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 Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)

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akasha
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MessageSujet: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mer 22 Juil - 2:24

Rappel du premier message :

Bonsoir mes frères & sœurs
J'ouvre se nouveau sujet qui aura pour but de rassembler les informations concernant le conflit entre Israël et la Palestine. Ce grand pays qui est en occupation depuis plus de 60 ans. Un pays qui a subit tant et tant de souffrance et d'injustice. Victime des intérêts des sionistes et leurs complices. De la désinformation. Mais les palestiniens, ce grand peuple, jamais ils ne courberont l'échine, et se battront avec leurs moyens jusqu'au bout face à l'occupant qui n'hésitent pas à tuer, torturé, emprisonner de façon arbitraire des civiles (femmes et enfants comprit). Israël est une nation voyou qui devrait être jugé pour crime de guerre, mais ils sont couvert par les Etats-Unis et l'OTAN..Ils ne respectent même pas les droits de l'homme...Et les médias se rendent coupable de donner une tribune à des pro-sionistes, et calomnient les défenseurs de la cause Palestinienne en les taxant injustement (pour le plus souvent) d'antisémite...Or le peuple sémite (Sem) sont les habitants des terre palestiniennes, donc en clair les palestiniens sont sémites, vous comprenez ? Plus fort, n’oublions pas que plus de 90% des juifs d’Israël ne sont pas de vrais autochtones, c-a-d qu'ils ne sont pas les descendants direct des 12 tributs d’Israël ! Se sont pour la plus part des ashkénazes d'origine Khazar ! se qui en font des émigrés colonisateurs ! Leur diaspora ne tient pas la route... N'oublions pas non plus la persécution des séfarades par les juifs dans les années 50, se qui fait que les juifs sont les plus grand antisémites de l'histoire ! Savez-vous aussi que se sont les juifs qui les 1er on perpétré des attentats ? Se sont même eux qui ont inventé les attentats dans les bus ! Il est donc temps d'un peu faire preuve de discernement quand à se conflit qui a tant et tant fait de victime des deux côté, car je n'oublie pas que le peuple juif souffrent aussi des exactions des sionistes...Beaucoup de juifs condamnent le sionisme, ne l'oublions pas.





Compilation d'extraits du Talmud dignes des heures les plus sombres de l'univers intersidéral^^



LA DÉCLARATION BALFOUR



Connaissez-vous Benjamin Freedman et son discours en 1961 sur le sionisme




Aujourd’hui je vous propose le Discours donné en 1961 par Benjamin H. Freedman au nom d’un magazine de l’époque Common Sens à l’hôtel Willard de Washington DC.

Benjamin Freedman est né en 1890 de parents juifs. Il devint un homme d’affaire new-yorkais réputé au point d’être le principal propriétaire de la Woodbury Soap Company. Il rompit avec le sionisme international à la fin de la deuxième guerre mondiale, puis a passé le restant de sa vie à exposer les faits de l’influence sioniste en Amérique ; dépensant pour cela plus de $ 2.5 millions de sa propre poche.

Lire la suite sur Planète Révélations

Il faut aussi oser parler des acointances qu'ils existaient entre le 3ème Reich et les sionistes :

Le Sionisme et le Troisième Reich



Comme je vous disais dans un article précédent, 2013 est l’année des révélations.

Fini les manipulations et les mensonges des médias, politiciens et autres vendus.

Le peuple veut les vérités !

N’oubliez jamais : Nous sommes responsables de nos actes et aussi de la mémoire collective.


Lire la suite sur Plan-te Révélations

A lire aussi sur PR mon analyse sur la conquête sioniste, les enjeux et leur but finale ça se passe ici

Texte et mise en page par Akasha

_________________
"Pace fores obdo, ne qua discedere possit". Ovide, Fastes, I, 281 Tel le dieu romain, tel en son double-visage, telle est la dualité. Janus. La guerre et la paix.
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Yunlunga
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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Sam 2 Juil - 3:58

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Bientôt

Le monde subira la " colère de DIEU "

 Israel aussi subira la " colère de DIEU "

Selon moi il n'y a pas de peuple élu !
 Pour être plus précis :
toute personne qui répète les noms Divins, qui se soumet à DIEU 
 qui aide son prochain et les animaux 
quelque soit sa religion et son origine fera partie du peuple de DIEU !

Ces prophéties sont destinées à nous faire prendre conscience de l'essentiel c'est à dire DIEU !
 
Si les gens voulaient s'améliorer et retourner à DIEU beaucoup pourrait être évité , mais le veulent 'ils ???

-----


« Ainsi parle l'Éternel : 

Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, que le fort ne se glorifie pas de sa force, 
que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. 
Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d'avoir de l'intelligence et de Me connaître, 
de savoir que Je suis l'Éternel qui exerce la bonté, 
le droit et la justice sur la terre ; car c'est à cela que Je prends plaisir, dit l'Éternel. »

(Jérémie 9, 23-24


----


L'Antéchrist s'installe à Jérusalem et s'y fait adorer comme Dieu.


 c'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention! 

- alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes;

que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison; 

et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau. 

Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là! 

Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat. 

Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais. 

Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. 

(Matthieu24/15-22).




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file:///C:/Users/rebirth/Desktop/Downloads/Nikolaas%20Van%20Rensburg%20-%20Prophetie.html

Nikolaas van Rensburg

Prophéties
Extraits :

Après cette guerre, certains pays en Europe et surtout à l’est sont quasiment annihilés. 
La Russie, la France, Israël, les USA mais surtout l’Angleterre ne jouent quasiment plus aucun rôle.
 
L’Angleterre et les Juifs verront leurs manigances dans les deux premières guerres mondiales dévoilées et jugées.










Qu'est ce que le sionisme ?






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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mar 19 Juil - 12:52

J'ai une irrésistible envie de citer Marc-Edouard Nabe:



Citation :
Aux imbéciles qui m'objecteraient que l'Etat islamique ne s'attaque pas à Israël, je répondrais qu'entre tous les autres sens qui leur font défaut, le géographique est le plus patent... D'abord, pour l'instant, Daech n’a pas que ça à faire. Il lui faut d’abord « fondre » l’Irak et la Syrie. Ensuite,  c’est par antinationalisme qu’il ne s'attaque pas à Israël. Il ne veut pas aller en Palestine pour aider les «Palestiniens ».

Vouloir une Palestine «libre » est encore un rêve de nationaliste mesquin. C’est militer minablement pour un petit État à côté d’lsraël. Dans sa lutte contre la nation,  Daech est allé jusqu’à brûler le drapeau palestinien!  Allez vous faire foutre!  ll n’y a pas d’État qui tienne!  Abandonnez votre combat pour un petit morceau ridicule de gâteau qui sera de toutes façons empoisonné!

Que les Palestiniens (sunnites) cohérents viennent gonfler les troupes de l’EI puisqu’au bout du compte,  quand la carte sera reconstituée,  l’ex-Palestine (et l’ex-Israël  bien sûr) sera englobée dans le grand Califat final.  Ça viendra.  Daech l’a dit « On agit à Cham, mais nous ne quittons pas al Qods du regard! »

Quand ils vont arriver au Liban, et en Jordanie, mes chers daechistes sauront faire comprendre à Israël ce qui l’attend. .. C’est peut-être par là que se bouclera le Califat : qu’il termine par Jérusalem (Bayt Al-Maqdis) ne m’étonnerait pas.

S’il y a un régime qui le sait, c’est bien celui de Benyamin Netanyahou! D’ailleurs, si « Bibi » le boucher a stoppé ses crimes à Gaza à la fin de l’été, ce n’est pas parce qu’il avait assez de cadavres d’enfants sur la conscience, ni même parce qu’il craignait que l’image d’Israël soit un peu ternie... S’il a déclaré le cessez-le-feu, c’est uniquement parce qu’il faisait dans son froc que Baghdadi vienne le punir en personne, et que Daech inflige un châtiment littéralement biblique à ce pays aussi ignoble qu’inutile. Et c’est pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui, la plupart des pays européens (y compris la petite France zélée). est prête à reconnaître soudain l’Etat Palestinien...

Source: Patience 1  http://www.marcedouardnabe.com/?product=patience
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akasha
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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Sam 6 Aoû - 1:56

Israël et le sionisme : Un projet unique dans l’histoire

Entretien avec Gilad Atzmon, un artiste à la recherche du savoir vrai


Par Silvia Cattori
Mondialisation.ca, 03 mars 2011
silviacattori.com 3 mars 2011



Gilad Atzmon

Reconnu par la critique musicale comme l’un des meilleurs saxophonistes de jazz contemporains, Gilad Atzmon n’est pas seulement un musicien accompli. Il est également reconnu par son lectorat comme une des voix les plus sincères parmi les opposants israéliens. Au cours de la dernière décennie, il a dénoncé sans relâche la barbarie de la politique de l’État d’Israël. Sa manière de voir incisive, d’aller au fond des choses, dérange les adeptes du « politiquement correct ». Couvert de calomnies par ceux qui veulent étouffer sa voix, il ne se laisse pas intimider. Il ne renoncera pas à sa liberté de parole : il s’agit de la Palestine, de la souffrance de millions d’êtres humains. Juste avant de partir pour sa tournée européenne, « The Tide Has Changed » (« Le vent a tourné »), avec son groupe l’Orient House Ensemble, il s’est entretenu avec Silvia Cattori.


Silvia Cattori :
En tant que musicien de jazz, qu’est-ce qui vous a conduit à vous servir de votre plume comme d’une arme [1] contre le pays où vous êtes né et contre votre propre peuple ?

Gilad Atzmon : Pendant de nombreuses années, ma musique et mes écrits n’avaient pas de rapports entre eux. Je suis devenu musicien à l’âge de dix-sept ans. C’est devenu ma profession à vingt-quatre ans. Bien que je n’étais pas impliqué en politique, ni même intéressé par la politique, j’étais très opposé à la guerre impérialiste menée par Israël. Je m’identifiais en quelque sorte à la gauche. Mais par la suite, quand j’ai commencé à comprendre ce qu’était réellement la gauche israélienne, je me suis trouvé en désaccord avec tout ce en quoi elle affirmait croire. C’est alors que j’ai réalisé le crime qui se déroulait en Palestine.

Pour moi, les Accords d’Oslo ont été la fin de tout car j’ai réalisé qu’Israël ne visait pas à la réconciliation, ni même à son intégration dans la région, et qu’il rejetait complètement la cause palestinienne. J’ai compris que je devais quitter Israël. Ce n’était même pas une décision politique ; simplement, je ne voulais plus participer aux crimes d’Israël. En 1994, j’ai déménagé en Grande Bretagne et j’ai étudié la philosophie.

En 2001, lors de la deuxième Intifada, j’ai commencé à comprendre qu’Israël était l’agresseur et aussi la plus grande menace pour la paix dans le monde. J’ai réalisé l’ampleur du rôle et de l’engagement des juifs du monde entier en analysant les relations entre Israël et l’État juif ; entre Israël et le peuple juif à travers le monde ; entre les juifs et la judéité.

J’ai compris, alors, que la « gauche » juive n’était en rien différente de la « gauche » israélienne. Je dois préciser ici que je fais une distinction entre « l’idéologie de gauche » – un concept qui s’inspire de l’éthique universelle et d’une véritable vision d’égalité – et la « gauche juive », une tendance ou groupement qui est là uniquement pour maintenir des intérêts tribaux qui ont très peu, sinon rien, à voir avec l’universalisme, la tolérance et l’égalité.

Silvia Cattori : Pensez-vous qu’il y a une contradiction entre les gens de confession juive et la gauche ?

Gilad Atzmon : Pas du tout. Je dois expliquer ici que je ne parle jamais des juifs en tant que peuple. Je fais la distinction entre les juifs (les gens), le judaïsme (la religion) et la judéité (la culture). Dans mes écrits, je ne traite que de la troisième catégorie, à savoir la judéité.

Il faut aussi comprendre que je fais une distinction entre la « gauche juive » tribale et les gens de gauche qui, simplement, se trouvent être juifs. En effet, je serais le premier à admettre qu’il y a beaucoup de grandes personnalités de gauche et d’humanistes qui se trouvent être d’origine juive. Par contre, les juifs qui opèrent sous une « bannière juive » me paraissent être des feuilles de vigne sionistes qui sont là uniquement pour donner l’image d’un « pluralisme juif ». En fait, lorsque j’ai saisi le véritable rôle de la « gauche juive » j’ai réalisé que je pourrais finir par me battre seul contre le pouvoir le plus puissant qui nous entoure.

Silvia Cattori : Vous vous battez seul ?

Gilad Atzmon : Plus ou moins seul. J’aime me battre seul ; j’assume ma responsabilité. Au fil des années, il y a eu beaucoup de tentatives pour détruire les rares parmi nous qui se sont dressés contre le « pouvoir juif ». Je me suis moi-même retrouvé en difficulté pour avoir soutenu des gens comme Israël Shamir [2] et Paul Eisen, pour avoir simplement défendu leur droit de penser librement et d’exprimer ouvertement leurs opinions et leurs idées. Je me souviens d’un de ces fameux militants « juifs de gauche » me disant : « Écoute Gilad, quand tu éviteras Shamir on te laissera en paix ». Ma réponse a simplement été : je ne négocie pas l’intégrité intellectuelle. Pour moi, la liberté d’expression est une règle de fer, je ne ferais jamais taire quiconque.

Dans le mouvement de libération et le mouvement de solidarité, je ne crois vraiment pas que nous ayons des intellectuels. Et pourquoi n’avons-nous pas d’intellectuels ? Parce que, au nom du « politiquement correct », nous avons réussi à détruire au sein de notre mouvement tout esprit créatif.

Ce que nous voyons là est peut-être un problème endémique de « la gauche ». Pour parler en termes généraux – ou plutôt en termes philosophiques germaniques – « la gauche » est « oublieuse de l’Être ». Au lieu de comprendre ce que signifie être dans le monde, elle essaie de nous suggérer ce qu’être dans le monde devrait être. La « gauche » a adopté un mode de prédication qui a conduit à une forme grave d’aliénation, et c’est probablement la raison pour laquelle elle a été incapable de composer avec l’Islam, de bien le comprendre, et d’en saisir la signification et le pouvoir. Et c’est pourquoi « la gauche » est absolument sans pertinence par rapport à la révolution en cours au Moyen-Orient. Comme nous le savons maintenant, « la tolérance de la gauche », s’évapore en quelque sorte quand il s’agit de l’Islam et des Musulmans. Je trouve cela très problématique.

Silvia Cattori : Pouvez-vous expliciter en quoi la gauche est sans pertinence ?

