo to do all we can to ensure that the people of Aleppo receive the aid they need.

Pardon ? On se frotte les yeux... Sur les près de 150 000 habitants de la poche d'Alep-est, seuls 36 000, en comptant les insurgés, ont choisi l'évacuation vers la zone rebelle (Idlib) tandis que 111 000 ont préféré rejoindre les zones gouvernementales !

Traduction : 75% des civils étaient en réalité pris en otage par les barbus modérément modérés, qui n'étaient suivis que par un petit quart de la population de la poche rebelle. On comprend que la journaloperie institutionnelle préfère passer l'info sous silence...

Source : Chronique du Grand Jeu
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 13 Mar - 9:01

Pierre Le Corf dénonce les casques blancs, le Quai D'Orsay lui demande de cesser de publier des vidéos et de quitter la Syrie

Fawkes News
dim., 12 mar. 2017 17:47 UTC




Depuis Alep, je partage juste quelques mots et je vous lis cette lettre que j'ai écrite à Mr le Président François Hollande qu'il a reçue et lue, pour ceux qui n'aiment pas lire. Egalement un message que j'avais reçu du Quai D'Orsay m'invitant à quitter le pays et à cesser de transmettre des contenus sur internet, sur les médias. Je n'aime pas jouer les activistes qui enfoncent des portes ouvertes mais le mensonge est trop gros et j'avoue avoir du mal à le digérer, pas après tout ce que j'ai et chacun ici a vu et vécu.

On continue de s'accrocher ici et de faire au mieux, jour après jour pour améliorer la vie et l'espoir. J'ai en ce moment même 150 gamins et familles avec moi, quand je les regarde vivre, rigoler, ça efface tout le reste, mais ce combat est pour eux et je ne veux pas que nous détruisions tout ce en quoi ils croient, et même si ce n'est pas moi qui vais changer le monde ni ne suis là pour vous convaincre, j'espère au moins vous pousser à réfléchir avec vos coeurs, à vous poser les bonnes questions et être ceux qui de par le nombre pourront changer les choses

La lettre et des dizaines de témoignages https://www.facebook.com/notes/pierre...

Nous dirons que c'est une vidéo, qui, au pire, comme la lettre, comme tous les témoignages de Syriens, médias, servira d'archive pour le temps qui passe. Le temps qui vous démontrera à quel point on vous a trompés pour légitimer cette guerre qui a commencé à s'inviter chez nous. Voilà qu'Alep a été presque totalement effacé des médias, mais la vie et la guerre continuent ici même si elle ne fait plus la une des journaux que vous ouvrez le matin dans le métro. Les gens continuent de souffrir de la situation que nous avons construite.

Personne ne nous a consultés quant aux sanctions contre le peuple Syrien et le financement de groupes armés. Si vous tiquez pour 500 000€ d'emploi fictif pour celui-ci ou celle-là (qui n'est que du grain à moudre pour vous garder occupés) je n'arrive pas à comprendre comment, sinon la boulimie d'informations, vous ne pouvez pas tiquer pour des milliards détournés pour faire la guerre, déstabiliser le pays de ceux que vous retrouvez maintenant devant vos porches, dans vos rues. Ils font désormais partie de vos quotidiens, il ne s'agit pas seulement de leur donner à manger, leur donner un toit, de la chaleur, ils avaient tout ça déjà, rendez-leur la paix et la possibilité de se reconstruire.

We are superheroes : https://www.facebook.com/heroesworldt...


ALEP : Pierre Le Corf visite le QG des CASQUES BLANCS

SOUTIEN/SUPPORT PIERRE LE CORF HERE :
https://www.facebook.com/heroesworldt... Quelques images que j'ai prises hier [10/03/2017] qui vous donneront une autre perspective sur les casques blancs et différents mensonges des médias et gouvernements. Des vérités sur la guerre en Syrie, à Alep. Hôpitaux totalement détruits et Casques Blancs neutres, héros à Alep ? Un oscar ? Une nomination au prix Nobel de la paix ? A quel prix allons nous continuer à MENTIR et à tuer, à justifier cette guerre, à soutenir des groupes terroristes, à maintenir un pays au bord de l'étouffement comme les autres avant ? Je compile rapidement quelques images que j'ai prises hier qui vous donneront une autre perspective.

Je refuse, en tant que citoyen Français de soutenir une politique criminelle. Histoire d'illustrer un peux mieux de quoi je parle dans ma lettre au Président de la République https://m.facebook.com/notes/pierre-l... alors que des nuages de poussière de guerre arrivant d'Irak rendent l'air presque irrespirable, en moins de 2 heures je repasse en image par deux hôpitaux en état correct, je dois avancer sur des tonnes de médicaments réservés aux groupes terroristes et interdits aux civils, je traverse les restes des bâtiments asservis par Al-jaïch al-hour (Free Syrian Army), Jabhat al-Nosra (or Fatah al-Cham, Al-Qaïda) ... bâtiments des White Helmets (casques blancs) qui comme les habitants le rappellent, aidaient principalement les terroristes, les civils ... quand la caméra tournait et parfois uniquement, portaient parfois des armes, ont exécuté des soldats Syriens, participé à des exécutions des tribunaux Islamiques (lien), volaient les victimes, etc mais un point crucial : la quasi-totalité des membres étaient affiliés à des groupes terroristes cités plus haut.

Regardez la vidéo sur les casques blancs de mon amie Vanessa Beeley témoignages goo.gl/3HvYxm - nous étions ensemble pendant certains de ces témoignages quand elle m'a accompagné pour distribuer les jouets à la libération goo.gl/P0N1Bu Une autre vidéo intéressante goo.gl/10swue compilant de nombreuses images que l'on ne vous a jamais montrées.

Je mets un bémol dans mon témoignage, il y a probablement eu des exceptions, probablement que certains des Casques Blancs étaient des civils pourvus de bonnes intentions, qui étaient sous les bombes des avions (non pas gratuites, c'est une guerre, mais en réponse aux tirs de djihadistes depuis des zones civils tirant sur les zones uniquement civiles de l'Ouest et massacrant une population qui représentait 90% d'Alep dans le silence des médias) aidaient de vrais gens qui mouraient de par leur proximité des groupes armés, qui s'en servaient comme boucliers humains (tirant même depuis les hôpitaux ...) c'est une réalité, mais la réelle majorité étaient des djihadistes (prouvé par les documents retrouvés sur place) ils étaient ceux qui apportaient la mort au dessus de la tête de ceux qui finissaient sous les décombres, et finalement dans leurs camions, et dans leurs vidéos, il ne faut pas oublier les situations de causes à effet, c'est quand même ironique et assez vicieux.

