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 Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"

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akasha
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MessageSujet: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 14 Sep - 9:26

Rappel du premier message :

TEXTE AKASHA/ BONJOUR LES GENS  cat
Voilà j'ouvre se sujet afin de poursuivre les débats pour qui le désire sur la crise irakienne qui plus est semble de jours en jours, rejoindre le conflit syrien. En tout les cas, c'est la volonté affiché par Obama, inclure les deux conflits en un et de régler les deux en même temps ! Ce qui permet de bien comprendre sa stratégie...Et quelle était l'utilité d'instrumentalisé et armé l'EI...C'est-à-dire prendre le contrôle de toute la péninsule du moyens-orient à leur compte. La suite du programme concerne également les intérêts sioniste (comme je le démontrai dans un de mes post sur PR) et que je vais par ailleurs rééditer ici  Surprised Il est pas toujours aisé de trouver des articles parfaitement impartial et non intéresser sur se sujet épineux..Inutile de vous dire qu'il est proscrit d'en trouver un parmi nos médias atlantistes, à quelques exceptions prêts de bien entendu...Et selon  les cas et faits abordés... Razz  Car en effet, nous pouvons disposer de très bon articles venant des médias du moyens orient, notamment via l'Algérie, mais pouvons-nous être certains que l'impartialité soit au rendez-vous ? ou de journalistes free-lance européens, français pour se qui s'agit de notre cas. Je pense notamment à l'excellent monsieur Meyssan.  Mais encore ici ces sources peuvent être attaquable par ses détracteurs... No  Donc ce n'est toujours pas évident de bien mettre le doigt au bon endroit (sans vouloir faire de vilains jeux de mots...)
Eh bien cependant, pour mon intitulé, je penses avoir mis la main sur un article "modèle" qui nous offres une synthèse intéressante qui pourra faire office de point centrale pour nos débats et suites d'informations futures...Un article rédigé par notre excellent confrère Michel Collon  Very Happy  Bonne lecture !  study



Le flirt des Occidentaux avec les djihadistes tourne mal

Les USA envoient de l'aide humanitaire aux victimes sans défense dans le nord de l'Irak et ils bombardent les terroristes qui veulent mener une épuration religieuse dans le pays. Ce qu'ils omettent de dire, c'est que ces terroristes sont le produit de leur propre politique étrangère dans la région.





« It’s the oil, stupid ! »


Deux ans et demi après que l’armée des Etats-Unis s’est retirée d’Irak, Washington s’en va-t-en guerre à nouveau. Le Pentagone a 400 conseillers sur place et a commencé dès le 8 août à bombarder des positions d’ISIS, rebaptisé EI (Etat islamique). Officiellement [http://www.whitehouse.gov/blog/2014...], il s’agit d’une mission « humanitaire », plus précisément pour « prévenir un possible génocide ».
Tout conflit armé a ses drames humanitaires, et celui-ci ne fait pas exception. Mais Proudhon déjà mettait en garde : « Chaque fois que j’entends le mot “humanité” je sais qu’ils veulent tromper ». Et c’est certainement le cas si quelqu’un entre en guerre.
Le Financial Times a fait remarquer sèchement que les bombardements coïncident avec les premiers signaux indiquant que les combats dans le nord de l’Irak mettent en péril le fonctionnement normal des compagnies pétrolières. Dès le début du mois d’août, des acteurs aussi importants que Efron, Genel Energy, Chevron et ExxonMobil commençaient déjà à évacuer du personnel.

Le journal signalait aussi que ces dernières années ce territoire a exercé une forte attraction sur l’industrie de l’énergie. Le sous-sol recèle une très grande réserve de pétrole qui de plus est très facile à exploiter. Jusqu’à présent la région avait été épargnée par la guerre civile et les carnages tant des autorités que des djihadistes.
Les quartiers généraux de ces géants de l’énergie se trouvent à Arbil, capitale du Kurdistan irakien semi-autonome. Des milliers de citoyens étatsuniens y vivent [http://readersupportednews.org/opin...] et il y a un consulat US. C’est cette ville, la première qui a intéressé l’Etat Islamique, qui menaçait de tomber aux mains des djihadistes. Ce n’est pas pour rien que John Boehner [http://www.speaker.gov/press-releas...], président de la Chambre des représentants des États-Unis, déclarait que « des intérêts nationaux vitaux sont en jeu ».


Bombarder : ni légitime, ni utile



Le calendrier n’est pas très heureux. Juste au moment où yézidis, Kurdes et chrétiens reçoivent une aide humanitaire, Obama envoie des armes aux Israéliens pour qu’ils puissent encore mieux « gérer » les Palestiniens à Gaza. Pas plus que lors des bombardements et des conflits précédents (1), cette fois non plus il n’y a aucun mandat de l’ONU [http://readersupportednews.org/opin...]. Quels arguments allons-nous utiliser quand Poutine va se mettre à bombarder l’armée ukrainienne dans le cadre d’une « mission de paix humanitaire » ?
Si (tout) le but est de stopper l’avancée de l’EI, alors les bombardements actuels ne sont ni suffisants ni même utiles. « Quelques bombes de 250 kg larguées d’un F18 et quelques attaques avec des drones n’arrêteront pas l’EI » selon Ryan Crocker, ancien ambassadeur US en Irak.
Jusqu’à ce jour, les bombardements – plutôt limités – n’ont guère eu d’impact. Depuis le début des bombardements, l’ISIS a perdu quelques villes, mais il a regagné du terrain ailleurs. Le général Mayville [http://www.defense.gov/Transcripts/...], qui coordonne l’opération, a dit à ce sujet : « En aucune manière je ne veux suggérer que nous contrôlons effectivement la menace de l’IS ou que nous avons brisé leur avancée ».

Ces pertes limitées et le fait que l’avancée n’est pas stoppée permettent au groupe terroriste de vendre l’opération militaire US à ses partisans comme une victoire.
En outre l’ingérence ouverte et directe des Etats Unis jette de l’huile sur le feu. L’EI s’en servira comme élément de propagande. Des musulmans dans le monde entier qui hésitent à combattre d’autres musulmans, pourront à présent être convaincus qu’il s’agit d’une lutte contre la suprématie occidentale.
Finalement, conséquence des attaques aériennes, l’EI agira encore plus dans la clandestinité et sera donc encore plus difficile à combattre.


Danse macabre


L’invasion US de l’Irak et l’occupation qui a suivi a brisé la colonne vertébrale des forces aériennes irakiennes. Depuis, Washington n’ autorisé aucune reconstitution. Etant donnée la distance, l’armée syrienne n’est pas en mesure d’arrêter la progression d’ISIS. Seule l’armée de l’air US en a les moyens. Mais elle ne frappe pas réellement. Comparée à de précédentes opérations aériennes, l’opération actuelle se fait en mode mineur.

Comme il est apparu dès juin, l’armée de terre irakienne – dominée par des chiites – n’est pas non plus en mesure de reconquérir les territoires conquis dans le nord du pays. Ceux qui pourraient arrêter l’avancée actuelle de l’EI dans la région – par voie terrestre – et qui pourraient éventuellement le battre, ce sont les combattants kurdes armés, les peschmergas. Ils sont quelque 200.000. Ils sont disciplinés et bien entraînés mais ils ne disposent que d’un arsenal léger et obsolète.
Les Kurdes sollicitent depuis un bon moment des armes lourdes et meilleures, mais Washington et la Turquie ne voient pas leur demande d’un bon œil. Une armée kurde bien équipée serait un pas important vers un état indépendant, mais c’est ce que la Turquie exclut, soutenue en cela par les Etats-Unis.
Le feu vert a maintenant été donné pour une livraison directe d’armement aux Kurdes (2), mais il s’agit d’armes légères.

Récapitulons. D’une part l’EI ne peut pas vraiment percer et certainement pas mettre en danger les intérêts pétroliers. D’autre part, il ne faut pas que les Kurdes deviennent trop forts. L’armée de l’air irakienne (chiite) a donc été délibérément maintenue en état de faiblesse et sur le plan militaire les chiites se sont repliés sur Bagdad et dans le territoire au sud de Bagdad. Les trois groupes de population se maintiennent dans un équilibre des forces macabre. Si un des trois menace de rompre l’équilibre, le Pentagone et la CIA viennent donner un coup de main. Un scénario similaire se joue en Syrie. Assad doit être affaibli, mais il n’est pas question que les djihadistes y prennent la main. C’est une impasse qui convient parfaitement au jeu des Etats-Unis et d’Israël. Les états forts de la région qui ne marchent pas au pas sont démembrés ou, comme dans le cas de l’Iran, assujetti par un embargo draconien.


EI : une création de l’Occident ?



Le groupe terroriste « Etat Islamique » s’emboîte parfaitement dans ce puzzle. Selon Edward Snowden , ex-collaborateur de la National Security Agency (NSA) étatsunienne, il est apparu que les agences du renseignement des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Israël ont collaboré pour créer ISIS. Elles ont créé une organisation terroristes qui est en mesure d’attirer tous les extrémistes (psychopathes) du monde avec l’aide d’une stratégie qu’elles nomment « le nid de guêpes ». Nabil Na’eem, ancien commandant d’al Qaeda, confirme ce récit. Selon lui, presque toutes les sections actuelles d’al-Qaeda travaillent pour la CIA.
Il faut toujours rester prudent avec de telles informations. Comme c’est généralement le cas avec ce genre d’opérations clandestines et de groupes glauques, nous ne connaîtrons la vérité que plus tard et peut-être jamais intégralement. Mais il y a un certain nombre de choses dont nous sommes certains et qui penchent fortement dans ce sens-là :

1. A partir de 2012 les USA, la Turquie et la Jordanie ont créé un camp d’entraînement pour les rebelles syriens à Sawafi, dans le nord de la Jordanie. Des instructeurs français et britanniques [http://www.theguardian.com/world/20...] étaient impliqués. Certains de ces rebelles ont ensuite rallié [http://www.wnd.com/2014/06/official...] ISIS.
2. Selon le sénateur républicain Paul Rand [http://www.nbcnews.com/meet-the-pre...], les Etats-Unis ont naguère « soutenu » ISIS et c’est pour cela que le mouvement terroriste est si fort aujourd’hui. (“They’re emboldened because we’ve been supporting them.”). Il désigne également quelques alliés proches des Etats-Unis : l’Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweit. Ces pays ont fourni armes et finances à ISIS.
3. En effet, l’Arabie Saoudite [http://www.independent.co.uk/voices...] joue un rôle-clé, comme jadis avec al-Qaeda. En tant que sous-traitants des USA, ils se chargent des basses besognes. Cet état du Golfe soutient toutes sortes de groupes extrémistes sunnites pour réduire l’influence et la puissance de l’Iran et des chiites dans la région. Une partie de ce soutien militaire et financier est allée ces dernières années à des combattants d’ISIS en Syrie (3). L’ex-candidat à la présidence John McCain [http://cnnpressroom.blogs.cnn.com/2...] ne dissimule pas son enthousiasme pour cette monarchie extrémiste : « Thank God for the Saudis and Prince Bandar ». (4)
4. Mais on ne se contente pas d’éloges. En mai 2013 MacCain s’est fait fièrement photographier avec quelques djihadistes [http://wonkette.com/552931/heres-a-...]. Le problème est que l’un d’eux est un combattant d’ISIS. Et pas le premier venu, il est connu comme le djihadiste cannibale [http://topconservativenews.com/2014...], parce qu’on le voit dans une vidéo en train de manger un cœur humain.


Un flirt tenace



L’idylle entre le Pentagone et des groupements islamistes extrémistes n’est pas une nouveauté. Dès 1979 des moudjahidin étaient recrutés, armés et entraînés pour chasser le gouvernement communiste d’Afghanistan. « Rambo 3 » de Silvester Stallone est une version hollywoodienne de cette collaboration. C’est de ces cercles de moudjahidin que sont issus al-Qaeda et Osama Ben Laden.
Dans les années ’90 les talibans, combattants encore plus violents et extrémistes, devenaient les partenaires préférés de Washington en Afghanistan. Cette collaboration se termina quand il devint évident que les talibans ne pouvaient plus servir les intérêts étatsuniens.

Pendant la guerre civile en Yougoslavie (1992-1995) le Pentagone permit à des dizaines de combattants d’al-Qaeda de s’envoler pour la Bosnie, afin de soutenir les musulmans sur place.
En 1996 l'armée de libération du Kosovo (AK) a été entraînée par des officiers d’al-Qaeda, juste au-delà de la frontière albanaise. Tout en ayant l’aide de militaires britanniques et américains.

Pour faire tomber Kaddhafi en 2011 l’OTAN a collaboré notamment avec lle Groupe islamique combattant en Libye (GIGL), une organisation qui figurait sur la liste des organisations terroristes interdites. Son chef, Abdelhakim Belhadj, est un ancien ponte d’al-Qaeda. Sa milice suivait encore un entraînement US juste avant le début de la rébellion en Libye.

Le GIGL a conclu une alliance avec les rebelles islamistes du Mali. Ces derniers ont réussi, avec l’aide des Touaregs à s'emparer du nord du Mali pendant quelques mois. Grâce aux bombardements de l’OTAN les rebelles islamistes ont pu piller les dépôts d’armes de l’armée libyenne. Ce sont ces mêmes armes que les djihadistes utilisent aujourd’hui au Nigéria, au Tchad, en Irak et au Mali.
Nous avons déjà évoqué l’étroite collaboration entre des organisations extrémistes en Syrie. C’est dans ce « nid de guêpes » qu’est né et se développe fortement l’EI.


La stratégie du chaos



La guerre contre le terrorisme ( war on terror) s’est inversée en son contraire, la propagation du terrorisme (spread of terror). Les opérations ratées en Irak, Afghanistan, Libye et Syrie montrent à l’évidence que les Etats-Unis et l’Occident ne sont désormais plus capables de modeler la région du Moyen-Orient comme elle le souhaiterait elle-même.

Washington et ses alliés risquent de perdre de plus en plus la maîtrise et ils font de plus en plus appel à des sous-traitants de mauvais aloi. Ils raisonnent ainsi : « Si nous ne pouvons pas contrôler nous-mêmes, alors personne d’autre ne le peut ». C’est ce qu’on peut qualifier de stratégie du chaos, ou plus exactement, de chaos de la stratégie. C’est le comble de l’immoralité.