Gilad Atzmon : Penchons-nous sur l’actualité dans le monde arabe et musulman. Où est « la gauche » ? Pendant toutes ces années, elle nous a dit « les gens vont se soulever ». Mais où est la gauche maintenant ? Est-elle en Égypte ? Est-elle en Lybie ou à Bahreïn ? Nous entendons parler des Frères musulmans, de la classe moyenne, des jeunes Arabes et musulmans. En fait, nous entendons parler de tout sauf de « la gauche ». Avons-nous lu une intéressante analyse de gauche sur le soulèvement régional en cours ? Pas vraiment ! Récemment, je cherchais une analyse sur le soulèvement égyptien dans un célèbre journal socialiste. J’ai trouvé un article ; je me suis alors rendu compte que les mots « Islam » et « musulman » n’apparaissaient pas même une seule fois dans l’article, alors que le mot « classe » apparaissait pas moins de dix-neuf fois. Ce que l’on voit là, est en fait un exemple de la forme ultime de détachement de l’humanité, de l’humanisme et de l’humaine condition.

Mais je vais plus loin. Où est « la gauche » en Europe ? Où est « la gauche » en Amérique ? Pourquoi ne peut-elle pas se lever pour les Musulmans ? Pourquoi ne peut-elle pas tisser des liens, ou faire alliance avec les millions d’immigrants musulmans, des gens qui se trouvent faire également partie de la nouvelle classe ouvrière européenne ? Je mentionnerai ici une perception qui me paraît particulièrement importante ; c’est une idée que j’ai empruntée au psychanalyste français Jacques Lacan. Lacan soutient qu’aimer peut être une manière de s’aimer soi-même au travers de l’autre.

À mon avis, la « solidarité de gauche » avec la Palestine peut être également comprise comme une manière de nous aimer nous-mêmes au détriment des Palestiniens. Nous ne voulons pas qu’ils soient musulmans. Nous leur disons d’être démocratiques pour autant qu’ils ne votent pas pour le Hamas. Nous leur disons d’être progressistes, « comme nous ». Je ne sais s’il faut qualifier cette attitude de grossière, ou tout simplement de pathétique.

Récemment, je suis tombé sur une critique trotskyste s’en prenant à mon travail. L’argument contre moi était le suivant : « Gilad a tort parce qu’il trouve moyen d’expliquer le sionisme sans le colonialisme. Il explique l’holocauste sans le fascisme. Il explique même la récession, la catastrophe économique mondiale, sans le capitalisme ».

Je ne pourrais pas être plus d’accord. Nous n’avons plus besoin de « politique de la classe ouvrière ». On peut se débarrasser des vieux clichés du 19e siècle ; et le plus tôt sera le mieux. Pour expliquer pourquoi notre monde est en train de s’effondrer, nous devons juste être assez courageux pour dire ce que nous pensons, pour admettre ce que nous voyons, pour appeler un chat un chat.

En fait, je serais ravi de voir « la gauche » ressusciter. Mais, pour que cela se produise, elle doit d’abord se rappeler ce que signifient vraiment l’égalité et la tolérance, parce que, pour que « la gauche » retrouve sa signification, elle doit d’abord saisir le vrai sens de « aime ton prochain ».

Silvia Cattori : En vous écoutant on en vient à oublier que vous êtes avant tout un musicien.

Gilad Atzmon : La vérité est que je ne suis pas vraiment intéressé à la politique. Je ne suis pas membre d’un parti et je ne m’en soucie pas. Je ne cherche aucun pouvoir politique. Je ne suis pas intéressé par l’opposition binaire entre « gauche » et « droite », je ne me soucie pas de la dichotomie banale entre « progressiste » et « réactionnaire ». Et, avouons-le, d’un point de vue marxiste je suis associé aux forces les plus réactionnaires, parce que je soutiens les Frères musulmans, le Hezbollah, et le Hamas. Que voulez-vous de plus !

Silvia Cattori : Vous êtes vraiment un esprit libre.

Gilad Atzmon : C’est parce que je ne suis pas un politicien. Je suis un artiste et un musicien. C’est très simple.

Silvia Cattori : On peine à imaginer ce que vous seriez si vous étiez resté en Israël ?

Gilad Atzmon : Ce serait impossible à imaginer.

Silvia Cattori : Retournez-vous en Israël ?

Gilad Atzmon : Jamais. Je me rendrai en Terre Sainte le jour où elle sera la Palestine.

Silvia Cattori : Êtes-vous une exception parmi les Israéliens ?

Gilad Atzmon : C’est très intéressant. Quand il s’agit de la « gauche juive », à l’étranger, je connais très peu de juifs auxquels je peux faire confiance à ce niveau d’engagement. Ils vont toujours avec vous, mais dès que vous mettez en cause le lien tribal et leur propre rôle au sein de « l’univers juif » vous serez poignardé dans le dos. C’est très rare de rencontrer des juifs courageux, prêts à s’engager dans une réflexion approfondie sur eux-mêmes, comme Paul Eisen, Jeff Blankfort, Norman Finkelstein, Hajo Meyer et Evelyn Hecht Galinsky [3].

En Israël toutefois, c’est différent. Vous avez pas mal de gens qui sont réellement courageux au-delà de ce qu’on peut imaginer. Ils mettent vraiment leur vie en jeu. Ce sont ces gens qui nous envoient des informations sur l’armée, sur des secrets militaires, sur des crimes de guerre et des noms de criminels de guerre. Il y a ainsi quelques Israéliens qui font un travail incroyable.

Silvia Cattori : Écrire des analyses politiques et composer de la musique, est-ce votre manière de contribuer à un monde meilleur ?

Gilad Atzmon : En ce moment, j’essaye d’établir un continuum entre la musique et l’écriture. Je crois que, contrairement à nos politiciens – qu’ils soient de droite, conservateurs, ou de gauche, et qui sont tous en quête de pouvoir – les artistes sont à la recherche de la beauté. Et je crois que c’est la beauté qui peut unir les gens.

Je vais vous dire une chose sur laquelle j’ai vraiment l’intention d’écrire. Pendant des années, nos soi-disant « analystes politiques » ont parlé d’Israël en tant qu’« État colonial » et du sionisme en tant que « projet colonialiste ». Mais de quel genre de colonialisme s’agit-il ? Cette comparaison est-elle exacte ? Car si Israël est un « État colonial » alors quelle est exactement sa « mère patrie » ? À l’époque du colonialisme britannique et français, les États coloniaux maintenaient un lien très évident avec leur « mère patrie ». Il y a quelques cas dans l’histoire où l’État colonial a rompu avec sa mère patrie. Un tel évènement est assez remarquable, et la Boston Tea Party [4] en est un bon exemple. Mais, pour autant que nous le sachions, il n’existe pas de « mère patrie juive » qui soit intrinsèquement liée au prétendu « État colonial juif ».

Le « peuple juif » est largement associé à l’« État juif ». Pourtant le « peuple juif » n’est pas exactement une entité souveraine autonome « matérielle ». En outre, les natifs hébraïques, juifs israéliens, ne sont liés culturellement ou émotionnellement à aucune mère patrie si ce n’est leur propre État.

Silvia Cattori : Pourtant les plus ardents défenseurs des droits des Palestiniens, dont Ilan Pappé, qualifient Israël d’État colonial…

Gilad Atzmon : Je crains que la plupart des militants et des universitaires ne puissent dire toute la vérité sur cette question sensible. Peut-être que personne ne peut survivre en disant la vérité. En effet, nous sommes quotidiennement terrorisés par différentes mesures de « police de la pensée ». Je suis convaincu que la plupart des chercheurs qui qualifient Israël d’« État colonial » sont pleinement conscients des problèmes enchevêtrés avec le « paradigme colonial ». Ils doivent aussi être conscients du caractère unique du projet sioniste.

Il est vrai que le sionisme présente certains symptômes qui sont synonymes du colonialisme, mais cela ne suffit pas. Le sionisme est fondamentalement un projet de « retour à la maison » basé sur la race et porté par un enthousiasme spirituel qui est en fait fantasmatique. Il manque intrinsèquement de plusieurs des éléments « nécessaires » que comporte le colonialisme tel que nous le comprenons, et il ne peut pas être défini uniquement en termes matérialistes.

Il me semble qu’ici, nous rencontrons un problème crucial de compréhension et d’analyse au sein de notre mouvement, et dans le discours intellectuel occidental en général. Nos universitaires sont réprimés, et le savoir est réduit au silence, car dans le cadre de la tyrannie du politiquement correct, nos universitaires sont forcés de considérer d’abord les limites du discours. Ils examinent en premier lieu très soigneusement ce qu’ils sont autorisés à dire, et ensuite ils remplissent les espaces vides, en formulant des théories ou des récits.

Ce modèle est malheureusement très répandu. Pourtant, une telle approche et une telle méthode sont étrangères à ma compréhension de ce qu’est la recherche de la vérité et du savoir vrai. Il est essentiel de mentionner, à ce point, que je ne prétends pas connaître la vérité. Je dis simplement ce que je crois être la vérité. Si je me trompe, je fais bon accueil aux gens qui me le signalent.

Il m’apparaît que « la gauche » nous a fourvoyés, ainsi qu’elle-même, en décrivant le sionisme comme étant uniquement un projet colonial. La « gauche » aime le paradigme colonial car il situe parfaitement le sionisme au sein de son idéologie. Ce paradigme nous conduit également à croire que le modèle politique colonial/postcolonial apporte des réponses et même des solutions opérationnelles ; suivant le modèle colonial, nous établissons d’abord une équivalence entre Israël et l’Afrique du Sud, puis nous mettons en œuvre une stratégie anticoloniale, comme le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

Pourtant, bien que je soutienne pleinement toutes ces actions, ces dernières semblent, à certains égards, ne pas être entièrement efficaces. Le BDS n’a, en fait, abouti à aucun changement métamorphique dans la société israélienne. Elle a tout au plus conduit à intensifier la radicalisation au sein de la droite en Israël. Pourquoi le BDS n’a-t-il pas encore fonctionné ? La réponse est simple : c’est parce qu’Israël n’est pas entièrement une entité coloniale – comme nous entendons historiquement ce terme – et qu’il faut comprendre que son pouvoir et ses liens avec l’Occident sont maintenus par les plus puissants lobbies à travers le monde.

Donc, si la gauche veut vraiment stopper Israël, alors elle doit poser ouvertement la question du « Pouvoir juif » et de son rôle dans la politique et les médias occidentaux. Mais la gauche peut-elle le faire ? Je n’en suis pas si sûr.

Revenons maintenant à d’autres aspects de la comparaison entre Israël et le modèle colonial. Israël est également très différent, par exemple, de précédents États coloniaux comme l’Afrique du Sud, parce qu’Israël met en œuvre des tactiques génocidaires. L’Afrique du Sud a bien été brutale, mais elle s’est abstenue de jeter du phosphore blanc sur sa population autochtone. L’Afrique du Sud était un État de colons, et elle exploitait sa population autochtone ; mais elle voulait la maintenir en vie et opprimée. L’État juif, pour sa part, préférerait de beaucoup se réveiller un matin pour découvrir que tous les Palestiniens ont disparu, parce que c’est un État basé sur une idéologie talmudique raciste. Pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, le sionisme, qui se présentait initialement comme un projet laïc, était, en fait, une tentative grossière de transformer la Bible en un registre foncier ; et une tentative de transformer Dieu en un méchant agent immobilier.

Il faut comprendre que le sionisme suit un tout autre mode politique opératoire que n’importe quel autre État colonial, et que le paradigme colonial est tout simplement incapable d’en rendre pleinement compte.

Mais voici les bonnes nouvelles. Il est assez significatif de constater que ce sont des artistes plutôt que des « intellectuels » qui, à un certain moment, ont commencé à assimiler des images de la Palestine à celles de l’holocauste juif. Ce sont des artistes qui ont été assez courageux pour juxtaposer des images d’enfants palestiniens et des images d’enfants juifs.

Silvia Cattori : Mais peut-on vraiment comparer les deux ?

Gilad Atzmon : Pourquoi pas ? Nous comparons là deux idéologies, deux préceptes racistes ethnocentriques. Ce sont les artistes qui sont arrivés avec cette vérité simple et essentielle. Ce sont les artistes qui ont démantelé le paradigme colonial en un seul et rapide mouvement. Apparemment, nos artistes sont bien en avance sur nos « intellectuels ».

Silvia Cattori : Je voudrais mieux comprendre votre objection à ceux qui considèrent Israël comme un État colonial. L’Afrique du Sud par exemple, avait rompu tout lien institutionnel avec la Grande Bretagne et s’était retirée du Commonwealth déjà dans les années soixante. Il n’y avait donc plus de « nation mère » extérieure au pays. Néanmoins la population noire combattait les « colons » qui avaient installé l’apartheid. En ce sens, ne peut-on pas considérer qu’il y a une similitude avec la lutte actuelle des Palestiniens pour leurs droits face aux colons juifs venus s’installer sur leur terre, et que cette lutte est, d’une certaine manière, une lutte contre le colonialisme ? Il est vrai que les Sud Africains blancs n’ont pas mis en œuvre des tactiques meurtrières massives contre les autochtones. Est-ce parce que vous mettez l’accent sur ce point que vous mettez au centre le caractère unique du projet sioniste plutôt que le colonialisme ?

Gilad Atzmon : La grande question que j’essaie de soulever ici est : pourquoi ne pouvons-nous pas développer une pensée cohérente ? Les questions liées à l’adoption du paradigme colonial ne sont évidemment qu’un exemple. Nous sommes soumis à la tyrannie meurtrière du politiquement correct.

Vous avez raison de relever que certains États coloniaux ont coupé les liens avec leurs mères patries respectives. Mais Israël n’a pas eu à couper les liens avec une mère patrie parce qu’elle n’en a jamais eu. Dans ce sens, le sionisme n’a jamais été un projet colonial. Le paradigme colonial est un leurre.

La grande question à se poser est : pourquoi « la gauche » et les juifs antisionistes s’accrochent-ils désespérément au paradigme colonial ? Et voici ma réponse :

1. C’est sécurisant ; cela fait apparaître la critique de l’État juif comme légitime.
2. C’est porteur de l’espoir d’une solution : si Israël n’est vraiment qu’un État colonial comme tous ceux dont l’histoire nous fournit l’exemple, il finira par se fondre dans la région et devenir un État « normal ».

Vous pourriez me demander : où est le problème dans une telle approche ? Eh bien, c’est assez évident ; tout ce discours est en fait sans aucune pertinence par rapport à la maladie sioniste. C’est comme traiter un patient atteint d’un cancer du côlon avec quelques fortes pilules contre la diarrhée, simplement parce que les symptômes sont un peu similaires.

C’est actuellement, de façon assez désastreuse, le niveau du discours de notre gauche intellectuelle.