La réalité dépasse la fiction ici, dans ce quartier, se touchent (tous dans des écoles qu'ils ont transformées comme vous pouvez le voir dès le début) le siège de Al Nora, le Croissant Rouge du Qatar, l'hôpital M10 et surtout le quartier général des casques blancs, la vidéo n'est pas bien montée etc mais une image vaut mille mots et c'est essentiel pour que vous compreniez à quel point le mensonge est gros ... à quel point il faut que nous demandions à cesser de soutenir cette guerre ainsi que les sanctions contre le peuple Syrien, en tant que partie prenante du terrorisme. Encore une fois, bien que je vous partage ce que l'on peut appeler des preuves, je n'ai toujours pas la prétention de vous dire quoi penser, faites vous votre propre opinion We are superheroes

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 9 Avr - 3:21

[Vidéo]Trump dans le bourbier syrien, par Bassam Tahhan

Olivier Berruyer du site Les Crises Dit :


Citation :
Intéressante interview de Bassam Tahhan, professeur de lettres arabes, islamologue et politologue franco-syrien né en Syrie (interviewé aussi précédemment ici par France Info et là par France 24).




Source ! Youtube, Bassam Tahhan, 07-04-2017



Analyse de Bassam Tahhan, spécialiste du Moyen-Orient et de la Syrie, interviewé par Frédéric Saillot le 7 avril 2017


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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 11 Avr - 18:10

Bonsoir,
Décidément la partialité des journalistes n'est plus à démontrer, en voici encore la preuve. C'est assez révoltant de voir comment cette information est occulté par nos médias dominants.
Orné


Silence total de l’Occident face à l’usage de l’arme chimique par les terroristes à Mossoul


Les armes chimiques présumées de Daech découvertes par les troupes
 françaises et irakiennes à Mossoul, en Irak, le 28 janvier 2017.
Vous noterez que malgré le fait que ces armes ont été découvertes par "les troupes françaises", cette photo n'a jamais été montrée dans notre presse... 



J'ai attendu de voir si des médias français allaient en parler mais, non (à ma connaissance), absolument aucun n'a publié d'article à ce sujet. Si je me trompe, merci de m'en faire part. Ce silence assourdissant de nos médias à ce sujet vise certainement à ne pas semer le trouble dans l'esprit de la population qui pourrait comprendre que, si les terroristes disposent d'armes chimiques en Irak, il n'y pas de raison qu'ils ne soient pas capables d'en faire usage en Syrie également. Et là, tout le narratif qui consiste à accuser sans preuves le gouvernement syrien tombe à l'eau. Fawkes
-------


Les civils de la ville irakienne de Mossoul ont subi ce vendredi une attaque aux armes chimiques de la part des terroristes de Daech, a déclaré Abdul Sattar Al Habu, maire de la ville, lors d’une interview avec l’agence russe Sputnik.

« Daech a utilisé aujourd’hui des obus contenant des gaz et du chlore contre les civils et les militaires de l’armée gouvernementale se trouvant dans les régions déjà libérées de Yarmouk et de Matachin », a-t-il confirmé.

Selon lui, pour l’instant, le nombre exact de victimes de cette attaque terroriste n’a pas encore été communiqué. 

Ce n’est pas la première fois que Daech utilise des armes chimiques en Syrie et en Irak. Les pays occidentaux restent très largement silencieux face à cette réalité, malgré les preuves présentées par les deux États moyen-orientaux et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). 

Le ministère russe des Affaires étrangères a fustigé, le 8 avril, l’usage de gaz chimique en Syrie par les terroristes et le mutisme des pays occidentaux, notamment des États-Unis. « Moscou ne peut tolérer l’attitude de l’Occident ni la falsification de la réalité », a-t-il déclaré.  

Le communiqué du ministère russe évoque l’attaque chimique contre Khan Assal, en banlieue d’Alep, qui avait fait 28 morts parmi les civils et 200 asphyxiés.  

Face à l’inertie de l’Occident, Moscou avait insisté auprès du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’une enquête soit ouverte, mettant en garde, à maintes reprises, contre la menace chimique en Syrie et en Irak. Mais cela n’a pas suffi pour casser bras et jambes aux terroristes. 

Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, a indiqué que les experts onusiens et les observateurs de l’OIAC avaient tout à fait connaissance de l’usage d’armes chimiques par les groupes terroristes contre la population civile. « Leur silence et leur obstination à ne pas condamner cet acte criminel contre la population civile de Mossoul sont inacceptables », a-t-il ajouté. 

Le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, avait eu une réaction identique.  

Source: Press TV


Fawkes: Concernant l'attaque en Syrie, il y a un détail qui me chiffone. Comment la presse et les gouvernements peuvent-ils nous faire croire qu'une attaque aérienne menée par un avion syrien a pu laisser un trou aussi petit au sol? Cela me paraît hautement improbable. 

C'est également l'avis de certains experts militaires comme Viktor Litovkine qui qui affirme que "Sur les images de ces "sauveteurs" on voit un cratère formé par un obus alors que es bombes aériennes chargées de substances chimiques explosent généralement à proximité du sol et ne laissent pas de cratères. Et si une telle bombe (de minimum 250 kg) explosait au sol, le cratère serait bien plus large que celui qu'on voit sur les images diffusées par Reuters."

Malgré cette incohérence majeure, les médias continuent à nous survendre cet événement pour attiser le feu de la guerre, quitte à faire des unes outrancières avec des enfants morts comme Libération, alors que dans le même temps, ils passent totalement sous silence cette attaque chimique à Mossoul et continuent à trouver des excuses lorsque les Etats-Unis assassinent des enfants à coups de missiles dans la ville. A noter que lorsque Marine Le Pen avait publié des photos des exactions de l'EI, toute la presse et divers politiciens lui étaient tombés dessus mais Libération n'est pas gêné de montrer un amoncellement d'enfants morts pour vendre leur torchon tant que c'est présenté comme l'oeuvre "d'Al Assad le boucher". Nous avons vraiment une presse de caniveau d'une qualité vomitive.



Source : Fawkes News
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Sam 15 Avr - 2:52

Bonsoir mes frères & sœurs Very Happy
Après cette attaque injuste et partiale des Etats Unis sur la Syrie, qui je le rappelle était sur base d'information twitté par Al Nusra branche armée de Al Qaida (sic). Et donc basé sur du vent et aucune enquête digne de se nom au préalable nos complaisant journalistes se sont bien gardé de nous dire que l'attaque fut un fiasco. Car non seulement ils ont détruit que de vieux coucou mais en plus plus de la moitiés de leur coûteux engins de mort se sont abimés en mer... No
Akasha.




27 ans plus tard, lors d’un raid contre le pays voisin, la Syrie, Tomhawak enregistrait une piètre performance contre un pays pourtant affaibli par six ans de guerre.

Si les pétromonarchies, Israël et les alliés de l’Otan, particulièrement la France, -trop heureuse en fin de mandat de François Hollande de se venger à bas prix d’un homme qui a ridiculisé sa diplomatie-, ont pavoisé, les experts militaires paraissent, eux, plus circonspects.