Notes :

(1) Par exemple la guerre contre l’Irak en 1991 et les bombardements à Panama 1989, en Somalie 1993, Bosnie 1995, Soudan 1998, Pakistan 2005-2013 et au Yemen 2009-2013.
(2) Auparavant c’était toujours via l’autorité centrale irakienne.
(3) Ce soutien militaire se fait non par l’intermédiaire de l’autorité centrale mais via toutes sortes d’individus et de réseaux généreux en capitaux [http://www.theatlantic.com/internat...].
(4) Le Prince Bandar est un homme influent en Arabie Saoudite. Il a été ambassadeur aux Etats-Unis et entretenait d’excellentes relations avec la famille Bush.


Traduction du néerlandais : Anne Meert pour InvestigAction.


Source : MichelCollonInfo


* * * * * * *


Dernière édition par Om9n le Mar 26 Juil - 23:58, édité 2 fois (Raison : Changement du titre pour un plus approprié ....)
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 26 Juin - 14:34

Facile à comprendre:




Source:  La Vérité n°3, janvier 2004
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akasha
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mer 28 Juin - 1:53

L’élimination d’Abou Bakr Al Baghdadi signe l’éradication complète du cercle de Tall Affar, le noyau Turkmène fondateur de Daech (par René Naba)

Source : Madaniya, René Naba, 22-06-2017



L’élimination d’Abou Bakr Al Baghdadi par un raid russe sur Raqqa, Nord de la Syrie, le 25 Mai 2017, si elle était confirmée, signerait l’éradication complète du cercle de Tall ‘Affar, le noyau turkmène fondateur de l’État Islamique.

Pivot de Daech, ultime survivant du Cercle de Tall’Affar et du camp de Bucca, sud de l’Irak, la disparition du Calife Ibrahim revêtirait certes une lourde signification par sa portée symbolique. Mais ce désastre ne saurait remettre en cause le projet de restauration du Califat islamique, en dépit des défaites majeures subies par l’organisation djihadiste, ni de ses lourdes pertes en vies humaines, en dépit de sa politique suicidaire menée à l’encontre des minorités sous son emprise, les Chrétiens et les Yazédis qu’il s’est aliéné par les persécutions qu’il leur a fait subir, plutôt que de les amadouer.

La chute probable de Mossoul, selon toute vraisemblance, va relancer les tensions inter communautaires, exacerbées par une hyper fragmentation de la société irakienne du fait de quinze ans de guerres intestines. Elle pourrait inciter Daech à compenser la perte territoriale de son califat en terre arabe par un plus fort ciblage européen. Une «branche européenne» de Daech aurait d’ailleurs été créée à cet effet, constituée de près de 5.000 volontaires auparavant engagés dans les combats en Syrie et en Irak.

1 – LE CERCLE DE TALL’AFFAR

Le cercle de Tall’Afar, noyau dur de Daech, était dirigé par Abou Ali Al Anbari, de son vrai nom Ala’ Qodrache, Turkmène originaire de Tell’Afar.
Le «cercle de Tall’Afar» tire son nom de la ville du Nord-Ouest de l’Irak, qui abritait durant l’embargo international contre l’Irak (1990-2003), un des sites d’où étaient déployés les batteries de la défense anti aérienne pour la neutralisation des avions des forces de coalition de l’Opération «Northern Watch 1», chargée de faire respecter les zones d’exclusion aérienne faisant suite à l’embargo décidé par l’ONU.

Située à 45 km à l’Ouest de Mossoul, dans la province de Ninive et à 60 km de la frontière syrienne, elle est peuplée d’environ 170.000 habitants, arabes sunnites, kurdes, turkmènes et chiites. L’édifice était chapeauté par les Turkmènes du «Cercle de Tell’Afar», sous la direction d’Abou Ali Al Anbari, qui en verrouillait les principales articulations.

Les cadres irakiens ont joué un rôle déterminant dans la définition de cette idéologie, résultant d’un double impératif: Disposer d’un gisement humain sunnite apte au combat tout en maintenant la cohésion d’un groupe hétéroclite traversé par des courants contradictoires.

A – Les principaux membres du cercle

SAMIR Al KHALFAOUI (Hajji Bakr), de même que ses camarades du parti Baas, étaient des laïcs, mais ont souhaité tirer leur légitimité de Dieu. «La domination des peuples doit être exercée par une élite ultra-minoritaire, car son objectif est de servir les intérêts supérieurs… «Pour ce faire, elle doit tirer sa légitimité de Dieu ou de la grandeur de l’Histoire». Dixit cet ancien cadre supérieur baasiste.

Partant du principe que les croyances religieuses extrémistes ne suffisaient pas à elles seules à forger la victoire, la synthèse doctrinale a visé à concilier les tendances contradictoires du groupement, débouchant sur la formulation de la théorie de l’«État Islamique».

L’empressement à proclamer le Califat répondait au souci de couper la voie à tout retour en arrière. Durant leur incarcération, pendant trois ans (2005-2008), les conciliabules se sont déroulées d’une manière intensive entre prisonniers irakiens des camps américains et ont visé à faire connaissance d’abord, à se jauger ensuite, à se faire confiance et à réduire leurs divergences, enfin.
Parmi les participants à ce cénacle carcéral insolite figuraient deux généraux, huit colonels, deux commandants, ainsi que Cheikh Ibrahim Awad Al Badri, le futur calife.

Deux généraux Adnane Al Bibaloui et Ibrahim Al Habbani. Huit Colonels (Samir Ben Hamad Al Khalfaoui, Adnane Najm, Fahd Al Afari, Assi Al Obeidi, Fadel Al Ayssawi, Mohannad Al Latif Al Soueidy, Nabil Al Mouayin). Deux commandants (Mayssara Al Joubouri et Adnane Al Hayali) ainsi que Cheikh Ibrahim Awad Al Badr.

Au terme de trois ans de conciliabules, les participants sont convenus de se retrouver à leur sortie de prison pour la poursuite de leur action d’une manière concertée.

2 – LE CAMP DE BUCCA

Le camp de Bucca, sud de l’Irak, était un centre de détention aménagé par les Américains pour y incarcérer leurs adversaires et ennemis durant leur occupation de l’Irak. Il comprenait 24 baraquements, chaque baraquement contenait 1.000 prisonniers, soit au total 24.000 prisonniers.
Dix sept des vingt cinq dirigeants de Da’ech, en charge des opérations en Irak et en Syrie, ont séjourné à la prison de Bucca entre 2004 et 2011. Ibrahim Awad Al Badri, alias Abou Bakr Al Baghdadi, a été détenu de 2006 à 2008.

Situé près du port d’Oum Qasr, dans le sud de l’Irak, le camp de Bucca avait été aménagé par les américains lors de la 1 ère Guerre d’Irak (1990-1991). Il sera employé également comme camp de prisonniers dès 2003 par les forces britanniques en Irak.

Après le scandale de la prison d’Abou Ghraib, en 2004, les conditions de détention se sont améliorées. Abandonnée en 2009, elle devrait être transformée en pôle de développement économique avec l’implantation d’hôtels, et de dépôts logistiques pour l’industrie pétrolière.

Samir Al Khalfaoui, alias Hajji Bakr, prisonnier de 2006 à 2008 au camp de Bucca, puis transféré à la prison d’Abou Ghraib, a été tué à Tall Rifaat à Alep en Janvier 2014. Il a transposé au djihad son expérience acquise sous le régime de Saddam Hussein, clonant l’EI sur le modèle de l’appareil sécuritaire baasiste, hérité de la STASI, la police allemande de l’ex RDA.

Les documents manuscrits découverts au domicile de Samir Al Khalfaoui, à son décès, révèlent que dans sa conception, l’EI n’était pas un groupement religieux mais sécuritaire. Nationaliste, selon le qualificatif du journaliste irakien Hachem Al Hachem, Samir AL Khalfaoui était un ancien officier de la base aérienne irakienne de Habbaniyah, expert en logistique.

Le général Adnane Biblaoui est l’initiateur du plan de conquête de Mossoul. Tué lors de l’assaut, la conquête de Mossoul lui a été dédiée et la bataille porte son nom, en sa mémoire.

La biographie des principaux dirigeants de l’état Islamique (Abou Mouss’ab Al Zarkaoui, Abou Omar Al Baghdadi, Abou Bakr Al Baghdadi, Adnane Biblaoui, Hajji Bakr.) Sur ce lien: http://www.madaniya.info/2014/09/15/daech-des-hijras-illusoires-aux

Propos d’un dirigeant de Da’ech: «Nous étions convenus de nous retrouver à notre sortie de prison. Notre mode de liaison était simple. Nos CV étaient inscrits sur l’élastique retenant nos sous-vêtements. Tout y figurait, le numéro du portable, le lieu d’habitation. Tout le monde est revenu de détention en 2009. Nous avons repris alors nos conciliabules». Fin de citation (Cf. «Les conditions d’allégeance et de gouvernance». Centre d’Études des mouvements islamiques (Al Harakate Al Islamiyah lil Dirassate).

Les Arabes avaient la haute main sur l’Information, notamment les syrien tel Taha Sobhi Falaha (Abou Mohamad Al Adanani), en sa qualité de porte-parole de l’EI. Malgré la fusion opérée entre arabes et étrangers, l’élément irakien est demeuré toutefois prédominant dans les postes les plus élevés et les plus sensibles.

Ibrahim Al Badri, alias Abou Bakr Al Baghdadi, a réussi à moderniser son groupement en s’appuyant, sur le plan militaire, sur le bloc des anciens officiers de l’armée irakienne, notamment Samir Al Khalfaoui et Abdel Rahman Al-Biblaoui. La branche militaire est ainsi devenue une forte armée régulière cohérente et professionnelle.

Le chef de l’EI a réussi en outre à tirer profit des expertises des Arabes et des étrangers, notamment les personnes originaires du Golfe à l’exemple des saoudiens Omar Al Qahtani et Osmane Nasser Al Assiry, du bahreini Turki ben Moubarak, alias Turki Al Benghali et le tchétchène Abou Omar Al Shishani ainsi qu’Abou Hammam Al Atrabi.

En dépit de cette infrastructure et de l’organigramme dont il s’est doté, le groupement n’a cessé de se comporter en organisation de type milicienne où règnent le désordre et le clientélisme.

L’EI est subdivisé en 18 circonscriptions administratives réparties entre la Syrie et l’Irak, mais l’aménagement du territoire n’a pas pour autant mis un terme aux dysfonctionnements tant les provinces de même que les administrations souffraient de désorganisation.

Le chef de Da’ech réussira néanmoins à compenser ces insuffisances en confiant les postes clés à des hommes de confiance qui réussiront à maintenir la cohérence du groupe, en l’occurrence le bloc des anciens officiers de l’armée irakienne, qui seront placés à tous les niveaux de responsabilité, dans tous les domaines (sécurité, militaire, organisation, élaboration de nouvelles méthodes de combat et la planification des nouveaux raids).

3- IBRAHIM AWAD AL BAKRI: ABOU BAKR AL BAGHDADI, UNE USURPATION D’IDENTITÉ

L’identité d’emprunt qu’il s’est attribué en s’autoproclamant Calife (en arabe le successeur) emporte usurpation de légitimité: Abou Bakr Al Baghdadi Al Husseini Al Qoraychi se décline ainsi :


Abou Bakr est le prénom du premier Calife en 632.Le plus fidèle compagnon de Mohamed repose aux côtés de la tombe du prophète à Médine. Baghdadi, celui qui est originaire de Bagdad, évoque la lignée des califes Abbassides (descendants d’Abbas, l’oncle de Mohamed). Husseini, évoque le martyre du petit fils du Prophète, tombé en 680 à Karbala en Irak, adulé des chiites.

Sur le plan rituel, le nouveau calife Ibrahim, de son nom de guerre Abou Bakr Al Baghdadi, cumule pouvoir politique et spirituel avec autorité sur l‘ensemble des musulmans de la planète. Une posture qui le hisse au rang de supérieur hiérarchique du Roi d’Arabie, le gardien des lieux saints de l’Islam La Mecque et Médine, d’Ayman Al Zawahiri, le successeur d’Oussama Ben Laden à la tête d’Al Qaida, du président de la confédération mondiale des oulémas sunnites, Youssef Al Qaradawi, le télé prédicateur de l’Otan. Ah la belle audience califale en perspective.

Né en 1971, dans la ville de Samarra, il rejoint à 32 ans l’insurrection en Irak peu après l’invasion américaine de l’Irak, en 2003. Capturé, détenu et torturé dans la plus grande prison américaine en Irak, le Camp Buca pendant cinq ans, sud de l’Irak, il sera annoncé comme mort, en octobre 2005, par les forces américaines. Mais, à la surprise générale, Abou Bakr al-Baghdadi, réapparaîtra, en mai 2010, à la tête de l’État islamique en Irak (EII). Depuis 2011, Il est classé comme «terroriste» par les États Unis.

4 – LA GALAXIE DAE’CH (ISIS EIIL)

Présent en Syrie et en Irak, le groupe islamiste ultra-radical «l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL ou ISIS en anglais), dont l’acronyme en arabe est Daech, a été fondé en 2013 sur les bases de l’État islamique en Irak (EII), à la faveur des combats de Syrie et des dérives Djihadistes.

La galaxie avait été mise sur orbite, en 2006, avec la fusion de plusieurs groupes djihadistes irakiens et de tribus sunnites, sous la houlette du Prince Bandar Ben Sultan, ancien chef des services de renseignements saoudiens et d’Izzat Ibrahim ad Doury, ancien vice-président du Conseil de la révolution irakienne et successeur de Saddam Hussein à la tête du parti Baas, depuis son entrée en clandestinité.

Au-delà des baasistes, Izzat ad Douzy, chef de l’Armée de la voie de Nakchabandi, une confrérie soufie qu’avaient embrassée, selon ses adeptes, les compagnons du Prophète ainsi que le premier calife. L’appellation est toutefois trompeuse, car si les soufis sont théoriquement pacifiques, les Nakchabandi d’Irak ont fourni de redoutables officiers de renseignements, civils et militaires, sous le règne de Saddam Hussein. Après la chute de ce dernier, ils ont régulièrement mené des opérations conjointes avec Al-Qaida.