Silvia Cattori : Mais ceux qui, au sein du mouvement de solidarité, dénoncent le « colonialisme israélien », critiquent la politique raciste d’Israël, et soutiennent le droit au retour des réfugiés, ne disent-ils pas exactement la même chose que vous ?

Gilad Atzmon : Pour commencer, nous sommes bel et bien partie du même mouvement, et je suppose que nous sommes guidés par les mêmes intuitions éthiques. Cependant, il y a une nette différence entre nous car, ceux qui s’appuient sur le « paradigme colonial », transmettent l’idée que le projet national juif est tout à fait assimilable à la tendance nationaliste du 19e siècle. Ce qui revient à dire que les juifs ont fêté leur « symptôme national », comme la plupart des nations coloniales européennes, et qu’ils l’ont simplement fait après les autres.

Le « paradigme colonial » est donc invoqué pour soutenir également l’idée qu’Israël est un État d’apartheid, très semblable à la plupart des autres entreprises coloniales du passé. Mon approche est totalement différente, parce que je dirais qu’Israël et le sionisme représentent un projet unique dans l’histoire, et que la relation entre Israël et l’action des lobbies juifs en Occident est également tout à fait unique dans l’histoire.

J’irais même plus loin pour dire que, si les Palestiniens sont en effet à l’avant-garde d’une bataille pour l’humanité, le fait est que nous sommes tous soumis à la politique sioniste mondiale. Selon mon modèle, l’effondrement du crédit est en fait un coup sioniste. La guerre en Irak est une guerre sioniste. Je dirais avec force que le sionisme est depuis longtemps passé de la « terre promise » du récit, à la « planète promise » du cauchemar. Je soutiens aussi qu’il serait impossible de ramener la paix dans le monde sans affronter la véritable signification de l’idéologie juive contemporaine.

Curieusement, beaucoup de ceux qui soutiennent avec enthousiasme le « paradigme colonial », ont également été très prompts à dénoncer le travail de John Mearsheimer et Stephen Walt sur le lobby israélien. Si Mearsheimer et Walt sont dans le vrai, et je pense qu’ils le sont, alors c’est le pouvoir juif que nous avons à affronter. Et c’est précisément pour nous empêcher de le faire que la « gauche juive » et l’intelligentsia juive sont là.

Silvia Cattori : Vos points de vue sont aux antipodes de ceux d’intellectuels qui, comme Bernard-Henry Lévy, soutiennent l’expansionnisme occidental et la politique israélienne. Pour vous, c’est Israël qui est le grand danger. Ne pensez-vous pas que certains voient là un élément de provocation ?

Gilad Atzmon : La provocation n’est pas une mauvaise chose. J’ai écrit récemment un article sur Bernard-Henry Lévy [6]. David Gilmour, Robert Wyatt, ont suivi. Que dites-vous à ceux et celles qui ont encore peur de s’exprimer ?

Gilad Atzmon : Je crois que le seul moyen de nous libérer nous-mêmes est de commencer à parler. La seule façon de combattre est de nous exprimer ouvertement. J’ai pris ce risque et si je peux le faire, alors je pense que tout le monde peut le faire. J’ai payé le prix en ce sens que ma carrière a un peu souffert, et que je gagne moins d’argent. Mais je peux me regarder avec fierté.

Silvia Cattori : À ceux qui affirmeraient que vos positions politiques sont, disons, « borderline », que répondez-vous ?

Gilad Atzmon : Je ne sais pas vraiment ce que « borderline » signifie. Pendant des années, j’ai été confronté à des tentatives sans fin pour me faire taire. Mais elles se sont toutes révélées contreproductives parce que, si tant est qu’elles aient eu un effet, les mesures répressives prises contre moi ont conduit davantage de gens à me lire, et encouragé davantage de gens à penser par eux-mêmes.

J’ai été accusé par les sionistes et les juifs antisionistes d’être un raciste et un antisémite. Or, pour leur embarras, pas un seul argument antisémite ou raciste n’a jamais été trouvé dans mes nombreux écrits. Tout au contraire, c’est une attitude antiraciste qui se trouve au cœur de ma critique de la politique identitaire juive et de l’idéologie juive. Cela fait dix ans que j’écris et, pendant toutes ces années, on pouvait lire la note suivante sur mon site web : « Si vous trouvez quelque chose de raciste ou d’antisémite dans mes écrits, faites-le moi savoir. Je présenterai mes excuses et je le retirerai immédiatement ». Et personne n’a jamais signalé quoi que ce soit.

Comme je l’ai déjà dit, je fais la distinction entre les juifs (le peuple), le judaïsme (la religion) et la judéité (l’idéologie). Je suis contre l’idéologie juive – pas contre le peuple juif ou le judaïsme. Si cela fait de moi un « cas limite », alors je vais devoir vivre avec ça.

Silvia Cattori : Votre voix aide à comprendre ce qu’est vraiment Israël. D’une façon générale, traiter ce sujet n’est pas une chose facile. Néanmoins, les journalistes ne devraient-ils pas prendre davantage leurs responsabilités en exposant les jeux de pouvoir qui ravagent le Moyen-Orient ? Quelles ont été, à cet égard, les responsabilités des médias occidentaux ?

Gilad Atzmon : Je vais être très honnête avec vous. Les médias occidentaux ont complètement démérité. Les médias occidentaux nous ont trahis. Ils n’ont pas réussi à comprendre que la Palestine n’est pas si loin de notre « paradis occidental ». Ils n’ont pas réussi à voir que nous sommes tous des Palestiniens. Que les Palestiniens sont à la pointe du combat contre le mal. Et que nous combattons exactement dans la même bataille car nous sommes tous confrontés au même ennemi. Ce qui est arrivé aux États-Unis avec l’effondrement du crédit, et qui a évolué en crise économique, est le résultat direct de la politique sioniste mondiale.

Les États-Unis investissent l’argent de leurs contribuables dans le maintien de l’État juif. Ils ont engagé leur peuple dans une guerre pour « sauver Israël ». De ce fait, nous sommes tous confrontés à un désastre financier. Et, au moment où nous parlons, les masses arabes se soulèvent. Elles veulent se libérer et elles veulent qu’il soit mis immédiatement fin à l’emprise politique sioniste. Ce que l’on voit maintenant en Égypte, en Libye, à Bahreïn, au Yémen, est là comme un avertissement à nous tous. Nous pourrions voir bientôt la même chose se dérouler à Berlin, Paris, Londres, Madrid, Barcelone, et New York City, parce que nous sommes tous confrontés au même ennemi.

Silvia Cattori : Je me demande si vos lecteurs comprennent ce que vous entendez quand vous parlez de « sionisme » et de « sionisme mondial ».

Gilad Atzmon : C’est en effet un point crucial. Cela vous paraîtra difficile à croire, mais même les Israéliens ne comprennent pas ce qu’est le sionisme. Le sionisme est la croyance que les juifs – comme tous les autres peuples – devraient pouvoir célébrer leur droit à une patrie, et cette patrie est Sion, la Palestine. Même si cette idée semble presque innocente, elle est enchevêtrée avec des questions éthiques très problématiques, parce que le sionisme s’est transformé en réalité politique sous la forme d’un État juif, construit entièrement aux dépens du peuple palestinien victime d’un nettoyage ethnique et de la violence. En outre, au fil des années, l’État juif s’est servi de très puissants lobbies et think tanks dans nos capitales occidentales. Ces organismes s’emploient à promouvoir les intérêts sionistes mondiaux tels que la confrontation sans fin avec l’Islam et le monde musulman.

Alors qu’à ses débuts, le sionisme se présentait comme une promesse de racheter tous les juifs de la diaspora par le biais de leur installation sur la « terre promise », au cours des trois dernières décennies le sionisme a changé à certains égards ses objectifs. L’État juif préfère en effet que certains des juifs de la diaspora restent exactement où ils sont de façon à pouvoir faire pression sur leurs gouvernements respectifs pour le bien de ce qu’ils interprètent comme leurs intérêts juifs.

Le rôle des lobbies juifs, comme l’AIPAC, J-street (USA) et les Conservative Friends of Israel (Grande Bretagne), est beaucoup plus avantageux pour Israël que n’importe quelle vague d’immigration juive en Palestine ne pourrait l’être. Cette transformation de la pensée sioniste marque un glissement du plan local au plan mondial et, de ce fait, le sionisme ne devrait plus être perçu uniquement comme la demande d’un foyer juif dans la « terre promise ». Il devrait bien plutôt être saisi comme une opération mondiale, à la recherche d’un refuge pour les juifs à l’échelle de la « planète promise ».

Les Israéliens, et leurs alliés, savent très bien pourquoi ils promeuvent l’Islamophobie. Mais qu’est-ce que l’Islamophobie ? Que sert-elle et qui sert-elle ? Elle sert les intérêts capitalistes centrés sur le Sionisme. L’Islamophobie est le vrai visage de la Hasbara (la propagande israélienne). Elle sert à assurer que la « guerre de survie » d’Israël soit en fait une guerre de l’Occident.

C’est évidemment fallacieux, et pour le bien des intérêts occidentaux, s’éloigner immédiatement d’Israël serait la juste chose à faire.

Silvia Cattori : Quand situez-vous l’émergence de l’Islamophobie et quelle en a été la cause ?

Gilad Atzmon : Historiquement, elle a probablement pris naissance dans les années soixante-dix, peu après la crise de l’énergie. Je pense que, dès 1973, on pouvait clairement détecter les premiers signes d’une forme politique et institutionnelle moderne d’antipathie à l’égard des musulmans alors que l’opinion publique occidentale commençait à réaliser le rôle stratégique du Moyen-Orient. Le glissement vers une « culture populaire antimusulmane » a été encore exacerbé par le succès des « Versets sataniques » de Salman Rushdie. Je dirais que depuis les évènements du 11 septembre 2001, l’opinion publique occidentale a été aspirée dans une explosion de violence antimusulmane. Je n’oublierai jamais Ehud Barak interviewé ce jour là, déversant sa bile et des accusations islamophobes dans toutes les émissions de télévision occidentales. Pour les agitateurs de la propagande israélienne, le 11 septembre a représenté la preuve de l’idéologie commune qui lie Israël et les Goyim (non juifs) occidentaux.

Je voudrais encore ajouter ceci concernant l’Islamophobie. Je me suis aperçu il y a quelque temps que l’acceptabilité générale de certaines minorités peut toujours se mesurer par la popularité – ou l’impopularité – de ceux de ses membres « qui ont la haine d’eux-mêmes » (« self-haters ») [7]. La popularité grandissante des « self-haters » musulmans, dans les années 1970-90, pouvait suggérer que la vague des sentiments anti-islamiques allait déferler sur nos côtes. De même, l’animosité vis-à-vis des « self-haters » juifs dans la dernière décennie confirmait le succès et l’influence des lobbies juifs dans les médias et la politique. Je suppose que l’augmentation de ma popularité indique que le vent a résolument tourné. On peut certainement anticiper une vague de ressentiment à l’égard d’Israël.

Silvia Cattori : Votre liberté de ton fascine. Vous ne supportez pas qu’une vérité soit « dite à moitié ». N’est-ce pas ?

Gilad Atzmon : Je pense que c’est une bonne façon de le dire. J’ai développé une allergie sévère aux manipulations et aux récits trompeurs. Comme je l’ai dit précédemment, je ne prétends pas connaître la vérité. Mais je suis assez efficace pour détecter les mensonges, les stratagèmes et les diversions. En tant que philosophe, je suis aussi efficace pour soulever des questions et déconstruire des incohérences. Je suis intrigué par les militants qui, autour de nous, croient que nous pouvons battre le sionisme en esquissant quelques récits fantasmatiques de résistance. Je crois honnêtement que la recherche de la vérité et une totale ouverture finiront par prévaloir. Si vous voulez comprendre la popularité croissante de mes écrits – et je crois qu’elle l’est – c’est qu’au lieu de me livrer à des jeux politiques j’essaie vraiment d’aller au fond des choses. J’essaie de comprendre ce qui fait avancer le sionisme et lui sert de carburant : Israël, le lobbying juif, les guerres expansionnistes des néoconservateurs, et même l’antisionisme juif.

Je suppose que maintenant, vous vous rendez compte que j’identifie l’idéologie juive – plutôt que les juifs ou le judaïsme – comme étant au cœur de ces préceptes et opinions politiques.

Silvia Cattori : Merci.Silvia Cattori

Traduit de l’anglais par JPH (02.03.2011)

Texte original en anglais (25.02.2011) :
http://www.silviacattori.net/article1540.html

Notes

[1] Gilad Atzmon, est né en Israël en 1963. Il réside aujourd’hui à Londres. Voir son site web : http://www.gilad.co.uk/

[2] En France, on voit le même phénomène. Des responsables de l’Union Juive pour la Paix notamment, accusent, depuis 2004, d’antisémitisme et de négationnisme toute personne qui donne la parole à l’écrivain israélien Israël Shamir, et ils interviennent pour faire censurer ses écrits qui disent bien des vérités dérangeantes.

[3] Voir : « Ce que j’ai dit à Stuttgart », par Gilad Atzmon, info-palestine.net, 22 février 2011
(et l’original en anglais : http://dissidentvoice.org/2011/02/truth-in-stuttgart/)

[4] La Boston Tea Party est le nom de la révolte politique contre le Parlement britannique qui a eu lieu à Boston en 1773. Le Tea Act, promulgué par le gouvernement britannique autorisait la Compagnie anglaise des Indes orientales à vendre du thé aux colonies sans payer les taxes. Ce qui provoqua la colère des Américains. Des Bostoniens montèrent à bord des navires et jetèrent les caisses de thé à la mer. Cet évènement symbolique annonça la guerre d’indépendance américaine.

[5] Voir : « Lévy, le philosophe français », par Gilad Atzmon, info-palestine.net, 10 février 2011.

[6] Voir : « Roger Waters, homme et artiste d’exception », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 26 juillet 2010.

[7] L’expression « Self-hating Jew » (« juif qui se hait lui-même ») a été largement utilisée pour stigmatiser les juifs qui manifestaient leur opposition à la politique d’Israël, avec une connotation péjorative laissant même entendre qu’ils pouvaient avoir des penchants « antisémites ».
La source originale de cet article est silviacattori.com
Copyright © Silvia Cattori, silviacattori.com, 2011

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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mar 9 Aoû - 19:07

Selon Google Maps, la Palestine n’existe plus!



Google a supprimé le nom de Palestine de ses cartes et l’a remplacé par Israël.

La décision de Google de retirer la Palestine de ses cartes et de la remplacer par Israël a été tout de suite dénoncée par le Forum des Journalistes Palestiniens.


Selon leur déclaration, la décision de Google faite le 25 Juillet est "une partie de la stratégie d'Israël pour établir son nom en tant qu'Etat légitime pour les générations à venir et rayer définitivement de la carte la Palestine".