Sur les 59 tomahawk lancés contre la base, 23 ont atteint leur cible et 36, soit plus de la moitié, ont été déroutés par un puissant brouillage électro magnétique russe et se sont abîmés en mer Méditerranée, rapporte le site en ligne «Ar rai Al Yom», citant des experts allemands, dont la version arabe se trouve sur ce lien :

http://www.raialyoum.com/?p=653930

La Russie, en fait, a mis à profit le délai de 20 minutes de pré-alerte américain pour mettre à l’abri les experts russes st syriens, de même que les avions des deux pays, laissant sur le terrain que des appareils en fin de vie.../...
Lire la suite sur [url=http://www.les-crises.fr/syrie-armes-chimiques-le-tomahawk-la-fin-dune-legende-par-rene-naba/]Les Crises

Et se n'est pas tout, cette ordure de Trump est très fier de lui d'avoir utilisé ce qu'ils appelles"La mère de toutes les bombes" en Afghanistan et ceci sans distinction !Ey les médias toujours complaisant, essayent de nous faire croire qu'il n'y aurait pas de victimes civiles...

La politique de Trump, c’est « colossale finesse »

Depuis que son équipe a été amputée de ses conseillers les plus atypiques (Michael Flynn et Steve Bannon), le président républicain investi le 20 janvier est en roue libre. Le “style Trump” dans les relations internationales, c’était surtout une rhétorique. Personnage truculent, il cultivait l’ambiguïté, disant tout et son contraire au risque d’en décevoir beaucoup et de surprendre tout le monde. Maintenant, c’est fini. En passant à l’action sur tous les fronts, en quelques jours, le nouveau président américain a jeté le masque.


Lire sur Mondialisation.ca


Les images satellites de la «mère de toutes les... par 20Minutes
Les images satellites de la «mère de toutes les bombes» larguée en Afghanistan contre l'EI

Et parlons en des morts civiles, les médias dominants (toujours cette complaisances), ont beaucoup parlé des dégâts collatéraux causé par l'armée russe sans jamais parler de ce qui se passait en face avec les terroristes sur la population. Et "oublie" de nous parler de ceux de l'armée étasuniennes et leurs alliés !

Les morts des bombardements américains triplent en Syrie et en Irak



Un rapport du groupe britannique de surveillance Airwars a révélé que le nombre de morts provoquées par les attaques aériennes américaines en Irak et en Syrie a presque quadruplé au mois de mars par rapport au dernier mois complet avant que Donald Trump entre à la Maison Blanche. Les décès de civils déclarés ont bondi de 465 en décembre 2016 à 1 754 en mars 2017, soit une hausse de 277 pour cent.


Le rapport a été publié sur fond d’hystérie médiatique sur les accusations fabriquées d’attaque au gaz neurotoxique par le régime syrien de Bashar al-Assad, prétexte aux frappes de missiles la semaine dernière commandées par le président Trump. Cela démontre que les bombardements américains ont tué beaucoup plus de civils innocents en Irak, y compris des enfants, que ceux qui seraient tués dans la prétendue attaque chimique de la semaine dernière en Syrie. Pour cette raison, l’étude n’est quasiment pas mentionnée dans les médias américains.

L’organisation Airwars, qui recense les morts causés par les frappes aériennes dans la zone de guerre Irak-Syrie et évalue la force des preuves qui étayent les rapports, a constaté que plus de civils ont été tués au cours des trois premiers mois de 2017, soit un total de 2826, que durant toute l’année 2016. Les hausses ont effectivement commencé en l’automne de 2016, lorsque l’armée irakienne et ses « conseillers militaires » américains ont commencé leur attaque sur la ville de Mossoul, occupée par le groupe fondamentalisme sunnite État islamique (ÉI) depuis deux ans et demi.

Amnesty International a enquêté sur une série de massacres causés par des frappes aériennes américaines dans la moitié orientale de Mossoul, qui a été reconquise lors de la première phase de l’assaut, d’octobre à décembre 2016. Un rapport publié la semaine dernière a révélé « un schéma alarmant de frappes aériennes de la coalition dirigée par Washington qui ont détruit des maisons entières avec des familles entières à l’intérieur. »

L’enquêtrice principal d’Amnesty International à Mossoul, Donatella Rovera, a déclaré : « Le nombre élevé de morts civils suggère que les forces de la coalition menant l’offensive à Mossoul n’ont pas pris les précautions adéquates pour les éviter, en violation flagrante du droit international humanitaire. » En particulier elle a cité le fait que les autorités irakiennes ont conseillé aux civils de rester dans leurs maisons au lieu de fuir, et qu’après il y a eu des bombardements qui ont visé des habitations complètement occupées.

La situation est encore pire dans l’ouest de Mossoul, où la deuxième étape de l’offensive américano-irakienne a commencé plus tôt cette année. Elle comprend l’ancien cœur de cette ville de deux millions d’habitants, la zone la plus densément peuplée, où les frappes aériennes ont été systématiquement demandées afin de détruire les immeubles d’appartements où se trouvaient des tireurs d’élite sur les toits, ce faisant elles ont tué la plupart des occupants des étages en dessous. Un de ces bombardements américains a tué 300 personnes le 17 mars.

Trois fois plus de personnes innocentes ont été tuées par des bombes américaines le 17 mars que le nombre de morts de la prétendue attaque syrienne aux armes chimiques sur la ville de Khan Sheikhoun, prétexte pour les frappes de missiles commandées par le président américain Trump sur une base aérienne syrienne. Le nombre total de morts civils causées par les bombardements américains en mars est 20 fois plus important.

Mais il n’y a presque pas eu de mention dans les médias américains des atrocités commises par les bombardements américains. En tout cas, rien de comparable au barrage de propagande constante qui a fourni une couverture politique pour le bombardement par missiles de croisière Tomahawk sur la Syrie ordonné par Trump.

Aucun des politiciens démocrates qui se sont précipités pour saluer la première action majeure de Trump en tant que « commandant en chef » des États-Unis, de Charles Schumer à Nancy Pelosi à Elizabeth Warren, n’a exprimé des objections au massacre de civils en cours à Mossoul.

Les défenseurs des médias de l’impérialisme des « droits de l’Homme », comme le trio de politologues guerriers de salon pour le New York Times – Nicolás Kristof, Roger Cohen et Thomas Friedman – n’ont pas écrit ne serait-ce qu’une ligne pour condamner le bain de sang à Mossoul, ni sur l’un des autres massacres effectués par les forces militaires américaines. Leur seule préoccupation est de diaboliser les gouvernements et les forces ciblés par la CIA et le Pentagone, et ainsi de rendre l’intervention impérialiste américaine plus acceptable pour leur public des classes moyennes supérieures.