Selon les estimations des experts, l’EIIL comptait entre 5000 à 6000 combattants en Irak et 6000 à 7000 en Syrie. Sa zone d’influence s’étendait du nord de la Syrie, notamment depuis son quartier général à Raqqa, jusqu’au centre de l’Irak.

5- LA STRATÉGIE DE L’ISIS

L’EIIL cherche surtout à fonder un État Islamique au Proche-Orient fondé sur la Chariah (législation islamique) et effacer ainsi les frontières issues du colonialisme franco- britannique, les accords Sykes Picot. Le déploiement de l’ISIS révèle toutefois que son zone d’influence coïncide avec les gisements de pétrole syriens et irakiens.

En avril 2013, Abou Bakr al-Baghdadi, alors chef de l’État islamique en Irak, a annoncé la fusion de son groupe avec le Front al-Nosra, une branche d’Al-Qaïda active en Syrie, pour créer l’EIIL. Le Front al-Nosra a toutefois refusé cette alliance et, en février 2014, le chef d’Al-Qaïda, Aymane Al-Zawahiri, officialisera sa rupture avec l’EIIL en lui demandant de quitter la Syrie. Les deux groupes opèrent des lors de façon séparée, se faisant même la guerre en Syrie.

Le groupe djihadiste se finance via trois sources principales, le pétrole, les prises d’otages, un commerce plus lucratif que le pétrole, en ce que la rançon peut atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars, enfin, les donations des princes du Golfe, des princes, qui soutiennent le groupe sunnite face aux chiites et aux athées.

6- LES COMBATTANTS EN SYRIE ET EN IRAK

La Syrie comptait de 100.000 à 120.000 djihadistes, dont 7.000 à 10.000 étrangers, repartis en un millier de formations combattantes, selon une déclinaison ethnico religieuse tribale, reflet des clivages politico sociales du pays et de leurs parrains respectifs, opérant au sein de PC conjoint, sur fond de violentes rivalités et d‘une opposition instable, selon les estimations de la prestigieuse institution «The Brookings Institution», dont le centre régional à Doha (Qatar), «Brookings Doha Center Report» publiées à la mi-mai 2014 dans son rapport périodique: «Syria Military Landscape Mai 2014», sous la plume de Charles Lester.

La ventilation de ces djihadistes en fonction de leur nationalité et de leur provenance a été établie par Soufan Group, un centre d’études turc, proche de la Confrérie des Frères Musulmans et figure sur ce lien: http://www.soufangroup.com/foreign-fighters-in-syria/

7- LE RÔLE CONTRE PRODUCTIF DE L’OPPOSITION OFF SHORE PÉTROMONARCHIQUE

Une opposition instable et cupide: «La concurrence pour les subsides notamment auprès des associations caritatives pétro monarchiques a favorisé la division et la dispersion. Le style de vie des opposants en exil a suscité des moqueries en ce qu’il leur était reproché leur goût pour les hôtels cinq étoiles, occultant la dure réalité syrienne, indique le rapport Brookings Doha Center Report dont ci joint les extraits de ce document de 50 pages.

…..«Le chef de l’Armée Syrienne Libre, pendant cette période a assumé un rôle de «Public Relations» et l’échec de l’opposition off shore pro occidentale a favorisé la montée en puissance de l’extrémisme, dont les Frères Musulmans, constituaient la force la plus modérée.

Par «Le Manifeste d’Alep», le 24 septembre 2013, onze organisations parmi les plus puissantes ont refusé la tutelle de la coalition de l’opposition syrienne, soutenue par les pays occidentaux et les pétro monarchies arabes. Cinquante groupements, réunis sous l’autorité de Mohamad Allouche, fonderont alors «Jaych Al Islam», assumant un rôle axial en Syrie.

Le Front Islamique

Sept groupements fédérés au sein de ce front disposent de 60.000 combattants en Syrie et constituent la plus importante formation militaire du pays. Trois de ces formations -Ahrar As Cham (les hommes libres du levant), Soukour As Cham (Les Aigles du Levant) et Jaych al Islam (l’Armée de l’Islam)- opèrent en coordination étroite avec Al Qaida, via Jobhat an Nosra.

«Le Front Islamique est un acteur décisif dans la dynamique de l’opposition en raison de sa capacité d’impulser l’orientation idéologique du soulèvement. Il constitue la relève radicale d’Al Qaida sur le plan idéologique et son but ultime est la création d’un Etat islamique en Syrie, point de départ de la guerre de libération d’Al Qods (Jérusalem) et la Palestine.

8 – LES DÉFAITES MILITAIRES À L’ARRIÈRE PLAN D’UNE HÉCATOMBE DES CHEFS DJIHADISTES.

Mais l’anéantissement du noyau turkmène ne saurait mettre un terme un projet de restauration d’un califat islamique, en dépit des défaites majeures subies sur le terrain par l’organisation djihadiste, ni des pertes en vies humaines.

A – Les défaites militaires de Daech

Depuis début 2015, Daech a subi d’importants revers tant en Irak qu’en Syrie, sous les coups de butors conjugués mais non coordonnées de l’alliance occidentale et de leurs supplétifs kurdes tant en Syrie qu’en Irak, d’une part, et d’autre part, les forces gouvernementales syriennes et irakiennes et leurs alliés en Syrie, –la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais–, en Irak, Al Hachd Al Cha’abi, la mobilisation, une milice majoritairement chiite.

Ci joint une chronologie des revers

Janvier 2015, la cité antique de Palmyre a été reprise par l’armée syrienne En quinze mois, selon les calculs de l’IHS Conflict Monitor, les pertes territoriales de Daech dépasseraient les 25%, et, 40 pour cent selon les forces américaines. Palmyre marque le début de la fin de Daech sur le plan militaires


- 26 janvier 2015: Kobané. L’État islamique est chassé de cette ville frontalière de la Turquie par les Unités de protection du peuple kurde (YPG).
- 31 mars 2015: Tikrit. Reprise de ce bastion de l’ancien président Saddam Hussein, à 160 km au nord de Bagdad. Téhéran et Washington se sont impliqués dans cette bataille et dans la reconquête de ce chef-lieu majoritairement sunnite.
- 6-13 novembre 2015: Sinjar: L’EI contrôlait cette ville depuis août 2014, se livrant à de multiples exactions contre la minorité yazidie, qui constitue la majorité de sa population.
- 8 décembre 2015: Ramadi. Ville sunnite à 100 km à l’ouest de Bagdad, Ramadi est le chef-lieu de la grande province d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie. Elle avait été conquise le 17 mai 2015 par l’EI après une vaste offensive et une retraite chaotique des forces irakiennes.
- 24 mars 2016: Mossoul: L’armée syrienne, appuyée au sol par le Hezbollah libanais et les forces spéciales russes et soutenue par l’aviation russe, entre dans la ville antique de Palmyre, à 205 km à l’est de Damas, prise par l’EI le 21 mai 2015. De l’autre côté de la frontière, l’armée irakienne, soutenue par des milices et l’aviation de la coalition internationale, lance une offensive pour reprendre Mossoul, deuxième ville du pays (nord).
- 27 mars 2016: Palmyre L’armée syrienne reprend la totalité de la ville de Palmyre après plusieurs jours de combats. Les djihadistes se replient notamment vers leurs fiefs de Raqqa et Deir Ezzor plus au nord.
- 21 Décembre 2016: Le bastion djihadiste d’Alep est tombé aux mains des forces gouvernementales syriennes, mettant un coup d’arrêt au plan de partage de la Syrie.

Au delà du cercle de Tall affar, décimé, 10 des principaux figures de proue de la nébuleuse djihadiste ont été éliminés en six ans de guerre en Syrie et en Irak, dont voici le décompte:

- Zohrane Alllouche, chef de Jaych Al Islam, tué dans un raid de l’aviation syrienne le 25 décembre 2015.
- Hassan Abboud, (Abou Abdallah Al Hamaoui), fondateur d’Ahrar Al Cham (les Hommes Libres du Levant), dont le mouvement a été décapité avec l’élimination de 40 de ses dirigeants lors d’un ténébreux attentat à l’automne 2014
- Omar Al Shishani, le responsable militaire de Daech
- Djamil Raadoun, chef du Soukour Al Ghab (Les Faucons de la Forêt), assassiné en Turquie même, l’autre parrain du djihadisme salafiste.
- Abdel Rahman Kaddouli (de son nom de guerre Hjaji Imam), N°2 de Daech et son ministre des finances, tué par un raid aérien américain en Irak le 25 mars 2016.
- Abou Hayjja Al Tounsi, dirigeant militaire de Daech, tué le 31 mars 2016, par un drone américain à Raqqa (Syrie)
- Abou Firas Al Soury (de son vrai nom Radwane Al Nammous), porte-parole d’Al Nosra
- Deux dirigeants de premier plan de Daech : Abou Mohammed Al-Adnani et Waêl Adil Hassan Salman Fayad. Seul Syrien au sein de la direction de Daech, Al-Adnani, né en 1977 dans la province d’Idlib, était considéré comme le «ministre des attentats» du groupe et le chef de ses opérations extérieures.

Vétéran du djihad et porte-parole du groupement terroriste, Taha Sobhi Fallaha (le vrai nom d’Al Adanani) a été tué dans un raid aérien visant la ville d’Al Bab, le dernier bastion de l’EI dans la région d’Alep, le 30 août 2016. Quant à Waêl Adil Hassan Salman Fayad, ministre de l’Information du groupe Etat islamique, il a été tué dans un bombardement aérien de la coalition anti djihadiste le 7 septembre près de Raqqa en Syrie, soit une semaine après son compère Al Adnani.

Enfin, les chefs du «Front du Fatah Al Cham», la nouvelle mouture de Jabhat An Nosra:

- Abou Omar Saraqeb, chef militaire de ce groupement et son adjoint Abou Mouslam Al Chami, mi septembre 2016, tués dans leur PC alors qu’ils préparaient un plan de reconquête d’Alep. Alors qu’il était à la tête de Jabhat An Nosra, Abou Omar Saraqeb avait conquis au début de la guerre Idlib et Jisr Al Choughour.

Quant à l’hécatombe politique des faiseurs de la guerre de Syrie, du côté occidental, impressionnante, –d’Hillary Clinton, à David Cameroun, à François Hollande, Laurent Fabius, Manuel Valls, à l’Emir du Qatar et Bandar Ben Sultan, le chef des ténèbres djihadistes–, est à lire sur ce lien:

http://www.madaniya.info/2017/01/02/l-hecatombe-de-guerre-de-syrie-six-ans-apres-declenchement/

Et l’hécatombe des intellectoïdales français, «les idiots utiles du terrorisme islamique» sur ce lien:

http://www.madaniya.info/2017/01/06/les-islamophilistes-francais-idiots-utiles-du-terrorisme-islamiste/

POUR ALLER PLUS LOIN

http://www.madaniya.info/2016/04/11/djihad-1-3-recherche-sur-les-groupements-de-la-violence-djihadiste-leurs-structures-militaires-et-leurs-methodes-de-combat/
http://www.madaniya.info/2016/04/15/djihad-2-3-jabhat-an-nosra-versus-daech-syrie/
http://www.madaniya.info/2016/04/20/djihad-3-3-principes-directeurs-offensives-de-daech-methode-composite/

ILLUSTRATION

Capture d’écran d’une video de propagande diffusée le 5 juillet 2014 par al-Furqan Media montrant Abou Bakr al-Baghdadi à Mossoul lors de la proclamation du califat / AL-FURQAN MEDIA/AFP/Archives

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mer 28 Juin - 2:37

Citation :
L’identité d’emprunt qu’il s’est attribué en s’autoproclamant Calife (en arabe le successeur)...




Correction:



Il ne s'est pas "autoproclamé" Calife. Il a été désigné Calife par un "Conseil consultatif des moudjahidines"
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mer 28 Juin - 2:42

Marc-Edouard Nabe a reçu un nouveau message de l'Etat islamique:





Citation :
« Ton peuple ne t’a pas écouté et ils vont devoir en subir les conséquences… »


NOUVEAU MESSAGE DE L’ÉTAT ISLAMIQUE EN FRANCE !




En effet, le 19 juin, contact@marcedouardnabe.com a reçu un nouveau mail : Marc Edouard Nabe, Tu avais bien fait de diffuser notre message. Mais ton peuple ne t’a pas écouté et ils vont devoir en subir les conséquences…



C’était suivi d’un nouveau communiqué résumant avec clarté le message du 29 mai resté sans réactions de la part des gouvernants et des médias. Le message souligne que « la seule personne qui a eu le courage et l’honnêteté de diffuser la totalité de notre message est l’écrivain Marc Edouard Nabe. »
    
Dans la nuit du 20 au 21 juin, était renvoyé l’audio du 29 mai, ainsi qu’un message « aux mouslimin » d’Abou Moussa al Mansour de sept pages signé « Unité Abou Mahdi al Roumi » rappelant les « nouvelles tactiques de combats en terre de koufr » : un texte plein de références religieuses comme les « spécialistes en jihad » les aiment pour commencer à croire à sa véracité…

Était jointe également une nouvelle photo montrant la une du magazine L’Express du 17 mai couvert de balles, prouvant, s’il était encore utile, la présence des soldats du Califat en France.

Les Wassim Nasr, David Thompson et autre Romain Caillet prompts à voir de la « parodie »  partout, et les irresponsables de la campagne de suspicion et de dénigrement de Marc-Édouard Nabe dans les Inrocks, Matthieu Dejean, David Doucet et Pierre Siankoswki, vont-ils arrêter de « douter » de l’authenticité de ces avertissements et injonctions à l’évidence vraies ? On en doute tant la crasse conspirationniste et cynique, mélangée à une bouillie occidentaliste de base brouille leur jugement de collabos d’un pouvoir totalement inconscient qui met en danger tout un pays abruti par la propagande « antiterroriste ».

Tant pis pour tous ! Nabe’s News fait son devoir en relayant une fois de plus la vérité de la situation.







Source: http://www.nabesnews.com/nouveau-message-des-soldats-de-letat-islamique-en-france/
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akasha
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 2 Juil - 3:36

Le New York Times se moque du scepticisme sur le sarin en Syrie, par Robert Parry

Citation :
   Dans la lignée des analyses de Seymour Hersh d’hier, nous poursuivons notre série sur l’attaque à Khan Cheikhoun, avec des analyses à contre-courant – aujourd’hui une triplette du grand journaliste d’investigation Robert Parry.