"Le déplacement vise également à falsifier l'histoire, la géographie, ainsi que le droit du peuple à avoir sa patrie, et aussi une tentative échouée de manipuler la mémoire des Palestiniens et des Arabes ainsi que du monde".

D'après le forum, ce remplacement est "contraire à toutes les normes et conventions internationales", ce qui souligne que Google doit refuser ses actions.

Les internautes ont largement réagi à la décision de Google de remplacer la Palestine par Israël sur ses cartes. Parmi des centaines de tweets consacrés à ce sujet, en voici quelques-uns relevés par Sputnik:





La Palestine vivra toujours dans nos cœurs! Un jour nous prierons dans la mosquée Aqsa.


Google, tu sais, je ne t'ai pas visité depuis que j'ai acheté mon nouveau portable, et je vendrai mon ordi pour t'oublier et pour t'effacer de ma mémoire.

Source : Sputnik News


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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mar 9 Aoû - 23:32

Encore de quoi mettre de l'huile sur le feu, ça fait  trop longtemps que des roquettes ne sont pas tombées, monde de con Arf....

Les pauvres palestiniens, ils doivent maudire l'angleterre pfffffff.....

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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Dim 14 Aoû - 1:53

L’Histoire occulte de la diabolique mafia Khazar



Le rideau est à présent déchiré pour exposer clairement à la lumière la mafia Kazhare et ses effroyables plans pour infiltrer, tyraniser la planète entière et éradiquer toutes les religions du Livre pour en permettre une seule : Leur talmudisme babylonien également connu sous les noms de Luciférianisme, Satanisme ou encore ancien culte de Baal.
L’histoire des Kazhares, et particulièrement celle de la mafia Khazare, le plus grand syndicat mondial du crime organisé, ayant muté grâce à un « tour de magie » monétaire utilisé par les anciens Babyloniens, a été quasiment occulté de tous les livres d’Histoire.
Actuellement, la MK sait très bien qu’elle ne peut opérer ou même exister sans un secret abject, et, dans ce but a dépensé beaucoup d’argent pour expurger les livres d’Histoire empêchant les citoyens de toute la planète d’en savoir plus sur leur pouvoir de nuisance terrifiant au delà de toute imagination et permettant la toute puissance de la plus grande organisation mondiale criminelle. Les auteurs de cet article ont fait de leur mieux pour reconstituer cette histoire secrète des Khazars et de leur syndicat mondial du crime organisé, mieux nommé encore mafia Khazare, et pour l’exposer aux yeux du monde grâce à l’internet, cette nouvelle presse de Gutenberg.




L'Empire Mondial des Khazars (les Faux Juifs)



Le canular historique le plus cruel : Les Khazars sémites





Shlomo Sand - Comment le peuple juif fut inventé ?



Luc Ferry: Sionisme, Khazars et invention du peuple juif



Alain Soral explique la haine entre juifs Ashkénazes et Séfarades # Qui sont les vrais antisémites ?



Les Juifs Ashkénazes sont originaire d’Europe et ne sont pas des sémites, ce sont essentiellement des Khazars qui se sont convertis au judaïsme vers le 7e siècle après Jésus-Christ, le projet de création d’un état juif est né au premier congrès sioniste mondial du 29 au 31 Août 1897 à Bâle en Suisse, c’était au lendemain de l’affaire Dreyfus, un scandale judiciaire qui mettait en cause la haine des Juifs au sein de la haute hiérarchie de l’armée française, dire qu’il s’agissait d’antisémitisme est déjà faire fausse route, puisque Dreyfus était un juifs alsacien donc européen ayant choisi la France, l’Alsace étant aux mains des Allemands depuis la défaite de la France en 1871.
Les juifs des pays majoritairement Arabes sont des sémites (Afrique du Nord et Moyen-Orient), ils cohabitaient en parfaite entente avec à la fois les chrétiens et les musulmans, surtout sous l’Empire Ottoman. Les Ashkénazes se considèrent comme supérieurs à leurs frères sémites appelés Séfarades, qui à votre avis sont donc les vrais antisémites ?


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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Dim 4 Sep - 1:33

Palestine occupée: Les forces d'occupation dévastent l'université américaine à Jénine

Les forces d'occupation israéliennes ont dévasté cet après-midi, samedi 03/09, l'université américaine à Jénine et ont agressé un nombre d'étudiants.

Des sources oculaires ont rapporté que les étudiants ont contré les soldats d'occupation qui ont recouru aux bombes lacrymogènes avant d'agresser un nombre d'étudiants qui se trouvaient dans la cour de leur institut.

Les mêmes sources précisent que les autorités d'occupation n'ont donné aucune justification à de tels actes et agression.

http://french.palinfo.com/site/pages/details.aspx?itemid=48978

Israël: trafic ferroviaire perturbé sur fond de tensions avec les partis ultra-orthodoxes

L'une des principales lignes ferroviaires israéliennes restera fermée jusqu'à dimanche soir, pénalisant des dizaines de milliers d'usagers, en raison des pressions des partis ultra-orthodoxes hostiles à tout travaux d'entretien sur les lignes pendant le shabat.

La circulation des trains en Israël s'interrompt pendant le repos hebdomadaire du shabat, du vendredi soir au samedi soir. Mais la question de l'entretien des lignes ferroviaires pendant le shabat a provoqué ces derniers jours une crise au sein de la coalition du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les partis ultra-orthodoxes exigeant qu'aucun travaux ne soient effectués le samedi, mettant une nouvelle fois en exergue les tensions latentes dans la société israélienne entre laïques et religieux. Les partis ultra-orthodoxes sont hostiles à toute forme d'activité pendant le shabat, de la circulation des transports en commun à l'ouverture des magasins.

Dans ce contexte tendu, des réparations prévues samedi sur la ligne Tel-Aviv-Haïfa ont été suspendues, rendant impossible la reprise du trafic normalement prévue dans la soirée de samedi. Vendredi soir, peu avant le début du shabat, M. Netanyahu avait ordonné la suspension de tous les travaux prévus ce samedi et s'était engagé à résoudre la question dans les 72 heures, selon un communiqué de ses services.

La ligne Tel-Aviv-Haïfa ne fonctionnera pas jusqu'à dimanche soir afin de permettre la réalisation des travaux, a annoncé samedi la compagnie ferroviaire israélienne sur son site internet. La semaine dernière, des ultra-orthodoxes avaient menacé de quitter le gouvernement en cas de poursuite des travaux. Le gouvernement de M. Netanyahu dispose d'une majorité de 67 sièges sur 120 à la Knesset (Parlement) où, avec leur 13 sièges, les partis ultra-orthodoxes Shas et Judaïsme unifié de la Torah servent de pivot de la coalition.
Mais la décision de suspendre les réparations et les perturbations sur la ligne Tel-Aviv-Haïfa ont également provoqué un tollé en Israël.

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés samedi soir devant l'une des principales gares de Tel-Aviv pour conspuer le gouvernement, selon des images diffusées à la télévision. Le gouvernement "méprise l'intérêt public au profit de ses intérêts politiques", a dénoncé lors du rassemblement Tzipi Livni, l'une des dirigeantes du parti d'opposition de l'Union sioniste, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.
M. Netanyahu a rejeté samedi soir la responsabilité de la crise sur son ministre des Transports Israël Katz, un de ses rivaux au sein de son parti, le Likoud.
Il accuse le ministre d'avoir délibérément décidé d'effectuer les travaux le samedi pour provoquer une crise avec les partis ultra-orthodoxes.

http://www.lorientlejour.com/article/1005295/israel-trafic-ferroviaire-perturbe-sur-fond-de-tensions-avec-les-partis-ultra-orthodoxes.html

La stratégie du pire des faucons : Israël et l’Otan ne devraient pas détruire Daech !

Selon un think tank qui travaille pour l’OTAN et le gouvernement israélien, l’Occident ne devrait pas détruire ISIS/IS (Daech), le groupe islamiste extrémiste fasciste qui est en train de commettre un génocide et de procéder à un nettoyage ethnique des minorités en Syrie et en Irak.

Pourquoi ? Le soi-disant État islamique « peut être un instrument utile pour saper » l’Iran, le Hezbollah, la Syrie et la Russie, dit son directeur, Efraim Inbar. Préserver l’existence d’IS sert un objectif stratégique », écrit-il dans The Destruction of Islamic State Is a Strategic Mistake (« La destruction d’IS est une erreur stratégique »), un article publié le 2 août.

En coopérant avec la Russie pour combattre le groupe extrémiste génocidaire, les États-Unis sont en train de commettre une « folie stratégique » qui « renforcera la puissance de l’axe Moscou-Téhéran-Damas, argumente Inba, laissant entendre que la Russie, l’Iran et la Syrie forment une alliance stratégique pour dominer le Moyen-Orient. « L’Occident devrait viser l’affaiblissement d’État Islamique, mais pas sa destruction. Un IS affaibli est paradoxalement préférable à sa disparition ».

Efraim Inbar, universitaire israélien influent, est le directeur du Centre Begin-Sadat d’Études stratégiques, un think tank dont la mission est de faire avancer « un programme réaliste, conservateur et sioniste pour la sécurité et la paix d’Israël ». Connu par son acronyme BESA, ce think tank est affilié à l’Université israélienne de Bar Ilan et est soutenu par le gouvernement israélien, l’OTAN, Initiative Méditerranéenne, l’ambassade américaine en Israël et le Carnegie Council for Ethics in International Affairs. BESA se dit, également, « diriger des recherches spécialisées pour les ministères israéliens des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que pour l’OTAN. »

Dans son article, Efraim Inbar suggérait que ce serait une bonne idée de prolonger la guerre en Syrie – qui a détruit le pays, fait des centaines de milliers de morts et déplacé plus de la moitié de la population. « La stabilité n’est pas une valeur en soi, elle n’est souhaitée que si elle sert nos intérêts. L’instabilité et les crises contiennent parfois des prémices de changement positif », écrit-il.

Inbar souligne que le « principal ennemi » de l’Occident n’est pas l’État Islamique autoproclamé. C’est l’Iran. Il accuse l’administration Obama d’« exagérer les menaces que représente IS, pour légitimer l’Iran en tant qu’acteur « responsable » censé le combattre au Moyen Orient dans le futur. Malgré les affirmations d’Inbar, l’Iran est l’ennemi mortel d’IS, particulièrement parce que le gouvernement iranien est d’obédience islamique chiite, une branche que les extrémistes sunnites d’IS considèrent comme une forme d’apostasie. IS et ses affiliés ont massacré et nettoyé ethniquement les musulmans chiites de Syrie, Irak et ailleurs.

Il note qu’IS menace le régime syrien du président Bachar al-Assad. Si le gouvernement syrien survit, argumente-t-il, de nombreux radicaux islamistes dans les forces d’opposition, comme al-Nousra et ses ramifications pourraient trouver d’autres terrains d’opération plus proche de Paris et Berlin. Jabhat al-Nousra est la branche syrienne d’al-Qaeda et l’un des groupes rebelles les plus puissants dans le pays. Il a récemment pris le nom de Jabhat Fatah al-Sham.

Le Hezbollah, « la milice basée au Liban qui reçoit des armes et un soutien de l’Iran », est aussi « en train d’être sérieusement mis à l’épreuve par son combat contre IS, une situation qui sert les intérêts occidentaux », écrit Inbar. « Laisser des « mauvais garçons » tuer des « mauvais garçons » semble très cynique, mais il est nécessaire, voire moral, de le faire si cela peut les occuper et diminuer leur capacité à faire du mal aux « bons garçons », explique-t-il.

Quelques jours après l’article d’Inbar, David M. Weinberg, le directeur des affaires publiques au centre BESA, écrivait un éditorial sur le même thème, intitulé « IS doit-il être balayé ? » dans Israël Hayom, un journal israélien de droite indépendant et très lu, fondé par le milliardaire conservateur Sheldon Adelson qui approuve très fortement le programme du Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu.

Dans cet éditorial, Weinberg défend les arguments de son collègue et qualifie IS d’ « idiot utile ». Pour lui, l’accord sur le nucléaire entre les États-Unis et l’Iran est « pourri » et il prétend que l’Iran et la Russie représente « une menace beaucoup plus grande que la nuisance terroriste d’État islamique ».

Weinberg décrit, également, BESA comme « un lieu de ferment intellectuel et de créativité politique » sans dire qu’il en est le directeur pour les affaires publiques. Après avoir cité les réponses de deux autres associés de son think tank qui ne sont pas d’accords avec leurs collègues, Weinberg conclut : « La seule chose certaine est que l’Ayatollah Khamenei est en train de s’amuser en regardant ce débat ouvert typiquement occidental. »

Sur son site, Weinberg inclut BESA dans une liste de ressources pour la « Hasbara », la propagande pro-Israélienne. Dans la liste figurent également l’organisation soi-disant des droits civiques, la Anti-Defamation League, et autres tink tanks pro-Israël comme le Middle East Media Research Institute (MEMRI) et le Washington Institute for Near East Policy (WINEP).

Weinberg a beaucoup travaillé avec le gouvernement israélien et été porte-paroles de l’Université de Bar Ilan. Il se présente, aussi, sur son site comme « un chroniqueur et lobbyiste, critique pointu des détracteurs d’Israël et des courants post-sionnistes en Israël ».

Efraim Inbar se fait les mêmes louanges fanfaronnes. Il a été membre du Comité stratégique politique pour le National Planning Council israélien, membre du Comité académique du département d’histoire de l’armée israélienne et le président du Comité pour le programme national de sécurité au ministère de l’Éducation. Il présente, également, une prestigieuse carrière universitaire : il a enseigné à l’université Johns Hopkins et à Georgetown, et été assistant à Harvard, au MIT, à Columbia, Oxford et Yale. Efraim Inbar, Israélien d’origine roumaine, a été boursier du Centre International Woodrow Wilson et lauréat du concours Manfred Wörner de l’OTAN (1998) qui consiste en une dissertation sur des sujets très « Guerre froide ».

La stratégie que proposent Inbar et Weinberg – permettre indirectement à un groupe islamiste fasciste de continuer à combattre des ennemis occidentaux – n’est pas nécessairement nouvelle dans les cercles américains et israéliens de politique étrangère. Elle rappelle la politique américaine de la Guerre froide consistant à soutenir les extrémistes islamistes d’extrême droite pour combattre le communiste et les nationalistes de gauche.

Dans la guerre d’Afghanistan, dans les années 1980, la CIA et les alliés pakistanais et saoudiens des Américains, ont armé, entraîné et financé les fondamentalistes islamistes pour combattre l’Union soviétique et le gouvernement socialiste soutenu par les Soviétiques. Les rebelles soutenus par les États-Unis, connus comme « Moudjahidines » étaient les prédécesseurs d’al-Qaeda et des Talibans.