Un obstacle majeur pour la campagne médiatique sur la supposée attaque au gaz neurotoxique syrien contre Khan Sheikhoun tient aux accusations totalement invraisemblables du point de vue du motif. Assad dirige un régime impitoyable et est responsable de nombreux crimes contre son propre peuple. Mais il n’avait tout simplement aucune raison de s’engager dans une telle attaque dans des conditions où ses forces ont repris le contrôle de toutes les grandes villes de la Syrie et où les principaux responsables de l’administration Trump venaient de reconnaître que Assad était susceptible de survivre à la guerre civile et que le but des États-Unis en Syrie était de détruire l’ÉI, et non de renverser le leader syrien.

Il n’y a, par contre, aucune difficulté à déterminer un motif pour le nombre croissant de personnes tuées par des bombes et des missiles américains en Irak et en Syrie. C’est une partie indispensable de la volonté de l’impérialisme américain de maintenir sa position dominante dans l’ensemble du Moyen-Orient, un effort qui a coûté la vie à plus d’un million de personnes et a plongé l’Irak, la Syrie, le Yémen, la Libye, la Somalie et d’autres pays dans un chaos sanglant.

L’escalade du bain de sang représente à la fois une continuation de la politique de l’administration Obama et une intensification de ses pires caractéristiques. Selon un calcul effectué par Micah Zenko du Conseil des affaires étrangères, les frappes de missiles par drone ont triplé en fréquence depuis que Trump est à la Maison-Blanche, allant d’une moyenne d’un tous les 5,4 jours à un tous les 1,8 jours.

Les règles d’engagement qui encadrent les bombardements et les frappes de missiles américains ont été considérablement atténuées au Yémen et en Somalie, dans les deux cas par des décisions directes du président Trump. Au moins une tuerie de masse, de 30 personnes au Yémen, a immédiatement fait suite au changement de gouvernement, et des centaines d’agents des forces spéciales des États-Unis ont été déployés en Somalie dans un changement de politique lancé par le Pentagone sous Obama et confirmé sous Trump.

Pour les forces américaines beaucoup plus importantes engagées en Irak et en Syrie, l’administration Trump est en phase finale d’examen des règles d’engagement afin de les assouplir ou de les supprimer complètement. Déjà, la prise de décision a été poussée vers le bas de la chaîne de commandement afin que les officiers de terrain, et non le quartier général, appellent des frappes aériennes. Le nombre croissant de morts des derniers mois va encore monter en flèche, car le Pentagone suit la consigne de Trump de « retirer les gants ».

Le Pentagone a commencé cette semaine une enquête officielle sur le massacre du 17 mars à Mossoul et sur plusieurs autres catastrophes provoquées par les bombardements américains. Le porte-parole du Pentagone, le colonel Joseph Scrocca, a reconnu que ces événements « ont un effet négatif sur notre image au moins dans toute la région et dans le monde ». Mais il a suggéré que « c’est exactement le but de l’ÉI en ce moment. » En d’autres termes, ceux qui exposent les crimes de l’impérialisme américain font le travail des terroristes !

Les rapports d’Airwars et d’Amnesty International soulignent le caractère complètement criminel de la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient. Ils démasquent tous ceux qui sont impliqués dans l’hystérie anti-Assad et anti-russe comme des propagandistes pour l’impérialisme.

(Article paru en anglais le 12 avril 2017)


https://www.wsws.org/fr/articles/2017/avr2017/pers-a13.shtml

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Ven 28 Avr - 0:56

MAJ de mon dernier poste, bien lire ma note.

Infos sur l'attaque chimique en Syrie par Alain juillet (ex DGSE)

Infos sur l'attaque chimique en Syrie par Alain juillet (ex DGSE)


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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 30 Avr - 12:02

Salut à tous ! Je ferme l'étude ce soir, donc je fais mes derniers posts. Pour rappel, c'est sur la mobilisation collective et l'utilisation des forums de discussion ! J'ai déjà largement assez de participants mais certains groupes de la population sont encore peu représentés par rapport à d'autres ! Votre participation est importante pour moi.
Cela ne prend que quelques minutes !

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScVBT5fxFtjxLivPamdgTsP_pU4aJZ9lRahjJqJeAfbSFK86g/viewform?usp=send_form​​​​​​​

Merci à chacun !
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 1 Mai - 4:43

Bonsoir mes frères & sœurs I love you
Je vous rpoposes deux vidéos de vraies infos en provenance de Syrie, car elle ne vient pas en direct des terroristes comme c'est de coutume depuis des années et ensuite filtrée par la censure made in les médias aux mains de la finance et des marchants d'armes comme maintes fois démontrée par mes soins. Mais par la courageuse Ayssar Midani qui sait faire la part des choses entre la présence colonialiste et impérialiste, de l'envahisseur des cruels fantassins de Daech et du régime ultra autoritaire de Bachar El Assad... Une position raisonnable et nuancée que chaque chercheur de vérité devrait adopter.
J'en profite aussi pour vous signaler que Manureva a remis la catégorie "guerres & conflits" en visible.
Akasha.


Ayssar Midani SitRep Syrie n°17 ~ 27 avril 2017 partie 1 sur 2



Dix-Septième SitRep (rapport de situation) pour la Syrie par Madame Ayssar Midani !!!

Partie 1 : https://youtu.be/f3IVotZoKnE
Partie 2 : https://youtu.be/y0NZ29QhE34

Pour toutes questions relatives aux prochains SitRep sur la Syrie et adressées a Ayssar Midani, écrire un message sur le compte facebook d'Ayssar Midani a https://www.facebook.cDP_Eom/ayssar.m...
ou sur le compte facebook de Thom Aldrin : https://www.facebook.com/thom.aldrin






PS ce qu'elle dit à partir des 78 min 30' est vraiment intéressant relatif aux armes livrées aux "rebelles" et terroristes, écoutez !

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mer 17 Mai - 2:05

[LES FEMMES EN SYRIE] En Haut : sous le "régime" d'Assad. En Bas : sous celui des "rebelles".



Syrie : Pierre Le Corf révèle la vérité sur les ONG "humanitaires" en zone rebelle à Alep



En partant du côté de l’école où nous montons un projet agricole pour les gamins - familles réfugiées des anciennes zones terroristes, j’y ai découvert ce qui reste de l'association Syria Charity dans le so-called Alep City Council (gouverné par le faux maire d’Alep Est élu - reçu à l’Élysée, passeport de réfugié politique Français et majoritairement élu par des groupes armés et des groupes étrangers). Comme je le dis dans la vidéo, vous en faites ce que vous voulez, je ne suis pas là pour tirer à boulets rouges, mais pour montrer simplement ce que j’ai souligné ces derniers mois, quelque chose de grave.