   Comme d’habitude, s’il est indispensable de disposer de telles analyses venant d’analystes sérieux, il convient aussi de les lire avec une grande prudence et beaucoup de recul. Quelle que soit la qualité des analystes, ils peuvent aussi avoir tort.

   Mais cela permet d’avoir des arguments, qui devraient être étudiés et éventuellement réfutés par le courant dominant – s’il a raison.

   À suivre, donc…


Source : Consortium News, Robert Parry, le 18/04/2017

Le New York Times et d’autres grands médias ont écarté tout scepticisme vis-à-vis de l’affirmation du gouvernement des États-Unis selon laquelle le président syrien Assad a largué une bombe au sarin dans une ville de la province d’Idlib, rapporte Robert Parry.


Dans les temps anciens du journalisme, on nous apprenait qu’il y avait presque toujours deux versions à chaque histoire, si ce n’est plus. Et de fait, une bonne part du challenge du journalisme professionnel consistait à démêler des faits contradictoires sur un sujet compliqué. Souvent on découvrait que notre impression initiale était mauvaise en appréhendant les nuances de la situation.



Le bâtiment du New York Times à New York City. (Photo de Wikipédia)


Mais aujourd’hui, en particulier sur les questions de politique étrangère, les grands pourvoyeurs d’information, comme le New York Times et le Washington Post ont l’air de croire qu’il n’y qu’une seule version des faits, la version du gouvernement américain, ou plus génériquement de l’establishment.

Toute autre interprétation d’un ensemble de faits est écartée comme “douteuse” ou comme étant une “fake news” quand bien même la version officielle est pleine de trous et la pensée majoritaire ne s’appuie sur aucune preuve vérifiable. Très rapidement, les explications alternatives sont mises de côté pendant que ceux qui ne sont pas d’accord sont ridiculisés.

Ainsi, par exemple, le New York Times ne laissera aucun doute ébranler sa certitude que le président syrien Bashar el-Assad a lancé le 4 avril une bombe au sarin sur la lointaine enclave rebelle de Khan Sheikhoun, au nord de la Syrie dans la province d’Idlib.

Jim Rutenberg du Times a rédigé un article satyrique où s’exprime le rejet du Times de toute curiosité intellectuelle dès qu’il s’agit des justifications données par le président Trump pour ses bombardements du 6 avril sur une base militaire syrienne. Les frappes ont tué plusieurs soldats et neuf civils dont quatre enfants, d’après la presse syrienne.

Rutenberg s’est rendu à Moscou avec l’intention évidente de tourner en dérision les média d’information russes en comparaison du New York Times qui se tient lui même pour le premier garant de “la vérité” mondiale. Plutôt que d’affronter la difficulté de déterminer ce qui s’est vraiment passé à Khan Sheikhoun, qui est contrôlée par une branche syrienne d’Al Qaeda et en provenance de laquelle toute information devrait être prise avec la plus grande circonspection, Rutenberg s’est contenté de la pensée unique occidentale.

Rutenberg discrédite les sceptiques en les amalgamant aux théories du complot les plus délirantes d’Alex Jones, personnalité de la radio, une manifestation supplémentaire de la nouvelle tendance du Times à recourir à des raisonnements spécieux très Mccarthystes, non seulement en accusant par association mais aussi en réfutant les doutes raisonnables en les assimilant aux doutes déraisonnables émis par quelqu’un d’autre dans un contexte entièrement différent.

Rutenberg écrit : “Dès que j’ai allumé la télé ici, j’ai cru que je m’étais téléporté dans une dimension d’extrême droite. Chez nous aux États-Unis, le point de vue communément admis c’est que c’est bien M. Assad le responsable des attaques chimiques. Il y a bien des “reportages” provenant de sources comme l’animateur radio et théoricien du complot Alex Jones – mieux connu pour avoir suggéré que le massacre de l’école Sandy Hook avait été une mise en scène – dont le point de vue était que l’attaque chimique était une opération sous fausse bannière menée par des groupes rebelles terroristes pour inciter les Etats-Unis à attaquer M. Assad. Mais c’était là le point de vue des marginaux américains. Ici en Russie, c’était le thème qui dominait des médias grand public totalement contrôlés par l’Etat.



Dans ce sophisme ainsi créé par Rutenberg, “le point de vue communément admis dans les média (américains)” doit être tenu pour vrai, peu importe le bilan mitigé de ce genre de situation dans le passé, comme par exemple quand il était communément admis que Saddam Hussein cachait des ADM en Irak en 2003. Aujourd’hui, pour mettre fin à toute enquête sérieuse sur les dernières accusations d’ADM en Syrie, il suffit de dire : “Alex Jones”.

Donc, toute preuve que l’incident du 4 avril pourrait avoir été mis en scène ou pourrait avoir résulté d’une fuite accidentelle des armes chimiques d’Al Quaeda doit être rejetée comme si elle était du même niveau que les plus absurdes théories du complot. (D’ailleurs, l’une des raisons pour les quelles je déteste les théories du complot c’est qu’elles ont tendance à rejeter les preuves solides en faveur de jolies spéculations, ce qui permet ensuite dans d’autres situations à des gens comme Rutenberg de saboter les tentatives sérieuses de faire un tri parmi les rapports contradictoires et les preuves discutables)

Explications Alternatives

Dans le cas de l’incident du 4 avril, il y avait plusieurs explications alternatives qui méritaient une attention sérieuse, y compris la possibilité qu’Al-Qaïda ait mis en scène l’événement, sacrifiant peut-être des civils innocents pour tenter de piéger le président Trump et l’inciter à revenir sur la récente renonciation de son administration à suivre la politique Américaine de “changement de régime” en Syrie.



Une image de propagande choquante conçue pour justifier une importante opération militaire américaine en Syrie contre l’armée syrienne.


Cette version n’est pas aussi invraisemblable que Rutenberg le prétend. Par exemple, les enquêteurs des Nations Unies ont reçu des témoignages de témoins oculaires syriens au sujet d’une tentative précédente de jihadistes affiliés à Al-Qaeda et de leurs équipes de “sauvetage” pour mettre en scène une attaque au chlore dans la ville d’Al-Tamanah dans la nuit du 29 au 30 avril 2014, puis diffuser mondialement cette fausse attaque via les médias sociaux.

“Sept témoins ont déclaré que des alertes fréquentes [concernant une attaque au chlore imminente par le gouvernement] avaient été émises, mais en fait, aucun incident impliquant des produits chimiques n’a eu lieu”, a déclaré le rapport U.N. “Alors que les gens s’étaient mis en sécurité après ces avertissements, leurs maisons ont été pillées et des rumeurs se sont répandues que les événements étaient organisés. … Ils [ces témoins] se sont présentés pour contester les faux rapports largement répandus sur les médias. ”

Les rebelles et leurs alliés ont également fait des déclarations absurdes sur la façon dont ils avaient compris que des bombonnes de chlore étaient contenues dans des “bombes-baril”, en citant le son spécifique que fait une bombe au chlore.

Le rapport des Nations Unies disait: “Le témoin oculaire [rebelle], qui a déclaré être posté sur le toit, a dit avoir entendu un hélicoptère et le son “très fort” d’une bombe-baril. D’autres personnes interrogées se sont référées à un sifflement distinct des bombes-barils contenant du chlore lorsqu’elles tombent. L’affirmation des témoins n’a pu être corroborée par aucune autre information. ”

Evidemment, la déclaration n’a pu être corroborée car il était fou de croire que les gens pouvaient discerner la présence d’une bonbonne de chlore à l’intérieur d’une “bombe-baril” par son “sifflement distinct”.

Pourtant, l’équipe des Nations Unies a exigé que le gouvernement syrien fournisse les registres de vol pour soutenir son déni que l’un de ses avions ait été en vol dans le voisinage au moment de l’attaque. L’échec du gouvernement syrien à fournir ces documents concernant les vols qu’il a déclaré ne pas avoir eu lieu a été cité par les enquêteurs de l’ONU comme une preuve de la culpabilité syrienne, un autre défi à la rationalité, car il est impossible de produire des registres de vol pour des vols qui n’ont pas eu lieu.

Malgré cette preuve d’une fabrication rebelle – et le fait que les militaires syriens n’avait pas de raison d’utiliser du chlore, produit qui ne tue presque jamais personne – les enquêteurs de l’ONU ont cédé à une intense pression des puissances occidentales sur leur carrière professionnelle et ont accepté comme vraies deux autres déclarations non vérifiées des rebelles sur des attaques au chlore, conduisant les médias occidentaux à déclarer que le gouvernement syrien avait utilisé des bombes au chlore contre des civils.

Le cas douteux du Sarin

Outre les ces douteuses affaire de chlore – et la preuve d’au moins une tentative de manipulation – il y a eu l’infâme attaque au gaz sarin à la périphérie de Damas le 21 août 2013 (à la Ghouta NDT), qu’un nouveau jugement hâtif mit sur le dos du gouvernement syrien, même si des preuves ultérieures, notamment la portée maximum du missile au sarin,  rendent bien plus probable l’hypothèse que des extrémistes liés à Al-Qaïda ont sacrifié la vie de civils pour faire avancer la cause djihadiste.



Le secrétaire d’État américain John Kerry, le 30 août 2013, prétend avoir la preuve que le gouvernement syrien a été responsable d’une attaque aux armes chimiques le 21 août 2013, mais cette preuve ne s’est pas matérialisée ou a été discréditée plus tard. [Photo du Département d’Etat]


Dans tous ces affaires, le Times et d’autres organes de presse occidentaux se sont comportés comme s’il n’y avait qu’une seule version acceptable de l’histoire, celle du gouvernement américain, c’est-à-dire celle de la culpabilité du gouvernement syrien. Peu importe l’invraisemblance des faits ou le manque de fiabilité des sources.

Dans l’affaire Sarin du 21 août 2013 et dans l’affaire actuelle du 4 avril 2017, les responsables et les médias occidentaux ont ignoré le mobile évident d’Al-Qaïda pour mener une provocation, faire blâmer le gouvernement Syrien et inciter les États-Unis à intervenir de leur côté.

En août 2013, le gouvernement syrien venait juste d’accueillir les enquêteurs de l’ONU venus à Damas pour enquêter sur les allégations du gouvernement accusant les rebelles d’utiliser des armes chimiques contre leurs troupes. Que le gouvernement syrien ait alors mené une attaque au gaz toxique à quelques kilomètres de l’hôtel où les enquêteurs de l’ONU résidaient et les détournent de leur mission défie le sens logique.

De même, en avril 2017, non seulement le gouvernement syrien avait le dessus sur le champ de bataille, mais venait juste d’entendre dire par l’administration Trump qu’elle avait inversé la politique américaine exigeant un “changement de régime” à Damas. Donc, le mobile pour utiliser des armes chimiques était chez Al-Qaïda et ses alliés, évidemment pas chez le gouvernement syrien.

La fabrication d’un motif

L’Occident a eu bien du mal à expliquer pourquoi le président Assad aurait choisi ce moment – et une ville de peu de valeur militaire – pour larguer une bombe au sarin. Le Times et d’autres médias traditionnels ont suggéré que la réponse réside dans la barbarie et l’irrationalité des Arabes. Dans cette pensée vaguement raciste, Assad jouait de son impunité en larguant le sarin dans une sorte de célébration de victoire, même si les conséquences prévisibles étaient un bombardement américain et un nouveau retour arrière de Trump sur la politique des États-Unis pour exiger de nouveau l’éviction d’Assad.



Photographie d’hommes à Khan Sheikdoun en Syrie, prétendument à l’intérieur d’un cratère où une bombe au gaz sarin a atterri.


Le 11 avril, cinq jours après la décision de Trump d’attaquer la base aérienne syrienne, la Maison Blanche de Trump a publié une “évaluation du renseignement” de quatre pages qui offrait une autre motivation présumée, la valeur supposée de Khan Sheikhoun en tant que zone de rassemblement pour une offensive rebelle menaçant l’infrastructure gouvernementale. Mais cette offensive avait déjà été repoussée et la ville était loin de la ligne de front.

En d’autres termes, il n’y avait aucun motif cohérent pour qu’Assad ait largué du sarin sur cette ville éloignée. Il y avait, par contre, une raison très logique pour les jihadistes d’Al-Qaïda de mener une attaque chimique et d’amener la pression sur le gouvernement d’Assad. (Il existe également la possibilité d’un relâchement de gaz toxiques accidentel suite à un bombardement conventionnel gouvernemental d’un entrepôt rebelle ou bien d’un accident causé par une fausse manipulation d’arme chimique par les rebelles – bien que certaines des preuves photographiques pointent plus vers une mise scène).

Mais nous ne sommes pas censés poser ces questions, ni douter des “preuves” fournies par Al-Qaïda et ses alliés, car Alex Jones a soulevé des questions similaires et que des organes de presse russes font également état de ce scénario.

Il y a un problème supplémentaire avec le sophisme de Rutenberg: bon nombre des allégations concernant le sarin du 4 avril ont été démontées par Theodore Postol, expert en technologie et sécurité nationale du MIT (Massachusets Institute of Technology NDT), qui a publié une série de rapports détruisant les affirmations contenues dans “l’évaluation du renseignement” présentée par la Maison Blanche.



Une autre photo du cratère contenant le tube qui a prétendument libéré le sarin à Khan Sheikdoun, en Syrie, le 4 avril 2017.


Par exemple, Postol a cité les photographies clés montrant la prétendue cartouche de sarin écrasée à l’intérieur d’un cratère sur la chaussée. Postol a noté que le bidon apparaissait écrasé, pas explosé, et que les hommes sur les photos qui inspectent le trou ne portaient pas de tenues de protection qui auraient été nécessaires s’il y avait réellement eu du sarin dans le cratère.

Toutes ces anomalies et les problèmes posés par les “preuves” présentées par Al-Qaïda et ses alliés devraient jeter le doute sur l’intégralité du “meme”du gouvernement syrien utilisant des armes chimiques. Mais Rutenberg n’est pas seul à prendre cette pensée unique officielle comme un fait établi.