Dans les années 1980, Israël a adopté une politique similaire. Elle a soutenu des groupes islamistes de droite comme le Hamas pour saboter l’Organisation de libération de la Palestine, l’OLP, une coalition de partis nationalistes et communistes de gauche. « Je le regrette grandement, mais le Hamas est une création d’Israël », déclarait au Wall Street Journal, Avner Cohen, un fonctionnaire israélien qui a travaillé à Gaza pendant vingt ans.

En 1957, déjà, le président Dwight Eisenhower disait avec insistance que, pour combattre les mouvements de gauche au Moyen orient, il fallait « faire tout le possible pour renforcer l’aspect ‘guerre sainte’ ».

Traduction Christine Abdelkrim-Delanne pour Afrique-Asie

* Ben Norton est un journaliste politique de Salon (www.salon.com), un magazine en ligne californien très alternatif et progressiste, créé en 1995 par David Talbot.

http://www.afrique-asie.fr/menu/ameriques/75-a-la-une/10447-la-strategie-du-pire-des-faucons-israel-et-l-otan-ne-devraient-pas-detruire-daech http://www.afrique-asie.fr/menu/ameriques/75-a-la-une/10447-la-strategie-du-pire-des-faucons-israel-et-l-otan-ne-devraient-pas-detruire-daech

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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Sam 1 Oct - 0:53

Mort de Shimon Peres : portrait d'un criminel de guerre

Shimon Peres du point de vue de ses victimes

Ilan Pappé
Investig'action
ven., 30 sept. 2016 18:56 UTC




Les nécrologies de Shimon Peres ont déjà été publiées, préparées sans aucun doute à l’avance, dès que la nouvelle de son hospitalisation est parue dans les médias. Le verdict sur sa vie est très clair et a déjà été prononcé par le président américain Barack Obama : Peres était un homme qui a changé le cours de l’histoire humaine dans sa recherche incessante pour la paix au Moyen-Orient. Mon intuition est que très peu des nécrologies examineront la vie et les activités de Peres du point de vue des victimes du sionisme et d’Israël.

Il a occupé de nombreux postes en politique, postes qui ont eu un impact immense sur les Palestinien-ne-s où qu’elles et ils soient. Il a été directeur général du ministère israélien de la Défense, ministre de la Défense, ministre du développement de la Galilée et du Néguev (Naqab), Premier ministre et Président.

Dans tous ces rôles, les décisions qu’il a prises et les politiques qu’il a poursuivies ont contribué à la destruction du peuple palestinien et n’ont rien fait pour faire avancer la cause de la paix et de la réconciliation entre Palestiniens et Israéliens.

Né Szymon Perski en 1923, dans une ville qui faisait alors partie de la Pologne, Peres a émigré en Palestine en 1934. Adolescent dans une école d’agriculture, il est devenu actif en politique au sein du mouvement travailliste sioniste qui a dirigé le sionisme, et plus tard le jeune Etat d’Israël.

Figure dominante des cadres du mouvement de jeunesse, Peres a attiré l’attention du haut commandement de la force paramilitaire juive de la Palestine sous mandat britannique, la Haganah.

Bombe nucléaire

En 1947, Peres a été pleinement recruté par l’organisation et envoyé à l’étranger par son leader, David Ben Gourion, pour acheter des armes qui ont ensuite été utilisées lors de la Nakba de 1948, le nettoyage ethnique des Palestinien-ne-s, et contre les contingents arabes qui sont entrés en Palestine cette même année.

Après quelques années à l’étranger, principalement aux États-Unis où il était occupé à acheter des armes et à construire l’infrastructure pour l’industrie militaire israélienne, il est rentré pour devenir directeur général du ministère de la Défense.

Peres était actif dans l’établissement de l’entente entre Israël, le Royaume-Uni, et la France, pour envahir l’Egypte en 1956, invasion pour laquelle Israël a été récompensé par la France avec la capacité nécessaire pour construire des armes nucléaires.

En effet, c’était Peres lui-même qui a supervisé en grande partie le programme clandestin d’armement nucléaire d’Israël.

Le zèle que Peres a montré sous la direction et l’inspiration de Ben Gourion pour judaïser la Galilée n’était pas moins important. Malgré le nettoyage ethnique de 1948, cette partie d’Israël faisait encore très campagne et paysage palestiniens.

Peres était derrière l’idée de confisquer des terres palestiniennes dans le but de construire des villes juives exclusives comme Karmiel et Haute Nazareth, et de baser l’armée dans la région de manière à perturber la continuité territoriale entre les villes et villages palestiniens.

Cette ruine de la campagne palestinienne a conduit à la disparition des villages palestiniens traditionnels, et à la transformation des agriculteurs en une classe ouvrière urbaine sous-employée et défavorisée. Cette triste réalité est toujours d’actualité.

Le champion des colons

Peres a disparu un certain temps de la scène politique lorsque son maître Ben Gourion, le tout premier Premier ministre d’Israël, a été poussé vers la sortie en 1963 par une nouvelle génération de dirigeants.

Il est revenu après la guerre de 1967, et le premier portefeuille ministériel qu’il a occupé était celui de responsable des territoires occupés. Dans ce rôle, il a légitimé, très souvent de façon rétroactive, la course à la colonisation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Comme beaucoup d’entre nous réalisent aujourd’hui, au moment où le parti Likoud pro-colonisation est arrivé au pouvoir en 1977, l’infrastructure des colonies juives, notamment en Cisjordanie, avait déjà rendu impossible une solution à deux Etats.

En 1974, la carrière politique de Peres est devenue intimement liée à celle de son ennemi juré, Yitzhak Rabin. Les deux hommes politiques, qui ne pouvaient pas se supporter, ont dû travailler en tandem pour des raisons de survie politique.

Cependant, sur la stratégie d’Israël envers les Palestinien-ne-s, ils ont partagé la perspective coloniale sioniste, convoitant autant de terres de Palestine que possible avec le minimum de Palestinien-ne-s que possible.

Ils ont bien travaillé ensemble pour réprimer brutalement le soulèvement palestinien qui a commencé en 1987.

Le premier rôle de Peres dans ce partenariat difficile a été celui de ministre de la Défense dans le gouvernement Rabin de 1974. La première véritable crise à laquelle a du faire face Peres était une expansion majeure du mouvement colonial messianique Gush Emunim dans ses efforts de colonisation dans et autour de la ville de Naplouse, en Cisjordanie.

Rabin s’est opposé aux nouvelles colonies, mais Peres se tenait aux côtes des colons. Les colonies qui désormais étranglent Naplouse sont là grâce à ses efforts.

En 1976, Peres a dirigé la politique gouvernementale en direction des territoires occupés, convaincu qu’un accord pourrait être trouvé avec la Jordanie, par lequel la Cisjordanie serait sous compétence jordanienne tout en restant sous domination effective israélienne.

Il a initié des élections municipales en Cisjordanie, mais à sa grande surprise et déception, les candidats liés à l’Organisation de libération de la Palestine ont été élus, et non ceux fidèles à la monarchie hachémite en Jordanie.

Mais Peres est resté fidèle à ce qu’il a appelé l’ « option jordanienne » quand il était leader de l’opposition après 1977, puis quand il est revenu au pouvoir au sein de la coalition avec le Likoud entre 1984-1988. Il a poussé les négociations sur cette base jusqu’à la décision en 1988 du roi Hussein de cesser tout lien politique entre la Jordanie et la Cisjordanie.

Le visage international d’Israël

Les années 1990 ont exposé au monde un Peres plus mature et cohérent. Il était le visage international d’Israël, que ce soit au gouvernement ou à l’international. Il a joué ce rôle même après que le Likoud soit devenu la principale force politique du pays.

Au pouvoir dans le gouvernement Rabin au début des années 1990, puis comme Premier ministre après l’assassinat de Rabin en 1995, puis en tant que ministre dans le cabinet d’Ehud Barak entre 1999 et 2001, Peres a mis en avant un nouveau concept pour ce qu’il appelait la « paix ».

Plutôt que de partager le contrôle en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avec la Jordanie ou l’Egypte, il voulait maintenant le faire avec l’Organisation de libération de la Palestine. L’idée a été acceptée par le chef de l’OLP, Yasser Arafat, qui avait espéré bâtir dessus un nouveau projet pour la libération de la Palestine.

Comme il était inscrit dans les accords d’Oslo de 1993, ce concept a été approuvé avec enthousiasme par les alliés internationaux d’Israël.

Peres a été le principal ambassadeur de cette mascarade de processus de paix, qui a fourni un parapluie international à Israël pour établir une politique du fait accompli sur le terrain, permettant de créer un plus grand apartheid israélien avec de petits bantoustans palestiniens dispersés en son sein.

Le fait qu’il ait gagné un prix Nobel de la paix pour un processus qui a accéléré la ruine de la Palestine et de son peuple, est un nouveau témoignage de l’incompréhension, du cynisme et de l’apathie des gouvernements du monde entier envers la souffrance palestinienne.

Nous sommes chanceux de vivre à une époque où la société civile internationale a exposé cette mascarade et a offert, à travers le mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions, ainsi que le soutien croissant pour une solution à un Etat, un chemin à terme plus encourageant et authentique.

Cana

En tant que Premier ministre, Peres avait une « contribution » supplémentaire à apporter à l’histoire de la souffrance palestinienne et libanaise.

En réponse aux escarmouches sans fin entre le Hezbollah et l’armée israélienne dans le sud du Liban, où le Hezbollah et d’autres groupes ont résisté à l’occupation israélienne qui a commencé en 1982 pour prendre fin en 2000, Peres avait ordonné le bombardement de toute la région en avril 1996.

Pendant ce qu’Israël a appelé l’opération « Raisins de la colère », les bombardements israéliens ont tué plus de 100 personnes – des civils fuyant les bombardements et des Casques bleus des Fidji – près du village de Cana.

Malgré une enquête des Nations unies qui a trouvé « peu probable » l’explication d’Israël selon laquelle le bombardement était un accident, le massacre n’a en rien écorné la réputation internationale de Peres comme étant un « artisan de la paix ».

Au cours de ce siècle, Peres était plus une figure de proue symbolique qu’un homme politique actif. Il a fondé le Centre Peres pour la paix, construit sur une propriété de réfugié-e-s palestinien-ne-s confisquée à Jaffa, et qui continue de vendre l’idée d’un « Etat » palestinien avec peu de terre, d’indépendance ou de souveraineté, comme la meilleure solution possible.

Cela ne marchera jamais, mais si le monde continue d’être accroché à cet héritage de Peres, il n’y aura pas de fin à la souffrance des Palestinien-ne-s.

Shimon Peres a symbolisé l’embellissement du sionisme, mais les faits sur le terrain mettent à nu son rôle dans la perpétration de tant de souffrances et de conflits. Connaître la vérité, au moins, nous aide à comprendre comment aller de l’avant et défaire tant d’injustices que Peres a contribué à créer.



Source: Etat D'Exeption



Ilan Pappé est un historien israélien en exil. En Angleterre. il est professeur d’histoire. Il dirige aussi le Centre Européen pour les Études Palestiniennes et co-dirige le Centre pour les Études Ethno-Politiques, à l’Université d’Exeter.

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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Jeu 6 Oct - 0:02

Les crimes de Shimon Peres



Nous avons parlé à Miko Peled, le fils d'un général israélien en vue qui a travaillé avec Shimon Peres, sur les crimes commis par l'homme qui est célébré aujourd'hui par les médias traditionnels.




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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Jeu 6 Oct - 22:28

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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Lun 10 Oct - 10:42

Koweït, Maroc, France : le Mossad à l’œuvre



Par Helmi Moussa - "Assafir" (revue de presse : assawara.blogspot – 4/10/16)

Les multiples formes de collaboration entre certains services de renseignements arabes et les renseignements israéliens ont déjà fait couler beaucoup d’encre ; il n’en reste pas moins que tout éclairage nouveau, toute divulgation de données inédites sur le sujet, ne manquent jamais de produire un effet de surprise sur la plupart des gens, notamment sur les esprits qui n’ont pas bien assimilé ce genre d’informations, et sur les jeunes générations.

Les médias israéliens fournissent parfois eux-mêmes certaines données, suite à une fuite d’informations ou à travers leurs propres reportages. Parmi ces informations, les plus récurrentes concernent sans doute l’assassinat du militant marocain Mehdi Ben Barka. Une série d’investigations ont en effet été menées par les Français suite au tollé suscité par la révélation d’une collaboration française avec les services marocains et israéliens dans l’assassinat de l’opposant sur le territoire français. Mais une nouvelle enquête conduite en Israël par les célèbres chasseurs de renseignements Ronen Bergman et Shlomo Nakdimon, dévoile d’autres aspects méconnus de cette collaboration ; on y apprend notamment la coopération entre les renseignements israéliens et français dans la poursuite des activistes de la révolution algérienne et de ses leaders, et ce jusqu’en Égypte.

Pour maintes raisons, la France constituait alors le siège central des renseignements israéliens en Europe. Enlisée dans le bourbier algérien, elle menait une lutte acharnée contre le Front de libération nationale (FLN) et avait, à cet effet, sollicité l’aide du Mossad israélien ; celui-ci avait mis à la disposition des Français des informations sur le FLN et leur avait fourni, via ses agents, des fusils de précision, des pistolets et des explosifs destinés à être utilisés dans des opérations contre les chefs du FLN localisés au Caire.

Lorsque ces activités s’intensifièrent, le besoin se fit pressant d’un canal permanent vers l’Égypte, considérée alors comme l’ennemi numéro un d’Israël. Une initiative inédite fut prise au sein des renseignements israéliens : le vice-président de la section des renseignements militaires, Yuval Ne’eman, mobilisa deux pilotes juifs américains et leur fournit les fonds nécessaires pour la création d’une compagnie d’aviation qui serait basée au Koweït, et qui desservirait l’ensemble du monde arabe. La proposition, accueillie à bras ouverts par le gouvernement koweïtien, se concrétisa d’abord par trois vols hebdomadaires réguliers à destination du Caire, avant que la compagnie ne devienne entièrement koweïtienne. Elle demeure opérationnelle jusqu’à ce jour sous le nom de Kuwait Airways ou Compagnie nationale koweïtienne d’aviation.

L’enquête montre aussi que Paris a aplani la route du Mossad pour son implantation en Afrique et en Asie, où il ne tarda pas à devenir l’un des services les plus actifs et les plus performants sur le terrain. L’accord prévoyait une aide militaire israélienne ainsi que l’entraînement des effectifs des services de renseignements locaux, et parfois même la création desdits services. En contrepartie, le Mossad bénéficiait d’une autorisation quasi inconditionnelle de manœuvrer dans tous les pays concernés ; il collectait alors principalement des informations sur les pays arabes et sur les activistes du camp soviétique, qu’il s’empressait de partager avec les États-Unis. La principale alliance secrète conclue dans ce cadre est celle dite du « pacte périphérique»; elle s’est nouée entre le Mossad et ses homologues turc, iranien et éthiopien, et est devenue une véritable plate-forme de coordination en matière de renseignement entre ces puissances régionales.