Je tiens à rappeler quelque chose, je n’ai en aucun cas l’objectif dans cette vidéo d’insulter le travail des volontaires hors de la Syrie ou la compassion des gens qui veulent réellement aider de manière neutre, ni les volontaires Syriens qui ont pu faire de leur mieux pour apporter une aide ici, … mais il y a des choses qui ne passent pas vis-à-vis des associations venues ici sous le couvert de l’humanitaire, comme de se servir de la misère des gens dans un conflit pour valoriser une communication politique et militaire contre le gouvernement Syrien dans un objectif politico-religieux, une propagande massive en faveur de la guerre qui ne fait que créer plus de morts et de terreur en la maintenant, en la légitimant à vos yeux, un cercle vicieux très bien huilé. Regardez Alep maintenant: plus de groupes armés, la paix dans la majorité des voisinages malgré des roquettes qui continuent d’être envoyées sur nous par les terroristes, les réfugiés de retour chez eux, les enfants à l’école, plus de bombardements ni de morts au grand dam de nombreuses personnes et groupes qui s’en nourrissaient comme de l’essence pour leur cause.

Le problème c’est que ce n’est pas totalement faux, les gens ont soufferts des bombardements de l’aviation et des combats, vraiment souffert d’un côté comme de l’autre, … mais on a oublié de vous dire que les gens ne pouvaient pas s’en aller (comme à la libération beaucoup de gens ont été exécutés en essayant) que les groupes armés se servaient d’eux comme boucliers humains en étant dispersés dans les zones les plus centrales, que ces mêmes groupes armés nous massacraient à l’Ouest avec tout type de projectiles, obus, roquettes, balles explosives, bombes artisanales…

J’ai souvent entendu parler de ce voisinage qui apparaît en vidéo, des posts de l’association sur les bombardements massifs sur la population alors « qu’il n’y avait que des civils ». Clarifions: les « White Helmets » (casque blancs) sur la même rue, deux centres de Jabhat Al Nosra (Al Qaïda) respectivement à 300 mètres et 800 mètres, le centre de Liwa Al Tawhid (groupe Djihadiste) à 500 mètres, le front djihadiste Ansar Al Din, le mouvement Djihadiste Fajr Al Sham (rassemblant des terroristes étrangers de partout dans le monde), l’Armée Libre Syrienne (les sois-disants rebelles modérés qui regroupe la majorité de ces groupes), Daesh, Jund Allah (les soldats de Dieu), Tahrir Al Sham (groupe de libération Islamiste qui appelle à la mort de ceux qui recherchent la démocratie d’ailleurs) à 700-800 mètres dans une mosquée leur étant entièrement dédiée, et ce ne sont que ceux que j’ai trouvé, incluant deux prisons, un tribunal Islamique, etc. c’est difficile à cacher tout ça. «Vous n’avez pas le droit de partir, si nous mourrons vous mourrez avec nous » Voilà le genre de témoignage que j’ai entendu de la part de gens qui vivaient dans ce voisinage de la part des terroristes, ou des rebelles si vous y tenez tellement.

Alors comme ils l’ont fait jusqu’à maintenant, on m’appellera un propagandiste du régime Syrien, … si vous voulez, ça ne me fait ni chaud ni froid parce que le temps parlera, je n’invente rien, je ne sors rien de son contexte, je montre et je me permets de le faire pour avoir vu des gens mourir, pour avoir vécu sous les bombardements aveugles de ces groupes qui nous qualifient d’infidèles en dehors de leur jeu public, du marketing de guerre, pour avoir cru mourir tous les jours et pour moi-même faire de mon mieux pour aider les gens sans aucune distinction religieuse, politique etc C’était marqué noir sur blanc si vous vous souvenez bien sur les murs des derniers hôpitaux d’Alep Est visités, « tuer les ennemis d’Allah en son nom ». Je n’ai rien à gagner (au contraire), pas de cause sinon les Syriens et les civils qui sont ceux payent le plus cher et de leurs vies ce jeu macabre alors que si des minorités veulent la guerre ici, la très grande majorité de la population ne demande que la paix.

La révolution? Mais merde, ce n’est pas une révolution pour la liberté du peuple Syrien, c’est une révolution pour la transition Islamiste du pays, un Etat Islamique pour des minorités Islamistes qui ont toujours été en guerre contre ce gouvernement séculaire et assez peu tolérant de ces groupes au vu de l’histoire de la Syrie. Vous croyez que des groupes comme ceux que j’ai cités viennent apporter la liberté? Ca fait rire jaune les gens ici. Un peu de logique bon sang, c’est une guerre, le gouvernement aussi a commis des erreurs et a des dysfonctionnements comme n’importe quel gouvernement, comme n’importe quelle guerre il n’y a pas de bonne guerre, de tout noir ou tout blanc, pourtant la dictature que l’on vous vend n’existe pas. Venez-voir la Syrie dont je parle, venez-voir Alep, demandez aux Syriens s’ils souhaitent un état Islamique. Demandez aux gens qui vivent sous le joug des groupes armés s’ils veulent rester avec eux. Si vous étiez avec moi maintenant et que vous pouviez voir la Syrie que l’on vous cache, la vie, la liberté, la diversité etc. vous seriez triste, honteux ou en colère de soutenir sa destruction et la mort au quotidien pour une guerre qui n’apporte que la misère et qui sert de grain à moudre à ces groupes qui sont contrôlés et ultra-financés à distance par de nombreux pays dont le nôtre. Lors de l’élection de Mr Macron, j’ai vu flotter de nombreux drapeaux à 3 étoiles de "l’armée libre" au milieux des drapeaux français, les Syriens qui étaient avec moi sont devenus blancs, on espère que l’on ne repart pas pour une guerre aveugle.
Pierre Le Corf





Source : Gaideclin

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Jeu 1 Juin - 0:47

Le massacre silencieux de la guerre aérienne des Etats-Unis, par Nicolas J. S. Davies

Source : Consortium News, 07-05-2017

Exclusif : Les médias mainstream américains s’offusquent bruyamment quand les avions de chasse russes tuent des civils à Alep, mais deviennent soudainement silencieux quand les avions américains massacrent des innocents à Mossoul et Raqqa, note Nicolas J. S. Davies.


Photo by Navy Petty Officer 2nd Class Dominique A. Pineiro)
Le général du Corps des Marines Joe Dunford, Chef d’Etat-major des Armées, rencontre les membres de la coalition dans une base d’opérations avancées près de Qayyarah Ouest en Irak, le 4 avril 2017.

Par Nicolas J. S. Davies

Avril 2017 a été encore un mois de massacres de masse et de terreur inimaginable pour la population de Mossoul en Irak, et des zones autour de Raqqa et Tabqa en Syrie, tandis que la campagne la plus soutenue et la plus violente de bombardements américaine depuis la guerre du Vietnam, entrait dans son 33e mois.