Quatre Pinocchios

Glenn Kessler, “fact-checker” au Washington Post, a décerné “quatre Pinocchios” – réservé aux mensonges les plus flagrants – à l’ancienne conseillère en sécurité nationale Susan Rice pour avoir affirmé en janvier dernier que le gouvernement syrien avait renvoyé toutes ses armes chimiques dans le cadre d’un accord de 2013.

Kessler a déclaré: “La réalité c’est qu’il y a eu des attaques chimiques par la Syrie qui ont été confirmées – et que les autorités américaines et internationales ont des preuves valides que la Syrie n’a pas été complètement honnête dans sa déclaration [concernant ses produits chimiques abandonnés] et peut avoir conservé du sarin et de l’agent neurotoxique VX… et que le gouvernement syrien a quand même attaqué ses citoyens avec des armes chimiques non couvertes par l’accord de 2013, c’est-à-dire les cas d’attaques au chlore.



Le “fact-checker” du Washington Post, Glenn Kessler. (Crédit photo: Singerhmk)


Mais Kessler n’a aucun moyen de savoir ce qu’est la vérité en ce qui concerne l’utilisation présumée d’armes chimiques par la Syrie. Il répète simplement les voix de la pensée unique propagandiste qui a submergé la crise syrienne. Probablement qu’il aurait donné quatre Pinocchios à quiconque aurait douté des allégations de 2003 concernant l’Irak cachant des ADM (Armes de Destruction Massive NDT) vu que toutes les personnes qui comptent “savaient” que c’était vrai à l’époque.

Ce que ni Rutenberg ni Kessler ne semblent disposés ou capables d’aborder, c’est le problème plus large créé par les investissements lourds du gouvernement des États-Unis et de ses alliés de l’OTAN la guerre de l’information ou ce qu’on appelle parfois la “communication stratégique“, en affirmant que c’est pour se défendre eux-mêmes des “mesures actives” des russes. Mais en fait, l’impact de toutes ces opérations psychologiques concurrentes est de piétiner la réalité.

Le rôle d’une presse honnête devrait être d’appliquer son scepticisme à toutes les histoires officielles, de ne pas apporter de l’eau au moulin de “notre côté” ni de rejeter tout ce qui provient de “l’autre côté”, comme le font le New York Times, le Washington Post et le reste des médias traditionnels occidentaux, en particulier en ce qui concerne les politiques au Moyen-Orient et désormais la nouvelle guerre froide avec la Russie.

Le peuple américain et les autres consommateurs d’information ont le droit de s’attendre à ce que les médias occidentaux se souviennent de l’ancien adage selon lequel il y a presque toujours deux versions à une histoire. Il y a aussi le truisme que la vérité ne réside pas souvent à la surface mais est cachée en dessous.

Le journaliste d’investigation Robert Parry  a “sorti” plusieurs des histoires Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Consortium News, Robert Parry, le 18/04/2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 3 Juil - 2:41

L’aviation israélienne à la rescousse des groupes djihadistes



La tension est vive au sud de la Syrie, près des hauteurs du Golan occupé illégalement par Israël depuis 1967. Ciblés par les troupes syriennes et leurs alliés, les groupes djiahdistes tentent de reprendre du terrain. Ils peuvent compter sur un coup de pouce d’Israël… (IGA)

La frontière dans le sud de la Syrie (région de Quneitra) près des hauteurs du Golan occupé devient de plus en plus ardente. Des centaines de terroristes de Tahrir al-Cham et de Jaïch al-Tawhid ont essayé, durant ces derniers jours, de regagner du terrain contre l’armée syrienne dans la ville d’Al Baath. L’objectif des djihadistes est de résister à l’opération militaire lancée par l’armée syrienne et le Hezbollah dans la province de Deraa.

Al Jazeera a affirmé que les groupes djihadistes ont délibérément lancé des roquettes et des mortiers vers la frontière israélienne, fournissant un prétexte à l’aviation de Tel-Aviv pour bombarder le sud de la Syrie. Samedi et dimanche en effet, les avions israéliens ont frappé des positions de l’armée syrienne « en soutien évident aux terroristes opérant dans le Golan », causant de nombreux morts et blessés parmi les militaires syriens.

La chaîne iranienne PressTV a aussi déclaré que ces derniers jours « un intense trafic d’armes et de munitions en provenance d’Israël vers le Golan a eu lieu dans le but de renforcer les groupes djihadistes dans leurs combats contre l’armée syrienne et le Hezbollah, dernière tentative d’opposition à l’avancée de Damas dans la région ».

Ce qui inquiète le plus Tel-Aviv, c’est de voir les troupes de Damas et du Hezbollah gagner du terrain dans la province de Deraa et de Quneitra. Ces territoires bordent les hauteurs du Golan, occupé illégalement par Israël depuis 1967. Selon le site israélien Kan, le chef du Mossad Yossi Cohen, a déclaré que « l’Iran est en train de créer un nouveau Hezbollah dans les hauteurs du Golan ».

Le chef du service de renseignement israélien fait référence au groupe Harakat Hezbollah Al Nujaba (considéré comme le Hezbollah irakien, NDLR) qui, après les victoires de Daesh en Irak, a rejoint les troupes chiites libanaises. L’objectif déclaré d’Al Nujaba – en particulier la « Brigade de libération du Golan » – est de soutenir Damas et de contrer Israël en ouvrant, en cas de conflit avec Tel-Aviv, un nouveau front dans la région du Golan pour sa libération.

Selon le site d’informations Jerusalem Post, lors d’une réunion de son cabinet ministériel, Avigor Lieberman a annoncé qu’« Israël ne restera pas passif contre tout type d’attaque qui touchera les hauteurs du Golan ». « Toute personne qui veut transformer la Syrie comme une base opérative pour le Hezbollah et l’Iran » — a continué le ministre israélien de la Défense – « devra réfléchir deux fois et s’attendre à une possible réponse militaire d’Israël ». Aussitôt dit, aussitôt fait.

Lundi la défense aérienne syrienne (DCA, NDLR) a mis en garde Israël et a dit qu’elle « n’hésitera pas à répondre aux attaques aériennes de Tel-Aviv, comme cela a déjà eu lieu dans le passé avec un avion israélien qui a été abattu ».

Le Secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors de la commémoration d’Al Qouds, a déclaré à plusieurs reprises qu’en cas de guerre avec Israël, « le conflit ne sera pas seulement limité aux Libanais, aux Syriens et aux Palestiniens », mais mobilisera de nombreux combattants dans différents pays arabes. Dans son discours, Nasrallah a fait référence au rôle et à l’influence dont jouit le parti chiite dans le monde arabe, même dans les pays sunnites. Tout en restant un parti chiite, le Hezbollah représente aux yeux des masses arabes « l’ axe de la Résistance qui lutte contre les groupes takfiri comme Daesh et Al-Qaïda ». Enfin, concernant la question palestinienne, Nasrallah ajoute que la Résistance est « la seule force qui arrête les plans saoudiens pour faire oublier la situation en Palestine et qui empêche la normalisation des relations avec Israël, un pays qui emprisonne, colonise, torture et tue ».



Source originale: Nenanews

Traduit de l’italien par Stefano Mauro pour Investig’Action

Source: Investig'Action

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 4 Juil - 16:41

akasha a écrit:
. Rien avoir avec une quelconque responsabilité inconsciente.   Rolling Eyes 

Non. Mais tout à voir avec une responsabilité consciente, bien sûr !
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mer 5 Juil - 23:44

Silence des médias sur la révélation de Seymour Hersh sur la frappe américaine contre la Syrie



Une semaine complète s’est écoulée depuis la publication par un important journal allemand de l’article du journaliste Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, qui réfute complètement les mensonges faisant état d’une attaque chimique du gouvernement syrien le 4 avril. Cette prétendue atrocité du régime de Bashar al-Assad fut utilisée pour justifier la frappe de missiles de croisière des États-Unis le 6 avril sur la base aérienne d’al-Shayat. Au moins neuf civils, dont quatre enfants, sont morts lorsque 59 missiles Tomahawk sont tombés sur la base à l’ouest de la Syrie.

______________________________________________________________

Depuis que le quotidien allemand Die Welt a publié l’article de Hersh, intitulé « La ligne rouge de Trump », le 25 juin, son contenu a été entièrement passé sous silence par les principaux journaux et chaînes d’information, hertziennes ou du câble, aux États-Unis.

Le compte-rendu de Hersh précise que non seulement il n’y avait aucune preuve objective pour soutenir les accusations de Washington d’une attaque chimique par le gouvernement syrien sur la ville de Khan Sheikhoun, le fait qu’il n’y avait pas eu une telle attaque était connu de l’armée américaine et des renseignements avant même que l’attaque aux missiles de croisière n’ait été commandée.

« Les renseignements disponibles ont précisé que les Syriens avaient ciblé un site où des jihadistes se rencontraient le 4 avril à l’aide d’une bombe guidée russe avec des explosifs classiques », a déclaré Hersh. « Les détails de l’attaque, y compris des informations sur ses objectifs dits de grande valeur, avaient été fournis par les Russes à l’avance à Doha aux militaires américains et alliés, dont la mission est de coordonner toutes les opérations des forces aériennes des États-Unis, de leurs alliés, des Syriens et des Russes dans la région. »

S’appuyant sur des sources au sein de l’appareil de renseignement américain qui ont parlé sous condition d’anonymat, ainsi que sur l’accès à des « transcriptions de communications en temps réel, immédiatement après l’attentat syrien le 4 avril », Hersh établit qu’un avion du gouvernement syrien a largué une bombe conventionnelle de 227 kg, et non une arme chimique, sur le site de la réunion, qui comprenait « des représentants d’Ahrar al-Sham et du groupe affilié à Al-Qaïda, anciennement connu sous le nom de Jabhat al-Nusra. »

Hersh rapporte que la cible était un bâtiment en parpaings qui servait de « centre de commandement et de contrôle » pour les prétendus « rebelles », qui utilisaient son sous-sol pour stocker des fusées, des armes et des munitions, ainsi que du chlore, des engrais et des insecticides.

« Une évaluation des dommages causés par une bombe (BDA) de l’armée américaine a déterminé plus tard que la chaleur et la force de la bombe syrienne de 227 kg ont déclenché une série d’explosions secondaires qui auraient pu générer l’énorme nuage toxique qui a commencé à se répandre sur la ville, formé par la diffusion des engrais, des désinfectants et d’autres matériaux stockés dans le sous-sol, son effet amplifié par l’air matinal dense, qui a piégé les fumées près du sol », poursuit-il.

« Les Syriens ont-ils planifié l’attaque contre Khan Sheikhoun ? Absolument », a déclaré à Hersh un conseiller principal des renseignements américains. « Avons-nous des interceptions pour le prouver ? Absolument. Ont-ils envisagé d’utiliser le sarin ? Non. Mais le président n’a pas dit : « Nous avons un problème, voyons cela ». Il voulait écraser la Syrie sous des bombes. »

L’actualité et l’importance politique de l’article de Hersh ont été soulignées un jour seulement après sa publication par une déclaration inquiétante et sans fondement émise par la Maison Blanche. Washington, y était-il prétendu, « avait identifié des préparatifs potentiels pour une autre attaque chimique par le régime d’Assad qui entraînerait vraisemblablement un massacre de civils, y compris des enfants innocents ». Si le président syrien Assad « mène une autre attaque de meurtre de masse en utilisant des armes chimiques », a continué la déclaration de la Maison Blanche, « lui et son armée paieront un gros prix. »

Ceci fut suivi d’une menace encore plus vaste de l’ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies, Nikki Haley, qui a ajouté : « le but à ce point est non seulement d’envoyer un message à Assad, mais d’envoyer un message à la Russie et à l’Iran […] selon lequel, si cela se produit encore une fois, nous vous mettons en garde. »

Donc, toute allégation d’une attaque aux armes chimiques en Syrie pourrait servir de justification pour que les États-Unis aillent en guerre contre l’Iran et la Russie, une puissance nucléaire. Les médias américains ont dûment publié comme incontestablement vraies les affirmations de la Maison Blanche sur une attaque chimique imminente.

On pourrait être pardonné de penser que, dans le contexte d’une menace de guerre qui pourrait entraîner le peuple américain et toute l’humanité dans une conflagration nucléaire, des preuves étendues et convaincantes du fait que l’ensemble de la prémisse de cette menace était un tas de mensonges seraient au moins admises et soumises à un examen critique par les principaux médias.

Pour croire cela, il faudrait cependant ignorer le mode de fonctionnement de ce qui passe pour le « quatrième pouvoir » aux États-Unis au cours du dernier quart de siècle de guerres d’agression américaines interrompues. À maintes reprises, les médias américains ont répété les faux prétextes des « droits de l’homme » pour les guerres en Yougoslavie, Irak, Libye et Syrie, toutes menées dans la poursuite des intérêts géostratégiques impérialistes américains. Menés par le New York Times, en prévision de l’invasion criminelle des États-Unis en Irak en 2003, les médias américains ont non seulement répété les mensonges de l’administration Bush à propos des « armes de destruction massives », mais ont contribué à les embellir. Ils sont entièrement complices des crimes de guerre qui ont coûté plus d’un million de vies.

Hersh lui-même attire l’attention dans l’article sur le rôle criminel joué par les médias américains. « Trump, qui a fait campagne comme quelqu’un qui préconisait de faire la paix avec Assad, bombardait la Syrie 11 semaines après son entrée en fonction et a été salué par les républicains, les démocrates et les médias », écrit-il. « Un éminent animateur de télévision, Brian Williams de MSNBC, a utilisé le mot “beau” pour décrire les images des Tomahawks lancés depuis la mer. Sur CNN, Fareed Zakaria a déclaré : “Je pense que là Donald Trump est devenu président des États-Unis.” Une revue des 100 principaux journaux américains a montré que 39 d’entre eux ont publié des éditoriaux soutenant l’attentat par la suite, y compris le New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal. »

C’est Hersh qui en 1969, a révélé l’histoire du massacre de My Lai où les troupes américaines ont massacré plus de 100 hommes, femmes et enfants vietnamiens, une histoire que les médias américains ont d’abord refusé de toucher. Il a également été parmi les premiers à révéler la torture et les abus sexuels de prisonniers irakiens par des soldats américains à la prison d’Abu Ghraib en 2004. Et il a démenti les mensonges de l’administration Obama au sujet du raid de 2011 qui a tué Oussama ben Laden, ainsi que les allégations fabriquées d’une attaque chimique syrienne en 2013 qui a amené les États-Unis au bord d’une autre guerre.