Mais le Mossad s’était fixé une cible autrement plus complexe : le Maroc. Le rapport d’enquête de poursuivre : « La relation avec le Maroc en matière de renseignement commence en 1960. Hassan II était encore prince héritier. Après son intronisation, Israël lui demande d’autoriser l’émigration des juifs du Maroc. Mohamed Oufkir, alors responsable des services secrets marocains, conclut le marché avec les envoyés du Mossad à raison de 250 dollars par tête. L’argent payé en échange de 80 000 juifs est versé par chèques de 250 000 dollars, tous déposés sur un compte secret ». Par suite, ajoute le rapport, « les Marocains demandent au Mossad de leur créer une unité spéciale pour la protection des personnalités. On confie cette mission délicate à l’agent du Mossad David Shomron et à Yoska Shiner, l’un des gardes du corps de l’ancien Premier ministre israélien David Ben Gourion. Shomron avait dit alors : "Le roi craignait d’être tué. Il avait suffisamment d’ennemis et ne se sentait pas en sécurité" ».

L’enquête décrit les étapes d’une fructueuse collaboration : « Au cours des pourparlers il s’est avéré qu’Oufkir et son fidèle adjoint Ahmed Dlimi étaient non seulement soucieux de préserver la vie du roi mais également désireux de sauvegarder son règne, et qu’ils étaient, à ce propos, fortement embarrassés par les tentatives de complot contre Hassan II fomentées en Egypte et en Algérie. Les ambassades du Maroc dans ces pays étaient devenues l’objet d’agressions répétées. Israël se charge alors de réorganiser tout le dispositif marocain des renseignements, d’équiper des bâtiments navals marocains de matériel électronique susceptible de détecter les infiltrations maritimes, et d’entraîner les Marocains à déjouer les plans d’infiltration de leurs ambassades. En échange, Israël est autorisé à établir une agence permanente du Mossad dans la capitale Rabat. C’était là une réalisation majeure. Lorsque le conflit frontalier algéro-marocain s’envenime, le chef du Mossad Meir Amit, muni d’un faux passeport, prend l’avion et rencontre le roi en urgence, à qui il assure :"Nous sommes en mesure de vous aider et nous voulons vous prêter main forte" ».

D’après le rapport, le roi accepta l’offre et Israël, outre les renseignements qu’il fournit, se chargea d’entraîner des pilotes marocains et d’équiper l’armée locale.

La coopération atteignit toutefois son apogée en septembre 1965, lors de la conférence des chefs d’Etat arabes qui se tenait à Casablanca, et au cours de laquelle il était question de créer un commandement militaire unifié en vue de combattre Israël à l’avenir. Le roi, qui n’avait aucune confiance en ses hôtes, les dirigeants du monde arabe de l’époque, autorisa le Mossad à surveiller de près cette rencontre au sommet. Rafi Eitan déclare à ce propos : «Dès la clôture du sommet ils nous fournirent tous les renseignements nécessaires et n’en occultèrent aucun ».

D’après le quotidien israélien Yediot Aharonot, parmi ces informations de la plus haute importance on trouvait les déclarations des commandants des armées arabes, qui avertissaient les chefs d’Etat que leurs forces n’étaient pas prêtes à mener une nouvelle guerre contre Israël. Ces renseignements serviront ultérieurement de fondement stratégique à l’attaque éclair de juin 1967, qui conduisit à la victoire écrasante de la guerre des Six Jours. Dans un document des services de renseignements, il est noté que ces éléments d’information d’une extrême sensibilité constituent sans doute un summum dans la série de réalisations des renseignements israéliens depuis leur création.
*Source et titre original : Du Koweït à l’assassinat des dirigeants algériens et au «parrainage» de Hassan II - Comment le Mossad a infiltré le sommet arabe

http://www.france-irak-actualite.com/2016/10/koweit-maroc-france-le-mossad-a-l-oeuvre.html


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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mar 18 Oct - 1:28

Résolution sur Jérusalem : la directrice de l'Unesco menacée de mort (ambassadeur Israël)



L'ambassadeur d'Israël à l'Unesco a affirmé lundi que la directrice générale de cet organisme avait été menacée de mort après avoir émis des réserves sur un projet de décision concernant les lieux saints de Jérusalem.

Ce texte, présenté par sept pays arabes, a été adopté jeudi par une commission de l'Organisation des Nations unies pour la culture et l'éducation (Unesco) et aussitôt dénoncé en Israël comme niant le lien millénaire entre les juifs et Jérusalem. Il doit faire l'objet mardi d'un autre vote, cette fois pour une éventuelle adoption définitive par le Conseil exécutif de l'Unesco, réuni en séance plénière.

"Les pays arabes se conduisent avec des manières odieuses de voyou contre le reste du monde et la direction de l'Unesco. La directrice générale (Irina Bokova) a reçu des menaces pour sa vie et sa protection a dû être renforcée", a indiqué lundi l'ambassadeur Carmel Shama-Cohen à la radio publique israélienne. "Ces menaces lui ont été adressées à la suite des critiques qu'elle a émises" contre les votes intervenus jeudi en commission, a ajouté le diplomate israélien.

Après leur vote jeudi en commission de deux projets de décision sur "la Palestine occupée" (24 voix pour, 6 contre et 28 abstentions), Israël avait annoncé la suspension de sa coopération avec l'Unesco, basée à Paris.
La colère d'Israël porte notamment sur des dispositions concernant l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville occupée depuis 1967 par Israël et depuis annexée, une annexion considérée comme illégale par l'Onu.

L'esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l'islam et le site le plus sacré pour les juifs qui le révèrent comme le mont du Temple. La Jordanie administre le site mais Israël en contrôle tous les accès.

Le texte voté jeudi à l'Unesco dénonce les empiètements israéliens sur l'autorité de la Jordanie, les incursions israéliennes sur l'esplanade des Mosquées ou encore les restrictions d'accès imposées aux fidèles musulmans.

Le jour du vote, Mme Bokova avait pris ses distances avec ce texte, estimant que "le patrimoine de Jérusalem est indivisible" et que "chacune de ses communautés a droit à la reconnaissance explicite de son histoire et de son lien avec la ville". "Nier, occulter ou vouloir effacer l'une ou l'autre des traditions juive, chrétienne ou musulmane revient à mettre en péril l'intégrité du site", avait-elle dit.

http://www.lorientlejour.com/article/1013134/resolution-sur-jerusalem-la-directrice-de-lunesco-menacee-de-mort-ambassadeur-israel.html

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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mar 1 Nov - 3:21

Netanyahu: En Israël, "aucun gouvernement ne soutient davantage les colonies"



Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré lundi que son gouvernement soutenait les colonies comme aucun autre, pour tenter d'apaiser les colons qui risquent de le confronter sous peu à de sérieuses difficultés.

Dans ce souci de calmer les esprits, M. Netanyahu a annoncé devant le Parlement que son gouvernement avait demandé à la Cour suprême de repousser la date butoir fixée au 25 décembre par la justice pour détruire une colonie sauvage de Cisjordanie occupée. La Cour a précisé dans un communiqué que le gouvernement avait demandé un report de sept mois.

La colonie d'Amona, où vivent entre 200 et 300 Israéliens, au nord-est de Ramallah en Cisjordanie occupée, est devenue un casse-tête pour M. Netanyahu.
Amona est une colonie sauvage, c'est-à-dire illégale non seulement aux yeux de la communauté internationale, mais des lois qu'Israël applique sur la majeure partie de la Cisjordanie.

La Cour suprême a décidé qu'Amona, construite dans les années 1990, l'avait été sur des terres privées palestiniennes et devait être détruite avant le 25 décembre.
M. Netanyahu est pris entre d'une part les pressions des habitants qui refusent l'éviction et de l'important lobby des colons, y compris au sein de son gouvernement, et d'autre part celles de la communauté internationale, à commencer par le grand allié américain.

Un report de la démolition représenterait une solution "responsable", a dit M. Netanyahu devant les députés.
"Je suis sûr qu'au bout du compte, les colons se comporteront également de manière responsable", a-t-il ajouté, "ils savent qu'aucun gouvernement ne soutient, ni ne soutiendra davantage les colonies que celui-ci".

L'affaire est aussi suivie attentivement par la communauté internationale. Celle-ci considère l'installation de près de 600.000 colons israéliens dans les Territoires palestiniens et la poursuite de la colonisation comme un obstacle majeur au règlement d'un conflit vieux de près de 70 ans.

La classe politique israélienne s'interroge sur le risque que le président américain Barack Obama ne prenne une initiative de dernière heure avant la fin de son mandat ou qu'il ne mette pas le veto américain à une résolution de l'Onu dénonçant la colonisation.
"Le président Obama a déclaré du haut de la tribune des Nations unies en 2011 qu'on n'arrivait pas à la paix par des résolutions de l'Onu, mais par des négociations directes", a dit M. Netanyahu. "Il a raison. Je veux croire qu'il est resté fidèle à cette position et qu'il n'abandonnera pas la politique traditionnelle des Etats-Unis".
"Israël s'opposera à toute tentative extérieure de lui imposer quoi que ce soit", a-t-il prévenu.

http://www.lorientlejour.com/article/1015790/netanyahu-en-israel-aucun-gouvernement-ne-soutient-davantage-les-colonies.html

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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mar 8 Nov - 1:22

Conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien? Pour Israël, c’est niet!



Tel Aviv se prononce catégoriquement contre la conférence internationale pour résoudre le conflit israélo-palestinien, la partie israélienne craignant que l'internationalisation du problème augmente la pression externe.

Israël a appelé la France à renoncer à l'idée de tenir la conférence internationale pour relancer l'effort de paix moribond entre Israéliens et Palestiniens et a déclaré qu'il ne participerait pas à cette réunion, prévue plus tard dans l'année, selon le Bureau du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Israël est confiant et espère que la France ne favorisera pas une conférence ou un processus, lesquels seraient contraire à la position officielle israélienne », a déclaré un communiqué officiel.

Les responsables israéliens ont reçu à Jérusalem Pierre Vimont, l'envoyé spécial français chargé de travailler sur le terrain à la réalisation de ce projet.

Le conseiller israélien à la sécurité nationale, Jacob Nagel, et l'émissaire du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Yitzhak Molcho, lui ont exprimé la position officielle de Tel Aviv, selon laquelle Israël ne voit pas d'alternatives aux négociations directes avec les Palestiniens en tant que moyen de résoudre le conflit. « La position de l'État d'Israël est sans équivoque : on ne progressera véritablement vers la paix et on ne parviendra à un accord que par des négociations directes entre Israël et l'Autorité palestinienne, et toute autre initiative ne fait qu'éloigner la région d'un tel processus », a informé le bureau du premier ministre israélien dans un communiqué. Autre son de cloche à Paris, qui estime que la tenue d'une grande conférence internationale impliquant des Israéliens et des Palestiniens avant la fin de l'année pourrait relancer le processus de résolution du conflit mutuel. En juin, les délégations de près de trois dizaines de pays et d'organisations internationales se sont réunies à Paris pour discuter l'organisation d'un tel événement.

Les Israéliens craignent que l'internationalisation du règlement du conflit augmente la pression externe sur leur pays en imposant des conditions de paix défavorables.

Les Palestiniens, de leur côté, affirment que le format bilatéral est une impasse et se plaignent de l'inégalité des négociations avec la partie israélienne. Ils prônent l'implication de la communauté internationale dans ce processus sur le modèle de la résolution du problème nucléaire iranien.

https://fr.sputniknews.com/international/201611071028574370-paris-israel-palestine/

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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mer 16 Nov - 2:05

Bonjour du compte Twitter de l’armée israélienne





Comment appelle-t-on un régime qui, chaque nuit, tire des personnes de leur lit ? Comment qualifier les détentions de masse sans mandat ? Comment définir les fouilles brutales de maisons en pleine nuit, dont certaines n’ont pour seul but que de faire des exercices d’entraînement ? Comment appeler de telles actions perpétrées chaque nuit par l’armée, la police des frontières et le Shin Beth, service de sécurité intérieure israélien ? Comment appeler un État au nom duquel ils agissent – une démocratie, la seule du Moyen-Orient ? Se rappelle-t-on les sombres régimes, pense-t-on aux juntes latino-américaines, est-on scandalisé par la Turquie ? Bienvenue à l’occupation israélienne de la Cisjordanie, nuit après nuit, à quelques kilomètres de chez vous !

Tous les matins, sur son compte Twitter, l’IDF (Tsahal) décrit ses méfaits de la nuit précédente, avec une bonne dose de fierté : « Au cours de la nuit, nos forces ont arrêté des hommes recherchés, soupçonnés d’activités terroristes populaires et de participation à de violentes émeutes ». Hommes recherchés, terreur populaire, émeutes – le langage est recherché mais guindé, parsemé d’acronymes puérils en hébreu, qui semblent cacher un secret. Le choix de mots est convenu, les détenus ne sont pas nommés ou ne voient leur humanité restituée d’aucune autre manière. L’armée ressemble à un chasseur nocturne qui, tous les matins, exhibe ses prises de la nuit.

La semaine dernière, en une nuit, on a compté 23 arrestations, 14 la semaine d’avant, 10 et 11 les précédentes. Pas une seule nuit sans enlèvements de la sorte. Qui sont-ils ? Qu’est-ce qu’ils ont fait ? Qui s’en soucie ? Ils font partie du mouvement de « terreur populaire », tous maintenant aux mains des services de sécurité.

Parfois, on vous sert de petits délices : « Cette nuit, à Naplouse, nos forces ont bouclé un appartement et un entrepôt qui avait servi à la préparation d’engins explosifs de terreur ». Engins explosifs ? Un appartement ? Un entrepôt ? Par quelle autorité ? Naplouse est dans la zone A, censée être contrôlée par les Palestiniens, mais qui se soucie de telles bagatelles ?

À l’occasion, il y a de l’argent en cause : « Au cours des opérations de la Brigade Territoriale d’Etzion, nos forces ont saisi des milliers de shekels utilisés pour financer la terreur. On les a transférés aux forces de sécurité ». Parfois ça frise le grotesque : « Les forces de la Brigade Territoriale d’Ephraim ont également arrêté un individu soupçonné d’inconduite violente, pour avoir grimpé sur un véhicule de l’armée, il y a deux mois. Les forces de sécurité lui ont fait subir un interrogatoire ». Il a grimpé sur un véhicule ? Faut-il rire ou pleurer ?