Le groupe de surveillance de la guerre aérienne “Airwars” a cumulé des rapports indiquant 1280 à 1744 civils tués par au moins 2237 bombes et missiles largués par des avions de chasse américains et alliés en avril (1609 en Irak et 628 en Syrie). Le nombre le plus important de victimes est dans et autour du Vieux Mossoul et de Mossoul Ouest, où l’on a compté entre 784 et 1074 morts civiles, mais il y a eu de nombreuses victimes civiles dans la zone autour de Tabqa en Syrie.

Dans d’autres zones de combat, comme je l’ai expliqué dans des articles précédents (ici et là), cette sorte de “rapports passifs” de morts civils cumulés par Airwars n’a jamais pris en compte que 5% à 20% des morts civils réels, comme l’a révélé une étude de mortalité générale. Iraqbodycount, qui utilise une méthodologie similaire à celle d’Airwars, a seulement pris en compte 8% des morts révélés en 2006 par une étude de la mortalité dans l’Irak occupé.

Airwars semble accumuler les rapports de morts civils plus sérieusement qu’Iraqbodycount il y a 11 ans, mais il classe un grand nombre d’entre eux comme “contestables” ou “peu fiables”, et reste délibérément prudent dans son décompte. Par exemple, dans certains cas, il a compté des rapports des médias locaux mentionnant “beaucoup de morts” pour un seul mort, sans chiffre maximum. Ce n’est pas pour mettre en cause les méthodes de Airwars, mais pour souligner ses limites dans la contribution à une estimation réelle des morts civils.

En s’autorisant plusieurs interprétations des données d’Airwars et en supposant que comme d’autres tentatives de quantifications faites précédemment, elles retiennent entre 5% et 20% des morts réels, une sérieuse estimation du nombre de civils tués par la campagne de bombardements menée par les Américains depuis 2014, devrait maintenant se situer entre 25 000 et 190 000 morts

Le Pentagone a récemment revu son estimation fantaisiste du nombre de civils qu’il a tués en Irak et en Syrie depuis 2014, à 352. C’est moins d’un quart des 1446 victimes que Airwars a identifiées par leur nom, de manière irréfutable.

Airwars a aussi collecté les chiffres des civils tués par les bombardements russes en Syrie, qui dépassent les chiffres des civils tués par les bombardements menés par les Etats-Unis pendant presque toute l’année 2016. Cependant, depuis que les bombardements menés par Etats-Unis ont ajouté plus de 10 918 bombes et missiles lâchés durant le premier trimestre de 2017, le plus fort bombardement depuis le début de la campagne en 2014, les rapports de Airwars sur les civils tués par les bombardements américains dépassent le décompte des morts causés par les bombardements russes.

A cause de la nature fragmentaire des rapports de Airwars, ce modèle peut, ou ne peut pas, indiquer précisément si les Etats-Unis ou les Russes ont vraiment tué plus de civils dans chacune de ces périodes. De nombreux facteurs peuvent affecter ce résultat.

Par exemple, les gouvernements occidentaux et les ONG ont financé et soutenu les Casques Blancs et autres groupes qui ont rapporté les morts civils causés par les bombardements russes, mais il n’y a pas de soutien équivalent de la part des Occidentaux pour rapporter les morts civils dans les zones tenues par l’Etat islamique que les Etats-Unis et ses alliés bombardent. Si, à cause de tels facteurs, les rapports de Airwars retiennent une plus grande proportion des morts réels dans une zone plus que dans une autre, cela peut conduire à une différence entre les nombres des morts rapportés, qui ne correspond pas à la différence des morts réels.

Choc, Terreur …et Silence

Pour mettre en perspective les 79 000 bombes et missiles avec lesquels les États-Unis et ses alliés ont bombardé l’Irak et la Syrie depuis 2014, il convient de réfléchir aux jours “plus innocents” de “Choc et Terreur” (Shock and Awe) en mars 2003. Comme le journaliste de NPR Sandy Tolan l’a rapporté en 2003, l’un des architectes de cette campagne prévoyait que lancer 29 200 bombes et missiles sur l’Irak serait “l’équivalent non nucléaire de l’impact que les armes atomiques lancées à Hiroshima et Nagasaki ont eu sur le Japon“.


Au début de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, le président George W. Bush a ordonné aux militaires américains de mener une attaque aérienne dévastatrice contre Bagdad, connue sous le nom de “Choc et Terreur”.

Lorsque la campagne “Choc et Terreur” a été déclenchée contre l’Irak en 2003, elle a dominé les nouvelles dans le monde entier. Mais après huit ans de guerre “dissimulée, tranquille, sans médias“, sous le mandat du président Obama, les médias américains ne traitent même plus comme des nouvelles la boucherie quotidienne que réalisent ces bombardements plus lourds et plus soutenus contre l’Irak et la Syrie. Ils couvrent pendant quelques jours les massacres de masse isolés, puis reprennent rapidement la programmation normale du “Trump Show”.

Comme dans “1984” de George Orwell, le public sait que nos forces militaires sont en guerre contre quelqu’un quelque part, mais les détails sont rares. “Est-ce encore d’actualité ? N’est-ce pas la Corée du Nord, le gros problème aujourd’hui ?”

Il n’y a presque pas de débat politique aux États-Unis sur les réussites et les erreurs de la campagne de bombardement des États-Unis en Irak et en Syrie. Peu importe que le bombardement de la Syrie sans l’autorisation de son gouvernement internationalement reconnu soit un crime d’agression et une violation de la Charte de l’ONU. La liberté des États-Unis de violer à loisir la Charte des Nations Unies a déjà été politiquement (pas juridiquement !) normalisée par 17 ans d’agressions en série, depuis le bombardement de la Yougoslavie en 1999 jusqu’aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, puis aux frappes de drones au Pakistan et au Yémen.

Alors, qui fera maintenant respecter la Charte pour protéger les civils en Syrie, qui sont déjà confrontés à la violence et à la mort de tous les côtés dans une sanglante guerre civile et par procuration, dont les États-Unis étaient déjà entièrement complices, bien avant de commencer à bombarder la Syrie en 2014 ?

Suivant le droit américain, trois gouvernements successifs des États-Unis ont affirmé que leur violence sans contrainte est légalement justifiée par l’Autorisation pour l’Utilisation de la Force Militaire (AUMF) adoptée par le Congrès américain en 2001. Mais en balayant le fait que la loi disait seulement :

“Que le Président est autorisé à utiliser toute la force nécessaire et appropriée contre les nations, les organisations ou les personnes qu’il prouve avoir planifié, autorisé, commis ou aidé les attentats terroristes survenus le 11 septembre 2001, ou avoir abrité de telles organisations ou personnes, afin de prévenir tout acte futur de terrorisme international contre les États-Unis par ces nations, organisations ou personnes“.