À 80 ans, il continue de pratiquer un journalisme d’investigation agressif visant à révéler les mensonges du gouvernement américain, même si les médias capitalistes ont été transformés de plus en plus ouvertement en un instrument de propagande pour la Maison Blanche, le Pentagone et la CIA. Ils servent à répandre les mensonges du gouvernement tout en empêchant que l’information qui va à l’encontre des intrigues géostratégiques de l’impérialisme américain et expose ses crimes atteigne le public.

Alors que les médias « traditionnels » ont assumé le rôle de porte-parole et de sténographe pour l’État capitaliste et son appareil militaire et de renseignement, leurs normes journalistiques ont continué de s’effondrer, une tendance soulignée par le débrayage de la semaine dernière par des centaines de travailleurs du New York Times en signe de protestation contre la politique du vaisseau amiral de la presse capitaliste de « rationaliser » son processus d’édition par la destruction de dizaines de postes de réviseurs.

Un des résultats de la subordination servile des médias au gouvernement et à Wall Street a été la mise de facto sur la liste noire de Hersh, qui écrivait régulièrement pour le magazine New Yorker. Même le London Review of Books du Royaume-Uni, dont les éditeurs ont d’abord accepté et payé son article sur l’incident de Khan Sheikhoun, a finalement refusé de le publier, en déclarant au journaliste qu’ils craignaient d’être accusés d’accepter « la vision des gouvernements syrien et russe ».

Le fait que son article ait été publié dans Die Welt, qui appartient à la maison d’édition de droite Springer, est révélateur. Cela reflète sans doute les tensions croissantes entre les États-Unis et l’Allemagne, qui poursuit une politique étrangère et militaire impérialiste qui s’oppose de plus en plus à celle de Washington.

Cependant, la tentative de faire taire la révélation de Hersh reflète le rôle des médias capitalistes mondiaux, qui n’ont aucun intérêt à mettre en évidence la menace croissante de guerre à laquelle font face les travailleurs aux États-Unis et à l’étranger.


Source: WSWS



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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Ven 7 Juil - 23:12

A propos de la mosquée Al Nouri en Irak, détruite par les USA selon l'Etat islamique:

Citation :


Vidéo importante. Regardez comment les États-Unis ont fait exploser une mosquée dans l'ouest de Falloujah. La même technique a été utilisée pour faire exploser la mosquée al-Nuri dans le vieux Mosul #Iraq #ISIS


https://twitter.com/RamiAILoIah/status/878071419946520578




C'est une autre vidéo de l'armée irakienne. Vous pouvez clairement entendre le son d'un avion de combat et d'un missile avant l'explosion.


https://twitter.com/iskandar2222/status/878197315969798145
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Sam 8 Juil - 18:46

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Dim 9 Juil - 3:20

Bonsoir mes frères & sœurs
Les russes et Poutine ont remis les pendules à l'heure au sommet du G20 à Hambourg. Les américains via le Trump ont fait beaucoup de bruit avant la rencontre mais au final ils repartent la queue entre les jambes et n'ont rein obtenu de ce qu'ils avaient annoncé. A savoir nada pour la Crimée, nada pour la Syrie où je rappelle pour les étourdis qu'ils sont des intrus illégales pour ne pas changé, là où les russes sont des invités d'un état souverains ne déplaisent aux haters... Pire on apprend qu'au prochain grand pourparlers syro-syriens, Astana 6 les américains n'y seront pas vu que cela va se passer en... Iran ! Quand aux israéliens, ils vont eux aussi devoir revoir leurs ambitions démesurées au Golan... à la baisse...
Akasha.


Le président US pris de court par la Russie



DEBKAfile, site proche du milieu du renseignement de l’armée israélienne, revient sur le feu vert russe à l’Iran pour qu’il accueille le sixième round des pourparlers syro-syriens :


« Le fait que la Russie ait donné son aval à ce que l’Iran accueille Astana 6 prive de facto les États-Unis, la Jordanie et l’opposition syrienne de la possibilité d’y assister. Moscou vient ainsi d’éliminer les États unis, un véritable choc pour la partie américaine. »

Et le site de poursuivre : « En effet les Russes sont sur le point de faire passer un message aux Américains : ils sont prêts à soutenir jusqu’au bout la présence militaire iranienne en Syrie ».

DEBKAfile n’y apporte aucun commentaire, mais ce message est aussi adressé à Israël, dont les officiels ne cessent de réclamer ces derniers temps le « départ d’Assad, de l’Iran et du Hezbollah » de Syrie.

Mais le choix de Téhéran pour accueillir les pourparlers syro-syriens n’est pas le seul « choc infligé » par Poutine aux États-Unis et à Israël. La Russie vient de doter la DCA syrienne de canons électromagnétiques qui paralysent les radars des avions israéliens et provoquent leur crash. Un premier drone israélien a d’ailleurs été abattu mardi dans le sud de la Syrie. À Tel-Aviv, le message a été reçu 5 sur 5 : les Israéliens ont arrêté net leurs frappes contre les positions de l’armée syrienne à Quneitra.

Source : Pars Today

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Jeu 13 Juil - 12:16

______


Citation :
Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier de Dieu qu'ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients.





Coran, sourate 2, verset 154



______
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Jeu 13 Juil - 12:27

La ville de Mossoul resplendissante sous administration de l'Etat islamique en 2014:










La ville de Mossoul dévastée par les "libérateurs" de la coalition collabo-impérialiste-colonialiste en 2017:



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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Sam 15 Juil - 3:07

Eh oui... Ces enfoirés de "libérateurs" ont encore tout cassé et massacré des tas de civils et sous couvert des médias qui n'ont rien dit..Les deux poids deux mesures avec Alep libérée elle par les russes et l'armée syrienne.. Tout cette histoire et dégoûtante et comme je le dit chaque fois, c'est le peuple qui paye le plus lourd tribut des exactions des hommes de pouvoir, et ce, de quels côté que ce soit !! What a Face

Pour ta photo Nolive, une de avant Daech c'est kif kif bourricot.. Neutral

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 24 Juil - 9:02

Bonjour,
Je vous proposes en lecture un article traduit par l'excellent site Les Crises sur la tragédie syrio-libyenne perpétrée par les Etats-Unis. Les conséquences de la destruction de ses deux pays n'ont pas fini de retomber sur l'Europe il est donc assez étonnant de voir avec quelle complaisance nos politiciens continuent d'entretenir des liens avec une élite malfaisante et responsable d'autant de morts et de sang sur les mains.
Orné


La main des États-Unis dans les tragédies libyenne et syrienne

Source : Jonathan Marshall, Consortium News, le 09-06-2017

Les désastres liés à la politique de « changement de régime » de l’administration Obama propagent la violence terroriste en Europe, mais ils sont à l’origine de bien plus de carnages dans ces deux pays touchés par cette tragédie, écrit Jonathan Marshall.

Les enquêtes policières et la presse ont confirmé que deux des attaques terroristes les plus meurtrières à s’être déroulées en Europe de l’Ouest – les attentats à la bombe et les fusillades coordonnés à Paris de novembre 2015 qui ont fait 130 victimes et l’attentat à la bombe de mai 2017 dans la salle Arena de Manchester en Angleterre, qui en a fait 23 – ont été provoquées par une unité de l’EI basée en Libye, unité du nom de Katibat al-Battar.


La secrétaire d’État des États-Unis Hillary Clinton évoque, lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations Unies, la situation en Syrie (Nations Unies, New York, le 31 janvier 2012)


Depuis ces attaques, de nombreux analystes, moi y compris, les ont considérées comme une forme de « réaction » à la campagne désastreuse menée pour déposer le dictateur libyen Mouammar Kadhafi en 2011. En transformant la Libye en base-arrière des militants extrémistes radicaux, cette intervention a provoqué en boomerang l’exportation de la terreur vers Europe de l’Ouest.

Cependant, une critique aussi eurocentrique de l’intervention de l’OTAN laisse dans l’ombre les dommages bien plus graves qu’elle a provoqués en Syrie, où près d’un demi-million de personnes ont trouvé la mort et dont au moins 5 millions des citoyens ont dû s’enfuir depuis 2011. Les dirigeants états-uniens, britanniques et français ont contribué à déclencher, par leur hubris, l’une des plus grandes catastrophes modernes.

Il y a dix ans, la Libye, loin d’être un sanctuaire pour les opérations des djihadistes extrémistes, était l’un des principaux ennemis de ceux-ci. Un rapport de 2008 du département d’État faisait remarquer que « la Libye était un solide partenaire dans la lutte contre le terrorisme ». Il était aussi reconnaissant au régime de Kadhafi « de s’engager avec force dans des actions contre les flux de combattants étrangers », surtout des vétérans des guerres djihadistes en Afghanistan et en Syrie.

Tous ces efforts ont pris fin en 2011, quand des rebelles armés, qui comptaient, parmi eux, des membres disciplinés d’al-Qaïda et de l’EI, ont demandé l’aide de l’OTAN pour renverser le régime de Kadhafi. Les leaders occidentaux n’ont pas prêté attention aux avertissements prémonitoires du fils de Kadhafi, Seif, selon lequel « la Libye peut fort bien devenir la Somalie de l’Afrique du Nord, de la Méditerranée… Vous verrez des millions d’immigrants illégaux. La terreur sera à vos portes ». Kadhafi lui-même a prédit « qu’ une fois que les djihadistes auront le contrôle de la Méditerranée … alors il attaqueront l’Europe ».

Les attaques terroristes qui ont suivi en Europe ont, sans conteste, prouvé la validité de ces avertissements tout en discréditant le prétexte prétendument humanitaire de la guerre illégale en Syrie. Cependant les efforts des djihadistes pour contrôler la Méditerranée ont eu de bien plus graves répercussions, au moins dans le cas de la Syrie.

Un récent article du New York Times au sujet de la genèse des récentes attaques terroristes en France et en Grande-Bretagne a fait remarquer, en passant, que l’EI de Libye, constitué de « vétérans chevronnés des guerres d’Afghanistan et d”Irak », faisait partie « du premier contingent djihadiste étranger à arriver en Syrie en 2012, au moment où la révolte populaire du pays se changeait en guerre civile de grande envergure et en insurrection islamiste ».

Un ancien analyste britannique du contre-terrorisme a déclaré au journal : « Certains des mecs les plus dégueulasses d’al-Qaïda étaient des Libyens. Quand je me suis intéressé à l’EI, je me suis rendu compte que c’était la même chose. C’étaient les plus durs, les plus violents, ceux qui étaient toujours les plus extrémistes, contrairement aux autres. Les Libyens étaient l’élite des troupes et l’EI savait exploiter leurs caractéristiques ».

La violence extrémiste en Syrie.

Ces djihadistes libyens ont tiré parti de leur nombre, de leurs ressources et de leur fanatisme pour contribuer à l’escalade du conflit syrien jusqu’à la tragédie que nous voyons maintenant. Le carnage, que nous considérons maintenant comme allant de soi, n’était pas inévitable.


Le secrétaire d’État, John Kerry, prétend, le 30 août 2013, avoir les preuves de la responsabilité du gouvernement syrien dans l’attaque aux armes chimiques du 21 août 2013, mais ces preuves ou ne se sont pas concrétisées ou ont été, plus tard, discréditées.

Bien que les manifestations anti-gouvernementales en Syrie du printemps 2011 soient, très vite, presque depuis le début, deveues très violentes, beaucoup de réformateurs et de responsables gouvernementaux se sont efforcés d’empêcher une guerre civile totale. En août 2011, les dirigeants de l’opposition syrienne ont déclaré très raisonnablement que les appels aux armes étaient « inacceptables, d’un point de vue politique, national et éthique. Militariser la révolution conduirait à sous-évaluer la gravité de la catastrophe humanitaire qu’impliquerait une confrontation avec le régime. La militarisation amènerait la révolution sur un plan où le régime avait un avantage notable et elle saperait la supériorité morale qui avait caractérisé la révolution depuis le début ».

On l’a oublié aujourd’hui, en général, mais le gouvernement d’Assad a aussi pris des mesures sérieuses pour encourager une désescalade de la violence, comme lever l’état d’urgence, dissoudre l’impopulaire Cour nationale de sécurité, nommer un nouveau gouvernement et organiser un dialogue national avec les leaders de l’opposition.
Mais le 18 août 2011, les mêmes dirigeants occidentaux qui bombardaient Kadhafi annonçaient au monde : « le temps est venu pour le président Assad de démissionner ». Comme pour fortifier la résolution des militants syriens, les rebelles libyens étaient alors juste en train de conquérir Tripoli avec l’aide de l’OTAN.

« C’est un signe de mauvais augure pour le président syrien Bachar al-Assad, écrivait le Wall Street Journal. Il y a déjà des signes qui montrent que la Libye inspire les rebelles qui essaient de renverser Assad… Les manifestants syriens sont descendus dans la rue pour scander : « Kadhafi ce soir, Assad demain… » Il est fort possible que l’épisode libyen ne serve qu’à intensifier le conflit en Syrie, à la fois en motivant les dissidents et en renforçant la détermination de M. Assad à tenir bon ».

Le développement du conflit en Syrie n’a pas été une conséquence involontaire de la campagne libyenne, mais une démarche volontaire de l’ambition ancienne des néoconservateurs de « remodeler le Moyen-Orient » en renversant des régimes extrémistes et antiaméricains. Le même article du Wall Street Journal évoquait les buts grandioses de certains interventionnistes de Washington :

« La nouvelle énergie apportée par le soulèvement libyen pourrait aussi se propager aux autres pays de la région, pas seulement à la Syrie. Les responsables états-uniens espèrent en particulier que cela va donner une nouvelle vigueur à un mouvement de protestation né en 2009 en Iran pour mettre en cause la réélection du président Mahmoud Ahmadimejad… La Syrie est depuis 30 ans le plus proche allié stratégique de l’Iran dans la région. Selon des responsables états-uniens, les menaces qui pèsent de plus en plus sur le régime d’Assad pourraient motiver les forces démocratiques iraniennes ».