Pour ceux qui connaissent ce genre d’opérations, celles-ci n’ont rien d’amusant. Elles sont écœurantes. Des centaines de milliers de personnes vivent constamment dans la terreur : des enfants mouillent leur lit, des parents ont peur de fermer les yeux une seconde. Les soldats font sauter les portes des maisons et envahissent. Avant de comprendre ce qui se passe, vous voyez des douzaines d’hommes armés, le visage parfois couvert, dans votre maison, dans votre chambre, dans celle de vos enfants, dans la salle de bain. Voilà comment débute le cauchemar, la fouille et les arrestations, sans aucune explication, sans décision judiciaire.

Parfois, on tire les habitants de leur maison pour les jeter à la rue, sans leur permettre de s’habiller. De temps en temps, on bat un père devant ses enfants. Les affaires personnelles sont souvent endommagées. Le tout accompagné de harcèlement et d’humiliation. Dehors, les voisins se font souvent arroser de gaz lacrymogène. Des expériences traumatiques pour tout être humain.

Il n’y a pas un Palestinien qui n’ait pas fait cette expérience. Il n’y a pas un Israélien qui puisse l’imaginer. Il m’est arrivé une fois de passer une nuit dans le camp de réfugiés de Jénine. Quand les soldats se sont approchés de la maison où je me trouvais, je suis presque mort de peur. À la fin, ils ne sont pas entrés mais je n’oublierai jamais ces moments de terreur. Ce n’est que le début du cauchemar. On saisit « l’individu recherché », on le menotte et on lui bande les yeux en vue d’une interrogation dont il est difficile de prédire la fin. Ça va durer des semaines et ça comprendra humiliation et torture, parfois sans raison. On a arrêté près d’un million de Palestiniens de cette façon au cours de l’occupation. Près d’un million !

La semaine dernière, l’agence de presse Ma’an a signalé que, selon un rapport des Nations Unies, entre le 4 et le 17 octobre il y a eu 178 raids nocturnes de ce genre, c’est-à-dire 14 par nuit. Ceci s’est passé dans une période plutôt calme, à part les attaques de loups solitaires, que nul raid ne peut empêcher. On ne va pas arrêter la nuit, une fille qui veut mourir : La terreur nocturne pourrait en conduire d’autres à une attaque désespérée.

Voilà ce qui se passe chaque nuit, pendant votre sommeil.

Et après cela, d’autres Israéliens osent déclarer – par ignorance ou arrogance – que l’occupation, c’est fini, ou au moins qu’en parler les ennuie.

Source: Investig'Action


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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Dim 20 Nov - 16:12

Bonjour mes frères & sœurs Very Happy
Je me pose beaucoup de questions quand à l'élection du Trump pour l'avenir de la planète vu qu'on le veuille ou nonla politique américaine influe sur le monde entier. Et une de ses questions est l'avenir de la Palestine vu que Trump avait déjà été briffé par Netanyahu le 25 septembre 2016 et fut ensuite chaudement remercié et traité en véritable ami de Israël ! Et puis les juifs savaient que Trump gagnerait....
Akasha.


Qu’implique l’élection de Trump pour la Palestine?



Par un jour auquel la plupart ne s’attendaient pas, il n’y a que peu de choses que l’on peut avancer avec certitude. L’une d’entre elles, c’est que Hillary Clinton aurait été une présidente désastreuse pour ceux qui soutiennent les Palestiniens dans leur lutte pour leurs droits. - See more at: http://www.investigaction.net/quimplique-lelection-de-trump-pour-la-palestine/#sthash.hFbVptci.dpuf


Sa campagne défaillante l’a placée comme successeur naturel du président Barack Obama, le démocrate qui a juste inconditionnellement remis à Israël le plus grand paquet d'aide militaire de l’Histoire.

Durant la campagne des primaires démocrates, Clinton s’est vendue comme une belligérante et une violente alliée va-t-en-guerre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, contre le peuple palestinien.

Elle a promis que le blocage du mouvement non violent BDS dirigé par les Palestiniens serait une priorité de son éventuel gouvernement.

Elle n’a pas ménagé ses efforts pour s’opposer aux plus timides tentatives qui voulaient qu’Israël rendre des comptes. Au printemps dernier, Clinton a notamment appelé directement les membres de son Église des Méthodistes Unis à voter contre le désinvestissement des entreprises qui aident et profitent de l’occupation d’Israël.

Clinton s’est positionnée comme un extrémiste antipalestinien à une époque où la base du Parti démocrate s’est montrée plus ouverte que jamais à embrasser les droits des Palestiniens.

Son soutien extrême à Israël n’est que l’une des nombreuses façons dont Clinton et les membres de son parti se sont affrontés auprès des bailleurs de fonds et se sont finalement révélés hors de contact avec de vastes segments du pays qu’ils croyaient acquis.

Mais Hillary Clinton ne sera pas présidente.



Président Trump

La seule chose qui puisse être dite avec exactitude au sujet du président Donald Trump, c’est que personne ne sait exactement ce qu’il fera.

Tôt dans la campagne, il avait insisté pour que les relations entre Israéliens et Palestiniens soient équitables. Ce faisant, il avait poussé de nombreux partisans d’Israël parmi les plus fanatiques et néoconservateurs dans les bras de Clinton.

Face au contrecoup, Trump a donc rapidement changé son fusil d’épaule, promettant à Netanyahou qu’il reconnaîtrait Jérusalem comme la « capitale indivisible de l’État d’Israël ». Il a aussi encouragé activement Israël à continuer de construire des colonies en Cisjordanie occupée.

Mais Trump présentait encore par éclats quelques réticences à offrir des gages de bonne volonté. Ainsi, après avoir gagné la nomination de son parti en juillet, il a écarté la question d’un journaliste qui lui demandait s’il suivrait la « tradition » des autres candidats républicains en visitant Israël.

« C’est une tradition, mais je ne suis pas un traditionnel », avait répliqué Trump.

Même si ces changements révèlent un homme irrégulier sans opinion fixe, les positions les plus pro-israéliennes de Trump ne diffèrent pas beaucoup en substance de la politique d’Obama, sous le regard duquel la construction de colonies a plus que largement compensé le rythme qui avait marqué la présidence de George W. Bush.



Craintes viscérales

Dans son discours de victoireoire la nuit dernière, Trump est revenu à un thème habituel : « Nous allons nous entendre avec toutes les autres nations désireuses de s’entendre avec nous… Nous aurons de bonnes relations. Nous espérons avoir d’excellentes relations. »

Ce ne sera qu’un peu de réconfort pour les gens aux États-Unis et dans le monde dont les craintes viscérales ont été alimentées par les forces qui ont contribué à propulser Trump au sommet : ses brimades racistes et ses incitations à la haine contre les musulmans et les Mexicains, ses fanfaronnades sur les agressions sexuelles contre les femmes, sa dénégation du réchauffement climatique et son indulgence à l’égard des suprémasistes blancs antisémites, y compris le Ku Klux Klan qui lui a apporté son soutien.

Les homologues israéliens de ces vils racistes étasuniens célèbrent aujourd’hui la victoire de Trump.

Netanyahou a félicité Trump, le qualifiant de « vrai ami d’Israël. »

« Je suis persuadé que le président Trump et moi continuerons à renforcer l’alliance entre nos deux pays et la porterons au plus haut niveau », a ajouté le Premier ministre israélien.

Naffali Bennett, le ministre israélien de l’Éducation qui s'est vanté de ses meurtres d’Arabes, a salué l’ère Trump qui s’annonce.

« La victoire de Trump est une occasion pour Israël de retirer immédiatement l’idée d’un État palestinien dans le centre du pays, ce qui nuirait à notre sécurité et à notre juste cause », a déclaré Bennett.

Mais la soi-disant solution à deux États était déjà morte et Clinton n’aurait pas changé cela.



Se défendre

La cause palestinienne a déjà adopté une lutte pour l’égalité contre un système enraciné d’occupation israélienne, contre le colonialisme et contre l’apartheid qui tirent leurs racines dans le soutien de l’establishment bipartite des Etats-Unis.

Les Palestiniens n’ont pas attendu le résultat des élections US pour décider quel sens leur lutte devait prendre.

Si Trump a gagné, certaines choses n’ont pas changé. Au cours de la dernière décennie, le soutien aux droits des Palestiniens a augmenté aux États-Unis, en particulier parmi les jeunes — et dans la base de plus en plus diversifiée du Parti démocrate qui a été complètement trahie par sa direction.

Plus que jamais, les gens comprennent que le soutien étasunien à Israël vient des mêmes endroits où l’on soutient le plus fort la suprématie blanche, l’incarcération massive, la violence policière non maitrisée, le militarisme et l’impérialisme US.

Ce soutien découle également des milieux libéraux et droit-de-l’hommistes qui ont défendu Clinton. Plus souvent qu’à leur tour, ils mettent sur un même pied colonisateur et colonisé, oppresseur et oppressé, occupation et résistance.

Les électeurs de base n’ont plus d’autre choix que de se mobiliser à partir de leur désespoir. Un désespoir que l’élection de l’un ou l’autre candidat n’aurait fait que précipiter. La base doit continuer à s’organiser et à lutter pour ses droits et les droits des peuples partout dans le monde.

La vérité, c’est que nous n’avions de toute façon pas d’autre choix que de lancer ce combat.



Source originale: Electronic Intifada

Traduit de l’anglais par Investig’Action

Source: Investig'Action


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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mar 27 Déc - 2:13

Vous ne verrez pas cette histoire à la télé - Israël de la honte - Ne regardez pas



Le Sionisme expliqué par des rabbins



A voir ! Arno Klarsfeld le sioniste se fait défoncer par un israélien judaïque !

Un courageux juif vs Un stupide sioniste



Michel Collon remet à sa place les petits sionistes ...

Aucun pseudo intellectuel tel que BHL Finkelkraut max gallo Elie Wiesel........n'a eu le courage d'accepter l'invitation de Taddei, sans doute avaient ils peur de Mr Collon qui les auraient également remis à leur place.


les sionistes démasqués restent bouche bée face à l'éloquent michel collon


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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mar 3 Jan - 2:42

Bonsoir mes frères & sœurs  Very Happy
A quand des sanctions contre se pays au gouvernement voyous ?
Akasha.



Avec la résolution 2334 Israël viole 35 résolutions de l’ONU #israel



35 c’est le nombre de résolutions du conseil de sécurité de l’ONU et de son assemblée générale auxquelles Israël refuse de se conformer. Notamment en poursuivant l’occupation illégale des territoires palestiniens ou en se moquant des droits de l’homme.

Et ce chiffre ne compte évidemment pas les 86 résolutions de l’ONU bloquées par les Etats Unis condamnant les actions d’Israël.

Dès la résolution 2334 adoptée par le conseil de sécurité de l’ONU – les USA n’ayant pour une fois pas opposé leur veto – le gouvernement d’Israël s’est répandu en menaces contre les pays qui ont voté pour cette résolution. A l’image du ministre de la défense israëlien, Avigor Lieberman appelant les français de confession juive à quitter la France : « Ce n’est pas votre pays, ce n’est pas votre terre, quittez la France et venez en Israël. » a-t-il lancé ? Propose-t-il aux français d’aller s’installer dans des colonies condamnées de façon constante et systématique par l’ONU ? De fait, Tel Aviv affiche sa fureur alors que la résolution 2334 implique l’organisation d’une conférence internationale pour faire progresser la paix au Moyen Orient. Alors que l’extrême-droite au pouvoir à Tel Aviv entend faire régner son ordre par la terreur de ses armes, avec le soutien militaire constant des USA, Tel Aviv a également ordonné de réduire sa coopération avec les pays ayant voté la résolution 2334, ces sanctions visant donc notamment la France.

Il est significatif de comparer le peu d’écho médiatique en France aux violentes éructations et actions de l’État d’Israël. Que chacun imagine ce qui se passerait si la Syrie, Cuba, le Venezuela ou la Serbie refusait d’appliquer ne serait-ce qu’une seule résolution de l’ONU ? Il suffit de se souvenir des bombardements massifs de l’OTAN sur Belgrade pour constater que le droit international est à géométrie variable selon qu’il contrarie ou non les décisions de l’impérialisme américain. La maison blanche n’a d’ailleurs annoncé aucune sanction contre Tel Aviv qui demeure son partenaire militaire privilégié.

La résolution 2334

Résolutions de l’ONU non respectées par Israël – source Le Monde Diplomatique

Assemblée générale
(ayant alors fonction d’organe décisionnaire)


[b]Résolution 181
(29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux États indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins » ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

Conseil de sécurité


Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque État de la région.

Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées – le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure susceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/resolution-2334-israel-viole-35-resolutions-de-lonu-israel/

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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Dim 12 Fév - 22:34

En Israël, la torture des enfants palestiniens est « institutionnelle »

Un article récent publié par le quotidien israélien Haaretz a confirmé jusqu’où vont les interrogateurs du Shin Bet quand ils soumettent leurs prisonniers à la torture.

Parmi les méthodes figurent les coups au visage « afin de blesser des organes sensibles comme le nez, les oreilles, le front et les lèvres », le fait de forcer un individu menotté à s’agenouiller contre un mur pendant de longues périodes, ou d’installer le suspect, le dos penché vers l’arrière, sur une chaise tout en lui maintenant bras et jambes entravés.



Parmi les méthodes de torture, est-il rapporté, figurent les coups au visage et l’obligation pour un individu menotté de s’agenouiller contre un mur durant de longues périodes. (Photo : Abid Katib/Getty Images)

Les récits des interrogateurs se font l’écho de ce que les Palestiniens et les associations israéliennes des droits de l’homme ont rapporté. L’ONG Addameer en faveur des droits des prisonniers a déclaré que de telles pratiques « passent pour être utilisées de façon habituelle et systématique contre les détenus palestiniens ». D’autres méthodes de torture utilisées contre les Palestiniens comprennent la privation de sommeil et les menaces envers les membres de la famille, a expliqué un porte-parole d’Addameer à Al Jazeera.

Rachel Stroumsa, la directrice exécutive du Comité public contre la Torture en Israël (PCATI), a déclaré que son ONG était au courant de centaines de plaintes et allégations corroborant ces dires.

Outre les interrogatoires pratiqués pour obtenir des informations sur des actes futurs, « nous savons par expérience que la torture est également utilisée pour obtenir des aveux concernant des actes passés », a déclaré Stroumsa à Al Jazeera.

Dans son rapport annuel de l’an dernier, Amnesty International a estimé que les forces israéliennes et le personnel du Shin Bet « avaient torturé ou maltraité des détenus palestiniens, y compris des enfants, en particulier au cours de leur arrestation et de leur interrogatoire », en recourant à des méthodes consistant en « corrections à coups de bâton, gifles, étranglements, maintien prolongé sous menottes et fers, positions sous stress, privation de sommeil et menaces ».