Combien parmi les milliers de civils tués par les États-Unis à Mossoul au cours des derniers mois ont-ils joué un tel rôle dans les attentats terroristes du 11 Septembre ? Toute personne lisant ceci connaît la réponse à la question : probablement pas un seul. Si l’un d’entre eux était impliqué, ce serait par pure coïncidence.

Tout juge impartial rejetterait l’allégation selon laquelle cette loi autorisait 16 ans de guerre dans au moins huit pays, le renversement de gouvernements qui n’avaient rien à voir avec le 11 Septembre, le meurtre d’environ 2 millions de personnes et la déstabilisation de pays, l’un après l’autre – aussi certainement que les juges de Nuremberg ont rejeté les allégations des accusés allemands selon lesquelles ils avaient envahi la Pologne, la Norvège et l’URSS pour empêcher ou “devancer” des attaques imminentes contre l’Allemagne.

Les responsables des États-Unis peuvent prétendre que l’AUMF irakien de 2002 légitime le bombardement de Mossoul. La loi fait pour le moins référence au même pays. Mais, comme c’est aussi toujours d’actualité, le monde entier a su, dans les mois qui suivirent, qu’elle reposait sur de fausses prémisses et sur des mensonges absolus pour justifier le renversement d’un gouvernement que les États-Unis ont depuis détruit.

La guerre des États-Unis en Irak a officiellement pris fin en 2011, avec le retrait des dernières forces d’occupation américaines. L’AUMF n’avait pas et ne pouvait pas approuver l’alliance avec un nouveau régime en Irak 14 ans plus tard, pour attaquer l’une de ses villes et tuer des milliers de ses citoyens.

Pris dans les filets de la propagande de guerre

Ne savons-nous pas ce qu’est vraiment la guerre ? Y a-t-il trop longtemps que les Américains ne l’ont pas connue sur leur propre sol ? Peut-être. Mais aussi heureusement éloignée que soit la guerre de la plupart de nos vies quotidiennes, nous ne pouvons pas prétendre que nous ne savons pas ce qu’elle est et quelles horreurs elle charrie.


Les photos des victimes du massacre de My Lai au Vietnam ont électrisé la sensibilité du public à la barbarie de la guerre. (Photo prise par un photographe de l’armée US Ronald L. Haeberle)

Ce mois-ci, deux amis et moi-même avons été reçus par le Bureau de notre députée en tant que représentants de notre comité local d’Action pour la Paix (Paix, Justice et Développement durable de Floride), pour lui demander de co-parrainer une loi interdisant une première frappe nucléaire américaine ; d’abroger l’AUMF de 2001 ; de voter contre le budget militaire ; de supprimer le financement du déploiement de troupes terrestres américaines en Syrie ; et de soutenir la diplomatie, et non pas la guerre, avec la Corée du Nord.

Quand un de mes amis a expliqué qu’il avait combattu au Vietnam et a commencé à parler de ce dont il avait été témoin là-bas, il a dû s’arrêter pour ne pas pleurer. Mais la personne de l’équipe n’avait pas besoin qu’il continue. Elle savait de quoi il parlait. Nous le savons tous.

Mais s’il faut que nous voyions tous des enfants morts et blessés dans leur chair pour saisir l’horreur de la guerre et prendre des mesures sérieuses en vue de l’arrêter et de l’empêcher, alors nous sommes confrontés à un avenir sombre et sanglant. Comme mon ami et beaucoup d’autres comme lui l’ont appris à un coût incalculable, le meilleur moment pour arrêter une guerre, c’est avant qu’elle ne commence, et la principale leçon à tirer de toute guerre est : “Plus jamais ça !”

Barack Obama et Donald Trump ont remporté la présidence en partie en se présentant comme les candidats de la “paix”. Il s’agissait d’un élément soigneusement calculé et étalonné dans leurs deux campagnes, compte tenu des positions pro guerre de leurs adversaires principaux, John McCain et Hillary Clinton. L’aversion pour la guerre de la population américaine est un facteur dont chaque président et politicien américain doit tenir compte ; promettre la paix avant de nous lancer dans la guerre est une tradition politique américaine qui remonte à Woodrow Wilson et Franklin Roosevelt.

Comme le Reichsmarschall Hermann Goering l’a admis dans sa cellule à Nuremberg devant le psychologue militaire américain Gustave Gilbert : “Naturellement, les gens ordinaires ne veulent pas de la guerre ; ni en Russie, ni en Angleterre, ni en Amérique, ni en Allemagne. C’est bien compris. Mais, après tout, ce sont les dirigeants du pays qui déterminent la politique et il est toujours simple d’entraîner les gens, qu’il s’agisse d’une démocratie ou d’une dictature fasciste ou d’un Parlement ou d’une dictature communiste“.

“Il y a une différence”, a déclaré Gilbert : “Dans une démocratie, les gens ont leur mot à dire à travers leurs représentants élus, et aux États-Unis, seul le Congrès peut déclarer la guerre”.

Goering n’a pas été impressionné par les garanties constitutionnelles chères à Madison et à Hamilton. “Oh, tout cela est bel et beau”, a-t-il répondu, “mais, voix ou pas voix, les gens peuvent toujours être impliqués dans les enchères de leurs dirigeants. C’est facile. Tout ce que vous avez à faire, c’est leur dire qu’ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme, qui expose le pays au danger. Cela fonctionne de la même manière dans n’importe quel pays“.

Notre engagement envers la paix et notre répugnance à la guerre sont trop facilement compromis par les techniques simples mais intemporelles décrites par Goering. Aux États-Unis aujourd’hui, elles sont renforcées par plusieurs autres facteurs, dont la plupart ont également eu des parallèles dans l’Allemagne de la Seconde Guerre mondiale:

– Les médias de masse qui répriment la sensibilité du public aux coûts humains de la guerre, en particulier lorsque la politique des États-Unis ou les forces américaines en sont responsables.

-Le black-out médiatique sur les voix de la raison qui préconisent des politiques alternatives fondées sur la paix, la diplomatie ou les règles du droit international.

– Dans le silence qui en résulte sur les alternatives rationnelles, les politiciens et les médias présentent “faire quelque chose”, c’est-à-dire la guerre, comme la seule alternative à l’éternel épouvantail : “ne rien faire”.

– La normalisation de la guerre par la discrétion et la tromperie, en particulier par des personnalités publiques considérées par ailleurs comme dignes de confiance, tel le président Obama.

-La dépendance des politiciens et des organisations progressistes au financement par les syndicats, qui sont devenus des partenaires juniors dans le complexe militaro-industriel.

– Le cadrage politique des différends entre l’Amérique et d’autres pays comme résultant entièrement des actions de l’autre bord, et la diabolisation des dirigeants étrangers pour dramatiser et populariser ces faux récits.

– Le prétexte que le rôle des États-Unis dans les guerres d’outremer et l’occupation militaire mondiale découle d’un désir bien intentionné d’aider les gens, et non des ambitions stratégiques et des intérêts commerciaux américains.