Bien sûr, au lieu de motiver les démocrates iraniens, le conflit syrien a encouragé les tenants de la ligne dure de l’Iran à envoyer la Garde révolutionnaire et par procuration des forces du Hezbollah chez leur voisin, déstabilisant ainsi davantage la région.

À la suite de l’horrible meurtre de Kadhafi à l’automne 2011, les extrémistes libyens se sont vite mis à attiser d’autres conflits terroristes, du Mali jusqu’au Moyen-Orient, en utilisant des armes pillées dans les énormes stocks de Kadhafi.

« La prolifération des armes, provoquée par la fin du conflit libyen, était d’une échelle plus grande que lors de tout autre conflit, probablement dix fois plus d’armes que ce que nous avions vu en Irak, en Somalie et en Afghanistan », a constaté un expert de Human Rights Watch.

D’après une enquête des Nations Unies, « les transferts d’armes et de munitions venant de Libye ont été parmi les premiers lots d’armes et de munitions à atteindre l’opposition syrienne ». Elle souligne aussi que les armes libyennes étaient d’abord destinées à des « éléments extrémistes », pour leur permettre de gagner du terrain et de l’influence aux dépens de groupes rebelles plus modérés.

La propagation de la guerre

Selon le Daily Telegraph, dès novembre 2011, des seigneurs de guerre islamistes de Libye se sont mis à offrir « de l’argent et des armes aux mouvements de plus en plus importants insurgés contre Bachar al Assad ». Abdoulhakim Belhadj, commandant du Conseil militaire de Tripoli et ancien dirigeant du Libyan Islamic Fighting Group, un allié d’al-Qaïda, a rencontré secrètement, en Turquie, les dirigeants rebelles syriens pour discuter de l’entraînement de leurs troupes. Précisons qu’en 2004, cet homme avait été victime d’un complot de la CIA, qui l’avait kidnappé avant de le rendre à la Libye.


Le dirigeant destitué Muhammar Kadhafi peu avant son assassinat le 20 octobre 2011.

Le commandant d’une bande armée libyenne a déclaré à ce journal : « Tout le monde veut aller en Syrie. Nous avons libéré notre pays, maintenant nous devons aider les autres… C’est ça l’unité arabe ».

En avril 2012, les autorités libanaises ont confisqué un bateau contenant plus de 150 tonnes d’armes et de munitions provenant de Misrata en Libye. Un comité d’experts approuvé par les Nations Unies a inspecté les armes et a déclaré avoir trouvé des missiles sol air SA- 24 et SA-7, des missiles guidés anti-tanks et de nombreuses armes aussi bien légères que lourdes.

En août de cette même année, selon le magazine Time, « des centaines de Libyens » ont afflué en Syrie pour « exporter leur révolution » apportant avec eux des armes, des compétences pour fabriquer des bombes et une expérience en stratégie de combat.

« Quelques semaines après la conclusion heureuse de leur révolution, des combattants libyens ont commencé à arriver par petits groupes, notait le magazine. Mais ces derniers mois, ces petits groupes sont devenus énormes, beaucoup ayant voyagé jusqu’aux montagnes à cheval sur la Syrie et la Turquie, où les rebelles ont établi leurs bases ».

Un rebelle syrien a déclaré à l’hebdomadaire : « Ils ont des armes plus lourdes que les nôtres » comme les missiles sol-air. « Ils ont apporté ces armes en Syrie et on s’en sert sur le front ».

Un mois plus tard, le London Times nous a apprisqu’un navire libyen transportant plus de 400 tonnes d’armes destinées à la Syrie, comme des missiles antiaériens SAM-7 et des grenades lancées par roquettes, s’était amarré en Turquie. Des armes de ce type ne pouvaient qu’aggraver la souffrance des civils pris dans cette guerre.

Comme l'avait déclaré à des journalistes le ministre français des Affaires étrangères, les missiles anti-aériens des rebelles « forçaient les avions (du gouvernement syrien) à voler très haut, ce qui rendait les frappes moins précises ».

Selon ce qu’a écrit plus tard le journaliste Seymour Hersch, la plupart des armes libyennes de ce type arrivaient en Syrie par des itinéraires secrets, surveillés par la CIA, d’après un programme autorisé par l’administration Obama début 2012. Les subventions et le soutien logistique venaient de Turquie, d’Arabie saoudite et du Qatar. La CIA, pense-t-on, évitait de révéler le programme au Congrès en le classifiant comme opération de liaison avec un partenaire du renseignement étranger, le MI6 de Grande Bretagne.

Les médias de Londres commencèrent à avoir vent de l’opération en décembre 2012. La CIA, disait-on, envoyait davantage de conseillers pour s’assurer que les armes libyennes n’arrivent pas jusqu’aux forces extrémistes islamistes.

Bien sûr, ces efforts étaient trop tardifs, des responsables du renseignement des États Unis savaient déjà alors que « les salafistes, les Frères musulmans et (al-Qaïda) » étaient « les forces principales qui contrôlaient l’insurrection ». L’afflux de nouvelles armes a simplement aggravé les souffrances de la Syrie et a fait encore plus de ce pays le théâtre d’une dangereuse compétition internationale pour le pouvoir.

Les armes et les combattants de Libye ont contribué à transformer le conflit syrien et à changer une lutte âpre en bain de sang. Comme l’érudit moyen-oriental, Omar Dahi l'a fait remarquer, « l’année 2012 a joué un rôle décisif dans la genèse de la catastrophe actuelle. Il y avait des éléments étrangers impliqués en Syrie avant cette date… mais jusqu’au début de 2012, la dynamique du conflit syrien était, en grande partie, interne. À la fois à cause des armes injectées de l’extérieur et de l’espoir d’une aide militaire plus importante, une aide de l’Occident, pour être clair, l’opposition a décidé de prendre les armes.

« La décision de militarisation a eu trois effets principaux. D’abord, elle a spectaculairement augmenté le nombre de victimes et les ravages dans le pays tout entier… À la mi-2012, le nombre de morts par mois était presque le même que celui de la totalité de la première année du soulèvement. La militarisation a donné au régime syrien carte blanche pour utiliser exhaustivement son arsenal d’armes. Et peut-être ce qui est le plus catastrophique, l’émergence d’une rébellion armée a placé beaucoup des chances de l’opposition entre les mains de ceux qui voulaient donner de l’argent et armer les combattants… C’est à ce moment que les groupes djihadistes se sont lancés ».

Les victimes collatérales de l’intervention de l’OTAN en Libye comprennent maintenant 6 millions de Libyens qui essaient de survivre dans un État failli, des millions de personnes en Afrique du Nord en proie au terrorisme islamiste, 20 millions de Syriens qui n’attendent que la fin de la guerre et des millions d’Européens innocents qui se demandent quand ils risquent d’être pris pour cibles par des attentats suicides terroristes. Il n’y a rien d’humanitaire dans des guerres qui déchaînent de tels massacres, provoquent un tel chaos, des guerres dont on n’entrevoit pas la fin.

Jonathan Marshall est un contributeur régulier de Consortiumnews.com

Source : Jonathan Marshall, Consortium News, le 09-062017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 25 Juil - 23:52

Syrie : le hurlement des loups…



« Dans la région, nous n’entendons plus que le hurlement des loups : le Qatari accuse le Saoudien de comploter pour renverser le régime des Al-Thani, le Saoudien accuse le Qatari de comploter pour renverser le régime des Al-Saoud et déstabiliser le royaume, l’Émirati accuse le même Qatari de travailler à saper sa propre stabilité…


Tous complotent contre tous, au point où vous ne pouvez même plus distinguer les loups qui hurlent le plus.

Ainsi, Ibrahim Karagül se demande dans un article du quotidien « Yeni Safak », porte-parole du parti au pouvoir en Turquie, quelle serait la relation entre la crise qatarie et le coup d’État manqué du 15 Juillet 2016 visant à renverser le président turc Recep Tayyip Erdogan, tout en accusant Mohammed ben Zayed, le prince héritier d’Abou Dabi, d’avoir financé cette « sale tentative » via l’homme d’affaires Mohammed Dahlane décrit comme un agent du Mossad et de la CIA.

Soutenant que les Émirats ont transmis 3 milliards de dollars au groupe de Fethullah Gülen pour mener à bien le coup d’État, Ibrahim Karagül insiste sur leur responsabilité dans cette affaire et sur le droit des Turcs de poursuivre en justice tous ceux qui ont financé et soutenu cette tentative menée par collaboration entre les Émirats Arabes Unis et les services secrets égyptien et israélien, lesquels planifieraient des opérations terroristes contre la Turquie par l’intermédiaire de l’organisation terroriste Daech. Il conclut en décrétant, d’ores et déjà, leur pleine responsabilité pour toutes les « sales opérations terroristes » qui se produiraient à l’avenir dans n’importe quelle ville turque !

Qui suit les médias des États agresseurs de la Syrie reste stupéfait et circonspect devant l’inimaginable prose de ceux-là qui, de l’aveu même de l’ex-ministre qatari des Affaires étrangères, Hamad bin Jassem, collaboraient dans une même cellule d’opérations au nord et au sud de la Syrie pour tenter, avec la coopération d’Israël, de la détruire, de détruire son rôle régional et de mettre fin à son rôle de pivot au sein de l’Axe de la Résistance.

Ce qui est tout aussi curieux est de constater qu’Israël coopère avec le Qatar contre l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, et coopère avec l’Arabie Saoudite et les Émirats contre le Qatar et la Turquie ; soutient Barzani dans son projet séparatiste de partition de l’Irak, et soutient les organisations terroristes armées en Syrie. Il est le Joker qui les utilise tous en fonction de ses intérêts, sans jamais se soucier de qui conspire contre qui. Bien au contraire, il aide chaque partie contre l’autre selon le célèbre principe : « diviser pour régner ».

Le seul bénéficiaire de ce qui s’est passé et de ce qui se passe actuellement dans notre région est l’entité israélienne, laquelle ne dissimule plus son acharnement à judaïser Jérusalem, détruire la mosquée d’Al-Aqsa, liquider la question palestinienne devenue pour les loups de la région un fardeau dont il faudrait se débarrasser par n’importe quel moyen, afin que la situation leur devienne propice pour affronter de nouveaux ennemis imaginaires, se battre contre des moulins à vent, et comploter les uns contre les autres.

Le plus paradoxal est que pendant qu’Al-Aqsa subit les violations israéliennes, le Serviteur des deux Lieux saints de l’Islam se comporte en sourd-muet, imité en cela par la Fédération mondiale des oulémas musulmans dirigée par Yusuf al-Qaradawi, trop occupé par l’agression saoudienne portant préjudice à l’indépendance et aux politiques régionale et internationale du Qatar ; alors, qu’en Syrie, les différentes organisations islamisées pour la forme et « israélisées » dans le fond, sont occupées à se liquider les unes les autres.

Il est indubitable que les peuples de notre région passent d’une catastrophe à une autre et subissent les effets de crises profondes, notamment celle qui résulte de l’instrumentalisation de l’Islam par les forces ennemies cherchant à dominer la région en le transformant en une sorte de bagage personnel de tel ou tel dirigeant, de tel ou tel régime politique.

C’est ainsi que l’Arabie Saoudite cherche à cacher ses crimes dans la région sous le couvert de l’Islam ; exige de ses sujets qu’ils se taisent sur les injustices socio-économiques au nom de l’Islam ; détruit le Yémen sous le slogan que les résistants sont des renégats de l’Islam ; attaque le Qatar sous le prétexte que les Al-Thani ne sont pas des descendants des wahhabites [pourtant, le Qatar est un État incontestablement wahhabite ; NdT] et que son alliée, la Turquie, n’est pas une référence islamique comparable à la sienne ; attend de tous les Musulmans qu’ils s’agenouillent devant Netanyahou, juste parce que telle est la vision de la sagesse politique dudit Serviteur des deux Lieux saints de l’Islam, tout comme la vision de son héritier Mohammed bin Salmane pour l’an 2030 est purement liée à l’Islam…

La vérité est que le conflit s’est transformé en une lutte entre deux axes pour la direction du monde musulman : l’axe wahhabite et l’axe des Frères Musulmans regroupant le Qatar et la Turquie. Un monde musulman éreinté par les guerres, détruit, loin du développement et du progrès.

Reste à savoir si la résilience des Syriens, leur patience, le sang de leurs martyrs et les douleurs de leurs blessés auront raison des illusions et de l’arrogance de ceux-là qui n’ont fait que comploter.

Oui, dans la région, nous n’entendons plus que le hurlement des loups qataris, saoudiens, turcs, émiratis, et surtout israéliens. Des hurlements qui suggèrent la fin d’une étape et le début d’une autre : celle de la victoire historique de la Syrie et de ses alliés.

Une victoire qui nous mettra face à d’énormes défis comparables à ceux que nous avons affrontés tout au long de l’agression. Défis qui exigent des responsables dévoués au service du peuple et de la nation, du travail, de la créativité, de l’excellence, en sachant que notre effort principal doit porter sur l’intérieur du pays, lequel constitue le pilier de toute nouvelle politique étrangère tenant compte de toutes les variables et nécessaires modifications.

En effet, l’essentiel est à l’intérieur, parce que comme l’a dit le président Al-Assad : « Si l’enceinte de notre maison avait été solide, forte, solidaire, et que la corruption et la trahison n’avaient pas frappé certains de ses recoins, les choses ne seraient pas arrivées là où elles sont ».

Par conséquent, quand nous commencerons à entendre les hurlements des loups de l’intérieur, nous saurons que nous avançons dans la bonne direction.

Voici venu le temps du hurlement des loups… »


Bassam Abou Abdallah, le 20 juillet 2017

Professeur de relations internationales à l’Université de Damas

Source : Al-Watan (Syrie)



Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Rappel :
Fin de partie en Syrie

Lire aussi : Syrie: la Russie livre 10.000 tonnes d'aide humanitaire aux rebelles de la Ghouta

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 31 Juil - 21:35

On sait depuis 2003 que la résistance irakienne pourchasse les collabos à travers tout l'Irak. Mais on oublie parfois, surtout les complotistes, que la résistance irakienne pourchasse les collabos irakiens même à l'extérieur de l'Irak.