Un représentant de Defence for Children International – Palestine, Ayed Abu Qtaish, directeur du programme de responsabilisation de l’organisation, a dit à Al Jazeera que ses recherches avaient révélé que près de deux tiers des enfants palestiniens détenus par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée avaient subi des violences physiques après leur arrestation : « Les enfants palestiniens sont régulièrement soumis à des techniques d’interrogatoire coercitives et violentes – positions inconfortables, menaces et isolement, entre autres – afin d’obtenir des aveux et il est rare que les juges du tribunal militaire israéliens rejettent ces confessions forcées. »

La torture et les mauvais traitements sont si répandus, affirment les militants des droits de l’homme, que les condamnations de Palestiniens pour des « délits sécuritaires » sont fondamentalement très peu fiables, et pour la raison non négligeable que les violences pallient grandement l’absence de toute procédure en bonne et due forme.

Selon une étude, au moins 91 pour 100 des détenus palestiniens interrogés par le Shin Bet en Cisjordanie occupée sont gardés au secret absolu durant une partie ou la totalité de leur interrogatoire. Stroumsa affirme que cette pratique est « un élément qui favorise la torture ».

Dans le système des tribunaux militaires, qui atteint un taux de condamnation de 99 pour 100, les Palestiniens peuvent être détenus pendant 60 jours sans avoir accès à un avocat – en guise de comparaison, aux États-Unis, la longueur moyenne des interrogatoires débouchant sur de faux aveux est de 16 heures.

« Puisque les enfants palestiniens continuent à subir systématiquement de mauvais traitements qu’on leur refuse le droit à une procédure en bonne et due forme, il devient évident que les tribunaux militaires n’ont aucun intérêt dans la justice », a ajouté Ayed Abu Qtaish.

Outre la torture et le manque d’accès à un avocat, on exige des Palestiniens qu’ils signent des aveux rédigés en hébreu, une langue que, souvent, ils ne comprennent pas. Tout cela « crée un environnement coercitif qui se traduit par des aveux obtenus sous la contrainte », a fait remarquer Addameer.

Un exemple récent est le cas de Mohammad el-Halabi, un employé de World Vision cantonné à Gaza et qui a été accusé par Israël de faire parvenir de l’argent au Hamas. Halabi, qui doit être jugé par un tribunal civil de Beer Sheva, a protesté de son innocence en disant qu’il avait été torturé par ses interrogateurs. Ces plaintes ont également été exprimées par ses avocats, que Halibi a été empêché de voir durant les trois semaines qui ont suivi son arrestation.

Le nouveau rapport de Haaretz attire l’attention sur un sujet qui ne fait pas souvent la une de l’actualité. En novembre 2015, une vidéo de l’interrogatoire d’Ahmad Manasra, 13 ans, déclenchait un vaste tollé, alors que la comparution en mai d’Israël devant de la Commission des Nations unies contre la torture – qui parlait des « preuves obtenues par la force » utilisées dans les tribunaux – était elle aussi largement commentée.

Mais bien d’autres événements échappent au radar. Une étude universitaire publiée en novembre 2015 dans un périodique médical révisé par des pairs révélait des dizaines de cas de tortures sexuelles et de mauvais traitements de prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Des activistes sur le terrain déclarent qu’il est nécessaire de toute urgence d’attirer l’attention internationale sur les pratiques de torture par Israël, en grande partie en raison de la nature institutionnalisée du problème.

Bien qu’une décision de la Cour suprême israélienne ait interdit en 1999 les « méthodes physiques » d’interrogatoire, les agents du Shin Bet ont néanmoins bénéficié de l’impunité dans leur recours à la torture et aux mauvais traitements, grâce à ce qu’on appelle l’exemption pour « défense fondée sur la nécessité » ou « bombe à retardement ».

Selon les activistes contre la torture, cette exemption a servi depuis de feu vert à la torture. Depuis 2001, des centaines de plaines formelles ont été déposées contre les interrogateurs du Shin Bet, mais pas une seule enquête criminelle n’a été ouverte.

« Je pense que la pression internationale est essentielle et, dans certaines questions, elle a d’ailleurs prouvé son efficacité », a déclaré Stroumsa. « Il est également du devoir de la communauté internationale de s’exprimer sur ces violences, au vu du soutien massif, tant économique que politique, que reçoit l’État d’Israël de l’étranger. »

Ben White | 9 février 2017 | Al Jazeera
Traduction : Jean-Marie Flémal
Source: Arrêt sur Info

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akasha
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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   Mar 7 Mar - 23:30

Rothschild révèle le rôle décisif que sa famille a joué dans la Déclaration Balfour et la création d’Israël [Vidéo]


Lord Rothschild interviewé par l’ex-ambassadeur Daniel Taub. [Photo Times of Israel]

Le Times of Israel  rapporte que lord Jacob Rothschild a récemment révélé de nouveaux détails sur le rôle décisif qu’ont joué des membres de sa famille pour obtenir la Déclaration Balfour, qui a « ouvert la voie à la création d’Israël ».

L’octogénaire Rothschild est le chef actuel de la famille de banquiers et un supporter déterminé d’Israël.

La Déclaration Balfour (voir le texte ci-dessous) est une lettre écrite en 1917 par le ministre des Affaires étrangères britannique, lord Balfour, adressée à lord Rothschild, un des dirigeants sionistes de Grande Bretagne à l’époque et l’oncle du lord Rothschild actuel.

Le Times of Israel rapporte qu’au cours d’une interview télévisée, Rothschild a révélé pour la première fois le rôle joué par sa cousine Dorothy de Rothschild. Il a décrit Dorothy, qui était alors adolescente [« in her teens »] comme « fervente partisane d’Israël » et dit « Ce qu’elle a fait a été décisivement important ».

Rothschild dit que Dorothy a mis en rapport le leader sioniste Chaim Weizmann avec l’establishment britannique. Dorothy « a dit à Weizmann comment s’y intégrer, comment s’insérer dans la vie de l’establishment, ce qu’il a appris très vite ».

Rothschild dit encore que la manière dont ils se sont procurés la Déclaration a été extraordinaire. « Ce fut une incroyable opération d’opportunisme. »

« [Weizmann] arrive à voir Balfour, » raconte Rothschild, « et incroyablement, il persuade Lord Balfour, et Lloyd George, le Premier ministre, et la plupart des ministres, qu’on devrait permettre à cette idée d’un foyer national pour les juifs de se concrétiser. Je veux dire, c’est si… si incroyable. »

Lord Rothschild était interviewé par l’ancien ambassadeur d’Israël au Royaume Uni, Daniel Taub, à l’occasion du Projet Centenaire Balfour. L’interview s’est déroulée à Waddeston Manor, dans le Buckinghamshire, un manoir dont la famille Rothschild a fait don à la nation en 1957 et où la Déclaration est conservée.

Selon l’ambassadeur Taub, la Déclaration a « changé le cours de l’histoire pour le Moyen-Orient ».

Selon l’article du Times, Rothschild a dit que sa famille, à l’époque, était divisée sur la question d’Israël, notant que certains de ses membres « ne pensaient pas que c’était une bonne chose que ce foyer national soit établi là ».

Les lettres de Dorothy sont elles aussi conservées à Waddeston. Elles révèlent ses transactions ultérieures avec divers leaders sionistes et ce qu’elle pensait de l’organisation de la Conférence Sioniste, toujours selon le Times.

Rothschild dit que la Déclaration a été remaniée cinq fois, avant qu’une version définitive soit publiée le 2 nombre 2017.

Alison Weir rapporte, dans son livre Against Our Better Judgment: The Hidden History of How the U.S. Was Used to Create Israel [En dépit du bon sens : Comment à l’insu de tous, les États-Unis ont été utilisés pour créer Israël], que des brouillons de la Déclaration ont fait la navette entre les sionistes d’Angleterre et des États-Unis, avant que le document n’ait trouvé sa forme finale. Son principal rédacteur fut le sioniste clandestin Leopold Amery.

Le livre de Weir relate et prouve que la principale incitation offerte aux dirigeants britanniques pour leur faire accepter de publier la Déclaration Balfour fut l’assurance donnée par les sionistes qu’ils feraient entrer les États-Unis dans la Ière guerre mondiale aux côtés de la Grande Bretagne, si les Britanniques s’engageaient à favoriser la colonisation sioniste de la Palestine.

Texte de la Déclaration Balfour

« Foreign Office
2 novembre 1917.


Cher lord Rothschild,

J’ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l’adresse des aspirations juives et sionistes, déclaration soumise au Parlement et approuvée par lui.

Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste.


Arthur James Balfour »

Interview exclusive de lord Rothshild, où il évoque l’implication de sa famille dans la Déclaration Balfour de 1917, « les 67 mots qui ont conduit à la création de l’État d’Israël »
.


Site officiel de Projet Centenaire Balfour : http://www.balfour100.com/

Article original : http://arretsurinfo.ch/rothschild-reveals-crucial-role-his-ancestors-played-in-the-balfour-declaration-and-creation-of-israel-video/

Traduit par c.l. pour Les Grosses Orchades

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Israël aime les guerres


Par Gideon Levy
Mondialisation.ca, 07 mars 2017
haaretz.com 2 mars 2017




Il n’y a pas d’autre façon de lire le rapport de la Cour des comptes de l’État sur la guerre de Gaza en 2014 et il n’y a pas de conclusion plus importante à en tirer.


Israël aime les guerres. Il en a besoin. Il ne fait rien pour les empêcher et, parfois, il les provoque. Il n’y a pas d’autre façon de lire le rapport de la Cour des comptes de l’État sur la guerre de Gaza en 2014 et il n’y a pas de conclusion plus importante à en tirer.

Tout le reste – les tunnels, le Conseil national de la sécurité, le cabinet et les services de renseignement –, ce sont des foutaises, rien de plus que des efforts pour nous distraire du principal. Le principal, c’est qu’Israël veut la guerre. Il a rejeté toutes les alternatives, sans même en discuter, sans leur manifester le moindre intérêt, afin de satisfaire sa volonté.

Israël voulait également des guerres, dans le passé. Depuis la guerre de 1948, toutes ses guerres auraient pu être évitées. Elles étaient manifestement des guerres voulues, bien que la plupart n’aient eu aucune utilité et que certaines d’entre elles aient même causé des dégâts irréparables. Tout simplement, Israël les a déclenchées. Parfois, des guerres lui ont été imposées mais, même dans ce cas, elles auraient pu être évitées, comme celle de 1973. Certaines de ces guerres ont mis un terme à la carrière de ceux qui les avaient déclenchées et, pourtant, coup après coup, Israël choisit invariablement la guerre en tant que première option de prédilection. On doute qu’il soit possible de dénicher une explication rationnelle du phénomène, mais le fait est que, chaque fois qu’Israël s’en va en guerre, il reçoit le soutien large, automatique et aveugle de l’opinion publique et des médias. Il n’y a donc pas que le gouvernement et l’armée, qui aiment la guerre. Tout Israël aime la guerre.

La chose est prouvée par le fait que les commissions d’enquête publient des rapports quasi identiques après chaque guerre – le rapport sur la guerre de Gaza est presque un plagiat du rapport de la Commission de Winograd après la deuxième guerre duLiban, en 2006. (« La guerre a été déclenchée à la hâte et de façon irresponsable. ») Une fois qu’on a tout appris et tout oublié, il est clair que quelque chose de fort pousse Israël vers la guerre.

C’est presque de cette façon aussi que cela s’est passé durant l’été de l’opération « Bordure protectrice », alors qu’il n’y avait absolument aucune raison de déclencher cette guerre. Et c’est de cette façon que cela se passera lors de la prochaine guerre qui guette à l’horizon. Quel dommage que l’« alerte rouge » de mardi, dans le sud, ait été une fausse alerte. C’était presque l’occasion de frapper un coup disproportionné sur Gaza, de la façon qu’apprécient tellement le ministre de la Défense Avigdor Liemerman et Israël ; c’était le genre d’incident idéal pour attirer Israël dans une nouvelle guerre.

Son scénario est déjà affiché, ses partisans enthousiastes ne loupent aucune occasion d’y inciter et son histoire est semblable à celle des guerres couvertes par les rapports de la Cour des comptes de l’État. La prochaine guerre fera elle aussi l’objet d’un rapport. Vous et moi et la prochaine guerre, et le prochain rapport.

Il est raisonnable de présumer que la prochaine guerre va éclater à Gaza. Sa justification est déjà toute prête. L’horreur à propos des tunnels, qui a été gonflée dans les proportions grotesques d’une guerre nucléaire mondiale, a été créée dans ce but. Des engins primitifs de combat suffisent pour créer une parfaite justification de la guerre. Et, comme lors de la précédente opération, « Bordure protectrice », personne ne prend le temps de poser la question : Quid de Gaza qui, dans trois ans d’ici, ne sera même plus habitable pour des humains ? Quelle est la réponse que nous attendons de sa part au vu du danger existentiel que courent ses habitants ? Pourquoi se presser ? On a le temps. En attendant, on peut détruire Gaza d’un moment à l’autre.

Gaza gâte Israël avec des guerres de luxe. Israël n’aime rien plus qu’une guerre contre une armée inexistante, contre des gens qui n’ont pas la moindre couverture de zone, pas de blindés, par d’artillerie, rien qu’une armée de gens sans chaussures et de tunnels, ce qui permet à Israël de se lancer dans des histoires grandioses d’héroïsme et de deuil. Des bombardements israéliens contre des gens désarmés, ce que, pour l’une ou l’autre raison, on appelle la guerre, avec un minimum de pertes pour Israëlet un maximum pour les Palestiniens – c’est ainsi que nous aimons nos guerres.

La Cour des comptes de l’État a constaté que le cabinet ne discutait pas d’alternatives à la guerre. Il aurait dû y avoir un cri retentissant d’un bout à l’autre du pays, mais il a été englouti dans l’absurdité de l’histoire des tunnels. Tout enfant de Gaza sait qu’une telle alternative existe, que, si Gaza s’ouvre au monde, ce sera différent. Toutefois, pour cela, de courageux dirigeants israéliens sont nécessaires, mais il n’y en a pas. Des masses entières d’Israéliens sont nécessaires pour dire un « non » sans équivoque aux guerres – mais il n’y en a pas non plus. Pourquoi ? Parce qu’Israëlaime les guerres.



Article original : Israel Loves WarsI, Haaretz, 2 mars 2017

Traduction : Jean-Marie Flémal, Pour la Palestine

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MessageSujet: Re: Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)   

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Isra-Hel le pays qui ne voulait pas la paix (sujet global info sur le conflit Israël Palestine)
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