Au total, cela équivaut à un système de propagande de guerre, dans lequel les chefs des réseaux de télévision sont responsables des atrocités qui en résultent autant que les dirigeants politiques et militaires. Faire rabâcher par des généraux retraités un jargon plein d’euphémismes pour bombarder le front intérieur, sans divulguer les forts honoraires que les administrateurs et les consultants reçoivent des fabricants d’armes, n’est qu’une des faces de la pièce.

Le revers tout aussi important est l’échec des médias à seulement couvrir les guerres ou le rôle qu’y jouent les États-Unis, et la marginalisation systématique de quiconque suggère qu’il y a quelque chose de moralement ou légalement erroné dans les guerres américaines.

Le pape et Gorbatchev

Le pape François a récemment suggéré qu’un tiers pourrait servir de médiateur pour aider à résoudre le conflit de près de 70 ans entre notre pays et la Corée du Nord. Le pape a suggéré la Norvège. Plus important encore, le Pape a présenté le problème comme un différend entre les États-Unis et la Corée du Nord, et non pas, ainsi que le font les États-Unis, comme un problème ou une menace pour le reste du monde que poserait la Corée du Nord.


Le pape François

Voilà comment la diplomatie fonctionne le mieux, en identifiant de manière correcte et honnête les rôles que les différentes parties jouent dans une dispute ou un conflit, puis en travaillant à résoudre les désaccords et les intérêts en conflit de manière à ce que les deux parties puissent s’en satisfaire et même en bénéficier. Le JCPOA qui a résolu le différend américain avec l’Iran sur son programme nucléaire civil est un bon exemple de la façon dont cela peut fonctionner.

Cette forme réaliste de diplomatie est loin des surenchères, des menaces et des alliances agressives qui ont été maquillées en diplomatie sous une série de présidents et de secrétaires d’État américains depuis Truman et Acheson, à quelques exceptions près. Le désir persistant d’une grande partie de la classe politique des États-Unis de compromettre le JCPOA avec l’Iran témoigne bien de la façon dont les responsables américains s’accrochent à l’utilisation des menaces et des surenchères, et s’offensent de ce que les États-Unis, Etat “exceptionnel”, doivent descendre de leur cheval blanc et négocier de bonne foi avec les autres pays.

À l’origine de ces politiques dangereuses, comme l’historien William Appleman Williams l’a écrit en 1959 dans “The Tragedy of American Diplomacy” (La tragédie de la diplomatie américaine), le mirage du pouvoir militaire suprême a séduit les dirigeants américains après la victoire alliée dans la Seconde Guerre mondiale et l’invention des armes nucléaires. Après avoir survécu à la réalité vietnamienne d’un monde post-colonial invaincu, ce rêve américain du pouvoir ultime s’est évanoui rapidement, pour renaître vindicativement après la fin de la guerre froide.

Tout comme la défaite de l’Allemagne durant la Première Guerre mondiale n’était pas assez décisive pour la convaincre que ses ambitions militaires étaient condamnées, une nouvelle génération de dirigeants américains a vu la fin de la Guerre froide comme une chance de “virer le syndrome du Vietnam” et de relancer l’offre tragique par l’Amérique d’une “domination à spectre large” (full spectrum dominance).

Lors d’un discours à Berlin en 2014 pour le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin, Mikhail Gorbatchev se désolait ainsi : “L’Occident et surtout les États-Unis ont proclamé leur victoire dans la Guerre froide. L’euphorie et le triomphalisme sont montés à la tête des dirigeants occidentaux. En profitant de l’affaiblissement de la Russie et du manque de contre-pouvoirs, ils ont revendiqué le monopole du leadership et la domination sur le monde, refusant d’entendre les propos de prudence de nombre de ceux qui sont présents ici”.

Ce triomphalisme post-Guerre froide nous a précisément conduits à un labyrinthe encore plus tortueux de délires, de catastrophes et de dangers que la Guerre froide elle-même. La folie des ambitions insatiables de nos dirigeants et de leur flirt répété avec l’extinction de masse ne peut être mieux symbolisée que par le Bulletin de l’horloge Doomsday des scientifiques atomiques, dont les aiguilles sont de nouveau à deux minutes et demie de minuit.

L’incapacité de la machine de guerre la plus coûteuse jamais assemblée à vaincre des forces de résistance légèrement armées, pays après pays, ou à rétablir la stabilité dans l’un des pays qu’elle a détruits, n’a guère entamé, à intérieur, le pouvoir du complexe militaro-industriel américain sur nos institutions politiques et nos ressources nationales. Ni des millions de morts, ni des milliards de dollars gaspillés, ni l’aveu d’un échec abject n’ont ralenti l’extension et l’escalade stupide de la “guerre mondiale contre le terrorisme”.

Les futurologues se demandent si la technologie robotique et l’intelligence artificielle mèneront un jour à un monde dans lequel des robots autonomes pourraient lancer une guerre pour asservir et détruire la race humaine, peut-être même en incorporant des humains comme composants des machines qui entraîneront notre extinction. Avec les forces armées américaines et le complexe militaro-industriel, n’avons-nous pas déjà créé exactement cet organisme, semi humain et semi technologique, qui ne s’arrêtera pas de bombarder, de tuer et de détruire à moins et jusqu’à ce que nous l’arrêtions pour le démanteler ?

Nicolas J. S. Davies est l’auteur de “Du sang sur nos mains : l’invasion américaine et la destruction de l’Irak” (Blood On Our Hands : the American Invasion and Destruction of Iraq). Il a également écrit les chapitres sur “Obama en guerre” dans “Evaluer le 44e président : un bulletin sur le premier mandat de Barack Obama en tant que chef progressiste” (Grading the 44th President : a Report Card on Barack Obama’s First Term as a Progressive Leader).

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Joseph___
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 6 Juin - 18:16

L'artillerie  tire au phosphore blanc  Irak


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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 11 Juin - 17:40

Citation :
USA: arrestation de deux membres du Hezbollah qui préparaient des attentats

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/147391-170608-usa-arrestation-de-deux-membres-du-hezbollah-qui-preparaient-des-attentats


Si cette information est vraie, alors le Hezbollah remonte dans mon estime !
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akasha
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 11 Juin - 23:24

nolife a écrit:
Citation :
USA: arrestation de deux membres du Hezbollah qui préparaient des attentats

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/147391-170608-usa-arrestation-de-deux-membres-du-hezbollah-qui-preparaient-des-attentats


Si cette information est vraie, alors le Hezbollah remonte dans mon estime !

Modération Akasha !
Tu ne feras pas l'apologie du terrorisme ici non plus. Je te le dis qu'une seule fois.

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 11 Juin - 23:58

Comme si j'en avais fait, menteuse!
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   

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Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"
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