Citation :
L'ambassade d'Irak attaquée par l'EI à Kaboul, les assaillants tués


AFP, publié le lundi 31 juillet 2017 à 16h48

L'ambassade d'Irak à Kaboul a été lundi la cible d'une attaque coordonnée pendant plus de quatre heures menée par quatre assaillants, tous tués par les forces afghanes et revendiquée par le groupe Etat islamique en plein coeur de la ville.
"L'attaque est terminée, tous les assaillants ont été tués", a annoncé peu après 15H30 (11H00 GMT) sur sa page Facebook le ministère de l'Intérieur qui avait auparavant parlé d'un commando de quatre assaillants, dont un kamikaze qui a ouvert la voie aux autres.
"Les diplomates irakiens ont été évacués en lieu sûr, aucun n'a été blessé", selon le communiqué.
Selon le porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères, Ahmed Jamal, qui a rapporté "deux morts, deux gardes afghans" tués dans l'attaque de l'EI, "le chargé d'affaires (qui tient lieu d'ambassadeur, ndlr) a été évacué vers l'ambassade d'Egypte" voisine. Le ministère afghan de l'Intérieur n'a pour sa part fait état que d'un policier blessé.
L'organe de propagande de l'EI, Amaq, a revendiqué l'opération, évoquant "deux" combattants, sans autres précisions. Un nouveau communiqué authentifié en fin de journée a maintenu cette version "d'un raid conduit par deux attaquants" qui a fait "27 morts".  
C'est la première fois que l'ambassade d'Irak à Kaboul est attaquée, après plusieurs attentats contre des missions étrangères.
Le ministère afghan de l'Intérieur avait confirmé à la mi-journée l'attaque contre la légation irakienne, indiquant dans un communiqué: "vers 11H10 ce matin (06H40 GMT), un groupe de quatre terroristes a attaqué l'ambassade irakienne dans le district 4 de Kaboul" (centre-ville).
"Un premier kamikaze s'est fait exploser à l'entrée de l'enceinte et trois autres se sont frayés un chemin à l'intérieur. La police a réagi promptement et le personnel de l'ambassade a été emmené en lieu sûr" ajoutait-il en annonçant qu'"une opération pour tuer les terroristes (était) en cours".
Selon un responsable de la sécurité, les forces spéciales étaient sur place "et les civils riverains ont été évacués".


- Echoppes fermées -


Les premières détonations ont été entendues et signalées à l'AFP peu après 11h00 (06H30 GMT): au moins quatre explosions, des tirs d'armes à feu et de grenades ont été entendus, ont précisé plusieurs riverains.
Une épaisse fumée noire s'est aussitôt élevée au-dessus du quartier visé, assailli par les sirènes de police et d'ambulances.
Toutes les échoppes de Shar-è-Now, le quartier commercial chic de Kaboul, ont été fermées.
En fin d'après-midi, un officier de sécurité chargé de collecter les images des caméras de surveillance a précisé à un photographe de l'AFP que les assaillants avaient été déposés en voiture. "Ils sont entrés à pied en tirant sur les gardes dans l'enceinte de la légation, protégée en partie par des murs de béton anti-blast, les T-walls."
"Ce n'est qu'arrivés à l'intérieur du bâtiment que le premier kamikaze s'est fait exploser". Plusieurs traces noires provenant d'un début d'incendie sont d'ailleurs visibles sur la façade de l'ambassade.
Dans un communiqué, le ministère afghan des Affaires étrangères a "fermement condamné l'attaque contre l'ambassade irakienne". Simultanément à Bagdad, le ministère irakien indiquait "suivre la situation avec les autorités afghanes compétentes et des pays amis".
Cette attaque intervient en pleine débâcle de l'EI en Irak et en Syrie. Le 13 juillet, le chargé d'affaires irakien à Kaboul avait donné une conférence de presse "à l'occasion de la victoire de nos forces armées(...) dans la ville de Mossoul", reprise à l'EI, selon le site de l'ambassade.




L'EI qui recule au Levant est apparu dans l'est de Afghanistan pour fonder "L'émirat du Khorasan", le nom antique de la région, début 2015. Il progresse désormais dans le nord du pays malgré les raids aériens américains qui ciblent régulièrement ses positions.

Le groupe a revendiqué plusieurs attentats sanglants au coeur de Kaboul depuis un an, dont le premier le 23 juillet 2016 avait fait 84 morts et 300 blessés au sein de la minorité chiite afghane.
Avec cette attaque, l'EI "veut envoyer un message à de nombreux Etats, pas seulement à l'Irak, pour prouver qu'il est présent partout (...) particulièrement après les victoires enregistrées par les forces de sécurité irakiennes", estime Essam al-Fili, politologue irakien joint par l'AFP.
"Attaquer des ambassades fait partie de la stratégie de ce genre de groupes, car (elles) représentent un symbole fort pour les Etats" touchés.
L'EI a perpétré de nombreuses attaques dans des quartiers diplomatiques. Mais hormis une attaque contre le consulat italien du Caire en 2015, celle-ci est la première menée directement à l'intérieur d'une chancellerie.

Source:  http://actu.orange.fr/monde/l-ambassade-d-irak-attaquee-par-l-ei-a-kaboul-les-assaillants-tues-CNT000000Lzf66/photos/attentat-suicide-a-kaboul-846bc5d2e672e5ef54cb5e8b48a62a3e.html
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 1 Aoû - 3:53

nolife a écrit:
On sait depuis 2003 que la résistance irakienne pourchasse les collabos à travers tout l'Irak. Mais on oublie parfois, surtout les complotistes, que la résistance irakienne pourchasse les collabos irakiens même à l'extérieur de l'Irak.

Bof... Je ne sais pas ce que tu appelles "complotiste", mais je dirais plutôt que c'est les médias qui ne le disent jamais. Dans les cercles bien renseigné on sais ça, mais contrairement à des comme toi, on vas plus loin et on sais qui les a aidé à ce développer. Et qui les aides toujours à renaître ailleurs après leur défaite imminente. Les américains jouent sur les deux tableaux, ils les ont massacré à Mossoul sans faire de détail entre daechens et civils et les implantent ailleurs pour pouvoir continuer à tirer les ficelles en instrumentalisant le radicalisme et le terrorisme ils en ont besoin.

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Lun 7 Aoû - 2:52

La coalition internationale bombarde Raqqa au phosphore blanc


Capture d'écran d'une vidéo de propagande montant un bombardement de la coalition sur Raqqa le 8 juin. On reconnaît le faisceau typique des bombes au phosphore blanc

Des vidéos très explicites, confirmées par les militants de l’opposition syrienne, le montrent : la coalition internationale conduite par les États-Unis a effectué en fin de semaine dernière plusieurs bombardements au phosphore blanc sur la ville de Raqqa, fief syrien de l’organisation État islamique. Ce composant, qui peut brûler et tuer une personne, est pourtant interdit dans des zones où les civils sont proches des forces armées.

Ces bombardements viennent s’inscrire dans l’opération de reprise de la ville de Raqqa menée depuis mars 2017 par la coalition internationale et ses alliés. Ils ont eu lieu jeudi, vendredi et samedi, pendant que les forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de forces arabo-kurdes, renforçaient leurs positions dans l’ouest de la ville, où elles ont réussi à entrer le 6 juin, avant de poursuivre leur avancée vers le Nord. Les FDS sont soutenues dans leur lutte contre l’EI par la coalition internationale, créée en 2014 et dirigée par Washington, qui leur assure un appui aérien et au sol, en plus des armes et des munitions.

Les images des bombardements de Raqqa qui circulent sur les réseaux sociaux sont explicites : on y voit l’explosion typique des bombes au phosphore blanc, qui provoque un faisceau de traits de fumée blanche.

Les forces de la coalition utilisent du phosphore blanc sur Mossoul et Raqqa


"Créer des incendies, provoquer des asphyxies et des brûlures"

Selon Wassim Nasr, journaliste à France 24 et expert de l’EI, "le but officiel de l’usage de ces armes est de créer des écrans de fumée, afin de permettre aux civils de fuir. Mais, officieusement, les bombes au phosphore visent à créer des incendies afin de déloger les jihadistes, voire à provoquer des asphyxies et des brûlures".

Sauf que les civils peuvent subir les mêmes effets. Les bombes au phosphore blanc sont en effet composées d’un produit chimique, qui réagit au contact de l’air en créant un épais nuage blanc. Touchée par ce nuage, une personne peut être brûlée jusqu’à l’os et périr de ses blessures.

L’usage du phosphore blanc est interdit par le Protocole sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi des armes incendiaires contre des objectifs militaires si ceux-ci ne sont pas clairement séparés de l’emplacement des civils. C’est justement le cas à Raqqa, où l’on estime le nombre d’habitants demeurés dans la ville à 160 000. Côté jihadiste, et malgré un armement conséquent, ils ne seraient plus que 500, selon les estimations du Pentagone, les commandements ayant déjà fui la ville vers la province voisine de Deir-El-Zor.

"Ce genre d’images sert la propagande de l’EI. Certains habitants peuvent même choisir de les rejoindre par réaction"

Pour Rami Jarrah, reporter et militant de l’opposition syrienne de la première heure, qui se trouve aujourd’hui en Turquie, non loin de la frontière syrienne, ces bombardements reflètent une politique deux poids deux mesures de la coalition internationale:


J’ai l’impression de revivre l’offensive d’Alep, avec des civils qui font les frais d’une opération militaire dirigée contre des jihadistes. À l’époque, on reprochait au régime syrien de prendre en otage les civils. Là, les Américains refusent d’admettre qu’il ont mis en danger des civils [sur son site, le 12 juin, la coalition a assuré que l’utilisation de bombes au phosphore blanc servait à "faire écran, masquer et marquer des endroits en prenant en compte les possibles effets accidentels que cela pourrait avoir sur les civils", mais précise que l’EI "continue à faire preuve d’un mépris flagrant envers les vies humaines innocentes ", NDLR]. À nos yeux, la vie des civils est sacrée, à Alep comme à Raqqa. Or, avec le nombre de civils tués par la coalition internationale depuis le début des opérations [945 au 1er mars 2017, selon le Réseau syrien des droits de l’Homme, 352 au 1er mai, selon la coalition internationale, NDLR], on ne peut plus parler de "victimes collatérales" !

C’est pour cela qu’une partie de l’opposition syrienne, dont je fais partie, a toujours été en faveur d’un soutien aux troupes au sol et non des bombardements, qui toucheront toujours plus des civils. De plus, ce genre d’images sert la propagande de l’EI, qui relaye massivement ces vidéos en tenant un discours de victimisation. Certains habitants peuvent même choisir de les rejoindre par réaction.



Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 58 civils ont été tués depuis mardi 6 juin. Des vidéos similaires montrant des bombardements au phosphore blanc à Mossoul ont également été diffusées au début du mois de juin, à la suite d'une opération menée par l’armée irakienne, toujours avec l’appui de la coalition internationale.

Source : Observers France24


La situation en Syrie au 4 août par Ayssar Midani

Vingt-troisième SitRep (rapport de situation) pour la Syrie par Madame Ayssar Midani !!!





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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 22 Aoû - 1:41

Evidemment, ces connards de peuple de la coalition internationale ne demandent pas à leur gouvernement de cesser les bombardements sur Raqqah. Ben voyons !




Une connasse a écrit:
Si le peuple ne descend pas dans la rue pour demander une vraie politique anti terroriste on va en payer le prix fort.


Source:  http://electra2zeiss.tonempire.net/t15545p75-syrie-les-vrais-responsables-du-conflit
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 22 Aoû - 1:59

nolife a écrit:
Evidemment, ces connards de peuple de la coalition internationale ne demandent pas à leur gouvernement de cesser les bombardement sur Raqqah. Ben voyons !
Une connasse a écrit:
Si le peuple ne descend pas dans la rue pour demander une vraie politique anti terroriste on va en payer le prix fort.
Source:  http://electra2zeiss.tonempire.net/t15545p75-syrie-les-vrais-responsables-du-conflit

Tu sais ce qu'elle te dit la connasse ? Twisted Evil

Les gouvernements jouent sur les deux tableaux... Non seulement ils soutiennent des guerres illégales que j'ai toujours fermement condamné. Car la coalition n'a rien à faire en Syrie, ils y sont illégalement !!
Seul les russes on le droit d'y être et n'ont jamais fait de différence entre Daech et les groupes terroristes au moins... Même si malheureusement ils ne font pas toujours dans la dentelle.

Et ensuite nos gouvernement instrumentalisent les attentats au lieu de vraiment adopter une vraie politique pour nous protéger et jouent les mielleux genre pas d'amalgame et gna gna gna... En attendant des gens meurent, pendant que dans les mosquées des Imam continuent d'endoctriner impunément et des radicalisés courent toujours les rues !

La voilà la réalité mon cher Youcef, et tout ses gens souillent l'islam No

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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 22 Aoû - 2:06

La connasse dit qu'elle en a rien à foutre que son gouvernement bombarde des petits bébés syriens à Raqqah, qu'elle adore voir les russes faire la même chose, et que tout ce qui compte c'est que son gouvernement prenne soin de son gros derche bien sale de connasse !
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 22 Aoû - 2:27

nolife a écrit:
La connasse dit qu'elle en a rien à foutre que son gouvernement bombarde des petits bébés syriens à Raqqah, qu'elle adore voir les russes faire la même chose, et que tout ce qui compte c'est que son gouvernement prenne soin de son gros derche bien sale, la connasse !

Ce n'est pas vrai et tu le sais très bien que j'ai toujours condamnés leurs exactions. Et ce, depuis le début, ça a toujours été mon postulat.

Je comprends très bien ta colère, mais cette guerre menée par les terroristes ne rime à rien, c'est juste de la vengeance froide qui ne changera rien du tout, ce serait plutôt l'inverse car les responsable s'en servent contre leur peuple et le notre en même temps. What a Face Moi aussi tout ça me dégoûte... pale

Attentats, terrorisme, Daech, islam, invasion, remplacement : une manipulation peut en cacher une autre






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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 22 Aoû - 2:34

cacas
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MessageSujet: Re: Irak et Syrie: l'EI, arnaque ou véritable mouvement révolutionnaire?"   Mar 22 Aoû - 2:38

Bon ben.... Caca alors....  lol!

Spoiler:
 

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